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Camille Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns

 

Dix poèmes (Camille Saint Saëns) – livre audio

 

***
Camille Saint-Saëns, né à Paris le 9 octobre 1835 et mort à Alger le 16 décembre 1921, est un pianiste, organiste et compositeur français de l’époque post-romantique.

Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, de la musique de chambre et des pièces pittoresques, dont Le Carnaval des animaux (1886).

De plus, il occupe une place particulière dans l’histoire du septième art, puisqu’il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L’Assassinat du duc de Guise.

Œuvres principales

Samson et Dalila (1877)
Le Carnaval des Animaux (1886)
Danse macabre (1874)

Charles Camille Saint-Saëns est né le 9 octobre 1835 au 3 rue du Jardinet à Paris, fils de Jacques Joseph Victor Saint-Saëns (1798-1835) et de Françoise Clémence Collin (1809-1888). Il est baptisé le 27 octobre 1835 en l’église Saint-Sulpice de Paris.

Camille Saint-Saëns commence le piano avec sa grand-tante, puis avec le compositeur et pédagogue Camille-Marie Stamaty (1811-1870). Ce dernier le recommande à Pierre Maleden, compositeur, qui lui enseigne la théorie et la composition.

Saint-Saëns se révèle être un enfant prodige : il donne son premier concert à 11 ans en 1846 et fait sensation avec le Troisième Concerto de Beethoven, et le Concerto no 15 K.450 de Mozart. Il écrit et joue même sa propre cadence pour le concerto de Mozart.

En parallèle à de brillantes études générales, il entre au Conservatoire à 13 ans, en 1848, où il étudie l’orgue avec Benoist (1794-1878), la composition avec Halévy (1799-1862), et reçoit aussi les conseils de Charles Gounod (1818-1893). Il sort du Conservatoire avec le Prix d’Orgue en 1851. La même année, il échoue au Concours du Prix de Rome. En 1852, il obtient un prix de composition au Concours Sainte-Cécile de Bordeaux pour sa cantate Ode à Sainte-Cécile.

En 1853, à l’âge de dix-huit ans, il est nommé organiste de l’église Saint-Merri, à Paris, et crée parallèlement sa Première Symphonie. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l’admiration de musiciens tels que Hector Berlioz et Franz Liszt.

En 1857, il succède à Lefébure-Wely aux grandes orgues Cavaillé-Coll de l’église de la Madeleine, et reçoit la visite de plusieurs musiciens, dont Liszt, qui est très impressionné par ses improvisations. Liszt décrira ainsi Saint-Saëns comme « le premier organiste du monde ». Saint-Saëns a alors vingt-deux ans. Il reste à ce poste durant vingt années, qu’il vit comme les plus heureuses de sa vie.

Durant toutes ces années, l’activité du compositeur est intense : il contribue aux nouvelles éditions d’œuvres de Gluck, Mozart, Beethoven, mais aussi Liszt. Il défend les œuvres de Schumann, et de Wagner, qui n’est pourtant pas très apprécié au Conservatoire de Paris. Il compose beaucoup : en 1858, l’éditeur Girod lui paye 500 francs pour la livraison de la partition des Six duos pour piano et harmonium, argent avec lequel il s’achète un télescope.
De 1861 à 1865, il obtient un poste de professeur de piano à l’École Niedermeyer, fondée en 1853 dans le IXe arrondissement de Paris. Là-bas, il enseigne notamment à Gabriel Fauré et André Messager. Parallèlement, il retente sa chance au Concours de Rome, et échoue à nouveau, ce qui ne l’empêche pas de continuer à composer abondamment. Ainsi, en 1867, sa cantate Les Noces de Prométhée est récompensée dans un concours dont le jury est composé de compositeurs aussi réputés que Rossini, Auber, Berlioz, Verdi et Gounod. L’année suivante, il compose en dix-sept jours seulement son Deuxième Concerto pour piano, parce que son ami Anton Rubinstein venait à Paris et avait besoin de quelque chose de nouveau à jouer !

Durant les années 1870, il écrit régulièrement dans les journaux, dont la Gazette musicale, et s’engage dans une polémique contre Vincent d’Indy. Parallèlement, alors que la guerre entre l’Allemagne et la France éclate, le compositeur s’engage dans la Garde nationale.

Puis il s’installe en Angleterre. Il joue à Windsor à deux reprises devant la reine Victoria, qui note dans son journal :

« il joue magnifiquement à l’orgue… Il a également joué quelques-unes de ses compositions au piano, et il joue et compose magnifiquement ».

Il profite de son voyage pour étudier les partitions de Haendel à la bibliothèque de Buckingham Palace. C’est seulement après la fin des troubles politiques que Saint-Saëns retourne en France, et fonde alors en 1871, la Société nationale de musique, dont le but est de favoriser la diffusion des œuvres écrites par les compositeurs français contemporains, dans un contexte de défaite française face à la Prusse. Parmi les fondateurs de cette association, on trouve aussi César Franck, Édouard Lalo et Gabriel Fauré. On retrouve là l’un des traits de caractère importants des gens de l’époque présent également chez Saint-Saëns : le patriotisme. À l’instar de ses contemporains y compris de nombreux artistes et intellectuels, le patriotisme de Saint-Saëns n’allait pas sans un sentiment de profonde défiance à l’égard de l’étranger, et tout particulièrement des Allemands.

1872 est une année noire pour le compositeur : son œuvre lyrique La Princesse jaune est un échec, et sa grand-tante, qui lui avait appris le piano, meurt.
Resté longtemps célibataire, Saint-Saëns se marie en 1875, âgé de quarante ans, avec Marie-Laure Truffot, alors âgée de 19 ans. Elle est la fille d’un industriel, Rodrigues Philippe Truffot, également maire du Cateau-Cambrésis. La vie du ménage est difficile : Marie-Laure est en butte à l’hostilité de sa belle-mère, tandis que Saint-Saëns se consacre essentiellement à la musique (il n’y eut pas de voyage de noce, concerts obligent). Marie-Laure lui donne deux enfants, deux garçons, dont le premier, André, meurt à deux ans et demi en chutant du balcon de l’appartement familial en mai 1878. Saint-Saëns en rend responsable sa femme, qui, ne pouvant plus allaiter le second, Jean-François, s’éloigne en province pour le confier à une nourrice chez qui il meurt à son tour en juillet de la même année, probablement de pneumonie. Après trois ans d’éloignement croissant, Saint-Saëns se sépare définitivement de son épouse en 1881, sans divorcer.

De nombreux auteurs savants ont évoqué ou suggéré, le plus souvent brièvement, la question de l’éventuelle homosexualité de Saint-Saëns ou de sa réputation à cet égard. Pour son biographe Jean Gallois, l’échec de son mariage et la mort prématurée de ses deux enfants, ajoutés à l’influence de sa mère conduisent Saint-Saëns à « une conception fort négative à l’égard de la femme [qui] devient l’anti-héroïne de l’homme qu’elle „domestique” et asservit, en attisant ses faiblesses, devenant dès lors un obstacle à son dépassement, à son ascension spirituelle ou esthétique ». Jean Gallois émet d’autre part l’hypothèse que ce mariage précipité, « mené à la hussarde », pouvait s’expliquer de la part de Saint-Saëns par « la prescience, et la crainte, de pulsions réprouvées à l’époque, pouvant mener droit à la prison […] et que les médecins du temps combattaient en conseillant vivement le mariage », autrement dit une homosexualité latente. Il relève cependant que cette homosexualité « si souvent dénoncée mais jamais officiellement prouvée, [semble] ressentie à son corps défendant » et juge peu convaincantes les analyses de Jeanine Huas qui, elle, conclut plus directement à une homosexualité effective, à partir notamment de l’examen d’affaires de chantage dont Saint-Saëns est victime. Brian Rees, quant à lui, relève en particulier la « forte attraction vers des thèmes à connotation homosexuelle » dans ses œuvres : le travestissement d’Hercule dans Le Rouet d’Omphale, la volupté trouble de la Danse macabre, le conflit du plaisir et du devoir dans la Jeunesse d’Hercule, la séduction exercées par de jeunes hommes dans Proserpine et dans Ascanio. Mais il note également qu’aucun fait ne vient étayer les soupçons de pédérastie émis à propos de son voyage aux Iles Canaries, et qu’« il n’y a nulle part d’éléments attestant un besoin obsessionnel de rencontres homosexuelles comme c’est le cas dans les archives de Tchaikovsky. » Par ailleurs, ces thèmes sont très présents dans la littérature et l’opéra contemporain. De même, James Harding conclut à propos des rumeurs d’« orgies » algériennes à la manière de Gide que celles-ci ne peuvent être ni prouvées ni démenties. Stephen Studd est plus catégorique et considère que « l’éducation du compositeur privé de son père et son fort dévouement à sa mère et à sa mémoire peuvent être vus, en des jours post-freudiens, comme fortement évocateurs d’un penchant homosexuel. Mais il n’existe aucune preuve suffisante à l’appui d’une telle idée. »

Alors qu’on lui aurait demandé s’il était homosexuel, il aurait confié ainsi ses préférences : « Je ne suis pas un homosexuel, je suis un pédéraste. »
En novembre 1875, Saint-Saëns est invité par la Société russe de musique en tournée à Saint-Pétersbourg. Il présente ses œuvres et dirige („avec feu”, selon la critique) La Danse macabre. Avec Anton Rubinstein, il joue à deux pianos ses variations sur des thèmes de Beethoven.

Sur le plan artistique, Saint-Saëns est plus heureux que dans sa vie personnelle. En 1877, il se voit attribuer 100 000 francs par un mécène, Albert Libon, qui meurt la même année. Il fait un séjour à Devise dans la Somme où il fait la connaissance du maire Georges Tattegrain, sculpteur et de son frère, le peintre Francis Tattegrain, à qui il achète une toile: Marine. Il compose en ce lieu: Le Timbre d’Argent et Samson et Dalila. Saint-Saëns crée alors en 1878, à l’église Saint-Sulpice, son Requiem, qu’il dédie à la mémoire de son bienfaiteur.

Cette même année, il fait jouer à ses propres frais plusieurs œuvres de Liszt, notamment les poèmes symphoniques, forme qui l’inspire également, puisqu’il est le premier compositeur français à en composer. Dans les années 1870, ce ne sont pas moins de quatre poèmes symphoniques que crée Saint-Saëns : Le rouet d’Omphale (1871), Phaéton (1873), La Danse macabre (1874), La Jeunesse d’Hercule (1877).

Au début des années 1880, le génie de Saint-Saëns est publiquement reconnu, puisqu’il est élu à l’Académie des beaux-arts en 1881, et est promu officier de la Légion d’honneur en 1884. En 1886, il compose deux œuvres majeures : la Symphonie no 3 avec orgue et le Carnaval des animaux. La symphonie est le symbole du gigantisme en vogue à l’époque (rappelons qu’en 1889 sera construite la Tour Eiffel) : l’introduction d’un orgue dans une symphonie, chose qui n’avait jamais encore été faite, donne à l’œuvre une dimension inédite. Quant au Carnaval des animaux, il s’agit d’un divertissement : alors que Saint-Saëns est en vacances, il cherche à distraire ses amis et sa famille. Comme c’est une pièce légère et satirique (il y parodie notamment un passage de „La Damnation de Faust” de Berlioz, l’aria du Barbiere de Rossini et sa propre Danse macabre), Saint-Saëns interdit la représentation de l’œuvre de son vivant. Seule la partie intitulée Le Cygne est exclue de cette interdiction, et deviendra un « tube » pour violoncelle et piano.

Saint-Saëns revient à Saint-Pétersbourg en novembre 1887. Il compose et joue Capriccio sur des thèmes populaires russe et danois, dédié au tsar Alexandre III et à l’impératrice, Marie Feodorovna née princesse de Danemark. Il donne trois concerts, dont un pour la Croix-Rouge et un autre pour la société de bienfaisance française de la ville.
L’année 1888 marque un tournant dans la vie de Saint-Saëns : il perd sa mère, dont il était très proche. Cette disparition l’affecte profondément. Dès lors, sa vie change : il voyage énormément. L’Algérie et l’Égypte sont des destinations privilégiées, qui l’influencent dans ses orientations musicales : le Concerto pour piano no 5 est nommé « l’Égyptien ». Il se produit également en Europe, Extrême-Orient, Amérique du Sud et Afrique du Nord.

Puis, le compositeur revient en France et s’installe à Dieppe, où un musée à son honneur est fondé de son vivant en 1890. La même année, il publie un recueil de poèmes intitulé Rimes familières, où strophes, sonnets, et poésies diverses se mêlent. Il s’essaye également à l’écriture dramaturgique : il compose La Crampe des écrivains, petite comédie en prose en un acte qu’il dédie à ses amis algérois, et dont la première représentation a lieu au théâtre municipal d’Alger le 1er mars 1892.

Le compositeur continue à voyager abondamment dans les années 1890, en utilisant parfois de fausses identités, peut-être pour être tranquille. En quelques années, pas moins de quinze destinations, dont l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud. À l’occasion d’un de ses voyages en Angleterre, en 1893, il est nommé docteur honoris causa de l’Université de Cambridge, en même temps que son ami Tchaïkovski. Ami de Flammarion, il publiera un article intitulé „Un problème” dans la revue de la Société Astronomique de France, l’Astronomie, en 1894.

À partir de 1895, Camille Saint-Saëns entreprend avec Charles Bordes et Vincent d’Indy l’édition des œuvres complètes de Rameau chez Durand. Les publications s’échelonnèrent de 1895 à 1918, mais l’entreprise resta inachevée et seulement 18 volumes parurent.

1896 est de nouveau une année de reconnaissance pour le compositeur : le 2 juin, il joue à la Salle Pleyel à l’occasion du cinquantième anniversaire de son premier concert en 1846. La même année, Fernand Castelbon de Beauxhostes, riche mécène amoureux de sa région, demande à Saint-Saëns de l’aider dans la récolte de fonds pour la réfection des arènes de Béziers. C’est ainsi qu’en 1898, le compositeur organise un concert pour lever des fonds : sa composition Déjanire, sur un livret de Louis Gallet, est représentée sous sa direction le dimanche 28 août à 15 h au Théâtre des Arènes16 devant 8 000 personnes : c’est un triomphe.
La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle voit la consécration du compositeur : en 1900, sa cantate Le Feu céleste, métaphore musicale de la nouvelle Fée électricité, est exécutée à l’ouverture de l’Exposition universelle, à Paris. Les récompenses et distinctions pleuvent : en 1900, il est fait commandeur de la Légion d’honneur et reçoit la Croix du mérite ; en 1901 il est élu président de l’Académie des Beaux-Arts ; en 1902, il est décoré du « Victorian Order ».

L’année suivante, la grande tragédienne de l’époque Sarah Bernhardt commande une musique de scène à Saint-Saëns pour la représentation d’Andromaque de Racine. Parallèlement, Saint-Saëns continue d’écrire pour le théâtre : après La Crampe des écrivains, sa comédie Le Roi Apepi est créée au théâtre municipal de Béziers en août. En 1904, pour le Théâtre des Arènes, à Béziers, il participe avec Pellatan et O. Thierry-Poux à l’orchestration d’Armide, drame en 5 actes tiré d’un poème de Philippe Quinault, musique de Gluck, dont la première représentation attire plus de 12 000 spectateurs. En 1906, à l’occasion des représentations de La Vestale à Béziers est donné un Grand Gala au Théâtre des Variétés, sous son patronage et le 2 septembre un concert aux arènes pour célébrer son 70e anniversaire (œuvre pour deux pianos jouée par Louis Diemer et lui-même, la cantate Les Gloires de Corneille, la comédie lyrique Les mystère de l’Hyménée de Michaud d’Huniac et Nussy-Verdier). En 1906, à 71 ans, il effectue sa première tournée aux États-Unis, donnant de nombreux concerts à Philadelphie, Chicago et Washington. L’année suivante, il est à nouveau récompensé publiquement, en devenant docteur honoris causa de l’Université d’Oxford.

En 1908, il compose la toute première musique spécialement composée pour le cinéma, celle du film L’Assassinat du duc de Guise.
Puis il revient au théâtre et écrit une pièce comique en un acte et en vers, Botriocéphale, créée à Paris.

En 1913, encore une récompense pour le grand compositeur : il devient Grand-Croix de la Légion d’honneur, distinction suprême.

Les années qui suivent sont l’occasion de nombreux voyages à travers le monde, notamment aux États-Unis. Il écrit parallèlement de nombreux articles contre la musique allemande et, évidemment, contre la vogue du wagnérisme.
Mais, en France, les goûts ont changé et Saint-Saëns n’est plus apprécié comme il l’était au XIXe siècle. Face à la richesse de la production allemande (Richard Wagner, bien sûr, mais aussi Arnold Schönberg – le Pierrot lunaire est créé en 1912) mais aussi en comparaison des compositeurs français (Maurice Ravel, Daphnis et Chloé, Claude Debussy, L’Après-midi d’un faune), le style classique de Saint-Saëns apparaît dépassé, le témoignage d’un temps révolu. En revanche, dans les pays anglo-saxons, il est considéré comme l’un des meilleurs compositeurs français. Sa tournée de 1915, aux États-Unis remportera ainsi un franc succès. Il a alors 80 ans.

L’année de sa mort, en 1921 – il a 86 ans –, il donne un concert au casino de Dieppe pour les 75 ans de ses débuts de pianiste. Il rentre à Alger pour travailler quelques partitions. Le 16 décembre, il meurt, en prononçant, selon la légende, ces mots :

« Cette fois, je crois que c’est vraiment la fin. »

Son corps est rapatrié à Paris. Ses funérailles sont célébrées à l’église de la Madeleine. Sa dépouille est inhumée au cimetière du Montparnasse.
Œuvres principales
Orchestre et œuvres concertantes

Symphonie no 1 en mi bémol majeur, op. 2
Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre, op. 6
1re et 3e rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 bis
Suite pour violoncelle et orchestre, op. 16 bis
Concerto pour piano no 1, op. 17 (1858)
Concerto pour violon no 1 en la majeur, op. 20 (1858)
Concerto pour piano no 2 en sol mineur, op. 22
Introduction et Rondo capriccioso en la mineur pour violon et orchestre, op. 28 (1863)
Concerto pour piano no 3, op. 29
Le Rouet d’Omphale, poème symphonique, op. 31 (1869)
Concerto pour violoncelle no 1 en la mineur, op. 33
Romance pour flûte et orchestre, op. 37
Phaéton, poème symphonique, op. 39
Danse macabre, poème symphonique, op. 40 (1874) (d’après un poème de Henri Cazalis, connu sous le pseudonyme de Jean Lahor)
Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre, op. 43
Concerto pour piano no 4 en ut mineur, op. 44
La jeunesse d’Hercule, poème symphonique, op. 50
Symphonie no 2 en la mineur, op. 55
Concerto pour violon nº2, op. 58
Suite algérienne, op. 60
Concerto pour violon no 3, op. 61
Morceau de concert pour violon et orchestre, op. 62
Rapsodie d’Auvergne pour piano et orchestre, op. 73 (1884)
Caprice-Valse pour piano et orchestre « Wedding-Cake », op. 76
Symphonie no 3 avec orgue, op. 78 (1886)
Le Carnaval des animaux (1886)
Havanaise pour violon et orchestre, op. 83 (1887)
Fantasie pour piano et orchestre « Africa », op. 89
Morceau de concert pour cor et orchestre, op. 94
Concerto pour piano no 5 « L’Égyptien », op. 103
Concerto pour violoncelle no 2, op. 119
Caprice Andalou pour violon et orchestre, op. 122
La gloire de Corneille, cantate pour soli, chœur et orchestre, op. 126 (1906)
L’Assassinat du Duc de Guise, première musique de film (1908), op. 128
La Foi, 3 tableaux symphoniques, op. 130
La Muse et le Poète pour violon, violoncelle et orchestre, op. 132
Morceau de concert pour harpe et orchestre, op. 154
Odelette pour flûte et orchestre, op. 162
Javotte, ballet en trois scènes (1896)
Antigone, musique de scène (1894)
Parysatis, musique de scène (1902)
Andromaque, musique de scène (1903)

Opéra

La Princesse jaune (1872), op. 30 ;
Le Timbre d’Argent (1877 ; nouvelle édition en 1913) ;
Samson et Dalila (1877), op. 47 ;
Étienne Marcel (1879) ;
Henry VIII (1883) ;
Proserpine (1887) ;
Ascanio (1890) ;
Phryné (1893) ;
Frédégonde (1895 ; achèvement de l’œuvre d’Ernest Guiraud) ;
Les Barbares (1901) ;
Hélène (1904) ;
L’Ancêtre (1906) ;
Déjanire (1911).

Musique de chambre

De nombreuses œuvres dont :

Tarentelle pour flûte, clarinette et piano, op. 6 (existe en version orchestrale) ;
Quintette avec piano, op. 14 (1855) ;
Suite pour violoncelle et piano, op. 16 (existe en version orchestrale) ;
Trio no 1 pour violon, violoncelle et piano, op. 18 ;
Sonate no 1 pour violoncelle et piano, op. 32 ;
Romance pour cor et piano, op. 36 ;
Berceuse pour violon et piano, op. 38 ;
Quatuor avec piano, op. 41 ;
Allegro appassionato pour violoncelle et piano, op. 43 (existe en version orchestrale) ;
Romance pour violoncelle et piano, op. 51 ;
Septuor pour cordes, piano et trompette, op. 65 ;
Sonate no 1 pour violon et piano, op. 75 ;
Caprice „sur des airs Danois et Russes” pour flûte, clarinette, hautbois et piano, op. 79 ;
Chant Saphique pour violoncelle et piano, op. 91 ;
Trio no 2 pour violon, violoncelle et piano, op. 92 ;
Fantasie pour harpe, op. 95 ;
Sonate no 2 pour violon et piano, op. 102 ;
Quatuor à cordes no 1, op. 112 ;
Cavatine pour trombone ténor et piano, op. 114 ;
Sonate no 2 pour violoncelle et piano, op. 123 ;
Fantasie pour violon et harpe, op. 124 ;
Triptyque pour violon et piano, op. 136 ;
Quatuor à cordes no 2, op. 153 ;
Prière pour violoncelle et orgue (ou piano), op. 158 :
Élégies pour violon et piano, op. 143 et op. 160 ;
Sonate pour hautbois et piano, op. 166 ;
Sonate pour clarinette et piano, op. 167
Sonate pour basson et piano, op. 168 ;
L’Air de la Pendule pour violon et piano.

Piano

De nombreuses pièces dont :

6 bagatelles pour piano op. 3 ;
3 Mazurkas, op. 21, 24 et 66 ;
Allegro d’après le 3e concerto, op. 29 ;
Variations Beethoven pour 2 pianos, op. 35 ;
Six Études, op. 52 (Prélude, Pour l’indépendance des doigts, Prélude & Fugue, Étude de rythme, Prélude & Fugue, Étude en forme de valse) ;
Ballade « Koenig Harald Harfagar » d’après Heine (4 mains), op. 59 ;
Allegro appassionato, op. 70 ;
Album pour le piano, op. 72 (Prélude, Carillon, Toccata, Valse, Chanson Napolitaine, Final) ;
Souvenir d’Italie, op. 80 ;
Les Cloches du Soir, op. 85 ;
Valse Mignonne, op. 104 ;
Caprice héroïque, pour 2 pianos, op. 106 ;
Valse Nonchalante, op. 110 ;
Six Études, op. 111 (Tierces majeures et mineures, Traits chromatiques, Prélude & Fugue, Les Cloches de Las Palmas, Tierces majeures chromatiques, Toccata d’après le 5e concerto) ;
Valse Langoureuse, op. 120 ;
Six Études pour la main gauche, op. 135 (Prélude, Alla Fugua, Moto Perpetuo, Bourrée, Élégie, Gigue) ;
Six Fugues, op. 161
Feuillet d’Album, op. 169.
Orgue
Principalement :

Trois pièces pour Harmonium, op. 1 ;
Trois Rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 (1866, orchestration de la 1re et 3e rapsodie en 1891) ;
Bénédiction nuptiale, op. 9 ;
Fantaisie no 1 en mi bémol majeur ;
3 Préludes et Fugues, op. 99 ;
Fantaisie no 2, op. 101 en ré bémol majeur ;
Marche religieuse op 107;
3 Préludes et Fugues, op. 109 ;
Sept improvisations, op. 150 ;
Cyprès, op. 156 ;
Fantaisie no 3, op. 157 en do majeur.
Symphonies pour orgue
Musique religieuse et profane
Dont :

Messe, pour 4 voix, chœur, orgue et orchestre, op. 4 ;
Scène d’Horace, op. 10 ;
Oratorio de Noël, op. 12 ;
Nuit Persane, pour soli, chœur et orchestre, op. 26 bis ;
Psaume XVIII, op. 42 ;
Le Déluge, oratorio op. 45 ;
Requiem, op. 54 ;
La Lyre et la Harpe (d’après un poème de Victor Hugo), pour soli, chœur et orchestre, op. 57 (1879) ;
Calme des nuits, pour chœur, op. 68 no 1 ;
La fiancée du Timbalier (d’après un poème de Victor Hugo) pour soprano et orchestre, op. 82 ;
Pallas Athéné, cantate pour soprano et orchestre, op. 98 ;
La Nuit, pour soprano, chœur de femme et orchestre, op. 114 ;
Le Feu céleste, cantate pour soprano solo, chœur, orchestre, orgue et un récitant, op. 115 (sur une poésie d’Armand Silvestre) ;
Lola, scène dramatique à deux personnages pour soli et orchestre, op. 116, d’après le poème de Stéphan Bordèse (Prélude, Le Songe, Le Rossignol, Tango, Conclusion) ;
Des pas dans l’allée, pour chœur, op. 141 no 1 ;
Ave Maria, pour chœur et orgue, op. 145 ;
La Terre Promise, oratorio de 1913.
Cyprès et lauriers (1920)

Mélodies

De très nombreuses mélodies dont :

Le Pas d’arme du roi Jean (1852), d’après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale) ;
La Cloche (1855), d’après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale) ;
Le Lever de la lune (1855), d’après Ossian ;
L’Attente (1855), d’après un poème de Victor Hugo ;
Clair de lune (1865), d’après un poème de C. Mendès ;
Tristesse (1868), d’après un poème de F. Lemaire ;
Mélodies Persanes, op. 26 (1870), sur des poèmes d’A. Renaud : La Brise, La Splendeur vide, La Solitaire, Sabre en main, Au cimetière et Tournoiement. (Existe en version orchestrale: „Nuit Persane”) ;
Les Cloches de la mer (1900), d’après un poème de C. Saint-Saëns ;
Violons dans le soir (1907), d’après un poème d’Anna de Noailles ;
La Cendre rouge (1914), op. 146 (recueil de 10 poèmes de Georges Docquois : Prélude, Âme triste, Douceur, Silence, Pâques, Jour de pluie, Amoroso, mai, Petite main, Reviens) ;
Cinq Mélodies sur des poèmes de Ronsard (1921) (L’amour Oyseau, L’Amour blessé, À Saint-Blaise, Grasselette et Maigrelette et L’Amant malheureux).

Citation

« Si l’art n’a pas de patrie, les artistes en ont une. »

— Camille Saint-Saëns, revendiquée en 1914.

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