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Charles Bukowski

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Charles Bukowski 

  Henry Charles Bukowski (né Heinrich Karl Bukowski) est un écrivain américain d’origine allemande, auteur de romans, de nouvelles et de poésie, né le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne, mort le 9 mars 1994 à Los Angeles en Californie, aux États-Unis. Il est connu sous ses pseudonymes divers : Hank, Buk, Henry Chinaski, ce dernier étant celui de son alter ego dans ses nombreux romans autobiographiques. Il est l’auteur, en prose comme en poésie, d’une œuvre considérable.

Œuvres principales

    Journal d’un vieux dégueulasse (1967)
Les Contes de la folie ordinaire (1972)
Women (1978)
Souvenirs d’un pas grand-chose (1982)

Les trois premières années de sa vie se passent en Allemagne, avant que ses parents ne décident d’émigrer aux États-Unis (1923). Dans un contexte de crise économique, il passe une enfance marquée par la violence d’un père tyrannique, battant son fils et son épouse.

Sa mère, femme au foyer, n’a jamais été pour Bukowski que l’image de la femme soumise à l’autorité de son époux, incapable d’intervenir dans les relations conflictuelles du fils et du mari1.

Fils unique, Bukowski subit très tôt la haine et la frustration paternelle face à son échec social : il est régulièrement battu jusqu’à sa seizième année. Son père lui interdit de fréquenter les autres enfants du quartier, trop pauvres, qui lui renvoient l’image de son propre échec social[réf. nécessaire].

À dix ans, le jeune Bukowski ressent ce qu’il décrira plus tard comme le premier jour de sa vie où il a le sentiment d’être écrivain : forcé d’écrire une rédaction qui sera lue devant toute la classe (ayant été obligé par son père à ne pas assister à la visite du président Hoover), il invente de toutes pièces les événements qu’il n’a pas pu voir et, devant le succès de son travail, découvre la puissance des mots, ainsi qu’il le rapporte dans Souvenirs d’un pas grand-chose.

Au cœur de la crise, le père de Bukowski perd son emploi de livreur de lait, mais continue pendant de longs mois à simuler une vie normale d’honnête travailleur. C’est à cette même période que Charles découvre le vin et l’ivresse, avec un ami, William « Baldy » Mullinax, dont le père possède dans sa cave des tonnelets de vin2.

L’adolescence de Hank est marquée par un élément ressenti comme majeur, qui marquera sa vie future : la survenue brutale d’une acné, qui grêle son visage et son corps de pustules, affectant cruellement ses rapports avec les autres, notamment avec les femmes (cf. Souvenirs d’un pas grand-chose).

Le jeune Bukowski, enfant turbulent et dominateur, se forge petit à petit un personnage d’exclu, de rejeté social, seulement capable de se faire remarquer par sa laideur. Ses intérêts changent du tout au tout : il découvre l’écriture et la poésie.

À cette époque survient également le dernier choc avec son père : à seize ans, Bukowski, rentré ivre d’une sortie, se fait une nouvelle fois réprimander et insulter par son père. Pour la première fois, il rend les coups : les deux hommes se battent sous les yeux de la mère de famille.

Bukowski sort vainqueur de cette confrontation, qui se révèle un catalyseur pour ses choix de vie : il décide de quitter sa maison et son père dont il a pu se venger.

Il ne quitte cependant pas la maison, obtient son certificat de fin d’étude au collège, et tente un premier pas dans le monde du travail, prenant un emploi de magasinier dans une grande surface. Bukowski se fait licencier en quelques jours.

Début 1940, il décide d’entrer à l’université pour suivre un cursus de journaliste.
Premières années d’écriture

Ses premières années dans l’âge adulte cristallisent ses passions et sa personnalité : il vit dans des hôtels marginaux, vivotant de minuscules emplois et de femmes qu’il ramène sans effort de ses nombreuses virées nocturnes dans les bars de son quartier. Il erre à travers les États-Unis, cherchant des chambres à proximité d’un bar.[réf. nécessaire] Il retourne même habiter chez ses parents, qui, abasourdis par ses activités, racontent à leurs voisins que leur fils est mort[réf. nécessaire].

Bukowski continue d’écrire, entame ses premiers romans d’inspiration autobiographique, où il parle d’errance, de misère, d’emplois indignes et humiliants, de femmes et d’alcool. Toutes ses tentatives pour placer ses nouvelles dans de petites revues littéraires se soldent par des échecs, mais écrire lui est devenu nécessaire. Il se fend de quelques dollars pour acheter une machine à écrire (très vite prêtée sur gage, faute d’argent). En parallèle, il établit à la bibliothèque municipale le seul havre d’ouverture que sa vie rude peut lui offrir. Il découvre très vite une influence majeure sur sa vie et son style en la personne de John Fante, et notamment son roman Demande à la poussière. Bukowski s’identifie immédiatement à Bandini, gosse fantasque et roublard, inspiré, excessif, christique et nietzschéen à la fois, comme lui en rupture familiale et en quête de beauté, d’émotions, de sentiments jamais assez forts3. Mais, par-dessus tout, le style de Fante impressionne Bukowski : sa capacité à verbaliser les émotions, à les surinvestir et à en faire le moteur majeur de son personnage, lui aussi très autobiographique.

En quelques années, alors que sa vie amoureuse et professionnelle est très chaotique, il continue d’éplucher la littérature (en particulier Ernest Hemingway, Louis-Ferdinand Céline, Albert Camus, les auteurs russes, notamment Dostoïevski), et découvre la musique classique (Gustav Mahler ne le quittera plus jamais), tout en continuant à écrire des poèmes et des pages autobiographiques.

Sa vie est alors axée autour d’une chambre d’hôtel miteuse, d’un job inintéressant qui lui sert seulement à se nourrir – les rapports féodaux entre cadres et employés nourrissent ardemment l’écriture de Bukowski – et de la quête d’alcool et de femmes pour tout oublier. Bukowski, à 25 ans, est déjà devenu un ivrogne obsédé sexuel, instable et chaotique. Il part pour New York, mais l’expérience est assez difficile. Désabusé, il rentre à Los Angeles, pense au suicide, et cesse d’écrire pendant une dizaine d’années.

À 26 ans, il rencontre Jane Cooney Baker dans un bar. Une femme de dix ans son aînée, ravagée par l’alcool, avec un parcours plus chaotique encore que le sien. Ils resteront ensemble une dizaine d’années.

Il est engagé à la poste à 32 ans, pour quelques semaines, pense-t-il, en attendant de vivre de sa plume. Il y restera 3 ans.

Ses ambitions littéraires sont alors toujours au point mort : bien qu’il arrive à publier quelques poèmes et chroniques dans des revues underground, rien de substantiel ne lui permet de quitter son job de facteur. Bien au-delà de ces contingences matérielles, il continue tout de même à dépeindre l’infamie quotidienne, exploite le filon de son boulot de facteur, et boit toujours davantage. Il développe un ulcère, se fait interdire la boisson, et découvre à cette période les courses hippiques, son autre grande passion.

Jane, elle, continue à boire. Sa santé décline, et leur relation se dégrade : ils finissent par rompre.
Premières publications

Il publie alors pour la première fois des poèmes dans une petite revue, dont il finit par épouser la rédactrice en chef, Barbara Frye, une texane, fille de grands propriétaires, en adoration devant le talent qu’elle devine chez Bukowski. Ils restent ensemble deux ans, avant que Bukowski ne la quitte, exaspéré par ses sautes d’humeur et son tempérament. Il retourne à Los Angeles.

Il règle alors ses derniers comptes avec l’enfance. En 1958, son père meurt, quelques années après sa femme. Bukowski hérite de la maison, qu’il vend très vite. Il s’installe à Los Angeles, y recroise ses anciens compagnons de beuverie, dont Jane. Poussé par la nécessité, il réintègre les services postaux fédéraux.

Il y reste cette fois douze ans. Cette période est aussi douloureuse que féconde : Bukowski s’astreint à garder son job et à écrire. Les petites publications se succèdent dans des revues plus ou moins obscures, et le nom de Bukowski commence à se faire connaître. Un premier recueil parait, Bukowski est invité à fréquenter des cercles littéraires, des écrivains, des éditeurs. Il déserte le milieu.[réf. nécessaire]

Il est publié dans The Outsider, revue plus largement distribuée, aux côtés d’Allen Ginsberg, Jack Kerouac (qui vient de publier Sur la route) et William Burroughs. Sa popularité grandissant, on lui propose de faire des conférences dans les universités.

En 1964 naît la fille de Bukowski avec Frances Smiths, Marina. Bukowski, qui refusait toute idée de paternité, se consacre à sa fille, cherchant à lui éviter la vie de misère dont il commence à peine à se sortir.
Succès littéraires

En 1969 paraît son premier grand recueil de nouvelles et chroniques, sous le titre de Journal d’un vieux dégueulasse, courageusement publié par Lawrence Ferlinghetti, poète et éditeur Beat à San Francisco. Le livre a recueilli des récits de débauche décrits dans ses „Notes de colonne d’un vieux dégueulasse” syndiqué à journaux clandestins tels que NOLA Express, l’un des plus importants, où l’amour libre et le sexe ont été vantés. En 1972, il publie dans le journal underground Nola Express avec Hedwig Gorski4.

Le recueil, tiré à 20 000 exemplaires, obtient un plus grand succès d’estime dans le milieu beat : cela lui vaut d’être vite assimilé à ce mouvement, ce qu’il réfute catégoriquement. Bukowski n’a jamais connu les membres de la Beat Generation, pas plus que fait partie de la philosophie hippie; il a tout au plus croisé Burroughs beaucoup plus tard.

Cette publication correspond aux premières lectures publiques de ses poèmes par Bukowski, le plus souvent dans des BDE de faculté, des petits cercles littéraires, des bars. Il s’enivre avant chaque montée sur scène, et ivre mort, déblatère autant d’insultes que de poésies.[réf. nécessaire]

En 1966, John Martin fonde les éditions Black Sparrow Press dans le but de publier Charles Bukowski et d’autres artistes d’avant-garde. Hank va pouvoir pour la première fois de sa vie se consacrer à l’écriture. Il quitte la poste. Ses recueils de poésie continuent de paraître.

Il livre son premier roman, Le Postier, en (1971), dans lequel il dépeint son quotidien d’employé des postes. Les 2 000 exemplaires s’écoulent très vite.
Charles Bukowski

Il rencontre à cette période Linda King, artiste à ses heures, mère de deux enfants. Leur histoire est aussitôt excessive, parfois violente, avec alternance de ruptures, d’éclats de voix, et de coups de poings. Le vrai tournant littéraire a lieu en 1976, avec la publication du recueil de nouvelles Les contes de la folie ordinaire, peu autobiographique et peu représentatif de l’œuvre globale de l’auteur.

En 1976, il rencontre Linda Lee, lors d’une lecture dans un bouge de L.A., de vingt-cinq ans sa cadette, qu’il finit par épouser. Cette jeune hippie, éprise de philosophie tibétaine, tient un restaurant macrobiotique à Los Angeles. Ils ne se quitteront plus.

Ressentant probablement un tournant dans sa vie sentimentale, Bukowski attaque la rédaction de Women, publié en 1977, épais roman autobiographique, quasi-pornographique, où il décrit le chaos de sa vie avec les femmes.

Vers soixante ans, Bukowski s’installe finalement avec Linda, à San Pedro en Californie. Passé de la bière au vin, il écrit plusieurs poèmes par jour. Il vit de ses droits d’auteurs et surtout de ses cachets de lectures publiques, mais ne renonce en rien à son train de vie. Il dépense tout simplement le surplus d’argent aux courses de chevaux. Sa célébrité internationale passe par l’Allemagne, et surtout la France — où trois de ses poèmes sont publiés par la revue de Lucien Suel, The Star Screwer dès 1971 — avant que Bukowski ne soit édité par Les Humanoïdes Associés en 1977 (Mémoires d’un vieux dégueulasse, traduit par Philippe Garnier), puis aux éditions du Sagittaire, et sa mémorable apparition dans l’émission de Bernard Pivot Apostrophes (1978) qui le fait accéder immédiatement au statut d’écrivain culte. En direct sur le plateau, Bukowski boit trois bouteilles de vin blanc au goulot puis, ivre, tient des propos incohérents, rejette brutalement la comparaison de son œuvre avec celle d’Henry Miller tandis que François Cavanna — qui défendait pourtant l’œuvre et le personnage sur le plateau — tente vivement de le faire taire (« Bukowski, ta gueule ! ») Bukowski caresse le genou de Catherine Paysan, puis, las de la discussion qu’il trouve trop guindée, finit par arracher son oreillette et quitter finalement le plateau — ce que personne n’avait fait auparavant — sans que Bernard Pivot, découragé, ne cherche à le retenir. Puis, hors caméra, il sort un couteau avec lequel il menace (« pour rire », selon lui) une personne chargée de la sécurité, ce qui lui vaut d’être maîtrisé et jeté hors des locaux d’Antenne 25,6.

Son succès en Europe devient colossal : la presse relate l’événement, Marco Ferreri adapte Les Contes de la folie ordinaire au cinéma, et plus tard en 1988, Barbet Schroeder adapte un script de Bukowski dans Barfly avec Mickey Rourke dans le rôle de Henry Chinaski.

Bukowski roule en BMW pour aller aux courses, épouse Linda Lee en 1985, et publie ses derniers romans et poèmes.

Il meurt d’une leucémie le 9 mars 1994 à San Pedro en Californie. On peut lire sur sa tombe l’épitaphe « Don’t try » (‘N’essaie pas’).

En février 2008, sa maison est classée comme musée par la ville de Los Angeles7.
L’œuvre
Œuvres traduites en français

    Les Contes de la folie ordinaire

    (Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness et The most beautiful woman in town)
Traduit par Jean-François Bizot et Léon Mercadet
Préface de Jean-François Bizot
Nouvelles, 1967-1972, 248 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Nouveaux contes de la folie ordinaire

    (Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness et The most beautiful woman in town)
Traduit par Léon Mercadet
Nouvelles, 1967-1972, 382 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Journal d’un vieux dégueulasse

    (Notes of a dirty old man)
Traduction et postface de Gérard Guégan
Chroniques, 1969, 316 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Jouer du piano ivre comme d’un instrument à percussion jusqu’à ce que les doigts saignent un peu

    (Play the piano drunk / Like a percussion instrument / Until the fingers begin to bleed a bit)
Traduction de Michel Lederer
Poèmes, 1970-1979, 133 p.
Ed. Grasset

    Le Postier

    (Post office)
Traduction de Philippe Garnier
Roman, 1971, 215 p.
Ed. Grasset, Les cahiers rouges

    Au sud de nulle part

    (South of no North: stories of the buried life)
Traduction de Brice Matthieussent
Nouvelles, 1973, 250 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Factotum

    (Factotum)
Traduction de Brice Matthieussent
Roman, 1975, 237 p.
Ed. Grasset, Les cahiers rouges

    L’amour est un chien de l’enfer – tome I

    (Love is a dog from hell)
Traduction de Gérard Guégan
Poèmes, 1977, 209 p.
Ed. Grasset, Les cahiers rouges

    L’amour est un chien de l’enfer – tome II

    (Love is a dog from hell)
Traduction de Gérard Guégan
Poèmes, 1977, 208 p.
Ed. Grasset, Les cahiers rouges

    Women

    (Women)
Traduit par Léon Mercadet
Roman, 1978, 410 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Souvenirs d’un pas grand-chose

    (Ham on rye)
Traduction de Robert Pépin
Roman, 1982, 411 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Je t’aime, Albert

    (Hot water music)
Traduction de Michel Lederer
Nouvelles, 1983, 280 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Le Ragoût du septuagénaire

    (Septuagenarian stew: stories & poems)
Traduction de Michel Lederer
Nouvelles et poèmes, 1983-1990, 379 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Hollywood

    (Hollywood)
Traduction de Michel Lederer
Roman, 1989, 251 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Pulp

    (Pulp)
Traduction et postface de Gérard Guégan
Roman, 1994, 190 p.
Ed. Grasset, Le livre de poche

    Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau

    (The Captain Is Out to Lunch and the Sailors Have Taken over the Ship)
Traduction de Gérard Guégan, illustrations de Robert Crumb
Journal, 1999, 216 p.
Ed. Grasset et Fasquelle, Le livre de Poche

    Avec les damnés

    Traduction de Robert Pépin, Gérard Guégan, Philippe Garnier, Brice Matthieussent et Michel Lederer
Anthologie parue aux États-Unis(1993)sous le titre Run with hunted
Ed.Grasset, 2000

    Correspondance 1958-1994

    (Screams from the balcony, Living on luck, Reach for the sun)
Traduction Marc Hortemel et préface Seamus Cooney
Correspondance publiée en 3 volumes aux E.U., vol.1, 1993, vol.2, 1995 et vol.3, 1999
Ed. Grasset, septembre 2005

    Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines

    (The days run away like wild horses over the hills)
Traduction Thierry Beauchamp, 200 p.
Ed. Du Rocher, février 2008

    Shakespeare n’a jamais fait ça

    (Shakespeare never did this)
Traduction Patrice Carrer et Alexandre Thiltges, 256 p.
13e Note éditions, mars 2012

    Le retour du vieux dégueulasse

    (More notes of a dirty old man : The uncollected columns)
Traduction Alexandre et Gérard Guégan, 352 p.
Ed. Grasset, janvier 2014

Œuvres complètes (en anglais)

    Flower, Fist and Bestial Wail (1960)
Longshot Poems for Broke Players (1962)
Run with the Hunted (1962)
It Catches My Heart in Its Hand (1963)
Crucifix in a Deathhand (1965)
Cold Dogs in the Courtyard (1965)
Confessions of a Man Insane Enough to Live with Beasts (1965)
All the Assholes in the World and Mine (1966)
The Curtains Are Waving… (1967)
Poems Written Before Jumping out of an 8 Story Window (1968)
At Terror Street and Agony Way (1968)
A Bukowski Sampler (1969)
Notes of a Dirty Old Man (1969)
Days Run Away Like Wild Horses Over the Hills (1969)
Fire Station (1970)
Post Office (1971)
Another Academy (1970)
Anthology of LA Poets (1972)
Mockingbird, Wish Me Luck (1972)
Erections, Ejaculations, Exhibitions and General Tales of Ordinary Madness (1972)
South of No North (1973)
Burning in Water Drowning in Flame: Selected Poems 1955-1973 (1974)
Factotum (1975)
Scarlet (1976)
Love is a Dog from Hell (1977)
Women (1978)
You Kissed Lilly (1978)
Play the Piano Drunk Like a Percussion Instrument Until the Fingers Begin to Bleed a Bit (1979)
Shakespeare Never Did This (1979)
Dangling in the Tournefortia (1981)
Post Office (1981) ISBN 0-87685-087-5
Ham on Rye (1982)
Hot Water Music (1983)
Bring Me Your Love, Robert Crumb Illustrator (Paperback 1985) ISBN 0-87685-606-7
There’s No Business (1984)
War All the Time: Poems 1981-1984 (1984)
You Get So Alone at Times It Just Makes Sense (1986)
The Movie Barfly (1987)
A Visitor Complains of My Disenfranchise (1987)
Roominghouse Madrigals: Early Selected Poems 1946-1966 (1988)
Hollywood (1989)
Septuagenarian Stew: Stories and Poems (1990)
People Poems (1991)
Bluebird (1991)
In the Shadow of the Rose (1991)
Three Poems (1992)
Last Night of the Earth Poems (1992)
Run with the Hunted: A Charles Bukowski Reader (1993)
Screams from the Balcony: Selected Letters 1960-1970 (1993)
Pulp (1994)
Shakespeare Never Did This (Augmented Edition) (1995)
You Get So Alone at Times That It Just Makes Sense (1996)
Betting on the Muse: Poems & Stories (1996)
The Captain Is Out to Lunch and the Sailors Have Taken over the Ship (1998)
The Flash of Lightning Behind the Mountain : New Poems (2003)
More notes of a dirty old man : The uncollected columns (2011)

Films de fiction

    Conte de la folie ordinaire

    1981, de Marco Ferreri (Italie)
Scénario : Marco Ferreri, Sergio Amidei, d’après des nouvelles de Bukowski.
Photographie (couleur) : Tonino Delli Colli.
Musique : Philippe Sarde.
Interprétation : Ben Gazzara, Ornella Muti, Tanya Lopert, Katia Berger, Judith Drake, Susan Tyrrel.
Durée : 101′
Éditeur vidéo : GCR/FIL

    The Killers

    1984, de Patrick Roth (États-Unis)
Scénario : Patrick Roth, Charles Bukowski, d’après une nouvelle de Charles Bukowski.
Photographie : Patrick Prince.
Musique : Bill Boydstun, Doug Lynner.
Interprétation : Charles Bukowski, Jack Kehoe, Allan Magicovsky, Raymond Mayo, Anne Ramsey, Susanne Reed, Susan Tyrrell.
Durée : 60′

    Barfly

    1987, de Barbet Schroeder (É.-U.)
Scénario : Charles Bukowski.
Photographie (couleur) : Robby Müller.
Musique : Jack Baran.
Interprétation : Mickey Rourke, Faye Dunaway, Alice Krige, Jack Nance, J.C. Quinn, Franck Stallone, Roberta Bassin, Gloria Leroy, Joe Rice, Albert henderson, Sandy Rose.
Durée : 100′
Éditeur vidéo : Warner Home Video

    Crazy Love (ou Love is a dog from hell ou L’amour est un chien de l’enfer)

    1987, Dominique Deruddere (Belgique)
Scénario : Dominique Deruddere, Marc Didden, d’après Charles Bukowski.
Photographie (couleur) : Willy Stassen.
Musique : Raymond Van Het Groenewoud.
Interprétation : Geert Hunaerts, Josse De Pauw, Gene Bervoets, François Beukelaers, Florence Béliard, Amid Chakir, Carmela Locantore, Doriane Moretus, Michael Pas, An Van Essche, Marcel Van Thilt.
Durée : 90′

    Love Pig

    1990, Chris Innis (É.-U.)
Scénario : Chris Innis, Charles Bukowski.
Photographie (couleur) : M. David Mullen.
Musique : 2 Live Crew.
Interprétation : Nick Szegda, William Jones, Christine Chang.
Durée : 14′

    Lune froide

    1991, Patrick Bouchitey (France)
Scénario : Patrick Bouchitey, Jackie Berroyer, d’après des nouvelles de Charles Bukowski.
Photographie (noir & blanc) : Jean-Jacques Bouhon.
Musique : Didier Lockwood.
Interprétation : Patrick Bouchitey, Jean-François Stévenin, Jean-Pierre Bisson, Jackie Berroyer, Silvana De Faria, Consuelo De Haviland, Marie Mergey.
Durée : 90′
Éditeur vidéo : PFC
Sélection officielle du festival de Cannes 1991. Le court métrage qui est à l’origine de ce film a reçu le César du meilleur court métrage de fiction en 1990.

    Apporte-moi ton amour

    2003, de Éric Cantona (France)
Scénario : Eric Cantona, d’après la nouvelle „Bring me your love” de Charles Bukowski.
Photographie : Serge Dell’Amico
Musique : Philippe Léotard
Interprétation : Daniel Duval, Nadia Fares, Lawa Loire, Jacques Hansen.
Durée : 12′

    Factotum

    2005, Bent Hamer (É.-U./Norvège)
Scénario : Bent Hamer et Jim Stark d’après le roman de Charles Bukowski.
Photographie : John Christian Rosenlund.
Interprétation : Matt Dillon (Henry Chinaski), Lili Taylor, Fisher Stevens, Marisa Tomei.
Durée : 94′
Présenté en 2005 au Festival de Cannes

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