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Concours du Conte

Concours International „Le Plus Beau Conte du Monde”

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Concours du Conte

Concours du Conte


E-book

Pour lire le livre en ligne, il faut attendre pour s’ouvrir (100%), ensuite le feuilleter avec les flèches ; le livre peut être augmenté – zoom avec +/- et Full Screen
*

*

Nous remercions les participants,

Félicitations et merci de bien vouloir participer à nos futurs projets !

Iulia T.O.Y.O.

ACLJ- Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – Didier Calvet

Butulescu Valeriu

Addesselam Yousfi

Ahmed Khettaoui

Edmond Michon

Francine Fortier Alberton

Ghaniameriem Hadri

Joubert Jean François

Maissa Boutiche

Ouarda Baziz Cherifi

Patrice Merelle

Concours International „Le Plus Beau Conte du Monde”

L’idée d’une Journée Mondiale du Conte vient de „Tellabration” aux Etats-unis créé en 1988 par M. Pinkerton pour faire  découvrir le conte à un large public. En 1997 cela s’est répandu sur tous les continents. Le 20 mars 2011, le Jour Mondial du Conte a eu pour thème L’EAU. Contes pour enfants, parents et grands-parents…

Conteurs et Conteuses, à vos plumes !

Pendant une année, jusqu’au 20 mars 2016, nous attendons vos contes, pour récompenser le meilleur avec le Prix „Le Plus Beau Conte du Monde”. Envoyez vos Contes par http://online-litterature.com/contact/  ou par e-mail, si les contes sont suivis des dessins de vos enfants (pas de photos de l’internet !) :  contact@online-litterature.com , avec la mention : pour „Le Plus Beau Conte du Monde”, ou publiez en commentaire de votre page d’auteur.

World Stories Contest

The idea of World Stories Day comes from 1988 in US when Pinkerton created „Tellabration” to make known stories in the world. In 1997 this has spread worldwide. On March 20, 2011 World Day theme of the story was WATER.

Stories for children, parents and grandparents … Storytellers and storytelling, let’s write!

For a year, until March 20, 2016, we wait your stories to award the Best Story of the World. Send stories at http://online-litterature.com/contact/ or e-mail to contact@online-litterature.com if they are accompanied by drawings of your children, with mentioning for stories for World Stories Contest.

***

Contes pour le Concours International

„Le Plus Beau Conte du Monde”

 

planeta-apaJoubert Jean François – Le peuple des étoiles

L’Afrique est notre mère à tous, Abou y est né, dans le désert du Sahara. Ici pas de dessert, tout y fond tant le soleil brille. Une marche longue pénible l’attend tous les matins, c’est son école de la vie, imaginez qu’avant que la robe de l’aube lève son voile et brûle votre peau des pieds au visage, il enfile sa tunique qui le protège comme cette huile à l’indice solaire de plus de cinquante.

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Salvador Dali

Salvador Dali

Addesselam Yousfi – ROSE DES SABLES

C’est en Algérie, dans les profondeurs de l’immensité saharienne, au cœur même du non moins célèbre Ahaggar, que vivait, il y a de cela très longtemps, un grand Amenokal…

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Feriel HENDELLe village de «Bèbiyèrèyé»

D’après le conte original de Baba COULIBALY, Président AJMELFEF

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7L’injustice

D’après le conte original de : Sambou  SACKO, 10 ans.

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5L’hyène et Lièvre

D’après le conte original de : Abdoulaye  TRAORE, 13 ans.

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ACLJ

ACLJ – Le diable et le cultivateur

D’après le conte original de : Fatoumata SIDIBE, 12 ans.

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6

ACLJ – Les deux coépouses

D’après le conte original de : Issa  TENENTAO, 11 ans.

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12

ACLJ – Le vieux Bamba et le Diable

D’après le conte original de : Mamadou SAMAKE, 9 ans.

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3

Yiriba et Ténindiè – conte

 D’après le conte original de : Salimata MAIGA, 10 ans.

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ACLJACLJ – Histoire de la rupture entre le chat et la souris

D’après le conte original de : Kadiatou YATTARA, 12 ans.

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4ACLJ – Le Chasseur et le Serpent

D’après le conte original de : Eltina TRAORE, 11 ans.

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7ACLJ – Le Lion et le Singe

D’après le conte original d’ Aminata TRAORE, 13ans.

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1ACLJ – La bataille de deux margouillats et ses conséquences désastreuses

D’après le conte original de Elbarka DIALLO, 10 ans.

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1Une chicane à La Ronde – ACLJ

Réalisé par une équipe d’enfants de six ans pour le texte et par des enfants de dix ans pour les illustrations.

l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes

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Marc Chagall

Marc Chagall

Patrice Merelle – Voyage dans un champ de pavot

Allongé sur l’herbe grasse et verte, je me laissais languir à la monotonie de mes souvenirs abouliques. Le monde autour de moi pouvait s’écrouler, la sensation de bien-être qui s’installait lentement me sustentait comme une mère nourricière ; Et son effet estompait les lois de l’attraction terrestre et de la gravité.  En savoir plus…


ACLJ Laval

ACLJ Laval

L’accident de Chabichou – ACLJ Laval

Réalisé, dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes, par des élèves de 1e année de deux écoles primaires, à Laval.  © ACLJ Tous droits réservés

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Illustration de Prune Violette( France)

Illustration de Prune Violette( France)

 

Francine Fortier Alberton – Étincelle

Il était une fois au pays des dragons, un petit bébé dragon un peu spécial.

Né en hiver, Étincelle le petit dragon, était le fils unique du Grand Dragon au feu ardent. En plus, de grelotter sans cesse, Étincelle régurgitait chaque jour de l’écume au lieu de bafouiller ses premiers mots de feu. Sa maman l’encourageait fortement et lui enseignait l’art de faire du feu, mais rien à faire. Aucune flamme ne lui brûlait la langue et il lui était impossible de cracher de la lave brulante..

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5

Des élèves de 4e année à Laval (Québec)

Tibor et Thimothée jouent ensemble – Conte réalisé par des élèves de 1e année pour le texte et par des élèves de 4e année pour les illustrations, à Laval (Québec) dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – ACLJ Canada, Projet «Les Aînés à l’écoute des Jeunes», projetjeunesse@hotmail.com

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Iulia desen13Edmond Michon – Ecouter un ruisseau murmurer

regarder un paysage animé par le vent, être témoin du lever ou du coucher du soleil, disque rouge, sur crête noire si le crépuscule est déjà prononcé. N’est-ce pas magnifique ? Le temps s’écoule au rythme du temps, ni plus vite, ni plus lentement qu’ici qu’à mille kilomètres.

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ACLJUne panne de courant au cinéma- ACLJ

Réalisé dans le cadre d’acvités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – ACLJ Canada, à Laval (Québec), par des enfants de maternelle pour le texte et par des enfants de 7 à 8 ans pour les illustrations. © ACLJ Tous droits réservés.  En savoir plus…


Feriel HENDEL

Maissa Boutiche – Maissa, une enfant de guerre

Elle est venue au monde au milieu des grandes plaines céréalières des hauts plateaux à Saint Arnaud en Algérie, que ses habitants revendiquent ses cultures, ses traditions et l’amour de la terre.
La vie n’a jamais était rose comme la voudrait chacun des humains ; elle ressemble à un fleuve qui parfois paisible, parfois se met en colère et déborde.

Viviane Flandre, La Galaxie du Bonheur

Viviane Flandre, La Galaxie du Bonheur

Francine Fortier Alberton – La belle qui ne dormait jamais …

Il était une fois un roi et une reine qui étaient malheureux de ne pas avoir d’enfant et ils commençaient à se sentir vieux. Un jour, ils prirent leurs bagages sous le bras et ils partirent dans la forêt des contes et des légendes. Ils traversèrent de bien étranges régions et souvent, le poil sur leur bras devenait aussi droit que les pics d’un hérisson, mais leur désir d’avoir un enfant était si fort qu’ils ne rebroussèrent pas de leur chemin… En savoir plus…


ACLJLe petit renne Marco a eu des problèmes- ACLJ Laval

Réalisé par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes par des élèves de maternelle pour le texte et par des élèves de 5e année pour les illustrations, lors d’activités de Créations littéraires, dans deux écoles de Laval (Québec).  © ACLJ Tous droits réservés

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Benvenuto Cellini

Edmond Michon- Lugio

Lugio était un artisan pâtissier, comme son père l’avait été, et le père de son père. La Sicile, ce pays splendide, cette île volcanique, ce climat méditerranéen, ces villages perdus en montagne, ses traditions, sa culture et son organisation. Elle remontait à des siècles, avait évolué, aujourd’hui était très moderne : la mafia.

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Deux mains vigoureuses, mais nerveuses le saisissent et vlan!, Teddy est dans le noir absolu au fond de la penderie. Désarticulé comme un pantin, son petit cœur d’ourson en peluche cavale et son ventre gargouille. Teddy hurle, mais personne ne le comprend dans cette famille, sauf son compagnon chéri:
l’adorable benjamin de la maison, son gentil Max.
De grosses larmes se mettent à couler comme les vraies larmes d’un ourson en peluche. Teddy se souvient que Max n’est pas à la maison, qu’il a disparu.
Barbara, la poupée de la sœur cadette de Max, lui a dit un soir: Tu dois te préparer, car les garçons en grandissant abandonnent leur ourson en peluche.

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ACLJLapineau sur une feuille – ACLJ Laval

Réalisé dans le cadre d’acvités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes, à Laval (Québec), par des enfants de 5 et 6 ans pour le texte et par des enfants  de 10 et 11 ans pour les illustrations. © ACLJ Tous droits réservés

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Iulia desen55

Dessin de Iulia

 Ouarda Baziz CherifiEt , Dieu créa la femme 

La femme est le fruit de son histoire. Soignée dans son enfance, elle régnera sur sa vie durant, comme un poisson dans l’eau, sans fardeau , sans nul heurt , en plein équilibre en main. Trahie dans son enfance, elle subira sa vie durant, un calvaire oppressant,un déplaisir saisissant, trainant ses bleus à l’âme, à l’écoute de son destin.

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Yasmine-14ans-Annaba Algérie

Yasmine-14ans-Annaba Algérie

Ghaniameriem Hadri – Comment peut-on être aussi naïve ?

Bien longtemps cette petite histoire se raconta et se répéta de génération en génération.

Dans un petit village,vivait une petite famille sans histoire,au point ou rien ne s’y passa.

Le quotidien d’un père de famille cultivant son lopin de terre,une journée bien méritée, rentra chez lui pour se relaxer. En savoir plus…


 1Nini et gros vilain minou

Réalisé dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes par des enfants de huit ans dans deux écoles de Laval (Québec).  © ACLJ Tous droits réservés

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Iulia desen22Edmond Michon – Pauvre fou !

Les années passent, les générations se succèdent, certains souvenirs se sont effacés par le vent qui éloigne le grain de sable, par le chiffon qui efface le tableau, le flux et le reflux sur la plage, ou encore par une volonté peureuse, une autocensure effrayée. D’autres, au rythme où le sable s’écoule dans un sablier infini ne tarderont pas à s’enfoncer dans l’oubli comme un individu piégé par des sables mouvants.  En savoir plus…


1Dixi a trop mangé de gazon – ACLJ

Réalisé par des enfants de 5 et 6 ans pour le texte et par des enfants de 10 et 11 ans pour les illustrations.

l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes

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Iulia TOYO

Iulia TOYO

Ouarda Baziz Cherifi – Ces rêves qu’ils ne peuvent nous retirer…

C’est parce que la vie est cauchemardesque que beaucoup de gens passent leur temps à rêver.
Rêver n’est pas une perte de temps , c’est une thérapie qui aide à aller de l’avant , même quand on est propulsé vers…l’arrière, à rire même en pleurant, à rebondir même quand on est dans un puits profond, à briller même quand on est dans l’obscurité, à contempler le soleil même quand des nuages bien bas le voilent… En savoir plus…


Hendel Ferier

Maissa Boutiche – Conte légendaire d’Algérie

Guettich et la méchante ogresse

Le père était si heureux de voir réunie sa famille. Ces veillées modestes et romantiques en même temps le rendait si enthousiaste et de bonne humeur. Il évoquait sa jeunesse dans les vastes champs, semant avec ses vieux compagnons la terre fertile et généreuse où le blé dur à l’époque était Roi. La galette à la semoule noire leur donnait la force et la bonne santé, pour combattre la misère et les temps durs de l’époque. En savoir plus…


1 Un accident à la fête de Catherine- ACLJ

Réalisé des élèves de maternelle, pour le texte et par des élèves de 5e année, pour les illustrations.

l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes © ACLJ Tous droits réservés

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Yasmine - AnnabaGhaniameriem Hadri – La Ballade de Dame Souris 

«Dame souris et monsieur souris !» Lui répond monsieur et madame souris.
«Et moi, votre amie la poule élégante dont l’ouïe  est si parfaite et si fine, n’ai-je pas droit à une ballade ?» Réplique la poule.
Ainsi, est-elle embarquée dans la noix.
Ils  avancent  doucement sur ce lac bien paisible…

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Iulia desen3 Ouarda Baziz Cherifi – Nostalgie, Algérie

Je me souviens. Je me souviens que dans ma jeunesse , les hommes brillaient par leurs idées et les femmes n’avaient pas besoin de se maquiller pour paraître belles. Je me souviens que les enfants copiaient leurs aînés et les vieux leurs racontaient des histoires d’amour , jamais de querelle.

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Étienne DinetMaissa Boutiche – Une femme simple

Une femme simple, modeste, avec beaucoup de rêves, songeait à une autre vie, où l’amour serait Roi, une vie sereine où la paix serait Vizir. Beaucoup de rêves chatouillaient son âme sensible depuis son adolescence.

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Iulia desen14Ahmed Khettaoui – Le ciel mâche ses mots 

Le ciel tricolore rejeta la parole de son concitoyen : Ciel..
Cela fut refus étrange ..s’interrogea  – Kaddour azzalt(1) , en tapant fort au dos d’un tambour africain , passant ses doigts au dessous des ses soupçons … de ses droits ..

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Yasmine-14ans-Annaba Algérie

Yasmine-14ans-Annaba Algérie

Ghaniameriem Hadri – Et le beau tomba de si haut …

Il était une fois Dans LES fins fonds d’une immense forêt verdoyante
Et merveilleuse dans la nature est sauvage Et paisible à la fois,
Et où Y vivaient diverses animaux, La vie était vraiment agréable
Avec cette faune et cette flore qui se confondent en toute beauté ;

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Auguste Rodin

Auguste Rodin

Edmond Michon – Les tableaux

Les tableaux prenaient un ton gris, étrangement gris. Un assombrissement des tons presqu’inexorable. Que ce soient les gouaches, les huiles, les aquarelles ou toute autre œuvre qu’il put réaliser dans son atelier ou dehors en pleine nature, y compris par journée ensoleillée. Les bois devenaient profonds et obscurs, la mer n’était qu’une étendue grise, aussi grise que pouvait l’être le ciel, ou encore un océan en furie qui crachait son écume à longueur de plages et de côtes rocheuses…

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Quelques textes de nos auteurs :

Le rendez-vous de la vie

Joviale Kapia, RD CongoACLJ

Dans une main je tiens ma vie
Et dans l’autre la mort
La vie est comme un vent
Qui soufflé vers les tropiques ;
La mort comme une terre aride
La vie nous reserve quatre surprises :
La peine, la misère, la joie, la mort.

***

La nuit tombe

Koné Dadoua, Côte d’IvoireACLJ

La nuit tombe
La nuit tombe sur la ville ;
Les hyènes rodent autour des charognes
S’adonnent à coeur-joie à des excursions immondes.
C’est le règne des ombres
Qui engloutissent l’ambiante pénombre.

La nuit tombe
La nuit tombe dans mon coeur
Amputé de son ambiance festive d’antan.
Les tribulations sentimentales qui sont,
D’autant plus des mirages que des miracles,
Y ont laissé un insigne indélébile
Ensemençant ainsi des plantes épineuses.

La nuit tombe
La nuit tombe dans notre volonté de bigarrer
Le sombre décor de couleurs vivifiantes,
De fredonner l’hymne d’un bonheur embusqué
Dans les buissons du futur
Et de mettre en quarantaine
Les terribles instants des jours antérieurs.

***

Carpe Diem « Cueille le jour. » – Citations Latines
Création Vidéo Musique et Peinture : Poesis

***

Concurs Mondial de Poveşti

Ideea unei Zile Mondiale a Poveştii vine din 1988 în SUA când Pinkerton a creat „Tellabration” pentru a face cunoscute poveştile în lume. În 1997 aceasta s-a răspândit în toată lumea. La 20 martie 2011 tema Zilei Mondiale a Poveştii a fost APA.

Poveşti pentru copii, părinţi şi bunici…

Povestitori şi Povestitoare, la scris!

Timp de un an, până la 20 martie 2016, aşteptăm poveştile voastre, pentru a premia Cea Mai Frumoasă Poveste din Lume. Trimiteţi poveştile la http://online-litterature.com/contact/ sau pe mail la contact@online-litterature.com dacă acestea sunt însoţite şi de desenele copiilor voştri, cu menţiunea Pentru Concursul Mondial de Poveşti.

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8 Comentarii

  1. POSER SON REGARD SUR SOI,
    Un jour de canicule , un homme eut l’idée géniale d’emmener sa femme à la plage.
    Celle ci fut transportée par une joie énorme et trouvait cette idée géniale. Juste dans le mil pour casser cette routine passive qui fait que tous les jours se ressemblent.
    Le couple s’affaire alors entre une serviette, une bouteille, un fruit et une tartine.
    Arrivé à la plage, le couple s’installa sous une tente.
    Le mari invita sa femme à se mouiller et à rentrer dans l’eau, lui donnant la liberté et la bénédiction de se payer ce bon bain dont elle rêvait.
    Mais, l’épouse hésitait et réfutait cette envie car prise par une sorte de confusion et de gêne.
    Elle fit un effort , pour parler de son appréhension , à son mari et lui dit alors:
    -„je veux bien, je meurs d’envie mais mon Dieu tout ce monde qui va voir mes rondeurs et rigoler . J’ai trop honte!”.
    Le mari lui répondit, presque pris de pitié:
    -„Comment sais tu que tout ce monde te voit si toi tu ne le vois pas? Profite de ton plaisir et ne te soucie guère des autres!” .
    Encouragée, rassurée, convaincue, l’épouse regagna confiance en elle et prit son courage en main , pour aller jouir de son moment
    de bonheur, bercée par ces vagues qui la caressaient et lui faisaient oublier ses rondeurs et ses imperfections.
    Seul son regard sur cet instant, pouvait la rendre heureuse et elle devint depuis, une femme comblée qui se sentait seule, loin des yeux furibonds et des préjugés sans fond.
    Et, elle sentait que la mer était sienne!
    Ouarda Baziz Cherifi

    • Des hauts et des bas,

      Ma vie, comme beaucoup d’autres vies, n’a pas toujours été faite que d’euphories et de joie.
      Car, elle a engendré des situations différentes, opposées, mitigées avec des hauts et des bas.
      J’ai pu, à travers mon vécu, chanter l’amour sans dénoter, sans rien changer au refrain, sans modifier mon timbre de voix.
      J’ai pu, tout au long de ma vie, monter des sommets, sans manquer à mon humilité, sans oublier mes vertus, que j’ai soignées comme des lois.
      J’ai pu m’initier dans le partage, dans la compassion, dans la convivialité, en me rendant toujours disponible, pour faire le premier pas.
      J’ai pu tendre la main, pour toucher celles des autres, les serrer pour les réchauffer quand ils avaient froid.
      J’ai pu tendre la main, pour mendier le respect, l’amitié, la tendresse tout en usant de ma volonté, pour animer les meilleurs débats.
      J’ai pu, à mon gré, tendre l’oreille pour capter les cris de détresse, les cris de SOS, émanant de mes voisins, en désarroi.
      J’ai pu, à mon insu, enterrer mes rancœurs, mes rancunes en prenant toujours sur moi.
      J’ai pu, à mon grand bonheur, assurer mon rôle de maman dévouée, en serrant mes enfants dans mes bras.
      J’ai pu pleurer de tristesse, loin de leurs regards, pour ne pas leur faire subir le moindre effroi.
      J’ai pu me ramasser de mes peurs, de mes douleurs, tout en tirant profit de mes échecs, comme à chaque fois.
      J’ai pu embrasser une carrière, honorable, noble, valeureuse qui m’a procurée l’aisance, la gloire en m’évitant tant de tracas.
      J’ai pu voyager, dans les couloirs de ma vie, avec comme seuls bagages, mon sourire et ma foi.
      J’ai pu échapper aux gourous de la honte, aux démons maudits, en laissant leur haine et leur mépris aux abois.
      J’ai même pu échapper à la mort subite, grâce à Dieu, en qui je crois.
      J’ai pu pouvoir voir le monde, sans ses carapaces et apprendre à méditer sur les comment et les pourquoi.
      Ma vie, comme beaucoup d’autres vies, m’a donnée des choses, et repris d’autres mais je la remercie, pour m’avoir montrée le ciel étoilé, le soleil levant, la lumière du jour que je contemple, sans cesser de les contempler, depuis toujours, depuis que je suis là.
      Et, je la vis comme il se doit : dignement, stoïquement presque aveuglément et je l’accepte comme elle est,avec ses hauts et ses bas.
      Il y a des jours avec et des jours sans .
      La vie est faite comme ça!
      La vie est une aubaine qui frappe à notre porte et qui peut même nous échapper car la vie , ne nous appartient pas.
      Alors moi je fais avec et je la suis , pas à pas……
      Ouarda Baziz Cherifi

      • Ces rêves qu’ils ne peuvent nous retirer…

        C’est parce que la vie est cauchemardesque que beaucoup de gens passent leur temps à rêver.
        Rêver n’est pas une perte de temps , c’est une thérapie qui aide à aller de l’avant , même quand on est propulsé
        vers…l’arrière, à rire même en pleurant, à rebondir même quand on est dans un puits profond, à briller même quand on
        est dans l’obscurité, à contempler le soleil même quand des nuages bien bas le voilent , à rester éveillé même quand on hiberne dans son sommeil , à chanter même quand on a perdu sa voix, à panser ses cicatrices même quand elle ne s’effacent plus, à respecter la vie même quand elle nous tourne le dos, à penser à plaire même quand on ne se plait même plus, à réfléchir même quand on a l’esprit cloitré dans les bas fonds du chaos,à rester debout mêmequand ont est à terre,à offrir la paix même en temps de guerre, à sortir indemne quand on est pris dans un engrenage et à rester humble même quand on n’a plus de réserves en soi!
        Rêver ce n’est pas juste rêver , c’est refuser de se laisser mourir , de se laisser détruire , de se se laisser vieillir , de se laisser pourrir tel un fruit dont on ne veut plus , telle une rose qu’on arrose plus , tel un papillon qui ne vole plus, telle une mélodie qu’on ne fredonne plus.
        Rêver ce n’est pas se mentir , se voiler la face , c’est continuer de marcher quand nos pieds nous portent plus , quand nos forces puisent dans leurs derniers soupirs.
        Rêver est subtil et seuls les rêveurs peuvent jouir de cette richesse.
        Celle de voir le monde différemment , de patienter chaque jour que Dieu fait en restant calme , les lèvres mordillées , les yeux cernés ,le souffle haletant mais toujours libre et capable de se régénérer pour ne pas céder à cette gangrène maléfique que ces autres cauchemardeux veulent nous instaurer.
        Qu’ils le fassent à l’extérieur , à distance , sous leurs toits , sans jamais pouvoir rentrer dans nos profondeurs,
        dans nos désirs intenses, dans notre foi!
        Qu’ils le fassent sans nous atteindre car nous autres rêveurs fougueux , on est parti pour rêver , encore rêver.
        On peut nous ôter nos habits pour nous dénuder , il nous restera encore nos rêves pour nous rhabiller.
        C’est vrai , que tous les rêves ne peuvent voir le jour car condamnés à flirter avec la nuit .
        Mais seront ils toujours des rêves s’ils pouvaient se réaliser?
        C’est vrai que le temps passe et que les rides le remplacent sur nos mines défaites , quoi que l’on fasse.
        Mais, les bons rêveurs , comme moi , ne voient pas le temps comme un obstacle car ils ne se contentent pas
        de rêvasser juste pour eux , pour leurs fantasmes mais ils rêvent d’un monde meilleur même pour les autres.
        D’un monde sans interdit , sans tous ces défis , ces délits , ces dénis qui rendent la vie si cauchemardesque et
        qu’ils colorient, pour la rendre plus saine , moins vaine, de couleurs sublimes .
        Celles de leurs rêves!
        Rêver permet de se refaire une vie nouvelle , balayée de ses maux, épargnée par notre imagination et permet de positiver
        sur une réalité qui ne nous enchante pas et que nous refusons d’épouser en nous donnant la chance et l’aubaine de la rendre meilleure , par ces bons vieux rêves , qui malgré leur vieillesse , restent nos amis et nos délivreurs!
        Ouarda Baziz Cherifi

        • L’héritage,
          Chez nous, il est dans nos us et coutumes que les parents œuvrent leur vie durant pour pouvoir laisser quelque chose à leurs enfants après leur départ.
          Ce qui s’appelle communément „léguer un héritage”.
          Cela dépend du statut” financier” des familles. Certaines sont riches et laissent alors des villas, des voitures, des boutiques, des bijoux, des champs de blé.
          Certaines autres familles sont précaires et ne laissent que des miettes de „Baraka” avec des minuscules dons à se partager.
          D’autres sont criminelles et divisent leur progéniture car ils héritent les uns et déshéritent les autres en leur assurant un climat de haine absolue qui se propagera à travers la chronique du temps qui passe.
          Ils laissent ainsi un véritable champ de mine où il ne sera pas bon de vivre.
          Ces mauvais parents accouchent des mauvais enfants qui eux aussi accoucheront de cousins ennemis. Chez nous, ce climat de discorde est un véritable fléau social et toutes ces familles liées jadis par les liens du sang finissent dans les couloirs des tribunaux et encore quand elles ne vont pas se faire justice elles mêmes.
          Il y a une vieille maxime, chez nous qui dit en Arabe ” ils naissent frères et meurent en ennemis”. Désolant mais quasiment vrai !
          Et moi, qui ne suis qu’une miniature sur terre, je suis convaincue que les vrais héritages ne sont pas matériels mais bien plus riches que cela.
          Les meilleurs héritages sont dans les idées que nous apprenons à développer, dans l’amour de l’autre, dans la passion de partager le meilleur de soi, dans la tolérance et dans la paix avec l’autre, qui est son frère et sa sœur!
          Apprendre à nos enfants à rester unis dans le meilleur et dans le pire après notre départ nous assurera la paix dans nos tombes et de la laisser dans le cœur de nos enfants !
          Apprendre à nos enfants à aimer, à pardonner, à ne jamais rompre les liens sacrés de sang et à vivre dans l’indivision morale malgré les différences et les distances!
          Apprendre à nos hommes qu’en plus de leurs femmes et de leurs enfants ils se doivent ne serait- ce qu’en pensée- avoir de la compassion et de la tendresse pour ces autres femmes : leurs sœurs et leurs premières amies de jeu!
          Apprendre à sauvegarder ce que Dieu nous a offert comme chance et comme vertus.
          La haine doit être bannie entre les peuples du monde alors pourquoi est- elle omni présente au sein de nos familles?
          Ce matin, il me revient à l’esprit ce beau poème que IDIR a chanté:” maman m’a dit de veiller sur mon frère, de le prendre sur mes épaules fièrement et de me souvenir éternellement que celui qui n’a pas de frère est opprimé!” .
          L’héritage est ailleurs……
          Ouarda Baziz Cherifi

          • Les corbeaux nauséabonds,

            Que ceux qui m’ont enterrée vivante s’assurent de ma mort car la pauvre personne qu’ils ont abusée est bien morte.
            Que ceux qui m’ont déchirée, comme un chiffon vulgaire, sachent que la femme que je suis devenue est plus forte.
            Que ceux qui m’ont lacérée de leurs lames aiguisées, comprennent que ne plus jamais, ils ne me lacéreront de telle sorte.
            Désormais, seuls les partisans du respect de ma vie, rentrent.
            Que les artisans de mes tracas, se lèvent et prennent la porte.
            Désormais, tous les diseurs de mensonges et les faiseurs de troubles, seront bannis de mon âme à qui ils ne feront plus de remords.
            Désormais, tous les esprits étranges, qui ne font que prendre, sans jamais donner, iront se morfondre sur leur lit de mort.
            Que ceux qui m’ont sucée jusqu’aux os, aillent chercher d’autres proies et d’autres poules aux œufs d’or.
            Que ceux qui m’ont laissée agoniser dans ma souffrance, sachent qu’un miracle a changé mon sort.
            Que tous ces corbeaux nauséabonds qui attendaient ma fin, aillent chasser sur d’autres ports.
            Désormais, je m’en vais naitre de mes cendres et c’est sur un feu de braises, que ma naïveté dort.
            Car aujourd’hui, je suis avertie et j’arrive à survivre de leurs manigances,chaque jour, un peu plus fort.
            Car aujourd’hui, je démarre une nouvelle vie, pour vivre enfin en puisant dans mes trésors.
            Ces trésors, enfouis en moi, depuis toujours et que je porte en moi, aujourd’hui encore!
            La vie est belle, malgré ses soubresauts et moi je le sais, je le sens et je veux la savourer car elle m’offre ma part d’existence.
            Je vais donc la respecter et l’habiller de mon plus beau regard.
            La vivre est mon droit et ma priorité en attendant de la quitter, le jour de ma mort!
            Ouarda Baziz Cherifi

            • A MES ENFANTS.
              Comme un bonheur colossal!

              La vie a beau faire ses caprices , moi je ne lui céderai pas.
              La nuit a beau cacher le soleil, la lumière ne me quittera pas.
              Les fantômes ont beau frapper à ma porte, je ne leur ouvrirai pas.
              Les cons ont beau broder leurs stratégies , j’irai me blottir dans ma foi.
              Qu’il vente, qu’il neige , qu’il grêle , qu’il pleuve , qu’il pleuve des trombes, qu’il tonnerre ou qu’il déluge, je me ressourcerai comme à chaque fois.

              Je suis accrochée à ce que j’ai à ce que Dieu m’a donnée et ainsi je parviens à rebondir à me retenir à me ressaisir à rajeunir, à murir, à me dire que vous êtes mon plus beau bonheur, mon plus grand plaisir, ma folle passion,mon aventure, mon clin d’œil,mon passé,mon présent et mon devenir!
              Je vous aime et vous aimerai jusqu’à mon dernier soupir et je vous le dirai encore,sans que vous me demandiez, en souhaitant vous voir marcher debout sans jamais faiblir, trébucher, sans jamais vous salir ni vous trahir.
              Je souhaiterai vous voir sourire l’un à l’autre, vous pardonner vos colères en vous remettant à Dieu qui sera là,pour vous comme il l’a toujours été pour moi.
              Aimez vous et tachez de rester unis, liés par cet amour profond avec lequel je vous ai bercés,il y a longtemps.
              Je vous demanderai, avant de partir pour bien finir, de vous aimer mutuellement, de vous respecter, de ne jamais vous haïr, ni vous trahir et en guise de dernier testament, de toujours vous souvenir que rien ne vaut la paix de l’âme et le respect de son prochain.
              Rien ne vaut la main de son frère et de sa sœur sur l’épaule de quelqu’un qui a peur et qui a froid.
              Rappelez vous les doux moments où vous mangiez ensemble, amusiez ensemble,étudiez ensemble .
              Rappelez vous combien notre maison était heureuse, sous le vacarme de vos pas, de vos rires, de nos baisers, de nos festins, de nos écoutes et de nos voix.
              Rappelez vous de votre fratrie, de mon combat, de notre vie,de tous ces liens de sang qui coulent dans vos veines quels que soient le nuage et le froid.
              Rappelez vous que de la discussion jaillit la lumière et que la lumière sera dans vos regards et dans votre foi.
              Rappelez vous que je vous ai aimés tous , de la même façon, avec autant de passion, d’émotion et de dévouement.
              Oui,vous avez fait mes automnes, mes hivers, mes étés , mes nuits et mes jours.
              Je vous remercie pour tous ces bouquets, embaumés par votre parfum particulier et pluriel, en m’offrant les plus beaux printemps de ma vie.
              Vous avez fait mon clair de lune et mon rayon de soleil.Je vous dois tous ces arcs-en ciel qui ont apparu après les pluies et tous les saluts qui ont amoindri mes maux et mes extinctions de voix.
              Je suis née pour vous aimer et vous chérir.
              Vous étés nés pour me sublimer tel un don du ciel.

              Rappelez vous de vos parents,de moi et de papa, qui faisions tout pour vous éloigner de nos duels, de nos défis et de nos tracas.
              Je vous aime et peux me vanter de dire,à tous ceux et celles qui ne pourront jamais me détruire que mon bonheur est colossal et profond.
              Car il s’agit du bonheur que me donnent mes enfants!

  2. Le vieillard et le secret de la crique
    La forêt s’étendait à perte de vue, la végétation luxuriante des tropiques, laissait perler le long des larges feuilles des palmiers, les gouttes de rosée du matin si frais dans la chaîne des montagnes volcaniques.

    Les rayons du soleil se faufilaient à travers les légers nuages de cette belle journée d’été.
    Sous les sous-bois parmi les lianes et les orchidées, les perruches de la chaîne lançaient leurs premiers cris en partant quêter la nourriture de leurs petits, pendant que les lézards se dirigeaient vers les points d’eau.

    Tout était tranquille et bien ordonné quand soudain une boule de poils noirs et blancs fit irruption au bout du sentier à peine tracé. Ses jappements joyeux, sa fougue mettait en émoi les habitants de la forêt. Elle poursuivait, là, un papillon bleu turquoise, reniflait, ici, une chenille qui entamait son repas. Derrière elle, on entendait une multitude de petits pas précipités et des appels.

    – Prune !
    – Prune, où es-tu ? Répétait la petite voix.

    Et tout à coup, une fillette surgit. Elle devait avoir 7 ou 8 ans, ses cheveux noirs comme le charbon étaient attachés par un mince ruban de soie rouge qui faisait ressortir son teint de lait. Un chapeau de paille, déjà bien usagé, était posé sur sa tête en équilibre précaire. Une salopette rouge vif était enfilée sur un tee-shirt blanc et une paire de tennis rouge terminait cette touche de couleur dans le vert de la forêt. Elle était essoufflée et cherchait du regard la petite chienne qui s’était arrêtée sous un bananier sauvage, allongée dans l’herbe fraîche et qui récupérait de sa course folle.

    – Prune ! tu es vilaine… Je n’arrive pas à te suivre. Allez, au pied.

    La promenade reprit.
    Le temps s’écoulait et le soleil brillait avec son plein d’énergie quand Prune, à nouveau, s’élança comme une flèche. Elle déboucha dans une clairière avant l’enfant et fut surprise.

    Elle voyait, devant elle, une case et un vieil homme qui réparait un filet, assis sur une natte. Il vit arriver la chienne et eut un mouvement d’impatience.

    – Ah encore dérangé !

    Mais rien ne venait derrière le chien et le vieil homme s’impatienta. Il était habitué à être seul.
    Il aimait ces moments de pleine solitude, retiré du brouhaha de la tribu. Il aimait sa petite case équipée du strict minimum.

    Les chants d’oiseaux lui tenaient compagnie et le vent qui se levait jouait avec ses mèches de cheveux blancs. Son visage buriné, témoignait des longues expositions au soleil et aux vagues de l’océan pendant ses longues sorties de pêche. Ses doigts devenus malhabiles avec l’arthrose, essayaient tant bien que mal de faire filer le long fil de nylon soyeux.

    Un vieux paréo élimé et une paire de claquettes usagées terminaient son habillement. Sur le côté de la case, entre des pierres installées en rond, un feu crépitait et une vieille bouilloire y était placée. La vapeur s’en échappait en émettait un doux chant. Un bol, une cuillère, un sachet de thé et un paquet de Sao étaient posés sur la natte. Un tamanou, arbre ancestral qui ombrageait le vieil homme terminait le tableau.

    En regardant de nouveau au loin, l’homme crut voir une ombre se profiler. Mais, d’un mouvement très furtif, la silhouette de l’enfant avait vite disparu derrière un palmier. Le vieil homme parut de plus en plus excédé, mais donna néanmoins une caresse à la chienne qui venait de se coucher à ses pieds.

    Il s’attarda sur une maille et, discrètement, observa le palmier. Alors il l’aperçut, d’abord dans un léger brouillard, sa vue n’était plus aussi bonne, puis l’image se fit plus nette. La petite fille intimidée n’osait pas avancer, ni appeler Prune. Malgré sa curiosité, la peur s’ajoutant à sa découverte, l’enfant restait légèrement cachée. Le vieil homme lança alors une invitation.

    – Approche mon enfant ! n’aie pas peur.

    L’enfant ne bougea pas.

    – Allez, viens je vais servir du thé…

    L’enfant se détacha alors du palmier et laissa sa petite silhouette s’encadrer dans les rayons du soleil.

    – Allez, n’ai pas peur ! Viens, approche.

    Elle restait sur ses gardes, se disant : « je ne le connais pas ! »

    Puis elle se décida à avancer, d’abord à petits pas étouffés par l’herbe bien verte, puis s’avança en posant carrément une question.

    – Tu t’appelles comment ! Toi ?
    – D’abord, jeune fille, on dit bonjour !
    – Moi c’est Maeva, bonjour et toi ?
    – Bonjour Maeva, moi c’est « le vieux » pour tout le monde, mais tu peux m’appeler Constant.
    – C’est plus joli que « le vieux » !
    – Ah tu crois ?
    – Ben, oui alors !
    – Tu sais chez nous, l’expression le vieux est dite de façon respectueuse,
    – D’accord mais moi je préfère t’appeler Constant. Ma chienne s’appelle Prune.
    – Bien, c’est un joli nom, c’est toi qui l’as choisi ?
    – Oui, toute seule ! Et j’ai 8 ans.
    – Et moi, 82 ans.
    – Ah oui ! tu es vraiment vieux !

    Cette réflexion agaça le vieil homme mais il se prit à sourire. Vraiment cette enfant le dérangeait dans son travail de rafistolage mais prendre un peu de temps pour bavarder avec une enfant de cet âge, n’était pas si mal que ça.

    Il se demandait ce qu’elle pouvait bien faire dans la forêt, mais ne posa pas de question. Il l’invita à boire un peu de thé et à manger quelques Sao. Il en tendit un à Prune qui, la tête légèrement penchée, accepta le cadeau de bienvenue.

    L’agacement des cinq premières minutes s’était dissipé et il trouvait dans cette échappatoire une petite joie interne. Il se mettait à l’écart de la tribu pour être tranquille mais cette enfant, par sa présence incongrue, le fascinait. Elle paraissait très intelligente, sous un faux aspect de timidité. Comme on dit elle n’avait pas la langue dans sa poche.

    Il lui montra comment réparer le filet et lui expliqua le pourquoi et les aboutissants de la pêche.
    Elle l’aida à rentrer la vieille théière et le restant du paquet de Sao à l’intérieur de la case. Elle jeta un rapide coup d’œil autour d’elle et observa le confort plus que minimal : de la terre battue, une natte, et, au milieu de la case, l’emplacement pour le feu. Une table un peu bancale et une chaise rouillée se révélaient en accord avec l’âge du vieil homme. La fillette sut s’abstenir de tout commentaire.

    Un peu de linge était posé dans un carton, à côté de la porte encadrée de deux beaux chambranles semblant monter la garde. Elle s’aperçut aussi qu’aucune flèche représentant le clan du vieil homme n’ornait le toit de paille. Encore là, elle s’abstint de faire un commentaire.

    – Je dois partir, maman m’a dit de ne pas rester longtemps en promenade.
    – Alors, au revoir, jeune fille !
    – Mon nom, c’est Maeva…
    – D’accord, au revoir Maeva et Prune.

    L’enfant partit sans se retourner.

    Le jour suivant Constant se prit à repenser à l’enfant ! Il aimait bien sa solitude mais elle lui avait apporté un peu de chaleur au bon moment. Il se prenait même à penser qu’il espérait la revoir assez vite, lui, le bougon que tout le monde craignait un peu dans la tribu. Les anciens, on les respecte.
    Mais, le lendemain, point de petite fille. L’esprit du vieil homme vagabonda. Que faisait-elle ? Avait-elle des frères ou des sœurs ? Plein de questions qui restaient sans réponses.

    Huit jours se passèrent sans qu’il l’aperçoive. Avec néanmoins un petit pincement au cœur, il finit par l’oublier. Le dixième jour, alors qu’il préparait le fruit de sa pêche, il vit arriver Prune qui se jeta contre lui comme si elle le connaissait depuis longtemps! Et, enfin, l’enfant déboucha du sentier. Ses joues étaient rouges et son essoufflement important. Elle portait dans sa petite main droite un sac qui paraissait bien lourd…

    – Bonjour Constant, je vous ai apporté des gâteaux que j’ai faits avec ma maman.
    – C’est gentil Maeva, on va préparer le thé.

    Constant attrapa quelques branches bien sèches et se mit en devoir de préparer le feu. Maeva alla chercher de l’eau au creek, dans la vieille bouilloire, accompagnée de Prune qui se rafraîchit dans le courant bien frais et essaya d’attraper une écrevisse sans grand succès. Elle remonta rapidement et déposa la bouilloire devant Constant qui la plaça sur le feu. Il avait déjà installé la natte et le paquet neuf de Sao trônait devant lui. Il en tira un qu’il donna à Prune.

    Quand l’heure fut avancée et que le soleil déclinait, il fallut rentrer. C’est un peu à contre cœur que Maeva dit au revoir au vieil homme et elle lui promit de revenir très vite.

    – Quand tu reviendras, je t’emmènerai voir un secret !
    – D’accord, si tu veux.

    Elle partit.

    Trois jours plus tard le vieil homme se surprit à attendre avec impatiente la fillette. Quelque chose avait changé dans sa vie et il n’en était pas si mécontent ! Il lui avait promis de lui révéler un secret et il se demandait quelle serait la réaction de la petite fille. Cela faisait déjà plus de trois semaines qu’il observait le phénomène, et la veille il avait osé s’approcher de son secret.

    Il n’y avait eu aucune réaction d’agressivité à son égard et il en avait été très surpris ! Le matin même il y était retourné pour observer de plus près cette chose fantastique qui se déroulait sous ses yeux. Il avait hâte que la fillette arrive quoiqu’il ait, au fond du cœur, une légère appréhension. Comment allait-elle réagir ? Allait-elle avoir peur ? Allait-elle être fatiguée avec la bonne distance qui séparait ce secret de sa case ? Mais, il se dit qu’il verrait bien le moment venu.

    Ce moment arriva enfin. Elle déboucha du sentier dans une robe jaune vif à bandes blanches avec des baskets jaunes aussi. Il se dit qu’elle risquait d’avoir des ennuis avec sa mère, en rentrant … Ses baskets ne seraient plus jaunes mais rouges !

    Elle portait son chapeau usagé et un ruban noir attachait la natte bien tressée.

    Elle avait, de nouveau, un sac rempli de bons gâteaux.

    – On y va, nous avons de la route à faire : environ trois kilomètres ! Tu tiendras ?
    – Mais, je suis une grande !
    – Ah ! je n’en doute pas ! Regarde, je t’ai préparé un bâton pour marcher et j’ai gravé ton nom dessus.

    Le visage de Maeva s’éclaira d’un grand sourire. Il lui faisait un cadeau. La joie la transportait et elle virevoltait autour de Constant, faisant gonfler les plis de sa robe.

    Ils partirent et marchèrent d’abord d’un bon pas puis Constant, vu son âge, se mit à ralentir la cadence. Maeva, elle, courait derrière Prune et faisait sans arrêt des allées et venues. Puis Constant lui signala que, désormais, elle devait rester près de lui.

    A la sortie d’une clairière, le paysage lui apparut d’une grande beauté. Les palmiers et les cocotiers se balançaient sous la brise légère des alizés. Les rayons de soleil venaient se refléter sur la terre rouge de la piste qui descendait en contrebas. Sous ses pieds, la terre rouge et grasse semblait formée de centaines de petites billes ce qui faisait souvent peur aux automobilistes qui s’engageaient sur ces pistes car, en temps de pluie, elles devenaient très dangereuses.

    Maeva glissait sur cette terre d’où montait une odeur indéfinissable. En contrebas, l’océan Pacifique s’étendait à perte de vue. Les couleurs en étaient merveilleuses, transparentes sur les bords, laissant voir un banc d’oursins qui ne devaient jamais être dérangé.

    Le lagon s’étendait avec divers tons de vert émeraude et de bleu : turquoise, marine, pâle …
    Au bord de la plage, la couleur blanche du sable fin, scintillait sous la réverbération du soleil intense. Une vingtaine de mètres plus à droite, elle apercevait une crique et il lui sembla voir une ombre furtive s’y déplacer.

    – Viens, nous allons descendre auprès de la crique et il va falloir retenir Prune.

    En faisant attention à pas glisser, ils descendirent suivant la trace marquée dans le sable. Quelqu’un venait ici régulièrement, c’était sûr. Arrivés au bord de l’eau, Maeva enleva ses baskets bien salies par la terre rouge ! Maman allait crier, c’est sûr…

    Elle s’avança dans l’eau transparente et tiède et elle crût voir à nouveau, l’ombre. Elle se retourna vers Constant et l’interrogea du regard.

    – Avance, lui dit-il, sans faire de mouvements brusques.
    – C’est ça ta surprise ? Semblait-elle lui dire un peu dépitée, malgré la beauté du site.
    – Avance et regarde sans bruit.

    Elle n’eut pas le temps de réagir, l’ombre se trouvait soudain en face d’elle. Et une deuxième ombre voguait à côté de la première, plus petite, timide.

    – Ah ! mon Dieu ! C’est quoi ?
    – Une vache marine, ou si tu préfères une femelle dugong et son petit. Je viens les voir tous les jours, elle s’apprivoise. Regarde. Il joignit le geste à la parole. Il s’avança doucement dans l’eau jusqu’à la taille et tendit doucement le bras sur le fil de l’eau.

    La femelle s’approcha alors de la main tendue, ruisselante de gouttelettes d’eau de mer.
    Elle sembla renifler, reconnaître son odeur et, comme par miracle, se laissa caresser tout en gardant son petit contre elle. L’instant était magique !

    La fillette regardait, émerveillée par ce geste d’amitié entre l’animal et l’homme. Elle lui faisait confiance et le laissait s’approcher de son bébé. Il n’y eut aucun recul de la part du petit quand Constant lui caressa son gros museau. La fillette était pétrifiée par la joie. Aucun son ne sortait ! Son regard était fixé sur cette chose magnifique qui accordait sa confiance sans restriction.

    – Viens, lui dit-il alors, avance doucement.

    Elle n’osait pas rompre cet instant magique. Prune, restée sur le bord de la plage, regardait la scène et hésitait à se mettre à l’eau, elle qui aimait tant se baigner.

    – Approche, n’aies pas peur, donne-ta main.

    Maeva avança et tendit sa petite main. L’eau lui arrivait pratiquement en haut des épaules et son équilibre devenait instable. Alors, le dugong s’avança vers elle, la renifla, une fois, deux fois puis s’immobilisa. Elle attendait la caresse, qui ne venait pas. Maeva surmonta enfin sa peur et donna la première caresse. La peau, d’une couleur grise tirant sur le beige, était douce et souple, le souffle des narines de l’animal était tiède. Ses yeux d’un noir intense paraissaient démesurés. Des plis s’étaient formés autour de la tête et sa queue qui rappelait la forme de celle d’un dauphin, la maintenait en équilibre par des battements légers. Ses deux nageoires semblaient se tendre vers la fillette pour la prendre dans ses bras.

    Constant recula doucement pour laisser la fillette profiter de cet instant magique. Pleine de bonheur, elle s’avançait avec plus d’assurance. Elle se mit à nager malgré la robe qui la gênait, mais le bonheur était tellement intense qu’elle ne pensait plus à rien. Le bébé venait se mêler à la ronde joyeuse. Prune décida de s’aventurer dans l’eau mais rejoignit très vite le bord de la plage, elle se sentait abandonnée… Constant la prit dans ses bras et observa avec contentement la joie qui émanait des ébats du trio dans cette petite crique.

    Au bout d’un moment il l’appela.

    – Maeva, il faut lui dire au revoir, on reviendra je te le promets.

    Maeva n’entendait plus les paroles du vieil homme, ils étaient trois mais ne faisait plus qu’un. L’amour les transportait.

    Constant éleva la voix,

    – Maeva, viens ! Il faut les laisser, on doit parler avant de rentrer.

    La fillette rompit le charme si intense et commença à faire demi-tour tout en se retournant pour voir si la femelle allait la suivre. La femelle semblait avoir compris que la danse était terminée, mais elle savait qu’ils allaient revenir. Elle s’éloigna avec son bébé.

    – Ah ! mon Dieu ! C’était fantastique, merci Constant. Je peux te demander une faveur ?
    – Vas-y !
    – Je peux t’appeler papy !
    – Bougonnant, le vieil homme accepta. L’amitié était définitivement scellée entre eux.
    – Je vais te demander quelque chose : pourras-tu garder ce secret pour nous deux ? enfin nous trois avec Prune !
    – Oh oui !
    – Maintenant il faut rentrer.

    Tout le long du chemin de retour, la fillette exprima la joie si fortement ressentie. Lorsqu’elle quitta Constant repue de fatigue, le sourire illuminait encore son visage.

    Les jours suivants, ils continuèrent les visites à leur si joli secret. Maeva exprimait de plus en plus la joie que lui procuraient ces rencontres. Dans l’eau elle se livrait au jeu du glissement doux de la main sur la peau satinée de la femelle. Elle l’avait appelée « DUGGIE » et le bébé « BABA ». C’étaient de longs baisers, des frôlements contre l’animal qui cherchait continuellement ce contact.

    Les moments de retrouvailles étaient intenses. Constant ne partageait plus lui-même ces moments dans l’eau. Il regardait le bonheur de la fillette et cela lui suffisait. Ils se retrouvaient ensuite au pied du vieux tamanou, pour prendre le thé.

    Plusieurs semaines passèrent ainsi.

    Un après-midi, Maeva déboucha dans la clairière et fut surprise de ne pas voir le vieil homme l’attendant devant la case. Prune s’était arrêté devant les chambranles et gémissait ce qui n’était pas dans ses habitudes. L’enfant eut un pressentiment et se précipita en lâchant son sac de gâteaux au sol.

    – Papy ! Papy !

    Pas de réponse…

    – Papy, réponds ! Tu es là ?

    Elle n’entendait que les gémissements de Prune, plus intenses au fur et à mesure qu’elle avançait.

    Elle stoppa net devant la porte fermée. Devait-elle l’ouvrir ? Devant l’insistance des gémissements de Prune, elle poussa doucement la porte et ce qu’elle vit lui fit peur. Elle n’avait que huit ans mais elle entendait parler les adultes, regardait la télévision. Un doute s’installa en elle. Elle s’approcha du vieil homme, posa sa petite main sur la main ridée et fatiguée de Constant.

    Elle était froide, mais douce malgré les rides. Elle l’appela.

    – Papy, papy tu dors ? Mais le vieil homme ne réagit point.

    Alors faisant demi-tour, elle se lança dans une course folle : elle voulait vite rentrer à la maison et prévenir sa maman.

    Constant l’avait quittée pour un voyage bien long dont il ne reviendrait pas. L’enfant se sentit abandonnée, meurtrie, trahie. Les grandes personnes ne faisaient même pas attention à elle.

    Alors elle prit son bâton et s’enfuit en direction de la crique. Elle se jeta à l’eau. Elle voulait se retrouver seule avec « Duggie et Baba ». Mais personne ne vint vers elle. Duggie et Baba n’étaient pas dans la crique. Elle eu le sentiment d’être abandonnée par ses meilleurs amis.

    Quand elle revint en fin d’après-midi, il n’y avait plus personne. Alors elle se dirigea au pied du tamanou, ou elle se coucha. Elle avait enfoui sa tête dans la mousse fraîche et elle éclata en sanglots, d’abords légers puis de plus en plus lourds. Elle laissait échapper toute sa peine. Prune vint se coucher à côté d’elle et se mit à gémir. Elle comprenait le chagrin de sa petite maîtresse. Quand, enfin, Maeva essuya ses larmes, elle découvrit qu’une petite pousse du tamanou se frayait un chemin dans la mousse verte. Alors elle se dit que Constant ne l’avait pas abandonnée, qu’il était là, au pied de son arbre.

    Vingt années plus tard…

    Au détour du sentier, la chienne partit à fond de train, malgré l’arthrose qui la faisait souffrir. Elle savait qu’au bout du sentier il y avait une clairière et qu’au bout de cette clairière se trouvait une case… A ce moment, un petit garçon de 5 ans, les cheveux ébouriffés d’un noir splendide, coiffé d’un chapeau de paille rafistolé, habillé d’une salopette bleue marine sur un tee-shirt blanc, chaussé de baskets bleues, fit irruption derrière la chienne !

    – Prune ! lança le gamin attends moi, où tu vas ?

    Et tout à coup une voix claire s’éleva au bout du sentier.

    – Constant ! Fait attention ! Attends-moi…

    Et elle déboucha alors dans la clairière. Ses yeux cherchèrent la case qui avait disparue mais quelque chose attira de suite son attention : deux tamanous se dressaient sur le bord de la clairière, le grand semblant protéger le petit.

    Elle appela alors son fils et lui dit tout bas.

    – Constant, viens je vais te montrer un secret.
    – Ah oui ! répondit l’enfant.
    – Oui viens.

    Ils partirent tous les deux, comme il y avait vingt ans, quand elle avait accompagné le vieil homme. Le paysage n’avait pas changé, la terre rouge et grasse, le soleil dans les palmiers et les cocotiers, le sentier qui descendait vers la crique. Avec un pincement au cœur, elle s’approcha du bord de l’eau et appela sans grande conviction :

    – Duggie, Baba !

    Son cœur se serrait, il n’y avait personne c’était sûr.

    – Qui sont Duggie et baba, maman ?

    Elle ne répondit pas, et rappela,

    – Duggie, Baba…

    Un long moment de suspense plana sur la scène irréaliste… Puis, soudain, le secret surgît enfin !

    Elle était là, mais ne la reconnut pas. Soudain, elle réalisa que ce n’était pas Duggie mais Baba qui était accompagnée de son petit. Elle avait cette petite tache à côté de son œil, oui c’était bien Baba ! Une joie immense l’envahit et elle se retourna vers son fils. Il était immobile, les pieds chaussés de ses baskets dans l’eau toujours aussi claire. Ses yeux agrandis par la vision se perdaient dans l’image qu’il essayait de décrypter.
    Les alizés faisaient virevolter ses mèches brunes autour de ses joues rougies par l’effort de la descente abrupte du sentier. Il n’arrivait pas à réaliser ce qui se passait sous ses yeux. Il se tourna alors vers sa maman qui lui fit signe d’avancer mais il était comme paralysé !
    Ce qu’il voyait était tellement surprenant pour un enfant de cet âge que la peur prenait le dessus sur l’envie de toucher Baba. Alors Maeva prit son fils dans ses bras, avança doucement dans l’eau tiède du lagon, prit délicatement la main de l’enfant et lui chuchota à l’oreille :

    – N’aie pas peur Constant, je te présente Baba

    L’enfant restait sans voix mais laissa sa maman lui prendre la main et la poser tendrement sur le museau de Baba. Et le même sourire s’afficha sur son visage, un sourire de joie que Maeva reconnut dans ses souvenirs. Elle revit comme dans un songe, le vieil homme qui avec le même geste lui avait apporté cette joie intense, d’un moment inoubliable.

    Ils restèrent longtemps à caresser Baba et son bébé que Constant appela « ZOE ».

    Prune restée sur le sable regardait la scène sans broncher. Elle se faisait vieille et se sentait fatiguée. Alors elle remonta le sentier, traversa la clairière et se couchant au pied du tamanou, elle s’endormit.

    Aujourd’hui, Prune dort pour un long sommeil entre les deux tamanous.

    Un bâton enfoncé au sol porte son nom et celui de Maeva.

    Constant revint vingt cinq ans plus tard car il en avait fait la promesse à sa mère. Quand il déboucha dans la clairière, une petite fille le suivait en gambadant joyeusement avec son chien.

    Constant l’appela et lui dit tout bas.

    – Viens Clémentine je vais te faire voir un secret… l’histoire continuait.

    FIN

    Aujourd’hui les dugongs sont protégés par la « Convention de Washington » car, trop menacés par les pêches et la pollution, ils étaient en voie de disparition.

  3. La cabane à mots.

    En des temps très anciens, Keïta, un homme grand et mince, à l’esprit vif et curieux, habitait un village perdu dans la savane lointaine.
    Il avait décidé de voyager dans les villages proches, et dans les villages à proximité de ces villages proches, et peut-être plus loin encore, afin de recueillir dans un livre, les histoires qui circulaient de génération en génération, de la bouche du père aux oreilles de ses enfants, et cela depuis des siècles et des siècles.
    Ainsi avait-il déjà saisi grâce à sa plume et à son encre plusieurs légendes célèbres que tous les garçons et toutes les fillettes à leur tour apprenaient.
    Le disparition subite et mystérieuse des éléphants de la région de Serengeti, laissant ainsi à la merci des prédateurs que sont certains fauves sauvages, les villages alentours. Quelle faute les hommes avaient-ils pour que leurs protecteurs s’en aillent.
    Les singes peintres des grottes de Kapchowa, au nord du Mont Elgon, ils racontaient sur ces parois leur vie, faite de bonheur et de tragédies, en ceci, ils étaient l’égal de l’Homme.
    L’histoire de la gazelle de Mwanza qui vécut, à force de ruse et de sagesse, bien plus longtemps que le lion Lota, qui régnait sur cette terre. A force d’envoyer ses lionnes qui revenaient sans cesse bredouille et de voir sa suprématie s’effilocher, il mourut seul, retiré dans la savane.
    Lejeune Kouata qui devint, dans sa tribu, homme dès sa première chasse, sans tuer le moindre gibier avec sa sagaie. Seul son regard suffisait à vaincre sa victime.
    Ces contes, recopiés fidèlement par Keïta, sur un grand livre aux pages blanches et à la couverture de cuir, mettaient en scène des hommes, des femmes, des enfants, l’esprit des morts, ceux des ancêtres sages et d’autres endiablés, qui avaient fui dans les ténèbres. Ces légendes montraient aussi des animaux extraordinaires, dotés de la parole, ou des personnages magiques qui réalisaient des exploits et faisaient ainsi rêver des générations de filles et de garçons, le soir près du feu, quand dans la savane le lion rugissait et les antilopes fuyaient.
    Ensuite, ils allaient rejoindre dans leur sommeil, le grand ciel étoilé.
    Plus Keïta cheminait de village en village, plus il écoutait les sages conter leurs légendes, plus le livre s’épaississait et constituait ainsi la mémoire d’un peuple, d’une civilisation.
    Keïta devenait de plus en plus connu, son œuvre intéressait les chefs de village qui pensaient que finalement, oui, son idée était intéressante.
    Alors que jusqu’à présent, depuis des millénaires, la mémoire d’un continent passait de bouche à oreilles, pourquoi ne pas l’écrire sur un manuscrit et la fixer, en un lieu, en un temps pour ne plus l’oublier, pour ne plus la défigurer.
    Car les sages le savaient. Plus le temps s’écoulait et les siècles défilaient, plus la beauté de ces récits s’émiettait, plus ils perdaient de leur précision, de leur richesse, de leur morale…
    Pourquoi alors ne pas les écrire afin qu’un plus grand nombre puisse à son tour les connaître.
    La célébrité de Keïta vint aux oreilles d’Hawa, un esprit maléfique, dont le but justement était d’appauvrir ces légendes, de les faire oublier afin que le langage, l’image, le son, la vue et tout ce qui constituait cet héritage ne soit que sa propriété.
    Elle voulait être la détentrice des légendes de son continent, et mettre à sa merci hommes, femmes et enfants qui deviendraient ainsi ses sujets, ses serviteurs.
    Elle se mit en quête de Keïta afin de le tuer et de brûler son livre, car sa mémoire était telle, qu’elle pouvait se passer de l’écrit. Le livre était son ennemi.
    Habillé d’une peau de gazelle qu’elle avait sauvagement tuée et d’un bâton arraché aux rares arbres encore en vie, Hawa se lança à la recherche de Keïta. Elle interrogeait du regard ses alliées les hyènes, ses complices les serpents et petit à petit, à travers la brousse, par les vallées asséchées et les monts au climat aride, elle se rapprochait de Keïta.
    Ce dernier, s’il savait prédire le temps, lire dans les yeux les sentiments d’un humain, se douta bien qu’un danger de mort s’approchait, le menaçait.
    Keïta avait deux amis, l’antilope Jaïda douée d’une vitesse extraordinaire, elle galopait à la vitesse de la lumière et en un éclair, elle pouvait parcourir des centaines de kilomètres.
    Son second ami était Roda, le lion, doté d’un double don. D’abord, il avait une force telle qu’il pouvait renverser une montagne d’un seul coup de patte, ensuite, sa vision des choses était telle, qu’il pouvait se transportait d’un endroit à un autre juste par la pensée.
    Keïta et ses deux amis usèrent de ruse et de patience pour venir à bout d’Hawa, l’esprit maléfique.
    Quand celle-ci arrivait à proximité de l’endroit où Keïta se réfugiait, celui-ci montait sur le dos de Jaïda, en tenant fermement dans ses mains le livre précieux, puis s’enfuyait. Tous deux étaient protégés par Roda qui bousculait ciel et terre, et par conséquent Hawa, et à son tour disparaissait pour rejoindre ses amis.
    Tous les trois renouvelèrent ce scénario une fois, dix fois, cent fois. Ils laissaient croire à Hawa qu’ils s’épuisaient à force de la fuir, alors qu’en vérité, il n’en était rien.
    C’était une ruse pour qu’Hawa se trouve la plus forte, cela l’encourageait à se dépenser sans compter.
    En réalité, c’était elle qui s’épuisait à vue d’œil. Au bout de plusieurs mois de poursuite, elle n’ait plus que la peau sur les os, elle faisait peur à voir alors que déjà, sa seule présence ne rassurait pas ; mais elle ne se doutait de rien, aveugle qu’elle était, avec comme seul objectif d’éliminer Keïta et elle repoussait inconsciemment la fatigue qui la diminuait dangereusement.
    Mais un jour, Roda décida de mettre fin à cette comédie. Et de vaincre définitivement Hawa. Il l’attira dans une vallée encaissée, de sa patte puissante fit tomber sur elle des milliers de tonnes de roches, et pour être certain qu’elle n’en sortirait pas vivante, déclencha un feu épouvantable qui ravagea toute la région.
    Hawa fut trop faible pour faire face, elle disparut comme elle avait vécue, l’esprit en feu.
    Keïta à partir de ce jour, pu enfin terminer sereinement son œuvre. Son livre fut achevé, il comptait un nombre infini de légendes car en vérité, ce livre était magique. Il n’avait pas de fin. Quant la dernière page était lue, un nouveau conte apparaissait.
    Keïta vécu paisiblement et s’éteignit doucement, à un âge avancé, comme s’était éteint une bougie quand celle-ci n’avait plus de cire.
    Bien des années se furent écoulées avant que la légende de Keïta fut parvenue aux oreilles de Mamadou. Cet homme était bon. Il peignait la Nature et l’Homme, il chantait le Vent et l’Eau, il conversait avec les esprits et les animaux, il était doux et attentif à autrui.
    Jaïda et Roda se dirent qu’il était l’homme qui devait être l’héritier de Keïta et que sa mission était simple, mais longue et combien enthousiasmante. Il devait fait connaître à toutes les filles, à tous les garçons et à leurs familles respectives les légendes que Keïta avait si minutieusement recopiées pendant des dizaines et des dizaines d’années.
    Jaïda et Roda le conduisirent au village, à la cabane où Keïta avait fini ses jours, ils lui indiquèrent l’endroit ou le livre était dissimulé, sous un gros bloc de pierres qui servaient aussi de foyer. Il creusa, le trouva protégé dans une peau, l’ouvrit et éberlué, vit des milliers de pages recouvertes d’une écriture si belle, si soignée. Ainsi avaient été recopiés les contes que Keïta avait écoutés.
    Mamadou se dit que le premier enfant à qui il devait lire une légende était son fils Sekouma.
    Il prit la première et commença, s’était la légende D’Outah, le sage de la Vallée d’Or.
    Ils s’installèrent près du feu que Mamadou, dans cette cabane illustre, avait rallumé.
    Curieusement, plus il lisait, plus les mots qu’il prononçait s’envolaient dans toutes les directions de l’espace : à droite, à gauche, en haut, en bas, tout près, très loin. Ces mots étaient aussi des images, des voies, des vies qui renaissaient et s’en allaient rejoindre l’endroit où Hawa les avaient capturées, et où Keïta avait réussi à les sauver de l’oubli.
    Plus Mamadou lisait sous le regard attentif de son fils, et plus les enfants venaient à leur tour s’asseoir au pied de cette cabane écouter les légendes recopiées par Keïta et lues par Mamadou, le Sage.
    Entre eux, depuis ce jour, les enfants appelèrent la cabane de Keïta, la cabane à mots.

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