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George Sand

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***

   George Sand est le pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, plus tard baronne Dudevant, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876.
L’œuvre de George Sand est très abondante et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l’époque et qui divisa aussi bien l’opinion publique que l’élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classe et sans conflit (Mauprat, 1837 – Le Meunier d’Angibault, 1845).

Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La Mare au diable (1846), La Petite Fadette (1849), François le Champi (1850), Les Maîtres sonneurs (1853).

George Sand a abordé d’autres genres comme l’autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d’une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIIIe siècle, ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d’Aurevilly3, George Sand était au centre de la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d’Agoult, Honoré de Balzac4, Gustave Flaubert5, Eugène Delacroix, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amitié avec Victor Hugo par correspondance, ces deux grandes personnalités ne se sont jamais rencontrées.

George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode6, par son pseudonyme masculin, qu’elle adopte dès 18297, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d’Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.

Elle s’est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l’Éclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l’œuvre et dont elle a tenté d’obtenir la grâce3 après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman.
Amantine Aurore Lucile Dupin, future George Sand, nait le 1er juillet 1804 à Paris (anciennement au no 15 de la rue Meslay, no 46 actuellement, dans le 3e arrondissement)8. Fille de Maurice François Dupin de Francueil et de Sophie Victoire Delaborde, elle est, par son père, l’arrière-petite-fille du maréchal de France Maurice de Saxe (1696-1750). Du côté de sa mère, elle a pour grand-père Antoine Delaborde, maître paulmier et maître oiselier, qui vendait des serins et des chardonnerets à Paris, sur le quai aux Oiseaux10,11. Aurore a donc une double ascendance, populaire et aristocratique.

Son père, Maurice Dupin, entré dans les rangs de l’armée républicaine, fit, de 1798 à 1808, toutes les campagnes républicaines et impériales. Pendant les campagnes d’Italie, il s’éprit de Sophie-Antoinette-Victoire Delaborde, qui partageait alors la vie de camp d’un vieux général. Victoire suivit Maurice à son retour en France. Madame Dupin de Francueil fit tout pour s’opposer à leur mariage ; c’est donc à son insu que, le 5 juin 1804, moins d’un mois avant la naissance de la future George Sand, le capitaine Maurice Dupin signa, devant le maire du IIe arrondissement de Paris, son contrat de mariage avec Victoire Delaborde.

Les trois premières années de la vie d’Aurore Dupin s’écoulent dans le petit logis de ses jeunes parents (rue Grange-Batelière). Ensuite, Victoire rejoint son mari en garnison à Madrid ; elle y emmène Aurore. Dans le palais de Godoy, Murat témoigne beaucoup d’affection à l’enfant. Mais l’heure de la retraite d’Espagne a sonné. Après un voyage éprouvant, la famille arrive à Nohant dans l’Indre, chez la grand-mère paternelle d’Aurore. Peu après, le 16 septembre 1808, Maurice Dupin meurt accidentellement d’une chute de cheval.

Aurore grandit à Nohant, d’abord avec sa mère et sa grand-mère ; toutefois, un désaccord apparaît entre les deux femmes à propos de l’éducation d’Aurore. Un compromis est trouvé en 1810 : il est décidé que la grand-mère seule aura la responsabilité de l’éducation d’Aurore, qu’elles passeront toutes deux la majeure partie de l’année à Nohant, ne venant à Paris qu’en hiver pour voir Victoire ; celle-ci s’installera à Paris, sa belle-mère lui fournissant de quoi vivre, et elle viendra voir Aurore à Nohant pendant l’été15. La grand-mère confie Aurore à un précepteur, le vieux Deschartres, qui avait déjà été le précepteur de son père Maurice Dupin16. George Sand restera attachée toute sa vie à Nohant et à la campagne où elle peut s’échapper dans la nature pour laisser gambader son imagination. Elle reprendra le thème de la vie pastorale dans ses romans champêtres17. En 1817, Aurore devenant peu assidue et rebelle, sa grand-mère la met en pension au couvent des Augustines anglaises de Paris pour parfaire son éducation. Elle y passe trois ans, de l’hiver 1817-1818 jusqu’au printemps 1820.

La santé de sa grand-mère décline ; celle-ci meurt le 26 décembre 1821. Victoire exige que sa fille vienne vivre avec elle à Paris; c’est la rupture avec la famille paternelle. Les relations entre la mère et la fille deviennent vite conflictuelles. Au début de 1822, Victoire confie Aurore aux Roettiers-du Plessis, qui vivaient avec leurs cinq filles dans le château du Plessis-Picard près de Melun ; elle reste plusieurs mois dans cette famille où règne une excellente ambiance et y rencontre François Casimir Dudevant, qu’elle épouse le 10 septembre. La mère d’Aurore eut la présence d’esprit d’imposer le régime dotal, Aurore conservant sa fortune personnelle de 500.000 francs et devant recevoir de son mari une rente de 3 000 francs par an pour ses besoins personnels. Les époux se retirent à Nohant.

Le 30 juin 1823, elle donne naissance à son fils Maurice (1823-1889). En 1824, chez les du Plessis, Casimir gifle Aurore en public pour un motif futile25. En 1825, le couple fait un voyage dans les Pyrénées, à Cauterets ; Aurore fait la connaissance d’Aurélien de Sèze, avec qui elle a une relation platonique (1825-1826). De l’été 1826 à 1831, Aurore séjourne principalement à Nohant. En 1827-1828, elle a une liaison avec Stéphane Ajasson de Grandsagne26. Le 13 septembre 1828, elle donne naissance à sa fille Solange. Casimir se met à boire, devient odieux, a des relations avec des femmes de chambre. En décembre 1830, il y a une scène entre les époux. Il est décidé qu’Aurore vivra la moitié du temps à Paris, où elle emmènera Solange, que Maurice restera à Nohant et que Casimir payera à Aurore la pension de 3 000 francs prévue par son contrat.
La naissance de George Sand – Premiers succès
Couverture d’une édition parue chez Calmann-Lévy.

Le 4 janvier 1831, Aurore quitte Nohant pour rejoindre à Paris une petite société de jeunes Berrichons férus de littérature romantique (Charles Duvernet, Alphonse Fleury, Jules Sandeau) qu’elle avait fréquentés à Nohant. Dans ce Paris de 1831, en pleine effervescence romantique après la révolution de Juillet, où les jeunes artistes et poètes du quartier latin portaient des costumes extravagants, elle mène une vie de bohème avec ses compagnons, fréquentant les théâtres, les musées, les bibliothèques ; elle adopte pour cela un costume masculin, plus pratique et moins coûteux : elle endosse une « redingote-guérite », se noue une grosse cravate en laine, se fait couper les cheveux jusqu’aux épaules et met un chapeau de feutre mou. Elle a une liaison avec l’un de ces amis, Jules Sandeau. Ensemble, ils commencent une carrière de journalistes au Figaro, sous l’œil sévère mais bienveillant d’Henri de Latouche, le directeur du journal. Ils écrivent en commun un roman, Rose et Blanche, publié sous le pseudonyme de J. Sand.

Dans Histoire de ma vie, George Sand raconte l’origine de son pseudonyme : Le roman Rose et Blanche, ébauché par elle et refait entièrement ensuite par Jules Sandeau, se vit attribuer par une fantaisie d’Henri de Latouche le nom d’auteur de Jules Sand, qui évoquait non seulement Jules Sandeau, mais aussi Karl Sand, l’étudiant bavarois assassin de Kotzebue . Ce roman ayant eu un certain succès, un autre éditeur se présenta, demandant un autre roman sous le même nom. Comme Aurore venait d’écrire Indiana, à Nohant durant l’hiver 1831-1832, elle voulut le donner sous le même pseudonyme mais Jules Sandeau, par modestie, ne voulut pas accepter la paternité d’un livre auquel il était totalement étranger. De Latouche, consulté, trancha par un compromis ; le nom de Sand serait conservé pour satisfaire l’éditeur et le prénom serait modifié pour distinguer les deux auteurs. Elle prit vite et sans chercher celui de George qui lui paraissait synonyme de Berrichon32. Étymologiquement, George signifie en effet « Celui qui travaille la terre ». Sa première œuvre personnelle, Indiana, est publiée le 19 mai 1832 sous le nom de G. Sand et tous ses romans ultérieurs le seront sous le pseudonyme de George Sand qu’elle adopte définitivement.

Valentine, composée à Nohant et achevée pendant l’été de 1832, paraît trois mois après Indiana. Ces deux romans assurent la renommée de l’écrivain et améliorent beaucoup sa situation financière ; elle quitte son petit logement du quai Saint-Michel pour aller s’installer dans l’appartement plus confortable du 19 quai Malaquais. François Buloz, le directeur de la Revue des Deux Mondes lui assure par contrat une rente annuelle de 4 000 francs en échange de trente-deux pages d’écriture toutes les six semaines. Au début de 1833, elle rompt avec Jules Sandeau, coupable d’une infidélité. Elle a une brève relation avec Prosper Mérimée, très décevante et qu’elle regrette amèrement. C’est une période sombre pour George Sand, démoralisée par ces deux déceptions. Le 10 août 1833, paraît Lélia, une œuvre lyrique, allégorique, très originale, dont le succès fut prodigieux.

Elle se lie d’amitié avec la comédienne Marie Dorval, qui collabore à l’écriture de „Cosima” , pièce de théâtre de George Sand créée le 29 avril 1840 à la Comédie française, avec Marie Dorval dans le premier rôle.
Alfred de Musset et le voyage en Italie
Venise – Façade de l’hôtel Danieli, sur le quai des Esclavons, photographie de Carlo Naya (1816-1882).

George Sand rencontre pour la première fois Alfred de Musset en juin 1833, lors d’un dîner donné aux collaborateurs de la Revue des Deux Mondes. En août, ils sont amants. Musset s’installe chez elle, quai Malaquais. Au mois de septembre, les deux amants se rendent à Fontainebleau où ils résident plusieurs semaines. C’est là que Musset est la proie d’une hallucination, croyant voir apparaître son double, une scène évoquée dans Elle et Lui et que Musset a lui-même décrite dans la Nuit de Décembre36. Ils conçoivent le projet d’un voyage en Italie ; ils partent le 12 décembre 1833. À Gênes, George Sand souffre de fièvre ; ils arrivent à Venise le 19 janvier 1834 et descendent à l’hôtel Danieli ; elle est toujours souffrante. Musset a repris sa vie de noctambule, courant les tavernes et les filles. Déjà à Gênes, à Florence, George Sand avait eu à s’en plaindre. Elle lui ferme sa porte dès l’arrivée à Venise : ils ne sont plus qu’amis. C’est alors que Musset tombe gravement malade, atteint d’une fièvre accompagnée de crises de délire durant plusieurs heures consécutives. George Sand est pour lui une garde-malade admirable. Elle fait appel aux soins d’un jeune médecin, Pietro Pagello, qui diagnostique une fièvre typhoïde. George Sand s’éprend de Pagello, tandis que la santé de Musset s’améliore. Lorsque sa guérison est acquise, Pagello lui avoue son amour pour George Sand. Musset leur conserve son amitié, quitte Venise le 29 mars 1834 et rentre en France39. Il continue d’avoir des relations épistolaires avec George Sand. Celle-ci, restée avec Pagello, travaille énormément40 : elle écrit Mattea, Leone Leoni, André, Jacques, les premières Lettres d’un voyageur, puis décide de rentrer en France avec Pagello. Le 10 août, ils arrivent à Paris. En octobre, George Sand renoue avec Musset et Pagello repart pour l’Italie. La relation Sand-Musset se poursuit, orageuse, marquée par des plaintes, des reproches, des récriminations, jusqu’à leur rupture en mars 1835.

Cette relation inspirera à George Sand les trois premières Lettres d’un voyageur et à Musset La Confession d’un enfant du siècle. Après la mort d’Alfred de Musset, George Sand fait paraître Elle et lui, qui raconte leur histoire. Le frère d’Alfred, Paul de Musset, riposte en publiant Lui et elle – et Louise Colet, qui eut une liaison avec Alfred de Musset, renchérit par un Lui.
Premières influences socialistes : Michel de Bourges, Franz liszt, Lamennais

Le 9 avril 1835, à Bourges, George Sand fait la connaissance du célèbre avocat républicain Michel de Bourges. Doué d’un grand talent oratoire, il intervient dans les procès politiques de la monarchie de Juillet. Elle le retrouve en mai à Paris et devient sa maîtresse peu après. Il convertit George Sand aux idées républicaines. George Sand lui dédie la sixième des Lettres d’un voyageur : à Éverard, comme elle le surnommait. En outre, Michel de Bourges lui inspire le personnage de l’avocat Simon, dans le roman Simon.

Par ailleurs, il est son défenseur dans le procès en séparation de corps intenté par George Sand contre Casimir Dudevant. Les rapports entre les époux s’étaient envenimés car Casimir menait un train de vie dispendieux et s’était engagé dans des opérations financières hasardeuses ; George Sand craignait qu’il ne provoque sa ruine. Le 19 octobre 1935, en présence d’amis communs, il se produit une altercation ; Casimir tente de frapper sa femme mais en est empêché par les témoins ; il se retire pour prendre son fusil, qu’on arrive à lui retirer des mains. Au terme d’une longue procédure judiciaire, George Sand obtient satisfaction.

La rupture entre George Sand et Michel de Bourges intervient en juin 1837. En juillet, Félicien Mallefille, le précepteur de Maurice, devient l’amant de George Sand.

Le 28 août 1836, George Sand quitte Nohant, avec ses enfants, pour rejoindre la Suisse où l’attendent ses amis Franz Liszt et Marie d’Agoult. C’est par Musset que George Sand avait fait la connaissance de Franz Liszt, qui donnait des leçons de musique à la sœur d’Alfred, Herminie. Leur relation restera purement amicale. Franz Liszt avait été transporté par le mouvement de 1830, influencé par les idées saint-simoniennes et enthousiasmé par Lamennais. La lecture de Leone Leoni, transposition de Manon Lescaut dans le mode romantique, avait fait de lui un admirateur de George Sand. La relation entre Franz Liszt et Marie d’Agoult était un bel exemple de passion romantique, ce qui ne pouvait que plaire à George Sand : Marie d’Agoult avait quitté son mari et sa fille et, ne voulant rien savoir hors de sa passion, elle était partie pour Genève où Franz Liszt vint la rejoindre. En octobre 1836, George Sand s’installe à l’hôtel de France, rue Laffitte, à Paris, où résident ses amis. Le salon de la comtesse d’Agoult était fréquenté par Lamennais, Henri Heine, Mickiewicz, Michel de Bourges, Charles Didier, Frédéric Chopin. En février-mars et mai-juillet 1837, Franz Liszt et Marie d’Agoult séjournent à Nohant. C’est à Franz Liszt que George Sand adresse la septième des Lettres d’un voyageur, sur Lavater et la maison déserte. Liszt lui répond par ses trois premières Lettres d’un bachelier ès musique49. En 1838, George Sand donne à Balzac le sujet d’un roman, les Galériens ou les Amours forcés. Ces Galériens de l’amour, c’étaient Franz Liszt et Marie d’Agoult. C’est pourquoi George Sand ne pouvait écrire ce roman elle-même. Balzac écrivit le roman, qui figure dans La Comédie humaine sous le titre de Béatrix. Béatrix est la comtesse d’Agoult ; Liszt s’appelle le compositeur Conti ; George Sand apparaît dans le roman sous le nom de Félicité des Touches ou, du pseudonyme dont elle signe ses livres, Camille Maupin. Les personnages sont parfaitement transparents et, dans le roman, Félicité des Touches est sans cesse comparée à Béatrix et elle lui est préférée. On voit que l’amitié des deux femmes s’était refroidie ; c’est à cause de l’engouement de George Sand pour Chopin.

L’abbé Félicité de Lamennais, devenu le démocrate chrétien qui trouvait dans l’Évangile la loi de liberté, d’égalité et de fraternité, recueillie par les philosophes et proclamée par la Révolution, et qui fut excommunié après la parution de son livre Paroles d’un croyant, eut une grande influence sur Franz Liszt et sur George Sand51. Elle exprime son admiration pour lui dans Histoire de ma vie52. Lamennais se fixe à Paris, fonde un journal, Le Monde, auquel George Sand collabore bénévolement en y publiant, en 1837, Ingres et Calamatta, un article destiné à faire connaître le graveur Calamatta qui avait réalisé des portraits de George Sand, puis Une visite aux Catacombes, un petit fragment poétique, et enfin les célèbres Lettres à Marcie53. Dans ces dernières, George Sand exprime ses idées sur le mariage, sur l’affranchissement de la femme, sur son égalité avec l’homme, etc54. Cette œuvre, dont l’audace a dû effaroucher Lamennais, est interrompue lorsque ce dernier abandonne la direction du Monde55. Il disait : « Elle ne pardonne pas à saint Paul d’avoir dit : Femmes, obéissez à vos maris ! ». Lamennais inspirera à George Sand le personnage de l’abbé Spiridion, chercheur intransigeant de la vérité, dans son roman Spiridion.
Chopin et le voyage à Majorque
Peinture réalisée d’après l’esquisse préliminaire du portrait de George Sand et Frédéric Chopin par Delacroix, dans une tentative de reproduire l’œuvre divisée à la fin du XIXe siècle.

George Sand fait la connaissance de Frédéric Chopin dans les tous derniers mois de 1836, par l’intermédiaire de Liszt et de Marie d’Agoult. Leur liaison commence en juin 1838 ; c’est à cette époque que Delacroix peint le double portrait de Sand écoutant Chopin au piano (portrait aujourd’hui divisé). Cette liaison durera jusqu’en juillet 1847, soit près de dix ans.

À la fin de 1838, George Sand et ses deux enfants partent pour Majorque ; Chopin, qui fait partie du voyage, les rejoint à Perpignan60. À Barcelone, George Sand visite le palais de l’Inquisition en ruines, qui lui fait une impression foudroyante. Elle y fera allusion dans son roman La Comtesse de Rudolstadt. Arrivés à Palma de Majorque, les voyageurs sont ravis par le cadre enchanteur de l’île, mais ils éprouvent de grandes difficultés pour se loger, en raison de l’absence d’hôtels et de chambres meublées. La santé de Chopin se détériore et les voyageurs sont chassés de leur logement, car les Majorcains pensaient que la phtisie était contagieuse. Le 15 décembre, les voyageurs se rendent à l’ancienne Chartreuse de Valldemossa où ils sont hébergés dans des cellules monacales. Le site est magnifique, mais l’approvisionnement en nourriture est difficile, d’autant plus que les voyageurs sont en butte à l’hostilité des insulaires parce qu’ils n’assistent pas aux offices religieux. La santé de Chopin se dégrade encore. Le 13 février, ils quittent l’île et rejoignent Barcelone après un voyage éprouvant. Chopin crache le sang « à pleines cuvettes ». Les voyageurs font un séjour à Marseille où Chopin se rétablit. À la fin du mois de mai, ils arrivent à Nohant où ils passeront tout l’été. George Sand publiera un récit de ce voyage : Un hiver à Majorque.

George Sand et Chopin résident l’été à Nohant et l’hiver à Paris, d’abord rue Pigalle, puis à partir de l’automne de 1842, au Square d’Orléans (rue Taitbout). En raison de la maladie de Chopin, leur liaison se transforme en une relation mère-fils. Grâce à Chopin, le cercle des connaissances et des amis de George Sand s’élargit encore ; Chopin reçoit des écrivains (Adam Mickiewicz, Julien-Ursin Niemcewicz), des musiciens (Giacomo Meyerbeer, Joseph Dessauer, Pauline Viardot), des membres de l’aristocratie polonaise en exil (Adam Jerzy Czartoryski, Delfina Potocka).

Cependant, Chopin se comporte comme un compagnon absorbant et tyrannique. Les malentendus deviennent plus fréquents, d’autant plus que les enfants de George Sand grandissent et s’imposent comme des individualités. Maurice prend à cœur tous les désaccords entre sa mère et Chopin et les rapports entre Chopin et Maurice deviennent tout à fait hostiles. À partir du printemps de 1846, George Sand décide d’héberger à Nohant une jeune cousine de sa famille maternelle, Augustine. Sa fille Solange et Chopin détestent Augustine tandis que Maurice, ami d’enfance d’Augustine, est toujours prêt à la défendre et à attaquer Chopin.

Sur ce fond de discordes, il y a aussi des moments de gaieté : Pendant que Chopin improvise au piano, Solange, Augustine et Maurice miment des scènes et dansent des ballets comiques ; les hôtes séjournant à Nohant, comme Emmanuel Arago et Louis Blanc paricipent aussi à ces divertissements. Après le départ de Chopin pour Paris, ces pantomimes prendront le caractère de véritables pièces de théâtre improvisées, dans le genre de la commedia dell’arte, qui sont à l’origine du Théâtre de Nohant qui sera publié plus tard en recueil. Ce Théâtre de Nohant est d’ailleurs décrit en détail par George Sand dans son roman Le Château des Désertes où Maurice Sand lui inspire le personnage de Celio Floriani et Augustine celui de Cécile, qui improvise et chante le rôle de la Donna Elvira.

C’est aussi à cette époque que Chopin inspire à George Sand le personnage du prince Karol dans son roman Lucrezia Floriani, paru en 1846.

En novembre 1846, il est prévu de marier Solange à un hobereau berrichon, Fernand des Préaulx69. En février 1847, la famille se rend à Paris pour signer le contrat. Là-bas, on présente à George Sand et à sa fille le sculpteur Auguste Clésinger ; celui-ci s’éprend subitement de Solange et le coup de foudre est réciproque ; Solange refuse de signer le contrat avec Fernand des Préaulx et la famille rentre à Nohant. La manière de Solange de traiter son premier fiancé, Fernand des Préaulx, inspirera à George Sand le personnage d’Erneste du Blossay dans son roman Mademoiselle Merquem. Le 20 mai 1847, Solange épouse le sculpteur Clésinger. En juillet, les deux époux, très endettés, demandent en vain une aide financière à George Sand. Il se produit une rixe : Clésinger lève un marteau sur Maurice, George Sand s’interpose, frappe au visage Clésinger et reçoit de lui un coup de poing dans la poitrine ; Maurice, armé d’un pistolet, menace Clésinger, mais il est désarmé par des amis présents sur place. George Sand jette à la porte sa fille et son gendre. En raison de sa méfiance maladive, Chopin donne crédit aux calomnies rapportées par Solange sur sa mère et son frère et il abandonne ses relations avec George Sand.

À l’occasion de sa relation amoureuse avec le musicien, George Sand « a dû contracter auprès de Chopin une part de l’antisémitisme que ce dernier a rapporté de Pologne », comme elle l’exprime dans sa correspondance et son récit, Un hiver à Majorque.
La bonne Dame de Nohant

George Sand est contrainte d’écrire pour le théâtre à cause d’embarras financiers. À Nohant, il lui arrive même d’exercer les fonctions de médecin de village, ayant étudié avec son premier précepteur, le docteur Deschartres, l’anatomie et les remèdes à base de plantes. Mais elle ne se cantonne pas à Nohant, voyageant aussi bien en France, et notamment chez son grand ami Charles Robin Duvernet au château du Petit Coudray, qu’à l’étranger.

Elle s’installe dans une relation apaisée avec un ami de son fils Maurice, Alexandre Manceau. Il est pendant quinze ans à la fois son amant et son secrétaire. Elle devient l’amie épistolaire de Flaubert et la seule femme admise aux dîners Magny, au cours desquels elle retrouve Théophile Gautier, les frères Jules et Edmond Goncourt, Sainte-Beuve, Taine…

Elle n’arrête pas d’écrire jusqu’à sa mort qui survient à Nohant, d’une occlusion intestinale, le 8 juin 1876, alors qu’elle a 71 ans.
Descendance

En 1863, Lina, sa belle-fille, donne naissance à Marc-Antoine qui mourra en 1864, puis à Aurore en 1866, connue sous le nom d’Aurore Lauth-Sand et qui vivra jusqu’à l’âge de 95 ans, et enfin à Gabrielle, qui sera la dernière petite-fille de George Sand, en 1868. Aurore et Gabrielle n’auront pas d’enfant.
L’engagement politique
La révolution de 1830

Les 27, 28 et 29 juillet 1830 – journées dites les Trois Glorieuses – les insurrections parisiennes renversent les Bourbons. L’engagement politique d’Aurore Dupin et sa prise de conscience débutent véritablement à partir de cette période. En ce même mois de juillet 1830, Aurore Dupin rencontre Jules Sandeau et qui marque là aussi, un véritable tournant dans sa vie.
Pierre Leroux
George Sand en 1864. Photographie de Nadar.

George Sand fait la connaissance du philosophe socialiste Pierre Leroux en 1835, sur le conseil de Sainte-Beuve. Elle trouvera dans la doctrine de Pierre Leroux une synthèse des dogmes épars qu’elle avait empruntés au christianisme, à Rousseau, au saint-simonisme, à Michel de Bourges et à Lamennais. Compte tenu de l’influence des idées de Pierre Leroux sur l’œuvre de George Sand, il n’est pas inutile de résumer ici sa doctrine :

    L’homme est un animal transformé par la raison et indissolublement uni à l’humanité ; on ne peut concevoir un homme hors de l’humanité ; l’homme n’est pas seulement sensation, ou sentiment, ou connaissance, mais une trinité indivisible de ces trois choses.
Nous sommes immortels ; à la mort, l’âme ne fait que se retremper en Dieu, se plonge dans l’oubli avant chaque nouvelle renaissance dans l’humanité ; il y a un cycle de renaissances et à chaque incarnation l’homme se perfectionne.
Durant son incarnation, chaque être humain doit progresser indéfiniment, en communication complète avec la nature et avec ses semblables ; l’homme ne peut pas vivre sans société, sans famille, sans propriété, mais il faut combattre les abus de ces trois institutions qui empêchent l’homme de progresser indéfiniment.
Le progrès de l’humanité est infini et continu (idée de Leibniz) . Les religions sont incomplètes, car elles séparent le corps et l’âme, l’esprit et la matière ; or Dieu est partout, dans le matériel comme dans le spirituel (idée de Saint-Simon sur la sainteté de la matière). L’homme trouvera son salut lorsqu’il comprendra qu’il ne faut pas attendre le royaume de Dieu en dehors de ce monde, après la mort, mais tenter d’élever et sanctifier la vie charnelle et le labeur terrestre. Leroux s’intéresse particulièrement de ce point de vue à certaines sectes médiévales comme les lollards, les hussites et surtout les taborites.

Les idées de Pierre Leroux se manifestent dans toute une série de romans de George Sand : Spiridion, Consuelo, La Comtesse de Rudolstadt, Jean Zyska, Procope le Grand, Le Meunier d’Angibault, Le Péché de Monsieur Antoine, Horace, Le Compagnon du tour de France, Jeanne. Tous ces romans apparaissent comme la mise en œuvre du programme de Leroux : lutte contre les triples abus : de caste, de famille et de propriété ; prédication de la doctrine du progrès continu et de la « vie de l’homme dans l’humanité ». La rencontre de George Sand avec l’écrivain prolétaire Agricol Perdiguier lui inspire le personnage de Pierre Huguenin, le héros de son roman Le Compagnon du tour de France, publié en 1840. Ce roman prêchant l’un des dogmes de la théorie de Leroux, la guerre aux préjugés de caste et l’abolition des différends entre groupes sociaux, François Buloz, le directeur de la Revue des Deux Mondes, proposa tant de changements et de coupures que George Sand préféra reprendre son manuscrit et le publier en volume. Un an plus tard, il refusa de faire paraître son nouveau roman, Horace, dans sa revue.

En 1841, George Sand fonde avec Pierre Leroux et Louis Viardot la Revue Indépendante. De 1841 à 1844, elle publie dans cette revue des romans (Horace, Consuelo, Jean Zyska, Procope le Grand, La Comtesse de Rudolstadt, Isidora), ainsi que divers articles. Elle se lie d’amitié avec des poètes prolétaires, comme le maçon Charles Poncy de Toulon, le père Magu et son gendre, le serrurier Jérôme Gilland, pour lesquels elle écrit des préfaces à leurs ouvrages ; ils apparaissent comme une preuve visible de la théorie de Leroux sur le progrès continu et la perfectibilité de l’humanité. Le père Magu inspirera à George Sand le personnage d’Audebert dans son roman La Ville noire, publié en 1860.
Louis Blanc

En 1844, elle fonde un journal local, l’Éclaireur de l’Indre, dont le premier numéro paraît le 14 septembre. Elle publiera dans ce journal plusieurs articles, notamment la Lettre d’introduction aux fondateurs de « l’Éclaireur de l’Indre », un article sur les Ouvriers boulangers de Paris, la Lettre d’un paysan de la Vallée Noire écrite sous la dictée de Blaise Bonnin, la Lettre aux rédacteurs à propos de la pétition pour l’organisation du travail, trois articles sur la Politique et le Socialisme, un compte rendu de l’Histoire des dix ans de Louis Blanc, la Préface du livre de Jules Néraud : Botanique de l’enfance.

C’est à partir de cette époque que des relations amicales s’établissent entre Louis Blanc et George Sand, qui songea même à lui faire épouser sa fille, mais ce projet échoua. George Sand écrivit deux articles sur l’Histoire de la Révolution de Louis Blanc, en 1847 dans le Siècle et en 1865 dans l’Avenir national. En novembre 1844, Louis Blanc prie George Sand de collaborer au journal qu’il avait fondé, la Réforme90. C’est dans ce journal que paraît en 1845 son roman Le Meunier d’Angibault et l’article sur la Réception de Sainte-Beuve à l’Académie, et en 1848 l’article sur l’Élection de Louis-Napoléon à la présidence de la République.

C’est aussi à cette époque que George Sand noue des relations épistolaires ou personnelles avec Barbès, Mazzini, Bakounine, Louis Bonaparte, Étienne et François Arago, Pauline Roland.
La révolution de 1848

George Sand se réjouit en 1848 de la chute du roi Louis-Philippe et la fin de la Monarchie de Juillet, affichant son engagement politique socialiste. Mais après les journées de juin, où l’armée et la garde nationale écrasent dans le sang les insurgés, George Sand se retire à Nohant. Ses amis souhaitaient même pour sa sécurité, qu’elle quitte la France. L’échec de la révolution de 1848 et le coup d’État de 1851 marquent l’arrêt de son activité militante. Avec l’arrivée au pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte, ce sont les arrestations, les déportations et la censure qui s’abattent sur le pays.
La Commune de 1871

George Sand, républicaine et socialiste en 1848, rejoint en 1871, les écrivains qui condamnent la Commune de Paris comme Gustave Flaubert, Edmond de Goncourt, Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Charles Marie René Leconte de Lisle, Alexandre Dumas fils, Ernest Renan, Alphonse Daudet, Ernest Feydeau, Émile Zola. Ce mouvement pour eux, est source de désordre : « La secousse brutale que constitua la Commune pour la société bourgeoise du XIXe siècle, si bien incarnée par Thiers, ne pouvait en effet manquer d’amener les gens de lettres à réagir, à la fois en tant qu’individus appartenant à une classe sociale donnée, quoiqu’ils s’en défendent, et en tant qu’artistes, dont la conception de l’art est liée à un certain état social, à certaines valeurs remises en question par le mouvement révolutionnaire ». George Sand manifeste une forte hostilité au mouvement de la Commune de Paris. Elle se démarque de Victor Hugo qui prend la défense des insurgés et n’hésite pas à critiquer sa prise de position. Les termes employés par George Sand sont extrêmement durs : « Tout va bien pour les Versaillais. La déroute des Fédérés est complète. On ne peut plaindre l’écrasement d’une pareille démagogie […] Les exécutions vont leur train. C’est Justice et nécessité ». Le 3 octobre 1871, George Sand cherche à justifier son attitude dans un article du journal Le Temps, en reprenant les arguments des conservateurs. La romancière propose comme solution l’éducation pour tous, afin d’éviter les dérives révolutionnaires. Mais la virulence des propos exprimés par les écrivains de l’époque, surprend encore aujourd’hui. George Sand redoute un retour de la monarchie et ne comprend pas que la Commune puisse prendre les armes contre la République naissante, même bourgeoise. Ses convictions légalistes ne voient dans la Commune que destructions, incendies et les exécutions des otages. Son soutien à Thiers et à la République conservatrice resteront incompris. C’est aussi le fossé qui se creuse entre Paris et la Province, entre les grandes cités et le monde rural. L’échec de la Révolution de 1848, les désillusions, le poids des années et la perte de la foi politique entraînent George Sand vers un repli sur soi.
Premières œuvres (avant Indiana)

    La Fille d’Albano (nouvelle, 1831)
Le Commissionnaire (avec Jules Sandeau, roman, (1831).
Rose et Blanche ou La Comédienne et le Religieuse (avec Jules Sandeau, roman, 1831)

Romans, récits, contes, nouvelles, textes divers

    Indiana (roman, 1832) [lire en ligne]
Melchior (nouvelle, 1832) [lire en ligne]
Valentine (roman, 1832) [lire en ligne]
La Reine Mab (poésie, 1832) [lire en ligne : Page 169]
Le Toast (nouvelle, 1832) [lire en ligne]
La Marquise (nouvelle, 1832) [lire en ligne]
Cora (nouvelle, 1833) [lire en ligne]
Lavinia ou Une vieille histoire (nouvelle, 1833) [lire en ligne]
Lélia (roman, 1833, modifié en 1839) [lire en ligne]
Aldo le Rimeur (dialogue, 1833) [lire en ligne]
Metella (nouvelle, 1834) [lire en ligne]
Le Secrétaire intime ou Quintilia (roman, 1834) [lire en ligne]
Garnier (conte, 1834) [lire en ligne]
Leone Leoni (roman, 1834) [lire en ligne]
Jacques (roman, 1834) [lire en ligne]
Journal intime (posthume, journal intime, rédigé en 1834, publié en 1926)
André (roman, 1835) [lire en ligne]
Myrza (nouvelle, 1835) [lire en ligne]
Mattea (nouvelle, 1835) [lire en ligne]
Simon (roman, 1836) [lire en ligne]
Lettres à Marcie (La soeur cadette, Les trois soeurs) (politique, 1837) [lire en ligne]
Le Dieu inconnu in Le Dodecaton ou Le Livre des douze (nouvelle, 1837) [lire en ligne]
Le Contrebandier (histoire lyrique, 1837) [lire en ligne]
Lettres d’un voyageur (lettres, 1837) [lire en ligne]
Mauprat (roman, 1837) [lire en ligne]
Les Maîtres mosaïstes (roman, 1838) [lire en ligne]
La Dernière Aldini (roman, 1837) [lire en ligne]
L’Orco (nouvelle, 1838) [lire en ligne : page 260]
L’Uscoque (nouvelle, 1838) [lire en ligne]
Spiridion (roman, 1838) [lire en ligne]
Les Sept Cordes de la lyre (dialogue, 1839) [lire en ligne]
Gabriel (dialogue, 1839) [lire en ligne]
Pauline (nouvelle, 1839) [lire en ligne]
Le Compagnon du tour de France (roman, 1840) [lire en ligne]
Georges de Guérin (critique littéraire, 1840) [lire en ligne]
Mouny Roubin (nouvelle, 1841) [lire en ligne]
Horace (roman, 1841) [lire en ligne]
Un hiver à Majorque (récit de voyage, 1841) [lire en ligne]
Consuelo (roman, 1842) [Tome 1] [Tome 2] [Tome 3]
Carl (nouvelle, 1843) [lire en ligne]
Kourroglou (nouvelle, 1843) [lire en ligne]
Fanchette (polémique, 1843) [lire en ligne]
Jean Zyska (roman historique sur la vie de Jan Žižka, chef de guerre hussite, 1843) [lire en ligne]
La Comtesse de Rudolstadt (roman, suite de Consuelo, 1843) [Tome 1] [2]
Procope le Grand (nouvelle, suite de Jean Zyska, 1844) [lire en ligne : à la fin du volume, après Le Compagnon]
Jeanne (roman, 1844) [lire en ligne]
La Fauvette du docteur (nouvelle, 1844) [lire en ligne : Page 218]
Le Meunier d’Angibault (roman, 1845) [lire en ligne]
Isidora (roman, 1845) [lire en ligne]
Teverino (roman, 1845) [lire en ligne]
Le Péché de M. Antoine (roman, 1845) [Tome 1] [Tome 2]
La Mare au diable (roman, 1846) [lire en ligne]
La Noce de campagne (étude, fait suite à La Mare au diable, 1846) [lire en ligne]
Lucrezia Floriani (roman, 1846) [lire en ligne]
Le Piccinino (roman, 1847) [Tome 1] [Tome 2]
François le Champi (roman, 1848) [lire en ligne]
La Petite Fadette (roman, 1849) [lire en ligne]
Le Château des Désertes (roman, suite de Lucrezia Floriani, 1851) [lire en ligne]
Monsieur Rousset (roman inachevé, 1851) [lire en ligne]
Histoire du véritable Gribouille (conte, 1851) [lire en ligne]
Mont-Revèche (roman, 1852) [lire en ligne]
La Filleule (roman, 1853) [lire en ligne]
Les Maîtres sonneurs (roman, 1853) [lire en ligne]
Adriani (roman, 1854) [lire en ligne]
Histoire de ma vie (autobiographie, 1855) [Tome 1] [Tome 2] [Tome 3] [Tome 4]
Évenor et Leucippe ou Les Amours de l’Âge d’or (roman, 1856) [lire en ligne]
Le Diable aux champs (roman, 1856) [lire en ligne]
Autour de la table (recueil d’articles, 1856) [lire en ligne]
La Daniella (roman, 1857) [Tome 1] [2]
Les Dames vertes (roman, 1857) [lire en ligne]
Promenades autour d’un village (1857) [lire en ligne]
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (roman, 1858) [Tome 1] [2]
L’Homme de neige (roman, 1859) [Tome 1] [Tome 2] [Tome 3]
Narcisse (roman, 1859) [lire en ligne]
Elle et lui (roman autobiographique sur ses relations avec Musset, 1859) [lire en ligne]
Flavie (roman, 1859) [lire en ligne]
Jean de la Roche (roman, 1859) [lire en ligne]
La Fée qui court (conte, 1859) [lire en ligne]
Constance Verrier (roman, 1860) [lire en ligne]
La Ville noire (roman, 1860) [lire en ligne]
Le Marquis de Villemer (roman, 1860) [lire en ligne]
Valvèdre (roman, 1861) [lire en ligne]
La Famille de Germandre (roman, 1861) [lire en ligne]
Tamaris (roman, 1862) [Lire en ligne (Tamaris se trouve après Constance Verrier)]
Antonia (roman, 1862) [lire en ligne]
Mademoiselle La Quintinie (roman, 1863) [lire en ligne]
Laura (roman, 1864) [lire en ligne]
La Confession d’une jeune fille (roman, 1864) [Tome 1] [Tome 2]
La Coupe (nouvelle, 1865) [lire en ligne]
Monsieur Sylvestre (roman, 1865) [lire en ligne]
Le Dernier Amour (roman, suite de Monsieur Sylvestre, 1866) [lire en ligne]
La Rêverie à Paris (nouvelle, 1867) [lire en ligne]
Cadio (roman dialogué, 1867) [lire en ligne]
Mademoiselle Merquem (roman, 1868) [lire en ligne]
Pierre qui roule (roman, 1869) [lire en ligne]
Malgrétout (roman, 1870) [lire en ligne]
Le Beau Laurence (roman, suite de Pierre qui roule, 1870) [lire en ligne]
Césarine Dietrich (roman, 1870) [lire en ligne]
Journal d’un voyageur pendant la guerre (journal, 1871) [lire en ligne]
Francia (roman, 1871) [lire en ligne]
Nanon (roman, 1872) [lire en ligne]
Impressions et Souvenirs (recueil, 1873) [lire en ligne]
Contes d’une grand’mère première série (1873) (Le château de Pictordu; La reine Coax; Le nuage rose; Les ailes de courage; Le géant Yéous) [lire en ligne]
Ma sœur Jeanne (roman, 1874) [lire en ligne]
Marianne (roman, 1875) [lire en ligne]
Flamarande (roman, 1875) [lire en ligne]
Les Deux Frères (roman, suite de Flamarande, 1875) [lire en ligne]
La Tour de Percemont (roman, 1875) [lire en ligne]
Contes d’une grand’mère deuxième série (1876) (Le chêne parlant; Le chien et la fleur sacrée; L’orgue du Titan; Ce que disent les fleurs; Le marteau rouge; La fée poussière; Le gnome des huîtres; La fée aux gros yeux) [lire en ligne]
Légendes rustiques (Les Pierres sottes ou pierres caillasses, Les Demoiselles, Les Laveuses de nuit ou lavandières, La Grand’Bête, Les Trois hommes de pierre, Le Follet d’Ep-Nell, Le Casseu’ de bois, Le Meneu’ de loups, Le Lupeux, Le Moine des Étangs-Brisses, Les Flambettes, Lubins et Lupins) (1877) [lire en ligne]
Dernières pages (recueil, 1877) [lire en ligne]
Nouvelles lettres d’un voyageur (lettres, 1877) [lire en ligne]
Questions d’art et de littérature (recueil, 1878) [lire en ligne]
Questions politiques et sociales (recueil, 1879) [lire en ligne]
Souvenirs de 1848 (recueil, 1880) [lire en ligne]

Théâtre

    Une conspiration en 1537 (posthume, essai dramatique rédigé en 1831, publié en 1921)
Cosima ou la Haine dans l’amour (drame en cinq actes et un prologue, 1840) [lire en ligne]
Les Mississipiens (proverbe en deux actes et un prologue, 1840) [lire en ligne : après Pauline]
Le Roi attend (prologue, 1848) [lire en ligne]
François le Champi (comédie en trois actes, 1849) [lire en ligne]
Claudie (drame en trois actes, 1851) [lire en ligne]
Molière (drame en cinq actes, 1851) [lire en ligne]
Le Mariage de Victorine (comédie en trois actes, 1851) [lire en ligne]
Les Vacances de Pandolphe (comédie en trois actes, 1852) [lire en ligne]
Le Démon du foyer (comédie en deux actes, 1852) [lire en ligne]
Le Pressoir (drame en trois actes, 1853) [lire en ligne]
Mauprat (drame en cinq actes, 1854) [lire en ligne]
Flaminio (comédie en trois actes et un prologue, 1854) [lire en ligne]
Maître Favilla (drame en trois actes, 1855) [lire en ligne]
Lucie (comédie en un acte, 1856) [lire en ligne]
Françoise (comédie en quatre actes, 1856) [lire en ligne]
Comme il vous plaira (comédie en trois actes, 1856) [lire en ligne]
Marguerite de Sainte-Gemme (comédie en trois actes, 1859) [lire en ligne]
Le Marquis de Villemer (comédie en quatre actes, 1864) [lire en ligne]
Les Don Juan de village (comédie en trois actes, 1866)
Le Lis du Japon (comédie en un acte, 1866)
Cadio (avec Paul Meurice, drame en cinq actes, 1867)
Lupo Liverani (1869) [lire en ligne]
L’autre (comédie en quatre actes, 1870)
Un bienfait n’est jamais perdu (proverbe, 1872) [lire en ligne]
Théâtre de Nohant (Le Drac, Plutus, Le pavé, La nuit de Noël, Marielle) [lire en ligne]

Correspondance

    L’édition de référence est : Correspondance, 1812-1876, édition de Georges Lubin, 25 tomes, Paris, Garnier frères, 1964-1991.
George Sand, Correspondance 1812-1876, Calmann Lévy (Paris), 1882-1884. [lire en ligne : Tome I] [Tome II] [Tome III] [Tome IV] [Tome V] [Tome VI]
Correspondance entre George Sand et Gustave Flaubert, Calmann Lévy (Paris), 1904. [lire en ligne]
Jules Bertaut, Une amitié romantique, lettres inédites de George Sand et François Rollinat, 12 lettres de George Sand et 14 de François Rollinat, Renaissance du Livre, Paris, 1921, numérisé par l’Université de Toronto.
George Sand – Marie Dorval, Correspondance inédite, édition de Simone-André Maurois, préface d’André Maurois, Paris, Gallimard, 1953.
Marie d’Agoult, George Sand : correspondance, Bartillat, 1995.
George Sand et Eugène Delacroix, Correspondance : le rendez-vous manqué (édition de Françoise Alexandre). – Paris : les Éditions de l’Amateur, coll. « Regard sur l’art », 2005, (ISBN 2-85917-381-1).

Manuscrits
manuscrit de Un hiver à Majorque.

    La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds George Sand en partie constitué par la donation de la petite fille de l’écrivain en 1951 et enrichi par de nouvelles acquisitions.
Les Fonds patrimoniaux de la bibliothèque de La Châtre (Indre) possèdent un fonds George Sand comprenant notamment des originaux de sa correspondance. De nombreux manuscrits sont disponibles en ligne.

 

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