Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Heinrich Böll

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...


Heinrich Böll

Heinrich Böll, né à Cologne le 21 décembre 1917, décédé le 16 juillet 1985 à Kreuzau-Langenbroich, est un écrivain allemand. Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs allemands de la période de l'Après-guerre.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1972. L'Académie de Stockholm le distingue pour une poésie qui, par la synthèse de sa description clairvoyante des courants de son temps et la puissance créatrice et attentive, a contribué au renouveau de la littérature allemande1. Ses romans, ses nouvelles, ses essais et ses déclarations publiques ont connu une répercussion importante dans le monde littéraire et dans la société de la République fédérale d'Allemagne d'après-guerre.
Pendant la guerre, Böll avait surtout écrit des lettres. Dans l'une d'elles, il avait repris une phrase d'un roman d'Ernst Wiechert, Jedermann/Tout un chacun de 1931 : « Qui veut décrire la guerre, le sang versé et les pilonnages, n'est qu'un insensé ».

Son premier roman Kreuz ohne Liebe (Croix sans cœur), date de 1946/1947 mais ne paraît à titre posthume qu'en 2002. Il y évoque le destin d'un SS de famille catholique qui s'est entaché de culpabilité sur le front oriental, et qui sauve une vie avant de se suicider. Mais c'est aussi l'histoire d'un couple dont l'amour a survécu à la guerre. Les premières nouvelles paraissent dans les périodiques autorisés par les Alliés en 1947. Elles font partie du patrimoine littéraire de l'Allemagne en ruines. Elle évoque les expériences vécues et les dérapages sociaux de l'après guerre.

La nouvelle Der Mann mit den Messern (L'homme aux couteaux) est publiée à Cassel en 194813. Ce récit à la première personne relate la rencontre d'un ancien lieutenant et d'un de ses sous-officiers, dont les rôles sont maintenant inversés. Le sous-officier propose à son ancien supérieur de devenir son partenaire et d'être la cible des couteaux qu'il lance dans des représentations de variété. Tous deux découvrent que dans cette constellation, la fortune leur sourit.

Quelques unes des nouvelles paraissent en 1950 dans le recueil Wanderer, kommst du nach Spa…, (La Mort de Lohengrin) qui contribue à la renommée de l'écrivain comme auteur de nouvelles.

Sa nouvelle, Der Zug war pünktlich (Le train était à l'heure), est publiée en 1949 en Allemagne.

Dans un interview accordé à Al Wolff en 1974, il reconnaît avoir un penchant particulier pour cette première véritable publication et poursuit :

« Aujourd'hui je ne me souviens plus exactement quelle était la clé initiale de ce livre, mais ce que je sais, c'est qu'être transporté ici ou là, en permission, puis de retour au front, être toujours assis dans des trains, dans des wagons de marchandises ou dans des trains de voyageurs, patienter dans les salles d'attente, des heures entières, des jours entiers, des nuits entières, monter dans les trains, en descendre lors d'alarmes aériennes, y remonter, enfin être transporté contre son gré, c'était une expérience militaire vraiment très spéciale. Je crois qu'il en est ainsi dans toutes les armées du monde. Monter, descendre, attendre, ne pas savoir où l'on vous transporte, ne pas devoir le savoir, comme c'est presque toujours le cas. Oui, je crois que ce, disons cette expérience d'être transporté était la clé initiale du livre. »10,14

Böll est toujours resté très attaché à sa ville natale, son catholicisme ardent et omniprésent, son sens de l'humour acide et son socialisme critique. Dans la période de l'immédiat après-guerre, il se préoccupe des souvenirs de la guerre et de ses effets matériels et psychologiques sur la vie des simples citoyens. Il a fait de ces épaves de l'après-guerre les héros de ses romans en les décrivant avec tendresse.

La prise de Cologne par le parti nazi a consterné Böll, de même que l'a bouleversé plus tard la destruction de sa ville par les bombardements alliés. Son œuvre est considérée comme la plus représentative de la Trümmerliteratur (littérature des ruines) qui dépeint, sur fond de réalisme à la fois émotionnel et compatissant, les malheurs d'une nation allemande déchirée et anéantie par le nazisme et les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale.

Le style d'Heinrich Böll semble être parfois déroutant de simplicité : Carl Zuckmayer dit d'Heinrich Böll :

    « Ce que j'apprécie le plus chez Böll, c'est la simplicité, la limpidité et la précision de son langage. Il ne s'égare pas dans des futilités, il n'essaie jamais de bluffer, ni de paraître sensationnel en faisant des sauts ou des voltes surprenants. Il n'est, parmi les jeunes écrivains de sa génération, peut-être pas le plus éloquent, le plus étoffé ou même le plus brillant, mais il me semble que son langage, l'art de sa prose aussi, sont les plus purs, les plus propres et les plus saisissants de la nouvelle littérature allemande15. »

Après 262 raids aériens, Cologne est détruite à 80 %. Reconstruite en hâte afin de pourvoir au plus urgent, la ville change de physionomie. Elle est, sous Konrad Adenauer, alors maire de la ville (avant que les Américains ne le congédient le 6 octobre 1945 au profit d'Hermann Pünder) un chantier permanent16. C'est dans cette ambiance que les premières œuvres principales de Böll prennent forme.
Jusqu'à la fin avril 1951, Böll travaille occasionnellement pour la ville de Cologne. Début mai, alors qu'il n'a jusque-là publié que deux nouvelles et un roman qui n'ont pas encore conquis le grand public, il est invité, sur l'initiative d'Alfred Andersch, à une réunion du Groupe 47 à Bad Dürkheim, ainsi qu'une vingtaine de jeunes auteurs inconnus. Le Groupe 47 – du nom de l'année de sa fondation – était composé de quelques écrivains de langue allemande, que l'organisateur Hans Werner Richter invitait personnellement et qui n'étaient pas toujours les mêmes. Ces rencontres annuelles se déroulaient dans une atmosphère presque familiale ; on y lisait ses textes, on apportait aussi des critiques, mais principalement dans le but d'encourager les jeunes auteurs encore inconnus. Il était d'usage aussi de récompenser l'auteur du meilleur texte ; un vote décidait du lauréat de l'année. Böll l'emporte dès la première lecture de sa nouvelle satirique Les Brebis galeuses, mais de justesse. Le journaliste Heinz Ulrich du journal Die Zeit écrit à ce sujet : « Heinrich Böll, petit employé municipal en Rhénanie, marié, père de trois enfants, est un des ces talents qui, tout d'un coup, sont là. Dans l'histoire qu'a lu ce Böll, il y avait quelque chose, un ton nouveau, le deuil du simple citoyen, qui à vrai dire est artiste et qui, vu à travers les lunettes de l'indulgence, se mêle les pinceaux dans le train-train quotidien. Il était là, l'humour qui fait tant défaut. Et si l'on croit aux lois énigmatiques de la chance, il faut avouer qu'elle a eu la main heureuse. » 17 Böll n'a pas fait l'unanimité, mais cette voix d'avance qui lui vaut les lauriers va accélérer son parcours. Le Prix du Groupe 47, doté à l'époque de mille marks, est une aide bienvenue à la famille. Et puis – effet non négligeable – sa nouvelle est diffusée à la radio par le SWF, radio régionale du Sud-ouest allemand. Bien que dans les premières années le Groupe 47 ne fût pas assiégé par la presse, Heinrich Böll est remarqué, et au mois de septembre de la même année, Kiepenheuer & Witsch, une importante maison d'édition indépendante fondée en 1951 à Cologne, lui propose un contrat d'auteur. Il peut désormais vivre de sa plume.

En 1952, Böll regroupe des notes sous le titre Le snack-bar, un lieu de rencontre qui dispense à ses clients un peu de chaleur. L'histoire se base sur une pièce radiophonique de l'auteur, qui fut diffusée au printemps 1953 par la radio de Hesse, et qui avait pour titre Je rencontre ma femme. Le titre original est tiré d'une citation de la bible (Saint Marc, 15,5).
Où étais-tu, Adam ?
Article détaillé : Où étais-tu, Adam ?.

L'auteur décrit en neuf épisodes le périple du soldat Feinhals depuis le front oriental jusqu'à la maison de ses parents. Il ordonne les épisodes en mosaïque composée, témoignant des déchirures matérielles et corporelles que la guerre impose. Sur son chemin, Feinhals rencontre d'autres soldats, des supérieurs, une aubergiste tchèque qui depuis plusieurs années voit le flux, le reflux et le déferlement incessant de soldats, une juive catholique dont on découvre le destin tragique, tous victimes dans le récit des revers d'une guerre sans fin.
Rentrez chez vous, Bogner !
Article détaillé : Rentrez chez vous, Bogner !.

Le roman décrit les conséquences de la guerre, et dépeint de façon réaliste un week-end dans une grande ville du secteur britannique après la réforme monétaire de 1948. Il est considéré comme étant le premier grand succès de l'écrivain.
La Grimace
Article détaillé : La Grimace (roman).

Le roman marque une période créatrice majeure d'Heinrich Böll et témoigne d'une orientation de son œuvre littéraire vers un engagement moral et politique.
Portrait de groupe avec dame
Article détaillé : Portrait de groupe avec dame (roman).

Entre 1949 et 1971, Heinrich Böll a écrit plus de 40 œuvres. « Portrait de groupe avec dame » est son plus volumineux roman et en même temps l'un des plus importants. L'édition originale de 50 000 exemplaires est épuisée peu après la parution en 197118. Ce roman incite le Comité du Prix Nobel de littérature à faire de Böll le lauréat de 1972.

Articol scris de online-litterature

A ne pas manquer :

  • Rabindranath TagoreRabindranath Tagore      L'offrande lyrique (Rabindranath Tagore) L'offrande lyrique II (Rabindranath Tagore) L'offrande lyrique III (Rabindranath Tagore) english A Moments […]
  • Jules VerneJules Verne Le Tour du monde en 80 jours (Jules Verne) Livre audio Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne) Livre audio Voyage au centre de la Terre (Jules Verne) Livre […]
  • François MauriacFrançois Mauriac François Mauriac, né le 11 octobre 1885 à Bordeaux et mort le 1er septembre 1970 à Paris, est un écrivain français. Lauréat […]
  • Romain RollandRomain Rolland       Romain Rolland, né le 29 janvier 1866 à Clamecy (Nièvre) et mort le 30 décembre 1944 à […]
  • Sinclair LewisSinclair Lewis Le 5 novembre 1930, Sinclair Lewis fut le premier américain à recevoir le prix Nobel de littérature. Harry Sinclair Lewis (7 février 1885 […]
  • Thomas MannThomas Mann         Thomas Mann, né le 6 juin 1875 à Lübeck et décédé le 12 août 1955 […]

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: