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Garcia Lorca

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Garcia Lorca

 

 

Couleurs (Federico Garcia Lorca)
Lune de fête (Federico Garcia Lorca)
Officine et dénonciation (Federico Garcia Lorca)

 

 

Federico García Lorca est un poète et dramaturge espagnol, également peintre, pianiste et compositeur, né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade et mort le 19 août 1936 à Viznar.

    « Pero el 2 no ha sido nunca un número
es una angustia y su sombra… »
Pequeño poema infinito, 10/1/1930. Nueva York

    « Mais le 2 n’a jamais été un nombre
Parce qu’il est une angoisse et son ombre… »
Petit Poème Infini, 10/1/1930. New York
Après plusieurs années passées à Grenade, il décide d’aller vivre à Madrid pour rencontrer enfin le succès. Il y devient l’ami de Luis Buñuel, Salvador Dalí et Sanchez Mazas, parmi ceux qui deviendront des artistes influents en Espagne. Là, il rencontre aussi Gregorio Martínez Sierra, le directeur du Teatro Eslava, à l’invitation duquel il écrit et met en scène sa première pièce en vers, El maleficio de la mariposa (Le Maléfice du papillon), en 1919-20. Elle met en scène l’amour impossible entre un cafard et un papillon, avec de nombreux insectes en support. Elle est malheureusement l’objet de moquerie du public, et s’arrête après quatre représentations. Cela refroidit la passion de Lorca pour le théâtre pour le reste de sa carrière, il se justifie plus tard en 1927 au motif que Mariana Pineda était sa première pièce.

Pendant les quelques années qui suivent il s’implique de plus en plus dans son art et dans l’avant-garde espagnole. Il publie trois autres recueils de poèmes, dont Romancero Gitano (1928), son recueil de poèmes le plus connu.

Cependant, vers la fin des années 1920, Lorca est victime d’une dépression, exacerbée par une angoisse due à la difficulté grandissante de cacher son homosexualité à ses amis et sa famille. Cette disparité entre son succès comme auteur et la souffrance de sa vie privée atteint son paroxysme lors de la collaboration des deux surréalistes, Dalí et Buñuel, pour le film Un chien andalou (1929) que Lorca interprète, comme une allusion, voire une attaque à son encontre. En même temps, sa relation intense, passionnée, mais non réciproque, avec Salvador Dalí s’effondre quand ce dernier rencontra sa future épouse. Consciente de ces problèmes (mais peut-être pas de leurs causes) la famille de Lorca s’arrange pour lui faire faire un long voyage aux États-Unis d’Amérique en 1929-1930. Il y a une aventure avec George Lowex.

Son retour en Espagne en 1930 coïncide avec la chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et la proclamation de la République. En 1931, Lorca est nommé directeur de la société de théâtre étudiante subventionnée, La Barraca, dont la mission est de faire des tournées dans les provinces essentiellement rurales pour présenter le répertoire classique. Il écrit alors la trilogie rurale de Bodas de sangre (« Noces de sang »), Yerma et La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba).

Quand la Guerre civile espagnole éclate en 1936, il quitte Madrid pour Grenade, même s’il est conscient qu’il va vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l’oligarchie la plus conservatrice d’Andalousie. Il y est fusillé par des rebelles anti-républicains et son corps est jeté dans une fosse commune à Víznar. Le régime de Franco décide l’interdiction totale de ses œuvres jusqu’en 1953 quand Obras completas (très censuré) est publié.

En 1956 on érige le premier monument à García Lorca. C’est bien sûr, loin de l’Espagne de Franco, en Amérique du Sud, dans la ville de Salto, en Uruguay, grâce à l’initiative de son ami américain, l’écrivain Enrique Amorim. On construit un mur en briques de béton, à la rivière du fleuve Uruguay. Sur la surface du mur on lit le poème de Antonio Machado, qui regrette la mort de García Lorca à Grenade.

Ce n’est qu’avec la mort de Franco en 1975 que la vie et le décès de Lorca sont discutés librement en Espagne. De nos jours, une statue de Lorca est en évidence sur la Plaza de Santa Ana à Madrid. En 2008, la justice espagnole accepte que la fosse commune dans laquelle est enterré le poète soit ouverte dans l’intimité, en présence de la seule famille. Toutefois, de nombreuses controverses existent sur la présence de la dépouille du poète dans cette fosse commune. En effet, des recherches, effectuées pendant plusieurs semaines, en vue d’une exhumation, sont abandonnées le 18 décembre 2009. On ignore si le poète a effectivement été assassiné dans le champ d’Alfacar ou s’il a été transféré dans un lieu inconnu.
Œuvres
Poésie

    Impresiones y paisajes (« Impressions et paysages », 1918) : prose.
Libro de poemas (« Livre de poèmes », 1921)
Poema del cante jondo (« Poème du cante jondo », 1921)
Canciones (« Chansons », 1922)
Oda a Salvador Dalí (« Ode à Salvador Dalí »), 1926)
Romancero gitano (« Romancero gitan », 1928)
Poeta en Nueva York (« Poète à New York », écrit autour de 1930, publié en 1940)
Chant funèbre pour Ignacio Sánchez Mejías (Llanto por Ignacio Sánchez Mejías) publié en espagnol en 1935, traduit en français par R. Simon en 1945, réédition Actes Sud, 1992, (ISBN 2868698646). Ce poème a rendu célèbre le vers A las cinco de la tarde le poème figure parmi les plus connus de la poésie contemporaine1.
Seis poemas galegos (« Six poèmes galiciens », 1935)
Primeras canciones (« Premières chansons », 1936)
Diván del Tamarit (« Divan du Tamarit », 1936)
Sonetos del amor oscuro (« Sonnets de l’amour obscur », 1936)

Le poème „Vuelta de paseo”

VUELTA DE PASEO („Retour de promenade”), composé en 1929 puis publié en 1930.2

Ce court poème, paru dans le recueil Poeta en Nueva York, sous le Chapitre „Poemas de la soledad en la Universidad Columbia” témoigne d’une facette particulière de la personnalité de Lorca. Ses promenades nocturnes dans une ville en pleine métamorphose lui ont fait ressentir un dégoût profond pour l’oppression, l’angoisse venue du ciel (avec l’édification des gratte-ciels dans la New York florissante des années 1930 aux États-Unis).

Les couleurs de son Andalousie natale, qui constituaient un motif récurrent dans le style versifié des poèmes du „Romancero Gitano” et du „Cante Jondo”, disparaissent ici pour laisser place au gris de la mégalopole, coloris unique qui semble envahir les rues et les esprits. En guise de contre-attaque, Lorca opte pour des vers rythmés, presque chantants, qui se défont des contraintes classiques inhérentes à la pratique des alexandrins dans toutes ses œuvres de jeunesse. Pour finir, même la Nature („los animalitos de cabeza rota”) est détruite et devient inerte comme les matériaux de construction (-ou de destruction ?-) de la cité.

Le poète n’envie en rien les pauvres habitants de la mégalopole, qui semble avoir été recouverte du voile permanent de l’hiver („el arbol de munones”, „el cristal” -images métaphoriques renvoyant à cette déshumanisation du milieu urbain, à cet affront permanent du citadin face à sa mère, la nature-) Son complexe lié à la grandeur de la ville, que certains critiques assimileront à une forme coextensive d’agoraphobie, est également très révélateur de son homosexualité latente. L’oxymore „Assassiné par le ciel”, en vers 1, puis répétée au vers final avec une ponctuation exclamative, détermine aussi ce sentiment violent de l’artiste face à tout ce qui s’oppose à la poésie.

Enfin, ce poème symbolise sa ferme opposition au modernisme, à cette quasi-sécularisation qui semble s’emparer d’un monde que le jeune homme (F.G. Lorca n’a alors que 31 ans) trouve industriel, nuisible à l’Homme, en bref trop creux. Le vers „Asesinado por el cielo”, répété en début et en fin de strophe, rappelle aussi une fresque socio-politique récurrente dans ce recueil de voyage : les immeubles, la ville, tuent la poésie que peut fournir la Nature.

„Dejare crecer mis cabellos” : ce vers montre que le fléau de la folie et de la vieillesse menace les êtres mortels qui évoluent dans cet environnement disproportionné. Le lectorat pourra par la suite faire de ce vers la métaphore de l’incompréhension et du rejet qui conduisent à la pauvreté, avec un délaissement total des préoccupations corporelles. Car, comme l’écrira l’auteur dans la préface du recueil, „C’est dans son imperfection surréaliste, atypique, que la Nature puise sa poésie. L’exactitude, la rigueur démesurée de la ville font disparaître le sens.” (Préface, Poeta en Nueva York, 1930)

Ce poème est donc largement caractéristique de tout le recueil, car il reflète des thématiques variées, comme le vertige du poète aux prises avec la ville, l’homosexualité, ou encore le vieillissement inexorable de l’Homme. Il ouvre d’ailleurs le premier chapitre du recueil, et il est possible de faire de cette œuvre complexe le manifeste d’un surréalisme engagé qui signale son dégoût face au déclin de la vie citadine, et à l’écrasement du paysage par l’industrie…
Théâtre

    El Maleficio de la mariposa (« Le Maléfice du papillon » : écrit en 1919-20, création en 1920)
Mariana Pineda (écrit en 1923-25, création en 1927, inspiré par le destin tragique de l’héroïne de même nom)
La Zapatera prodigiosa (La Savetière prodigieuse : écrit en 1926-30, création en 1930)
Amor de Don Perlimpín con Belisa en su jardín (Les Amours de Don Perlimpín avec Belise en son jardin : écrit en 1928, création en 1933)
Bodas de sangre (Noces de sang : écrit en 1932, création en 1933)
Yerma (écrit en 1934, création en 1934)
Doña Rosita la soltera (Doña Rosita, la célibataire : écrit en 1935, création en 1935)
Retablillo de Don Cristóbal (Le Jeu de Don Cristóbal : écrit en 1931, création en 1935)
Los títeres de Cachiporra (Le Guignol au gourdin : écrit en 1928, création en 1937)
Así que pasen cinco años (Lorsque cinq ans seront passés : écrit en 1931, création en 1945)
La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba : écrit en 1936, création en 1945)
El público (Le Public : écrit en 1930-1936, création en 1972)
Le Songe de la vie (écrit en 1936, création en 1986)

Musique

    Las morillas de Jaén
Les Berceuses / Las nanas infantiles; (ISBN 978-2-916694-26-9) éditions Marguerite Waknine 2010.

Courtes pièces de théâtre

    El paseo de Buster Keaton (« La balade de Buster Keaton », 1928)
La doncella, el marinero y el estudiante (« La demoiselle, le marin et l’étudiant », 1928)

Scripts de films

    Viaje a la luna (1929)

Citations

    « On n’a pas un enfant comme on a un bouquet de roses. » – Extrait d’Yerma
« Chaque femme a du sang pour quatre ou cinq enfants et lorsqu’elle n’en a pas, il se change en poison. » – Extrait d’Yerma
« Naître femme est le pire des châtiments. » – La maison de Bernarda Alba
« Rien n’est plus vivant qu’un souvenir. » – Doña Rosita
« La pierre est un dos fait pour porter le temps. » – Darmangeat
« Lo más importante es vivir » (Le plus important, c’est de vivre)
« Mis primeras emociones están ligadas a la tierra y a los trabajos del campo… sin este mi amor a la tierra no hubiera podido escribir Yerma o Bodas de Sangre » (Mes premières émotions sont liées à la terre et aux travaux des champs … Sans cela, sans mon amour de la terre, je n’aurais pu écrire „Yerma” ou „Bodas de Sangre”)

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