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ACLJ – Le village de «Bèbiyèrèyé»

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Feriel HENDEL

Le village de «Bèbiyèrèyé»

 

D’après le conte original de Baba COULIBALY, Président AJMELFEF

 

Il était une fois, un village nommé « Bébiyèrèyé » ce qui veut dire « chacun pour soi ». Peut-être avait-il ce nom parce que ses habitants ne se souciaient que d’eux mêmes ou qu’ils se disaient qu’ils ne pouvaient compter que sur eux mêmes ?  Je ne le sais pas, l’histoire ne le dit pas.

 

Dans ce village vivait un vieil homme, très âgé et très sage qui portait le même nom. On l’avait surnommé « Bébiyèrèyé » tout simplement car il aimait employer ce mot. Aimait-il ce mot pour sa sonorité ? Aimait-il ce mot pour sa signification ? Je ne le sais pas ! L’histoire ne le dit pas !

 

Toujours est-il que parce qu’un homme aimait un mot et qu’une femme n’aimait pas ce mot, cette histoire connut une fin tragique.

 

Le vieux «Bèbiyèrèyé » avait un champ où il allait  travailler chaque jour et quand les gens passaient à côté de son champ, ils le saluaient ainsi :

– Bonjour Bèbiyèrèyé

– Amba Anitié , répliquait le vieux Bèbirèrèyé.

 

Dans le même village vivait une femme méchante qui avait deux enfants.

 

Un jour  cette femme méchante, d’une méchanceté *notoire (c’est à dire d’une méchanceté connue de tous)   voulut mettre fin à la vie du vieux Bèbiyèrèyé, car ce nom de « Bébirèbèyé » l’énervait à cause de sa signification : « Tout ce que l’homme fait, il le fait pour lui-même».  Pourquoi ce mot l’énervait ? Pourquoi ce mot lui faisait mal au cœur ? L’histoire ne le dit pas, mais tout ce qu’on sait c’est qu’un jour elle décida de tuer le vieux « Bèbiyèrèyé », simplemenT PARCE QU’ELLE N’ÉMAIT PAS SON NOM. Elle prépara pour lui une crème de bouillie empoisonnée afin de mettre fin à ses jours et de le faire passer rapidement * « de vie à trépas »

 

Le jour « j » arrivé, la femme méchante prit sa crème empoisonnée et se dirigea vers le champ du vieux Bèbiyèrèyé. Arrivée devant lui,  elle dit :

  • Bonjour « Bèbiyèrèyé »,
  • Amba, Bèbiyèrèyé lui répondit le vieux
  • Mon père Bèbiyèrèyé, je vous ai apporté une très bonne crème qui vous fera plaisir.
  • -Ok, merci ma fille, dépose-la à côté de l’arbre qui te fait face.

Elle posa la crème et s’en alla.

Quelques minutes après, les deux enfants de la femme méchante revenaient de leur champ.  Arrivés au niveau du vieux Bèbiyèrèyé, les deux enfants s’arrêtèrent et dirent :

– Bonjour vieux Bèbiyèrèyé.

– Amba Bèbiyèrèyé, comment vous vous portez ?

– Bien, mais on meurt de faim ! Répliquèrent les deux enfants de la femme méchante.

 

Le vieux Bèbiyèrèyé dit «Vous tombez bien mes enfants ! Une femme vient de m’offrir de la crème et voici le pot sous l’arbre. Prenez-le. Vous avez de la chance aujourd’hui ! »

Les enfants ravis de cette bonne nouvelle se précipitèrent et mangèrent toute la crème.

 

Puis ils remercièrent le vieux Bèbiyèrèyé et continuèrent leur chemin.

(Rappelez-vous ce point qui a déjà été dit : La crème a été empoisonnée par la femme méchante mais le vieux Bèbiyèrèyé ne le sait pas !)

 

Arrivés chez eux, les deux enfants ne se sentent pas bien. Ils *titubent et se *heurtent un peu partout, car ils ont très mal au ventre.

 

La femme méchante demande à ses enfants : « Qu’est-ce qu’il se passe ? Avez-vous mangé quelque chose? Quoi ? »

Les enfants très affaiblis par le poison ne peuvent pas répondre à leur mère. Ils meurent tous les deux devant leur maman incapable de les sauver !

 

La nouvelle est lancée au village et les habitants du village y compris le vieux Bèbiyèrèyé accourent à la maison de la femme méchante.

 

Le chef du village demande : Qu’est-il arrivé à ces deux  enfants ?

Le vieux Bèbiyèrèyé prend la parole et dit : « Tout à l’heure, quand j’étais dans mon champ, une femme m’a apporté  de la crème. Quelques minutes plus tard, ces deux enfants sont venus me trouver. Ils m’ont dit qu’ils avaient faim et je leur ai indiqué là où se trouvait  la crème que la dame m’avait offerte. Je ne sais pas si c’est à cause de cette crème qu’ils  sont morts tous les deux !!! »

 

À ce moment la femme méchante comprit qu’elle s’était fait du mal à elle-même et qu’elle avait été victime de ses propres *manigances.

Elle avoua devant le public que c’était elle-même qui avait préparé la crème empoisonnée pour tuer le vieux Bèbiyèrèyé.

 

Les habitants du village furent *horrifiés  du comportement de la méchante femme.

 

C’est alors que le vieux Bèbiyèrèyé dit « ah ! Madame ! Bèbiyèrèyé,  dè!  Il paraît que vous n’aimez pas  le mot « Bèbiyèrèyé » ! Réfléchissez plutôt à la signification de ce mot : « Tout ce que l’homme fait, il le fait pour lui-même; » Voyez maintenant, tout ce que vous avez voulu faire contre moi, vous l’avez fait contre vous-même ! »

« Et vous voilà cruellement punie » ajouta-t-il.

 

Morale :

– Soyons patients et bienveillants envers les autres.

– Ne maltraitons pas les autres sous prétexte qu’ils n’aiment pas les mêmes choses que nous.

– Réfléchissons à nos actes surtout quand ils sont graves car ils peuvent être démesurés et aussi se retourner contre nous-mêmes.

– N’oublions pas ce principe de morale : Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse à toi-même.

 

 

 

 

1) Vocabulaire :

* passer de vie à trépas : passer de la vie à la mort

* tituber : marcher en trébuchant

* se  heurter : se cogner

* notoire : connu de tout le monde

* manigances : manœuvres destinées à tromper quelqu’un

2) Question :

Comment faut-il dire et Pourquoi ? Choisis la bonne réponse.
– a) Un vieux homme ; b) Un vieil homme

Sépare les mots de la phrase ci-dessous et tu auras la réponse

 

3) Réponse mystère

Labonneréponseestlaréponseb.

Ilfautdireunvieilhommeparcequeenplaçantl’adjevtifvieuxdevantlemothommeilsetrouvedevantlalettreH. Ilsepasselamêmechosequandonplacelemotvieuxdevantunmotquicommenceparunevoyelle.Exempleonditunvieilamietnonpasunvieuxamiparcequelemotamicommenceparunevoyelle.

Onditunvieuxmonsieurparcequelemotmonsieurnecommencepasparunevoyelle.OnditunvieilIndienetnonpasunvieuxIndienparcequelemotIndiencommenceparunevoyelle.Exerce-toi avec les mots suivants : hippopotame ; Malien ; Anglais ; Italien ; lion ; animal …..

 

Remarque : On écrit vieil et non pas vieille tout simplement parce que le mot homme est masculin.

On écrit une vieille amie, une vieille histoire, une  vieille hyène parce que ces mots sont féminins.

Vieil ou vieux est un adjectif masculin

Vieille est le même adjectif au féminin.

 


l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – ACLJ Canada, Didier Calvet

Publié par

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