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Gargantua – François Rabelais – Livre audio

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Rabelais

Rabelais

 

 

 

François Rabelais

 

LA VIE INESTIMABLE DU GRAND
Gargantua, pere de Pantagruel iadis composée par L’abstracteur de quinte essence

Livre plein de pantagruelisme

MDXXXV

François RABELAIS– Gargantua – L’éducation du Moyen Age

François RABELAIS – Gargantua – L’éducation idéale

Extrait

On les vend à Lyon, chez Françoys Iuste devant nostre Dame de Confort.

Au Lecteurs

Amis lecteurs qui ce livre lisez,
Despouillez vous de toute affection.
Et le lisants ne vous scandalisez,
Il ne contient mal ne infection.
Vray est qu’icy peu de perfection
Vous apprendrez, si non en cas de rire.
Aultre argument ne peut mon cueur elire.
Voiant le dueil qui vous mine & consomme,
Mieulx est de ris que de larmes escrire,
Pour ce que rire est le propre de l’homme.

Prologue de lauteur.
Vignette 3

Euveurs tresillustres & vous Verolez tresprecieux (car à vous non à aultres sont dediez mes escriptz) Alcibiades en un dialoge de Platon, intitulé Le banquet, louant son precepteur Socrates sans controverse prince des philosophes : entre aultres paroles le dict estre semblable es Silènes. Silènes estoyent iadis petites boites telles que voyons de present es bouticqs des apothecaires, pinctes au dessus de figures ioyeuses et frivoles, comme de Harpies, Satyres, oysons bridez, lievres cornuz, canes bastées, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaisir pour exciter le monde à rire. Quel fut Silène maistre du bon Bacchus. Mais au dedans l’on reservoit les fines drogues, comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Musc, zivette, pierreries, et aultres choses precieuses. Tel disoit estre Socrates : parce que le voyans au dehors, & l’estimans par l’exteriore apparence, n’en eussiez donné un coupeau d’oignon : tant laid il estoit de corps & ridicule en son maintien, le nez pointu, le reguard d’un taureau : le visaige d’un fol : simple en meurs, rusticq en vestemens, pauvre de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republicque, tousiours riant, tousiours beuvant à un chascun, tousiours se guabelant, tousiours dissimulant son divin sçavoir. Mais ouvrans ceste boite, eussiez au dedans trouvé une celeste & impreciable drogue : entendement plus que humain, vertu merveilleuse, couraige invincible, sobresse non pareille, contentement certain, asseurance parfaicte, desprivement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, travaillent, navigent & bataillent. À quel propos, en vostre advis, tend ce prelude, & coup d’essay ? Par autant que vous mes bons disciples, & quelques aultres folz de seiour lisans les ioyeux tiltres d’aulcuns livres de nostre invention, comme Gargantua, Pantagruel, Fessepinthe, La dignité des braguettes, Des poys au lard cum commento etc, iugez trop facilement ne estre au dedans traicté que mocqueries, folateries, & menteries ioyeuses : veu que que l’enseigne exteriore (c’est le tiltre) sans plus avant enquerir, est communément repceu à derision & gaudisserie. Mais par telle legiereté ne convient estimer les œuvres des humains. Car vo’mesmes dictes, que l’habit ne faict point le moine : & tel est vestu d’habit monachal, qui au dedans n’est rien moins que moyne : & tel vestu de cappe hispanole, qui en son couraige nullement affiert à Hispane. C’est pourquoy fault ouvrir le livre : et soigneusement peser ce qui y est deduict. Lors congnoistrez que la drogue dedans contenue est bien d’aultre valeur, que ne promettoit la boitte. C’est à dire que les matieres icy traictées ne sont tant folastres, comme le tiltre au dessus pretendoit. Et posé le cas, qu’on sens literal vo’trouvez matières assez ioyeuses & bien correspondentes au nom, toutesfois pas demourer là ne fault, comme au chant des Sirènes : ains à plus hault sens interpreter ce que par adventure cuidiez dict en guaieté de cueur. Crochetastes vo’oncques bouteilles ? Caisgne. Redvisez à memoire la contenence qu’aviez. Mais veistez vo’oncques chien rencontrant quelque os medullare ? C’est comme dict Platon li. 2 de rep. la beste du monde plus philosophe. Si veu l’avez : vo’avez peu noter de quelle devotion il le guette : de quel soing il le guarde : de quel ferveur il le tient : de quelle prudence il l’entomne : de quelle affection il le brise : et de quelle diligence il le sugce. Qui l’induict à ce faire ? Quel est l’espoir de son estude ? quel bien y pretend il ? Rien plus qu’un peu de mouelle. Vray est que ce peu, plus est delicieux que le beaucoup de toutes aultres pour ce que la mouelle est aliment elabouré à perfection de nature, comme dict Galen 3. facu. natural. & 11. de usu particu. À l’exemple d’icelluy vo’convient estre saiges pour fleurer sentir & estimer ces beaux livres de haulte gresse, legiers au prochaz : & hardiz à la rencontre. Puis pour curieuse leczon, & meditation frequente rompre l’os, & sugcer la substantificque mouelle. C’est à dire : ce que ientends par ces symboles Pythagoricques, avecques espoir certain d’estre faictz escors & preux à ladicte lecture. Car en icelle bien aultre goust trouverez, & doctrine plus absconce que vous revelera de tresaultz sacremens & mystères horrificques, tant en ce que concerne nostre religion, que aussi l’estat politicq & vie oeconomicque. Croiez en vostre foy qu’oncques Homere escrivent l’Iliade & Odyssée, pensast es allegories, lesquelles de luy ont beluté Plutarche, Heraclides Ponticq, Eustatie, & Phornute : & ce que d’iceulx Politian a desrobé ? Si le croiez : vo’n’aprochez ne de pieds ne de mains à mon opinion : qui decrete icelles aussi peu avoir esté songeez d’Homere, que d’Ovide en ses metamorphoses, les sacremens d’evangile : lesquelz un frère Lubin vray croquelardon s’est efforcé desmontrer, si d’adventure il rencontroit gens aussi folz que luy : & (comme dict le proverbe) couvercle digne du chaudron. Si ne le croiez : quelle cause est, pourquoy autant n’en ferez de ces ioyeuses et nouvelles chronicques ? Combien que les dictant n’y pensasse en plus que vo’qui paradventure beviez comme moy. Car à la composition de ce livre seigneurial, ie ne perdys ny emploiay oncques plus ny aultre temps, que celluy qui estoit estably à prendre ma refection corporelle : sçavoir est, beuvant et mangeant. Aussi est ce la iuste heure, d’escrire ces haultes matières et sciences profundes. Comme bien faire sçavoit Homere paragon de tous philologes, et Ennie père des poëtes latins, ainsi que tesmoigne Horate, quoy qu’un malautru ait dict, que ses carmes sentoyent plus le vin que l’huile, Autant en dist un Tirelupin de mes livres, mais bren pour luy. L’odeur du vin ô combien plus est friant/ riant/ priant/ plus celeste, & delicieux que d’huile. Et prendray autant à gloire qu’on die de moy, que plus en vin ay despendu que en huyle, que feinst Demosthenes, quand de luy on disoit, que plus en huyle que en vin despendoit. À moy n’est que honneur et gloire, d’estre dict et reputé bon gaultier et bon compaignon : & en ce nom suis bien venu en toutes bonnes compaignies de Pantagruelistes : à Demosthenes fut reproché par un chagrin que ses oraisons sentoyent comme la serpillière d’un hord & sale huilier. Pourtant interpretez tous mes faictz et mes dictz en la perfectissime partie, ayez en reverence le cerveau caseiforme qui vous paist de ces belles billes vezées, et à vostre povoyr tenez moy tousiours ioyeux. Or esbaudissez vous mes amours, & guayement lisez le reste : tout à l’aise du corps et au profict des reins.

François RABELAIS – Gargantua – Prologue

Mais escoutaz vietz d’azes, que le mau
lubec vous trousque : vous soub-
vieigne de boyre à my pour la
pareille : et ie vous plegeray
tout are metys.

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