Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Désir (Alphonse de Lamartine)

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...


Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

 

Alphonse de Lamartine

 

Ah ! si j’avais des paroles,
Des images, des symboles,
Pour peindre ce que je sens !
Si ma langue, embarrassée
Pour révéler ma pensée,
Pouvait créer des accents !

Loi sainte et mystérieuse !
Une âme mélodieuse
Anime tout l’univers ;
Chaque être a son harmonie,
Chaque étoile son génie,
Chaque élément ses concerts.

Ils n’ont qu’une voix, mais pure,
Forte comme la nature,
Sublime comme son Dieu ;
Et, quoique toujours la même,
Seigneur, cette voix suprême
Se fait entendre en tout lieu.

Quand les vents sifflent sur l’onde,
Quand la mer gémit ou gronde,
Quand la foudre retentit,
Tout ignorants que nous sommes,
Qui de nous, enfants des hommes,
Demande ce qu’ils ont dit ?

L’un a dit : « Magnificence ! »
L’autre : « Immensité ! puissance ! »
L’autre : « Terreur et courroux ! »
L’un a fui devant sa face,
L’autre a dit : « Son ombre passe :
Cieux et terre, taisez-vous ! »

Mais l’homme, ta créature,
Lui qui comprend la nature,
Pour parler n’a que des mots,
Des mots sans vie et sans aile,
De sa pensée immortelle
Trop périssables échos !

Son âme est comme l’orage
Qui gronde dans le nuage
Et qui ne peut éclater,
Comme la vague captive
Qui bat et blanchit sa rive
Et ne peut la surmonter.

Elle s’use et se consume
Comme un aiglon dont la plume
N’aurait pas encor grandi,
Dont l’œil aspire à sa sphère,
Et qui rampe sur la terre
Comme un reptile engourdi.

Ah ! ce qu’aux anges j’envie
N’est pas l’éternelle vie,
Ni leur glorieux destin :
C’est la lyre, c’est l’organe
Par qui même un cœur profane
Peut chanter l’hymne sans fin !

Quelque chose en moi soupire,
Aussi doux que le zéphyr
Que la nuit laisse exhaler,
Aussi sublime que l’onde,
Ou que la foudre qui gronde ;
Et mon cœur ne peut parler !

Océan, qui sur tes rives
Épands tes vagues plaintives,
Rameaux murmurants des bois,
Foudre dont la nue est pleine,
Ruisseaux à la molle haleine,
Ah ! si j’avais votre voix !

Si seulement, ô mon âme,
Ce Dieu dont l’amour t’enflamme
Comme le feu, l’aquilon,
Au zèle ardent qui t’embrase
Accordait, dans une extase,
Un mot pour dire son nom !

Son nom, tel que la nature
Sans parole le murmure,
Tel que le savent les deux ;
Ce nom que J’aurore voile,
Et dont l’étoile à l’étoile
Est l’écho mélodieux ;

Les ouragans, le tonnerre,
Les mers, les feux et la terre,
Se tairaient pour l’écouter ;
Les airs, ravis de l’entendre,
S’arrêteraient pour l’apprendre,
Les deux pour le répéter.

Ce nom seul, redit sans cesse,
Soulèverait ma tristesse
Dans ce vallon de douleurs ;
Et je dirais sans me plaindre :
« Mon dernier jour peut s’éteindre,
J’ai dit sa gloire, et je meurs ! »

A ne pas manquer :

  • Aux jeunes poètes (Pierre Albert-Birot)Aux jeunes poètes (Pierre Albert-Birot)   Pierre Albert-Birot   Poème genre didactique Pour faire un poème Pardonnez moi ce pléonasme Il suffit de ce promener Quelque fois sans […]
  • Quand vous serez bien vieille (Pierre de Ronsard)Quand vous serez bien vieille (Pierre de Ronsard)   Pierre de Ronsard   Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz chantant mes vers, en vous […]
  • L’offrande lyrique III (Rabindranath Tagore)L’offrande lyrique III (Rabindranath Tagore)     Rabindranath Tagore   Ô les vagues , les vagues qui dévorent le ciel Etincelantes de lumières , de vie dansante Les vagues d'une marée de […]
  • Elle marche dans sa beauté (Lord Byron)Elle marche dans sa beauté (Lord Byron)     Lord Byron   I. Elle marche dans sa beauté, semblable à la nuit des climats sans nuages et des cieux étoilés ; tout ce qu’ont de plus beau la […]
  • Sonnet à la Liberté (Oscar Wilde)Sonnet à la Liberté (Oscar Wilde)   Oscar Wilde   Ce n'est point que j'aime les enfants, dont les yeux mornes ne voient rien si ce n'est leur misère sans noblesse, dont les esprits ne […]
  • Chopin (Marcel Proust)Chopin (Marcel Proust)   Marcel Proust   Chopin, mer de soupirs, de larmes, de sanglots Q’un vol de papillons sans se poser traverse Jouant sur la tristesse ou dansant sur les […]

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: