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Edmond Michon

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Edmond Michon

Edmond Michon, Chroniqueur de France

***

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*

Cauchemar.

De cette terre remuée, ressortait une natte,
Et les murs noircis, noircis au chalumeau
Permettaient de sentir, une drôle odeur de pâte,
Et près de cette natte, un rouge morceau de col!

De cette terre remuée, de cette terre brûlée,
Et ces murs abattus, et ces tiges de fer,
Ressortait une main, le hurlement d’un père,
Les flammes infernales avaient tout ravagé!
De cette terre remuée, avons-nous vu ses yeux,
Qui épiaient, horrifiés, des flammèches de feu,
De cette terre remuée, est-ce que battait un coeur
Régnait plutôt l’odeur, figurée par la peur.

De cette terre remuée, et sur ce sol tout mou,
Pouvions-nous deviner un avenir si dur,
Au sein duquel, toujours, j’entends le cri du loup,
Qui montre que malgré tout, la violence perdure.

De cette terre remuée, surgissait bien le pire,
La neige accumulée et tachetée de sang,
Et cette terre remuée, le résultat d’un plan,
Donnait à tout humain, une envie de vomir!

Dans cette terre remuée, disparut la raison,
Quatre murs abattus, en fait toute une maison,
Dans cette terre remuée, n’existait plus le pain,
Et encore moins, c’est sûr, ce beau terme d’Humain…

*

Edmond Michon – Les tableaux

Les tableaux prenaient un ton gris, étrangement gris. Un assombrissement des tons presqu’inexorable. Que ce soient les gouaches, les huiles, les aquarelles ou toute autre œuvre qu’il put réaliser dans son atelier ou dehors en pleine nature, y compris par journée ensoleillée…

Lire plus…

*

Edmond Michon – Fantômes

Au sortir de la messe, paysans s’en retournent,
Rejoindre leur vieille ferme, aux fenêtres austères.
La volonté divine, ce pays en sens tourne,
Le labeur les appelle, aux faines, aux hêtres, aux terres.

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*

Edmond Michon – Métiers

 Ils sont certains métiers où l’on ne ressort que
Chaque matin de bonne heure, lors d’une aube monotone,
Chaque soir exténué, où l’on ne stoppe que
Aveugle et l’esprit sombre, plus rien ne vous étonne !

En savoir plus…

*

Edmond Michon – La nuit règne

La nuit règne quand il sort de chez lui et part au travail. La presse l’attend impatiente de poursuivre son œuvre commencée avec son prédécesseur, celui de l’équipe de nuit. Une vieille complicité de plusieurs années. Un bruit. Des odeurs. Des automatismes. Elle dépose ses enfants à la garderie et se dépêche de rejoindre la blanchisserie. Ce n’est pas une petite boîte. Elle s’occupe de linge sous toutes ses formes du CHU juste à côté. D’habitude, chaque établissement hospitalier a sa blanchisserie, mais celle-ci… En savoir plus…

*

Avertissement !

Tes yeux sont un écran où je ne perçois point
La folie de ce monde, et son emballement ;
Mais un vaste horizon, où la notion de soin
Qui vaut tout l’or du monde, pour moi, c’est évident !  En savoir plus…

***

Aube

Un ciel légèrement voilé
Une température, lourde
Le grillon a chanté,
Toute la nuit
Aux heures les plus chaudes,
Il est parti rejoindre
Son nid… En savoir plus…

***

Vue paradisiaque 

Au loin, une mer calme et bleue, dont les douces vagues,
Sur la surface d’huile, sont des rides inattendues,
Des hallucinations, pour des esprits qui divaguent Dans la brise marine, de ces valeurs disparues… 
En savoir plus…

 ***

Edmond Michon – Stupeur !

Mais quelle ne fut sa stupeur, quand il vit soudain,
Ses femmes qui réclamaient, la justice et du pain,
Leurs visages en colère depuis de nombreux siècles.
Elles étaient étrangères, à ces poudres, à ces boucles ! En savoir plus…

***

Edmond Michon – En France,

notre histoire est forte d’événements sanglants ou non, qui ont changé son avenir, ont pris aussi une dimension universelle. Le siècle des Lumières et les premières grandes idées qui esquissent les contours d’une autre société. En savoir plus…

***

Edmond Michon – Ecouter un ruisseau murmurer

regarder un paysage animé par le vent, être témoin du lever ou du coucher du soleil, disque rouge, sur crête noire si le crépuscule est déjà prononcé. N’est-ce pas magnifique ? Le temps s’écoule au rythme du temps, ni plus vite, ni plus lentement qu’ici qu’à mille kilomètres. En savoir plus…

***

Un appel profond à toute l’Humanité !

Parfois, il m’arrive de me poser cette question. L’individu, qui dans la rue, armé ou non, qui s’oppose à l’oppresseur afin de rétablir sa dignité, la justice, la liberté, l’égalité, la fraternité n’est-il pas plus important à cet instant qu’un artiste qui agit pour les même raisons mais sous une autre forme, celle des idées qui , en soi, est un combat bien plus long ?
Et je lis dans tes yeux submergés de colère
Un appel profond à toute l’Humanité ! En savoir plus…

***

Cet homme

Cet homme déchargeaient ses caisses de poissons, la criée était comble, la nuit à l’horizon pointait. L’aube se levait. La pointeuse fit un bruit sec, elle était pressée. Ses enfants attendaient à la garderie et tout ce qui devait remplir chaque soirée garnissait bien celle-ci comme toutes les soirées chargées de la semaine… En savoir plus…

***

Poésie encore…

Poésie comme un cœur qui bat rapidement
Ou parfois lentement, aux creux de mes deux mains,
Poésie comme une arme, qui écrit librement,
Sans censure, mesurant notre vie, ses confins.   En savoir plus…

***

Pauvre fou !

Les années passent, les générations se succèdent, certains souvenirs se sont effacés par le vent qui éloigne le grain de sable, par le chiffon qui efface le tableau, le flux et le reflux sur la plage, ou encore par une volonté peureuse, une autocensure effrayée. D’autres, au rythme où le sable s’écoule dans un sablier infini ne tarderont pas à s’enfoncer dans l’oubli comme un individu piégé par des sables mouvants. Des hommes crurent, persuadés, apporter des remèdes aux maux de l’humanité, par insouciance, par ignorance, calcul ou ambition. En savoir plus…

***

Le profiteur

Le profiteur, l’être cynique, le criminel contre l’humanité éprouve-t-il du plaisir, voire une certaine jouissance dans le regard de ses victimes ? Y trouve-t-il là une justification de ses propres actions ? Et que cela date du XXe siècle ou aujourd’hui, au XXIe siècle ? Ce serait croire que le mal est inné, tour comme le bien pourrait l’être et je crois que nous commettrions une erreur à croire en cela ! Dans notre monde, tout se construit, tout se détruit, que cela soit matériel, vivant ou immatériel ! Ainsi le sentiment, l’idée, la notion d’être humain. En savoir plus…

***

Lugio

Lugio était un artisan pâtissier, comme son père l’avait été, et le père de son père. La Sicile, ce pays splendide, cette île volcanique, ce climat méditerranéen, ces villages perdus en montagne, ses traditions, sa culture et son organisation. Elle remontait à des siècles, avait évolué, aujourd’hui était très moderne : la mafia. Lugio payait l’impôt, un impôt toujours plus cher, mais en échange personne ne l’embêtait, ni lui, ni sa femme, ni ses enfants. Quand un membre de sa famille était malade, il était soigné. L’école aussi était gratuite. Sa clientèle lui était assurée. Naturellement, son Protecteur lui demandait parfois des services confidentiels. Son propre fils, parfois, était mis à contribution.   En savoir plus…

***

A l’académie officielle

A l’académie officielle ru roi, régnait, ou bien dans un silence religieux au cours duquel des cerveaux désignés griffonnaient des vers en respectant des règles, celles écrites par sa Majesté, attablée derrière un plat savoureux de gibier. Ou bien, quand une agitation tout à coup éclatait, et que le chancelier des lieux, avait repéré le fautif, il le faisait jeter dans une oubliette sur laquelle était posé un lourd couvercle de pierre. Ainsi, la pauvre âme qui voulut s’évader par ses vers fut condamné, banni, et fin fatale, son âme dévorée par les vers, sa vie s’achèverait ainsi. Il fallait penser, penser, penser ; en respectant les règles, les règles, les règles. La production était intense, et ces écrits dénués de sens. Les rares qu’on ait pus trouver louaient sa majesté, ses dons, sa beauté, sa chance mais jamais, ô jamais sa malchance. Un oiseau effronté volait de poutre en poutre. Il put gagner ainsi avec précaution, le sommet du château, une tour si haute où sa majesté chaque se faisait admirer, applaudir par un public si bas. Il déclamait des vers ôtés de sens de ses poètes nommés d’office, sous les applaudissements ravis de sa cour illettrée, ou ceux forcés des pauvres et des gueux, qui trouvaient ces poèmes forts stupides. Mais l’oiseau, dans ces circonstances, constituait un danger. Lequel, on ne sait pas tant qu’il ne chantait pas. Les archers du roi avaient beau tirer leurs flèches finement travaillées, elles loupaient toujours leur cible et le Roi, toujours qui ordonnait qu’on leur coupât la tête ! Ses oiseaux de proie essayaient en vain de l’attraper avec leurs serres puissantes et l’oiseau poète se mit à chanter des vers et les pauvres, et les gueux se mirent à les comprendre et à les répéter tout autour d’eux, c’étaient des messages cruciaux. Il fallait fuir au plus vite ce château sur lequel étaient apparues de premières fissures suspectes. Et l’oiseau déclamait, par instant, un peu pressé, un peu inquiet. Et le soleil brillait. Et le roi donnait des ordres désordonnés. Petit à petit, son puissant édifice aux lois strictes et rigides, celui de toute sa vie, celui de ses ancêtres, commença à perdre une pierre, puis deux et finit par perdre des parties entières de façades. La destruction dura des heures, la foule fuyait, les gueux se mêlant aux nobles. Il ne resta rien d’une tyrannie qui avait causé tant de malheurs et tant de tragédies. Mais l’oiseau déclamait encore et encore. A chaque vers déclamé, un arbre, un fleur, une chaumière, un enfant, une femme, un homme, un peuple auparavant ignoré renaissait, et se mettait à vivre. Ainsi, au fil des semaines naquit une ville nouvelle, une ville sans remparts, sans gardes, dans laquelle chacun était citoyen à part entière, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs, le même pouvoir pour faire évoluer sa cité… Ecoutez attentivement les oiseaux autour de vous, ils ont tant et tant de merveilles à vous conter.

 ***

Ame en peine.

Sa figure est marquée, et son visage est triste,
Ses joues sont dénuées des caresses des mains
De ces femmes attentives qui auraient pu l’aider,
Ses pommettes creusées n’ont nulle trace de larme.

Sa figure est marquée et son visage est triste
Ses yeux au regard vague ignorent le futur.
Ils ne sont que caveaux où sont donc enterrés
Des souvenirs anciens, fantômes du présent.

Son esprit, oui vraiment, est un terrible enfer,
Images, instants, visages, surgissent tout à coup,
Ils harcèlent sans cesse, la créature en peine,
Au visage marqué et aux yeux couleur terre.

  ***

,

 

 Forces opposées

Fatal, sur ces rochers, la vieille vague y meurt,
Comment, ne pas sentir, cette fin programmée ?
Rochers, algues glissantes, cette grande splendeur,
Ici, devant mes yeux, la Méditerranée.

Pliés, brutalisés, les pins, leurs frondaisons,
L’action incontrôlable, du Mistral déchainé.
Il souffle, il souffle et souffle, sur ces pins tous penchés,
Fouettés, sans retenue, par ce vent sans saison.

Mistral, toi dictateur, ou vent réconfortant,
Tu es un élément du terroir, important,
Le vent et puis le vent, rencontre d’énergies,
Qui la nuit et le jour, orientent notre vie.

  ***

Je me souviens

Je me souviens de cette course en montagne que nous devions, les guides Fabrizio, Marco et moi-même faire avec les quatorze adolescents dont nous avions la responsabilité, sept filles, sept garçons âgés de treize à quinze ans. Nous étions dans le parc du Grand Paradis, en Italie et nous devions faire halte à Cogne, étape nécessaire pour se ravitailler, point central touristique de la vallée. Ensemble, avec les conseils de nos guides, nous avions prévu l’itinéraire, le dénivelé, les haltes, le refuge, le contenu des sacs. Ces jeunes avaient un point commun, et c’est bien pour cela qu’ils étaient là : l’amour de la montagne, l’air, la vue, la roche, la pente, la glace, la faune, la flore, le goût de l’effort , du dépassement de soi, pour arriver ensemble, le sourire au lèvres, sur une arête sommitale, là-haut, perdus dans les abîmes, ce qui les rendait heureux. Ensemble, dix jours plus tôt, nous avions gravi ensemble l’Emilius, du côté Aoste, à près de quatre mille. Repas dans une vieille maison à berger, la polenta sur la roche bouillante, la nuit glaciale, départ à tâtons, les roches, puis cette voie qui conduit au sommet. Ainsi, réaliseraient-ils leur rêve, celui qui les avait conduits en Italie, tenter des sommets élevés dans un parc illustre. Tout était prêt. Les individus. Le matériel. Les rappels de sécurité et les conditions atmosphériques. La veille, pour se reposer, nous avions beaucoup discuté de tout et de rien, en fait de questions qui les intéressaient ou les préoccupaient. Nous, les adultes, n’ayant pas de réponses à toutes leurs interrogations, nous essayions de les mettre sur des voies qui pouvaient peut-être les aider. Nous partîmes de nuit, à la lumière des frontales, la montée, le rythme lent, le crépuscule, une teinte rose sur les cimes enneigées, des hardes de bouquetins qui remontaient en altitude à la même vitesse que nous, ainsi, à quelques dizaines de mètres de nous. Des compagnons d’ascension. Puis la roche, et l’approche de l’assaut final. Une halte ou deux pour boire, reprendre des forces et à l’heure dite, nous abordions la dernière crête, à plus de quatre mille mètres d’altitude, pour atteindre ce point, ce sommet à leurs yeux mythique. Seulement un chapeau se forma au sommet. Ce chapeau qui gagna rapidement les autres massifs. Un écran blanc se forma, le ciel était le sol, ou se sol était-il le ciel ? Nous avions en responsabilité quatorze vies, quatorze jeunes. Nous n’hésitâmes pas les adultes. Nous nous regroupâmes avec les jeunes quelques minutes, expliquâmes la situation, ses risques mortels et notre décision de redescendre, même si l’objectif était là, à environ trente minutes. Ils furent déçus, mais comprirent, il n’était pas question de prendre des risques inconsidérés, la mort en aurait été le tribut. Le droit au rêve ne doit pas omettre le droit à la vie et le devoir de vigilance. S’ils n’avaient pas vaincu ce sommet ce jour-là, ils le vaincraient un autre jour, plus clément.

  ***

Mon grand-père

Mon grand père mineur se désespérait qu’en sortant de la mine, la nuit, le ciel était toujours couvert et la pluie fine, souvent, mouillaient ses vêtements sales. Elle humidifiait son visage aussi noir que les astres. Les tout jeunes nés se demandaient ce que pouvait être une étoile, les plus âgés en avaient un vague souvenir. Les adultes les regrettaient. Les anciens les avaient oubliées. Et mon grand père pestait contre ces peintres du malheur dont la mission était de recouvrir d’une épaisse couche noire tout ce qui ne l’était pas encore : les paysages, le ciel, la rivière, les sourires…La colère lui monta, mais pas seulement la sienne, toute celle du coron. Ils s’en prirent à ces artistes payés au coup…de pinceau, mais également à ceux qui stockaient, chez eux, en secret, les couleurs de l’arc en ciel. La grève fut décrétée, les hangars pris d’assaut, les propriétés réappropriées. Et chacun, un pinceau à la main, dessina à nouveau la nature, les couleurs du jour, les couleurs des visages et des sourires, celles de la nuit, les couleurs du bonheur. Les visages des enfants rayonnaient de vie dans un environnement verdoyant, même si sous terre, le charbon toujours aussi sombre, toujours aussi meurtrier, la sueur du travail leur apportaient leur pain quotidien. Mais tous connaissaient l’étape à venir. Mon grand père, en attendant cette heure décisive, en sautant de sa berline, en pleine nuit, pouvait à nouveau s’écrier : « mais v’là la piste aux étoiles. »

 ***

 Tu assistes à une scène injuste…

Tu assistes à une scène injuste, quelle qu’elle soit, tu la refuses, c’est-à-dire que tu t’y opposes, et tu la combats. Et tu vis dans cette société d’injustices. Es-tu libre pour autant ? Oui, car le vent te mène là où tu veux, et ton esprit insondable, indomptable, irrattrapable, fait ce qu’il veut de cette liberté, de cette liberté retrouvée et s’en sert à bon escient. Ceci est un point de vue. Mais enfermé dans cette société d’injustices, les subissant toi-même, de quelle liberté profites-tu, aucune ! Tu partages les mêmes que celles et ceux que tu côtoies, enchainés.
A cet instant, où est ta liberté ? Ceci est un autre point de vue. Tu vis dans une société, dans un monde d’injustices et tu écris la liberté. Qui peut t’en empêcher ? Le dictateur ? Le bourreau, son serviteur ? Non, tu écris la liberté mais tu n’es pas libre, car autour de toi l’intolérance, l’injustice, la violence s’accentuent, ou au moins se perpétuent. Ta liberté, mon petit, tu la construis. Tu écris la liberté dans une société où tu ne l’es pas, et c’est ce qui te sauves, et qui t’aide à vivre, ou à survivre. Ces paroles ne sont pas vaines, elles ne s’envolent pas car elles sont captées par des esprits qui réfléchissent. Tes écrits ne brûlent pas, ils sont lus, ils passent de main en main, se disent de bouche à oreille. La liberté se défend, tout comme les besoins vitaux de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, de Justice. Les obus ont beau tomber, les dogmes vouloir te bâillonner, l’éducation t’être retirée, le savoir être banni ; les combattants de l’ombre, que tu sois détenus ou non, véhiculent autour de moi, de toi, de nous les mots et les armes qui feront triompher Liberté, Egalité, Fraternité, Justice. Ces mots sacrés qui désignent des états, où vivent des êtres humains, en perpétuelle évolution.

  ***

 Soleil puissant

Et le puissant soleil, assomme tant, ici ;
Ce village endormi, qui conserve, si bien ;
Entre ces murs de pierre, cette fraîcheur, la vie ;
Qui marque cette pause, des lourds étés, terriens.

Le crépuscule s’annonce, les volets s’ouvrent, visages ;
Et dans les rues désertes, des cris d’enfants, partout ;
Car dans l’école s’achève, puis la baignade, et tout ;
Réclament cette eau précieuse, rivière fontaine, soulagent.

Fin de l’année scolaire, les blés sont murs, les faux ;
Ont été aiguisées, les paysans, leur dos ;
S’apprêtent au dur labeur, où cette odeur, ici ;
Signale profondément, une étape de…leur vie.

Edmond Michon, tous droits réservés

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  1. Photos développées.

    Dans la lumière d’un phare et cette main tendue;
    Un bout de pain, un café, une main tendue;
    L’histoire révélera-t-elle qu’aura survécu,
    Si cette aide gratuite, vaille la peine la peine qu’elle perdure.

    Une soupe qui réchauffe et un corps qui revit;
    La cuillère dégustée, le goût des aliments,
    Qui rappelle, un passé, si loin éperdument,
    Qu’importe ce souvenir, ce soir, un corps qui revit..

    L’idée fixe de l’OS devant son brasero,
    Salopard de patron qui le met à zéro:
    Que mangera sa fille, qui paiera le loyer,
    Comment sourira t il à sa princesse aimée.

    Elever son enfant, et puis donc, où dormir.
    Traîner chaque jours es sacs, faire la manche, un euro,
    Ils s’additionnent et hop, une gamelle cuire,
    Ils s’additionnent encore, pour faire enfin dodo!

    Des manifs pour l’emploi et la colère explose,
    Et pourtant il faut bien se battre pour son pain,
    Se battre pour son emploi, se battre comme être humain;
    Les matraques s’abattent si l’on dit, si l’on ose.

    Et les parois du gouffre ne font que s’éloigner,
    Et puis sa profondeur est une infinité!
    D’un côté, méprisants des êtres vraiment, très riches,
    De l’autre, des êtres pauvres, des êtres qui agissent!

    La parole réconforte, la main sauve la vie;
    Le regard nous rend dignes, et la soupe nourrit,
    Nos paroles, nos idées envisagent l’av’nir!
    La certitude est là, oui, il faut en finir!

  2. Ne pas craquer !

    Ce ciel est d’un bleu pur, mais quelques cumulus
    Créent sur les raisins mûrs de rapides zones d’ombres.
    Comment s’imaginer que tout un processus
    Est calculé pour un futur aux zones sombres ?

    Depuis des années, des fous ivres de sang
    Assomment de répressions brutales maintes victimes,
    Car elles réclament dans la rue leurs droits légitimes.
    D’autres fous brandissent des mensonges et des slogans.

    Ils répandent la terreur, l’interdit et le sang,
    Et inventent de toute pièce un Etat pour truands !
    Mais nulle religion ne recommande le crime,
    Excepté ces faux croyants et leur extrémisme !

    Religieux, laïcs doivent réunir leurs idées
    Pour parer les coups de ce vaste jeu d’usure ;
    Dont les maîtres inventent, détruisent par nécessités
    Economique, militaire, politique, c’est sûr !

    Ne sombrons pas à notre tour dans la violence,
    Maintenons le cap, menons une guerre d’idées.
    Nous devons convaincre et permettre de nous aider
    Des milliards d’êtres humains, riches de leurs expériences !

    Surtout n’entrons pas dans la spirale de la guerre
    Qui enrichit les mêmes et détruit notre Terre.
    Nous tous, l’Humanité, voici notre réveil !
    Avec nous, plus rien, plus rien ne sera pareil !

  3. Bruits sourds.

    Bruits sourds, bruits sourds. Des brebis à la laine pure et chère viennent se briser sur la plage de laquelle sortent comme des couteaux aiguisés des rochers travaillés par les marées montants et descendantes.
    Bruits sourds, bruits sourds, jusqu’à l’horizon, ces milliers, ces millions de boules blanches avancent lentement. Procession instinctive de l’animal sur le banc de l’abattoir. Elles avancent, non, elles se précipitent, elles se piétinent désespérément , hurlements remontant depuis la nuit des temps, elles se précipitent, elles se piétinent.
    Bruits sourds, bruits sourds et au pied de ces falaises à l’extrémité invisible, elles hurlent une dernière fois avant de disparaître. Ecume éphémère et stagnante entre les rochers ciselés.
    Bruits sourds, bruits sourds, et le vent glacial anime les quelques herbes sauvages qui survient parmi les rochers des parois abruptes. Chaque victime de ce courant intemporel n’hurle qu’une seule fois.
    Bruits sourds, bruits sourds, ce n’est ni un assaut, ni un suicide, simplement la tempête programmée des brebis sacrifiées. Instinctivement, une dent contre un fragment de cette roche dans un hurlement déchirant
    Les falaises sont hautes à n’en apercevoir leur cime. Viennent s’y nicher des oiseaux rouges, observant toutes ces brebis disparaissant contre ce mur de roches si peu friables. Et les cris des volatiles accompagnent les hurlements de ces soldats fous que portent, non que poussent de puissants courants à la houle au chant grave et funeste
    Hurlements sourds, hurlements…

    *

    Le Vent, la Terre, le Ciel.

    Les nouvelles du monde sont toujours inquiétants,
    Ici la faim, la fièvre font des millions de morts.
    Ici tel peuple brimé, au prix des larmes, du sang,
    Défend sa terre natale et refuse son sort…

    Et puis la douce brise me caresse le visage,
    Savez-vous, le vent est un facteur ambulant,
    Il transporte les pleurs et puis les hurlements
    Que suscitent ces actes, où sont les êtres sages?

    Et j’écoute le sol, il me confirme tout,
    Ce sol,cette mémoire ces corps mous,
    Et je regarde le ciel, et la nature aussi,
    Quel sera donc notre destin pauvres?

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