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Francine Fortier Alberton – Il serait si simple d’aimer

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Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

Francine Fortier Alberton

*

Respirer simplement
Embrasser du regard les merveilles du jour
Contempler l’instant
Ouvrir grand son coeur
Cueillir toutes les fleurs
Avancer simplement
Jour après jour

De sa vie simplement
Aller jusqu’au bout
Du chemin par vent
Et marrées simplement
Ne jamais oublier de faire l’amour
Avec la beauté du jour
Pas à pas simplement

À vol d’oiseau légèrement
Survoler à tire-d’aile
Délicatement habiller son ciel
Intérieur de lumière. Un présent
Jalousement au fond de soi
Pas à pas simplement

Même sur le pas des absences
S’enivrer du silence
Déposer autour des pierres blanches
De la poussière d’âme. Jusqu’à la fin du jour
Respirer simplement
Aimer. Pas à pas simplement.
Tout en douceur
Faire le plein de beau

Tout en douceur
Écouter son cœur

Tout en douceur
Simplement

Francine Fortier Alberton

*

Au nom de l’amour
Allonger les chaines
Au nom de l’amour
Faire vivre la haine
Au nom de l’amour
Oublier sa responsabilité
Dans ce qui peut arriver
Au nom de l’amour
Taire en soi les pleurs
De tous les enfants qui meurent

L’humanité se ferme les yeux
Ce sont toujours les autres
Qui sont la cause de toute cette misère
L’humanité choisit la guerre
Au nom du respect, de l’égalité
De la dignité
Et toutes les valeurs qui font que les autres
Peuvent vivre dans un monde meilleur

Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amitié
Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amour
Allonger les chaines
Au nom de l’amour
Faire vivre la haine
Au nom de l’amour
Oublier sa responsabilité
Dans ce qui peut arriver
Au nom de l’amour
Taire en soi les pleurs
De tous les enfants qui meurent

L’humanité se ferme les yeux
Ce sont toujours les autres
Qui sont la cause de toute cette misère
L’humanité choisit la guerre
Au nom du respect, de l’égalité
De la dignité
Et toutes les valeurs qui font que les autres
Peuvent vivre dans un monde meilleur

Jusqu’où irons-nous
Au nom de l’amitié
Jusqu’où irons-nous
Au nom de la fraternité

Sortir de sa bulle de confort
Se soucier vraiment du sort
De ceux qui vivent près de nous
Serait un départ

J’ai l’impression que c’est plus facile de parler
Il ne faut surtout pas oublier de s’amuser
Briser sa tranquillité
J’ai l’impression que c’est plus facile de s’écrier
Devant la violence faite aux plus démunis
De l’isolement
De nos ainés
J’ai l’impression que c’est plus facile de critiquer
Les gens différents
J’ai l’impression qu’on a pas encore compris
Trop occupés à chercher son petit bonheur

Pouvoir faire une différence
Francine Fortier Alberton
*

Une femme chante sa peine
Le cœur si triste
Que même le vent attendri
S’infiltre doucement
Au milieu du jardin
Les fleurs dansent
La mélancolie
De ce cœur qui en cadence
Pleure en silence
Ses maux
Sans mots

Les larmes comme la rosée
Tombe sur les pétales
De ses fleurs.
Une rose tendrement
Se penche…
Une larme perle silencieusement
Sur sa joue toute blanche…
Francine Fortier Alberton

*

Le piano
Proclamé le grand Maître de la maison, un robuste et majestueux piano appuyait son grand dos sur le mur le plus long du salon. Les enfants ne cessaient d’ouvrir son couvercle, de le chatouiller avec leurs mains maladroites et ses notes ne sonnaient pas toujours justes.
Une fois par semaine, grand-mère prenait un soin méticuleux pour enlever chaque grain de poussière qui pouvait se déposer sur son clavier. Le piano faisait partie intégrante de la famille et moi la Vieille chaise, je ne cessais d’espérer me bercer tout contre lui. Parfois, j’entendais un air de Chopin, de Liszt ou de Schubert, mais très souvent quatre mains se frôlaient tout en jouant des airs de l’époque. Faut dire que le piano savait se montrer accueillant, folâtre, joyeux, triste ou amoureux.
Pendant le temps des Fêtes, nos amis les guitares, les violons et les accordéons nous accompagnaient dans un superbe rigodon. Les rires fusaient, les regards s’échangeaient, les enfants s’endormaient, les artistes rêvaient et moi, la Vieille chaise, je m’émerveillais même des soupirs et des silences du piano.
FFA 00051195
Francine Fortier Alberton

*

Regarder le temps passer
Entendre le vent chanter
Retenir la beauté du moment
Saisir les nuances
Rosées ou blanches
Passer ses doigts au cœur de la saison
Apprivoiser chaque moisson
Se faire une chanson
Un joli poème

Francine Fortier Alberton

*
La blancheur du jour
Purifie l’âme
Les oiseaux
Chuchotent peu
Le temps
Est aux épanchements
Sur le sentier de la rivière
Tout est beau
C’est mon cœur qui regarde
Mes yeux
Rêvent un peu

Francine Fortier Alberton

*

La vie
Traine les pas
Avec le temps
Elle tente de ralentir
Les pieds dans la neige blanche

Même lorsqu’elle se tait
Elle raconte une histoire
Solitaire ou dans la foule
Parfois elle te saoule
La vie
Mais jamais ne cesse
Le chant de la vie

Francine Fortier Alberton

*

Il serait si simple d’aimer

 

Sans guerres
Sans larmes
Sans drames
Aimer vraiment
Surtout, aimer simplement
..
Éprouver ce besoin immense
De continuer à croire à l’amour
Chaque jour de sa vie
Tenter d’oublier
Ces échardes au cœur

On dit aimer nos enfants
Nos ainés
Les démunis

Facile trop facile de le dire
Reste à le prouver
Chaque jour de sa vie

Occupé
Préoccupé
À chercher son petit bonheur
Quotidien
À ranger sa petite maison
À se faire un beau petit jardin
Cueillir sa petite fleur
À réussir sa petite vie
S’écrier juste un peu
Pour se déculpabiliser
De toute cette misère
Qui est là au loin
Mais aussi dans sa cour
Au bout de sa petite rue
De son petit quartier

Occupé
Préoccupé
À protéger son petit cœur

Aimer c’est un peu comme communiquer
Or, communiquer
C’est aussi et surtout, écouter
Les besoins des autres et les respecter
Aimer, communiquer
C’est tout un art
C’est plus facile de fermer les yeux
De remettre à demain
Espérer que nous avons rêvé
Partir et oublier

C’est difficile d’accepter toute cette part d’humanité
Remplie de bonnes intentions
Mais en manque de compassion
En mal de ce véritable amour
Universel

 

Francine Fortier Alberton, Québec, Canada

 

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