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Francine Fortier Alberton – Au nom de l’amour

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Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

 *

Le clocher résonne
Dans mon village. Les enfants chantonnent
La nouvelle saison de l’été qui avance à grands pas.
Allons aux bois cueillons des lilas
C’est le temps de s’amuser
C.est le temps des petits souliers
Blancs, des chapeaux
Comme des notes de gaité
Plein les bras de nos arbres qui bordent la rue
Dans toute la maisonnée
Des bouquets de tulipes et de muguet
Le chagrin se fait discret
Nous jouons à la marelle
Plus bleu est le ciel
Plus chaud est le soleil
Sur les cordes, des draps embaument la cour
Le jardin se pare de ses plus beaux atours
Nous remplissons les mangeoires
Pour accueillir les nouveaux oiseaux
Les bruits heureux entrent par la fenêtre. Sur le balcon
Le chant fait le dos rond
L’odeur du varech de notre fleuve Saint-Laurent
Nous monte au nez. Les enfants
Impatients voient les vacances arriver
Les robes sont légères comme la brise
Qui nous grise
Extrait de film où le jour
S’allonge. Où le mot bonjour
Se dépose sur toutes les lèvres rouges
Comme les roses rouges
Éclosent. C’est la saison des amours
La vie toujours
Au creux de nos cœurs
On s’aime si fort

Francine Fortier Alberton

*

Le regard tendu vers le ciel
Elle attend la nuit
Recueillie
Elle cueille les dernières lueurs d’un jour incertain.
Une à une, les étoiles
S’allument sans bruit
Demain
Est encore loin.
Elle aime cet instant magique
Quand la lumière s’évanouit
Dans le noir
Elle savoure ce moment unique
Envoutée par les mystères de nuit
Elle s’égare dans ses jardins imaginaires
Des éclats de vie jonchent sa mémoire
Le cœur en bandoulière
Elle écarte de la main
Les épines de ses roses d’hiver
Pour savourer ce temps
Où ses yeux s’ajustent à l’immensité…

Francine Fortier Alberton

FFA 00051195

*

Pour toi

Lorsque tu pleures
Je pleure
À l’intérieur
Je ressens ta solitude
Je vois ta tristesse
Qui jamais ne cesse
De te blesser
Fêlure
Au cœur
Même de ta personne
J’entends tes pleurs
Qui résonnent
Sans personne
À qui te confier
Cette peine profonde
Jamais ne t’abandonne
Je suis loin
Mais je te tends la main
Je suis là
Devenir alouette des champs
Voler au-dessus du temps
Me poser sur toi
Doucement
Sur le chemin de la vie
Les larmes dans le regard
Tu avances comme un vieillard
Fatigué de se battre
Toi
Qui aime tant la vie
Faut avoir beaucoup aimé
Pour avoir semé
Autant de fleurs
Tu as maintenant l’âge de savoir
Que personne ne pourrait t’enlever l’espoir
Que tu portes en toi
Ni la tendresse
Qui te couvre par matins froids
Toujours en toi
Une flamme
Au fond de ton âme
Qui te réchauffe par matins froids
Je souffle sur toi mon chant
Il est chaud comme le vent
En été
….
Francine Fortier Alberton

*

Au jardin d’hiver
Le soleil se lève avec force et courage
Comme l’espoir qui s’accroche aux branches
Le paysage ressemble à une aquarelle toute blanche
Des nuages sans cesse, se reconnaissent
De gros oiseaux noirs
Veillent
Au sommet de majestueux sapins
Leurs cris résonnent
Et si je dérivais
Doucement
Hors du temps
Au-delà de l’horizon

Je rêve les yeux ouverts
Sur ce bout de terre
Qui est le mien
Comme si je le voyais encore
Pour la première fois
Ce n’est pas l’homme et la mer
Mais l’histoire de la femme et l’hiver
Qui borde sa vie
De matins blancs

Francine Fortier Alberton

*

Il est plus facile de croire que l’amour existe pour toujours
Que nous connaissons la véritable amitié

Il est plus facile de croire en :
La sincérité
L’authenticité

Il est plus facile de voir le ciel bleu
La mer argentée

Il est plus facile d’entendre
Les oiseaux chanter
La brise chuchoter

Il est plus facile

Les rideaux ouverts
Le jour s’invite
Un vent plus chaud
Une lumière plus dorée
Mon cœur fait le plein

Francine Fortier Alberton

*

La rivière de sa voix claire chante dans le sous-bois
Comme si elle dispersait des graines de joie partout où elle passe
Les heures s’échappent heureuses
… La nature se courbe humblement malgré le poids des tempêtes
La vie n’a pas toujours besoin de se faire comprendre
Elle nous prend par la main tout simplement
Des nuages surgissent parfois à l’improviste
Chacun sa part de vie
Parfois, on dirait que le temps parcourt au ralenti l’existence…
Mais le souffle de la brise peut nous inviter à la danse
Renaître chaque jour…
FFA 00051195
francine fortier alberton

*

Au nom de l’amour

Allonger les chaines
Au nom de l’amour
Faire vivre la haine
Au nom de l’amour
Oublier sa responsabilité
Dans ce qui peut arriver
Au nom de l’amour
Taire en soi les pleurs
De tous les enfants qui meurent

L’humanité se ferme les yeux
Ce sont toujours les autres
Qui sont la cause de toute cette misère
L’humanité choisit la guerre
Au nom du respect, de l’égalité
De la dignité
Et toutes les valeurs qui font que les autres
Peuvent vivre dans un monde meilleur

Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amitié
Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amour
Allonger les chaines
Au nom de l’amour
Faire vivre la haine
Au nom de l’amour
Oublier sa responsabilité
Dans ce qui peut arriver
Au nom de l’amour
Taire en soi les pleurs
De tous les enfants qui meurent

L’humanité se ferme les yeux
Ce sont toujours les autres
Qui sont la cause de toute cette misère
L’humanité choisit la guerre
Au nom du respect, de l’égalité
De la dignité
Et toutes les valeurs qui font que les autres
Peuvent vivre dans un monde meilleur

Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amitié
Jusqu’où irons-nous
Au nom de la fraternité

Sortir de sa bulle de confort
Se soucier vraiment du sort
De ceux qui vivent près de nous
Serait un départ

J’ai l’impression que c’est plus facile de parler
Il ne faut surtout pas oublier de s’amuser
Briser sa tranquillité
J’ai l’impression que c’est plus facile de s’écrier
Devant la violence faite aux plus démunis
De l’isolement
De nos ainés
J’ai l’impression que c’est plus facile de critiquer
Les gens différents
J’ai l’impression qu’on a pas encore compris
Trop occupés à chercher son petit bonheur

Pouvoir faire une différence
Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton, Québec, Canada

 

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