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Francine Fortier Alberton – Poésie

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Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

*

La rivière de sa voix claire chante dans le sous-bois
Comme si elle dispersait des graines de joie partout où elle passe
Les heures s’échappent heureuses
… La nature se courbe humblement malgré le poids des tempêtes
La vie n’a pas toujours besoin de se faire comprendre
Elle nous prend par la main tout simplement
Des nuages surgissent parfois à l’improviste
Chacun sa part de vie
Parfois, on dirait que le temps parcourt au ralenti l’existence…
Mais le souffle de la brise peut nous inviter à la danse
Renaître chaque jour…
FFA 00051195

*

Elle
N’était qu’une enfant
La première fois
Sous son aile, il a bercé
Son cœur
Loin des blessures.
Un bonheur
Il a dessiné
Pour elle
Dans l’azur.
Des étoiles dorées
Dansaient dans le regard
Tourné vers celui
Qu’elle
Aimait plus que sa vie…
Elle n’était qu’une enfant
La première fois…
En ce printemps encore blanc
La souveraine
De l’amour
Cacha plein de « je t’aime »
Et s’envola…
FFA 00051195
FRancine Fortier Alberton

*

Lorsque mon cœur reviendra du chemin
Des chagrins
Le laisser se reposer
Puis accepter à mon tour
De partir un jour
Là où rien ne meurt.
Face à face avec moi-même
Me remémorer les instants les plus tendres
Ne pas éteindre la flamme de l’espérance
Pour ne pas brouiller les âmes blanches.
La sérénité
J’aurai besoin avant de m’envoler
Comme le papillon tout léger.
Face à face avec moi-même
M’abandonner à même
La vie comme à la mort
Dans l’immense
Lumière vers l’éternité.

FFA 00051195

*

À l’heure où le soleil perd sa force
La nuit courtise mon cœur
Rêver ainsi chaque nuit
En attendant l’aurore
Me retrouver dans ses yeux

Effeuiller les pétales de la fleur
Immortelle.
Je suis de celle
Qui gardent présentes trop longtemps
Les amours mortes
Mais je suis aussi de celle
Qui cultive tôt au printemps
Et qui fait en sorte
De laisser la vie la prendre par le cœur
Alors, je termine toujours par retrouver
Un morceau de bonheur
Une parcelle de nuit d’été …

FFA 00051195 – Francine Fortier Alberton

*
Elle s’assit dans l’herbe haute, le dos appuyé sur une grosse pierre, au milieu d’un cercle de lumière laiteuse. Le vent soudain provoqua un tel remous qu’elle songea à un orage, mais aucun éclair, aucun bruit malgré les nuages qui s’amoncelaient dans le ciel. Quelque part, un oiseau chanta son “ Où es-tu Frédéric, Frédéric” et elle soupira de soulagement.
Durant un long moment, elle resta sans bouger. Elle ne sut jamais combien de temps elle demeura ainsi. Elle leva les yeux vers une belle branche moussue et la vérité finit par éclater. Elle l’aimait… Elle l’aimait encore et toujours.
Elle secoua la tête faisant voltiger sa magnifique chevelure rousse. Une mouche s’aventura dans son décolleté, sur le renflement d’un sein. Elle semblait ailleurs, dans son monde loin des préoccupations du jour. Elle chassa la mouche avec désinvolture, se leva et partit cueille une fleur sauvage qu’elle piqua dans ses cheveux. D’une démarche sensuelle, elle poursuivit sa marche lentement. La terre semblait se désagréger sous ses pas. Comme elle, le sol manquait de la douceur d’une chaude pluie d’été. Elle marcha jusqu’au mur de pierre au fond de son jardin. De minuscules fleurs pointaient la tête vers le ciel et une vigne sauvage s’accrochait presque désespérément à une clôture artisanale. Au bout du chemin, la maison nichait dans la vallée un peu perdue dans cette campagne isolée. Un peu de tristesse l’enveloppa. Comme elle aimerait partager encore avec lui ces moments de solitude, mais elle enterra ce désir.
Un son grave et mélodieux se fit entendre. C’était le clocher de l’Église du village. De la pointe de sa langue, elle effleura sa lèvre comme une gamine qui fait la moue et se plissa ses yeux. Elle n’avait plus besoin de se presser. Un couple de geais s’éloigna vers le boisé en se querellant.
Elle était venue ici pour apprivoiser la partie de son coeur qui ployait d’un manque permanent. L’endroit était si beau! Ce soir, il ferait plus chaud à l’extérieur que dedans la maison. Elle pourrait s’assoir dans la véranda et surprendre la lune et sa Cour. En effet, le ciel virait au violet et deviendrait noir, mais piqué d’étoiles comme une magnifique courtepointe. Mue par une énergie nouvelle, elle soupira de soulagement et la tristesse prit son envol vers le lointain.

Francine Fortier Alberton

*
Dans la changeante humeur de la vie, l’eau du temps se verse et se déverse. Dès les premiers frissons du jour, les vagues glissent sans fin jusqu’aux derniers souffles du crépuscule:

Un coeur même froissé
Se sent encore réceptif
À revoir les premières fleurs sauvages

Un cœur rempli de souvenirs
Se donne rendez-vous
Chaque nuit
Il se raconte plein de belles histoires
Cachées au fond de sa mémoire

Sur le chemin de la vie
Il oublie
Peu de choses
Il prie
Il pleure
Il donne avec ardeur
Les couleurs
Retrouvées dans son jardin

Francine Fortier Alberton

*

Vouloir effacer le temps
Pour oublier ses souffrances
C’est aussi nier sa réalité
L’humanité se compose d’un passé
D’un présent pour se bâtir un avenir

Surtout se donner le droit en vieillissant
De saisir pleinement chaque éclat de rire
Chaque pleur, chaque fleur
Pour se composer le plus merveilleux des bouquets

Vivre à fond son présent
Croire toujours en demain
C’est aussi se donner le droit de pleurer
Chanter les naissances, les absences

Remplir les pages blanches

De son existence

Francine Fortier Alberton

*

En silence, elle avance
Des mots expirent sur ses lèvres blanches
Son rêve s’est envolé

Elle entend comme un long sanglot
C’est son pleur qui vient de tomber
Au plus profond de son âme

Ce souvenir chagrin
Comme un amour sans lendemain
Lui grignote le cœur
..

Francine FA

*

Au gré des écumes, les eaux de la rivière s’écoulent
Loin des amers, à l’abri du vent un oiseau roucoule
Il ne craint pas de s’échouer
Sur chaque pierre, il peut se reposer
Il écoute la vie circuler librement
Comme les flots
Il entend
Les sons doux, les silences de l’écho. Lentement
Il s’envole en duo
Là où le vent le dirige vers le ciel
Les ailes déployées, la lumière
Toujours du soleil levant
Au soleil couchant

Francine Fortier Alberton

*

J’aimerais te dire tout ce que je pense, mais je n’y arrive pas toujours
Mes mots déboulent comme une cascade, mais tu ne lis pas entre les vagues
J’ignore si tu désires à nouveau plonger au fond de l’océan. T’étendre sur le rivage
Sur le dos regarder défiler les nuages se chamailler dès la première lueur du jour
Cela ne s’explique pas ce désir de sentir un orage de passion déferler sur nous
De vivre encore malgré le temps qui passe, cet amour fou
Qui chaque soir vient s’étendre au creux de nos corps
Je sais
..
C’est fou

Dors

Je sais

Les yeux de l’amour s’adoucissent

C’est fou

Je voulais retrouver cette folie
Qui nous habitait
..
Je sais

C’est fou

Dors
Francine Fortier Alberton
*

Pleurer chaque instant de bonheur
Comme si c’était notre dernière heure
Couvrir son cœur
De douceur

Coller tous nos éclats de vie
Ensemble
Porter en soi
Tout le meilleur
Du monde

Francine Fortier Alberton
*
Le ciel étire le col de son manteau pastel
L’étang entasse au fond de son lit, des rêves argentés
Des boutons de fleurs sont cousus sur la robe du jardin
Les nuages ressemblent à un mouchoir de dentelle mouillé
À même le cours d’eau
Deux canards se reposent

Des barques assoupies regardent au loin
Les oiseaux chantent depuis quelques heures

Francine Fortier Alberton

*

Au-delà de l’horizon
Un horizon rempli de promesses
De promesses piquées d’étoiles
Avec des étoiles qui veillent
Sur la petite rivière au murmure caressant
Le temps y semble plus long
Aussi long que notre amour
Un amour au goût de l’infini
Les vagues nous bercent
Sur son berceau vert et bleu
Bleu comme les yeux de tous ceux
Qui ont un peu d’azur dans le regard
Un regard de tendresse
Une tendresse qui dissipe
Le brouillard au fond des cieux

Francine Fortier Alberton

*

J’ai entendu
J’ai lu
La poésie n’est plus populaire
La poésie ne se lit plus

Pourtant, chaque jour
J’entends
Je vois
Je sens
De la poésie partout
Elle est ce beau, ce rêve, cet émoi
Qui nous transperce le cœur
Comme une embellie
Elle danse, elle chante, elle
Nettoie le regard
Elle est là
À la portée de nos yeux
Au creux de soi

La poésie c’est toi
C’est moi
C’est vous
C’est nous

Francine Fortier Alberton

*

Tic Tac
Fait mon cœur
Tic tac
Il me donne la bonne heure
Tic tac
Instant de douleur
Tic Tac
Ou de bonheur
Plus le temps passe et plus je tente d’ignorer, de contourner, de jeter
Ce qui me fait mal
Si je ne reste pas vigilante
Il me faut sans cesse replacer les aiguilles de mon cœur
La meilleure manière pour moi de conserver de la douceur
Malgré les chagrins…
Je n’ai pas de pouvoir sur ce que ma réserve la vie
Je peux simplement essayer de m’adapter, de faire partie intégrante de ce que je suis
Tic Tac
Fragile ce cœur
Tic Tac
Sensible ce cœur
Je continue d’apprivoiser le silence, de regarder les saisons, de profiter des couleurs, des parfums, des odeurs
De la femme sociale et sociable, je deviens solitaire
J’apprends à vivre avec peu
À fouiller en moi
À faire taire
Ces bruits
De fond
Ces bruits inutiles

J’ai encore beaucoup à faire
À apprendre
À comprendre
Il est facile, trop facile
De secouer mon cœur

Au bout de mon âge
Au bout de ma vie
Toujours se réinventer
Hors des certitudes
Tendre l’oreille
Écouter la ritournelle
De l’oiseau

Francine Fortier Alberton

*

Le rêveur
Assis sur un nuage
Le rêveur
Pense
Dans ses yeux
Le ciel est bleu
Les oiseaux chantent
Libres
Les papillons butinent
De fleurs en fleurs

A la porte du monde
La tendresse tombe
Sur le cœur du monde
La vie se déroule
Dans l’amour
Une musique douce
Enveloppe le cœur
De l’univers

Assis sur un nuage
Le rêveur
Pense
Une pensée fleurie
Un mot gentil
Un sourire qui se dessine
De la chaleur
En dedans
Du cœur

Francine Fortier Alberton

*

Courbé…

 

Courbé par le poids des années
Blessé au fond de lui
Il s’éloigne comme un rêve qui meure
À contre-courant
Sur le bord de ses cils, des pleurs
Il est si fatigué
Les pieds trainant
Il ressemble tellement
À une chanson triste que personne
Ne veut plus l’écouter
On l’abandonne
À son triste sort
Il ne peut plus faire grand-chose
Il a jeté  sa dernière rose
Tout ce qui lui reste, c’est sa dignité
Alors il quitte sans se retourner

Francine Fortier Alberton, Québec, Canada

 

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