Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Citations (Albert Camus)

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...


Albert Camus

Citations –Albert Camus

***

Noces, éd. Gallimard, 1958 :

Il n’y a pas de honte à être heureux. Mais aujourd’hui l’imbécile est roi, et j’appelle imbécile celui qui a peur de jouir.

Le contraire d’un peuple civilisé, c’est un peuple créateur.

L’Étranger,éd. Gallimard, 1972 :

Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.

Quand il m’arrive quelque chose, je préfère être là.

Tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Du moment qu’on meurt, comment et quand, cela n’importe pas, c’était évident.

Que m’importaient la mort des autres, l’amour d’une mère, que m’importaient son Dieu, les vies qu’on choisit, les destins qu’on élit, puisqu’un seul destin devait m’élire moi-même et avec moi des milliards de privilégiés qui, comme lui, se disaient mes frères.

Si près de la mort, maman devait s’y sentir libérée et prête à tout revivre.

Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d’étés pouvaient mener aussi bien aux prisons qu’aux sommeils innocents.

[…] s’il me parlait ainsi ce n’était pas parce que j’étais condamné à mort ; à son avis, nous étions tous condamnés à mort.

Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.

La Peste, 1947 :

[…] il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul.

Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, […]


[…], le vice le plus désespérant étant celui de l’ignorance qui croit tout savoir et qui s’autorise alors à tuer.


[…], il vient toujours une heure dans l’histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort.

L’Homme révolté, 1951 :

Toute valeur n’entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur.


L’intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu’elle gagne en fureur.


Le monde romanesque n’est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l’homme. Car il s’agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l’amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n’est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu’au bout de leur destin et il n’est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu’à l’extrémité de leur amour.

La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.

 

Le premier homme :

Si tu te noies, ta mère elle te tue.

il faudrait que le livre pèse un gros poids d’objets et de chair.

En vérité, Joséphin était assez près de ses sous, au contraire d’Ernest qui, selon la grand-mère, avait „le cœur sur la main”. (Il est vrai que, lorsqu’elle était furieuse contre lui, elle l’accusait au contraire d’avoir la main „trouée”.) Mais, outre la différence des natures, il y avait le fait que Joséphin gagnait plus d’argent qu’ Etienne et que la prodigalité est toujours plus facile dans le dénuement. Rares sont ceux qui continuent d’être prodigues après en avoir acquis les moyens. Ceux-là sont les rois de la vie, qu’il faut saluer bas.


…lui comme une lame solitaire et toujours vibrante destinée à être brisée d’un coup et à jamais, un pur plaisir de vivre affrontée à une mort totale, sentait aujourd’hui la vie, la jeunesse, les êtres lui échapper, sans pouvoir les sauver en rien, et abandonné seulement à l’espoir aveugle que cette force obscure qui pendant tant d’années l’avait soulevé au-dessus des jours, nourri sans mesure, égale aux plus dures des circonstances, lui fournirait aussi, et de la même générosité inlassable qu’elle lui avait donné ses raisons de vivre, des raisons de vieillir et de mourir sans révolte.

Personne ne peut imaginer le mal dont j’ai souffert… On honore les hommes qui ont fait de grandes choses. Mais on devrait faire plus encore pour certains qui, malgré ce qu’ils étaient, ont su se retenir de commettre les plus grands forfaits. Oui, honorez-moi.

Dans Annexes

La noblesse du métier d’écrivain est dans la résistance à l’oppression, donc au consentement à la solitude.

La vérité est que tout homme intelligent, vous le savez bien, rêve d’être un gangster et de régner sur la société par la seule violence. Comme ce n’est pas aussi facile que veut bien le faire croire la lecture des romans spécialisés, on s’en remet généralement à la politique et l’on court au parti le plus cruel.


L’homme est ainsi, cher monsieur, il a deux faces: il ne peut pas aimer sans s’aimer.


Les martyrs, cher ami, doivent choisir d’êtres oubliés, raillés ou utilisés. Quant à être compris, jamais.

Vous parliez du Jugement dernier. Permettez- moi d’en rire respectueusement. Je l’attends de pied ferme: j’ai connu ce qu’il y a de pire , qui est le jugement des hommes. Pour eux, pas de circonstances atténuantes, même la bonne intention est imputée à crime.


N’attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours.


Avouez cependant que vous vous sentez, aujourd’hui, moins content de vous-même que vous ne l’étiez il y a cinq jours ? J’attendrai maintenant que vous m’écriviez ou que vous reveniez. Car vous reviendrez, j’en suis sûr ! Vous me trouverez inchangé. Et pourquoi changerais-je puisque j’ai trouvé le bonheur qui me convient ?


Discours de réception du prix Nobel de littérature, 1957

Les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger.

    Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.

    Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.

Autres citations

Oui, j’ai une patrie : la langue française .

    Carnets II, janvier 1942-mars 1951, Albert Camus, éd. Gallimard, 1964, p. 337

C’est peu de chose que de savoir courir au feu quand on s’y prépare depuis toujours et quand la course vous est plus naturelle que la pensée. C’est beaucoup au contraire que d’avancer vers la torture et vers la mort, quand on sait de science certaine que la haine et la violence sont choses vaines par elles-mêmes. C’est beaucoup que de se battre en méprisant la guerre, d’accepter de tout perdre en gardant le goût du bonheur […]

    Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 24

C’est déjà beaucoup de savoir qu’à énergie égale, la vérité l’emporte sur le mensonge.

    Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 30

Les mots prennent toujours la couleur des actions ou des sacrifices qu’ils suscitent.

    Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 53

Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir.

    Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 71

Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 181

La justice, c’est de juger les hommes sur eux-mêmes et non sur leur nom ou leurs idées.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 183

Les doctrines, comme les nations et les individus, ne meurent qu’en refusant de s’engager.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 192

Il n’y a ni justice ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 280

Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 336

Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit. Mais il faut le vouloir durement et longtemps.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 187

Le démocrate, après tout, est celui qui admet qu’un adversaire peut avoir raison, qui le laisse donc s’exprimer et qui accepte de réfléchir à ses arguments. Quand des partis ou des hommes se trouvent assez persuadés de leurs raisons pour accepter de fermer la bouche de leurs contradicteurs par la violence, alors la démocratie n’est plus.

    Camus à „Combat”, Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 665

la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

    Albert Camus, 8 août 1945, Éditorial, dans Combat, paru 8 août 1945.

Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois.

    Les Secrets Douloureux Que Nous Cachent Les Dieux, Jean-Paul Taddeï, éd. L’Harmattan, 2002 (ISBN 274751790X), p. 77

Preuve admirable de la puissance de sa religion : il arrive à la charité sans passer par la générosité. Il a tort de me renvoyer sans cesse à l’angoisse du Christ. Il me semble que j’en ai un plus grand respect que lui, ne m’étant jamais cru autorisé à exposer le supplice de mon sauveur, deux fois par semaine, à la première page d’un journal de banquiers…

    À propos de François Mauriac.

    Les Carnets : des notes de travail au journal intime, Roger Grenier, éd. Magazine Littéraire numero 276, 1990, p. 28

L’Afrique commence aux Pyrénées.

    Albert Camus, décembre 1959, Revue littéraire Oranaise „Simoun”, dans Albert Camus, dans le premier silence et au-delà, paru J. Goemaere, 1985, p.19, Paul F. Smets.

Articol scris de online-litterature

A ne pas manquer :

  • Albert CamusAlbert Camus     * L’Etranger (Albert Camus) Livre audio * La peste (Albert Camus) Livre audio * Citations (Albert Camus) ***  Prix Nobel de littérature en […]
  • Aux jeunes poètes (Pierre Albert-Birot)Aux jeunes poètes (Pierre Albert-Birot)   Pierre Albert-Birot   Poème genre didactique Pour faire un poème Pardonnez moi ce pléonasme Il suffit de ce promener Quelque fois sans […]
  • Longtemps après. (Georges De Porto-Riche)Longtemps après. (Georges De Porto-Riche) Georges De Porto-Riche Et c'est ainsi que nonchalant, Vers la mort qui m'aime et que j'aime, Je m'achemine en désolant Les gens, les choses et moi-même, Oh sois plus […]
  • Noé BeaubrunNoé Beaubrun Noé Beaubrun Je suis Noé Beaubrun, né le 9 mars 1989 à Port-au-Prince dans la capitale d'Haïti. Je suis né d'une famille de 5 enfants dont je suis le cadet. Je fais mes études […]
  • Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift)Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift)       Jonathan Swift         Gulliver, aventurier anglais du XVIIIe siècle, a soif de découvrir d’autres mondes. Ses […]
  • Lune de fête (Federico Garcia Lorca)Lune de fête (Federico Garcia Lorca)       Federico Garcia Lorca   La lune on ne la voit dans les fêtes. Il y a trop de lunes sur la pelouse ! Tout veut jouer à être […]

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: