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Jean Cocteau

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Jean Cocteau

 

Jean Cocteau, né le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte et mort le 11 octobre 1963 dans sa maison de Milly-la-Forêt, est un poète, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste français.

Il est élu à l'Académie française en 1955.

Comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, il a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l'imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d'innombrables artistes et posa sa touche inspirée sur tout ce qu'il créa avec une grâce particulière, une originalité de tous les instants et une intuition rare. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu'il était avant tout un poète et que tout travail est poétique.

Clément Eugène Jean Maurice Cocteau est né le 5 juillet 1889 place Sully à Maisons-Laffitte1 dans une famille bourgeoise de Paris. Son père, Georges Alfred Cocteau, né le 8 juillet 1842 à Melun, avocat et peintre amateur, et sa mère, Marie Junia Émilie Eugénie Lecomte, née le 21 septembre 1855 à Maisons-Laffitte2, se sont mariés le 7 juillet 1875 dans le 9e arrondissement de Paris3. Son grand-père paternel, Athanase Cocteau (1798-1865) était notaire et maire de Melun, son grand-père maternel, Eugène Lecomte (1828-1906), agent de change et collectionneur d'art, son oncle maternel, Raymond Lecomte, diplomate4.

Son père qui vivait de ses rentes se suicide le 5 avril 1898 à Paris, Jean Cocteau portera longtemps cette blessure. Il a une grande sœur, Marthe (1877-1958) et un grand frère, Paul (1881-1961)5. Il découvre le théâtre et le cinéma à six ans.

Dès l'âge de quinze ans, Cocteau quitte le cocon familial. Élève au lycée Condorcet avec notamment comme camarade le vénéneux Pierre Dargelos qui exerce sur lui une véritable fascination6, il manifeste peu d'intérêt pour les études, est renvoyé du lycée pour indiscipline en 1904 et rate son baccalauréat deux fois7.

En 1908, le tragédien Édouard de Max organise au théâtre Femina une matinée poétique avec le premier récital des poésies du jeune Cocteau8.
Portrait de Jean Cocteau peint entre 1910 et 1912.

Il publie son premier recueil de poèmes à compte d'auteur, « La Lampe d'Aladin » inspiré des Mille et Une Nuits, à 20 ans (1909)9 et devient alors connu dans les cercles artistiques bohème comme le « prince frivole ». C'est sous ce titre qu'il publie à 21 ans, en 1910, son second recueil de poèmes. Edith Wharton le décrit comme un homme pour qui « chaque grande ligne de la poésie était un lever de soleil, chaque coucher du soleil la base de la ville merveilleuse…» Il est également fasciné par le maître des ballets russes, Serge de Diaghilev et ses artistes principaux, le peintre Léon Bakst et le danseur Vaslav Nijinsky. La rencontre avec Diaghilev qu'il veut étonner marque la première crise dans la création coctalienne : il renie ses recueils de poèmes, pastiches assez ampoulés, et se rapproche de l'avant-garde cubiste et futuriste10.

De sa collaboration avec les artistes russes naissent Le Dieu bleu en 1912, avec des costumes et décors de Léon Bakst sur une musique composée par Reynaldo Hahn, puis Parade, ballet produit en 1917 avec des costumes et décors de Pablo Picasso et une musique composée par Erik Satie. Cette œuvre inspire à Guillaume Apollinaire le néologisme de surréalisme, repris ensuite par André Breton et Philippe Soupault pour la création du mouvement culturel que l'on connaît. Cocteau collabore au mouvement dada et a une grande influence sur le travail des autres, dans le groupe même composé par ses amis, « Les Six » dont il devient le porte-parole.

Ayant été réformé du service militaire, Cocteau décide néanmoins de participer à la guerre de 1914 comme ambulancier avec un convoi sanitaire civil. Adopté par un régiment de fusiliers marins, il vit à Dixmude, vole avec Roland Garros mais est rapidement démobilisé pour raisons de santé11. Il rejoint Paris et reprend ses activités artistiques. Après le nécessaire temps de gestation, il écrira sur cette guerre l’un de ses meilleurs romans : Thomas l’Imposteur. Dans les années 1920, Cocteau s'associe avec Marcel Proust, André Gide et Maurice Barrès.
Raymond Radiguet

En 1918, Max Jacob lui présente le jeune poète Raymond Radiguet. Il exercera sur la courte carrière de ce dernier une influence prépondérante : Jean Cocteau aussitôt devine — « À quoi ? Je me le demande », écrira-t-il plus tard dans La Difficulté d’être — un talent caché. Enthousiasmé par les poèmes que Radiguet lui lit, Cocteau le conseille, l’encourage et le fait travailler ; il l’aide ensuite à publier ses vers dans les revues d’avant garde, notamment dans Sic et dans Littérature.
Jean Cocteau par Modigliani, 1919.

Les deux hommes entreprennent beaucoup de voyages ensemble. Toujours en admiration devant le talent littéraire de Radiguet, Cocteau promeut les travaux de son ami dans son cercle artistique, et s'arrange pour faire publier par Grasset Le Diable au corps (une histoire en grande partie autobiographique sur le rapport adultère entre une femme dont le mari est au front et un homme plus jeune), exerçant son influence pour recueillir le prix littéraire du « Nouveau Monde » pour le roman.

En 1921, il collabore avec le Groupe des Six pour le livret argumentaire des Mariés de la Tour Eiffel, œuvre collective qui lance la nouvelle génération musicale en France dans le sillage d'Erik Satie qui en est le mentor.
Le programme du ballet « Parade » en 1920

La réaction de Cocteau à la mort soudaine de Radiguet, en 1923, crée un désaccord avec certains proches qui déclarent qu'il l'a laissé désespéré, découragé et en proie à l'opium. Cocteau n'aurait même pas assisté à l'enterrement. Mais Cocteau n'assiste généralement pas aux enterrements. L'auteur quitte alors aussitôt Paris avec Diaghilev pour une représentation des « Noces » par les Ballets russes à Monte-Carlo. Cocteau, lui-même, qualifie beaucoup plus tard son attitude de « réaction de stupeur et de dégoût ».

Son penchant pour l'opium à cette époque-là, Cocteau l'explique comme un simple hasard lié à sa liaison fortuite avec Louis Laloy, le directeur de l'Opéra de Monte-Carlo. La dépendance de Cocteau envers l'opium et ses efforts pour s'en sevrer auront une influence décisive sur son modèle littéraire.

Son livre le plus connu, Les Enfants Terribles, est d'ailleurs écrit en une semaine, au cours d'un difficile sevrage.
Cocteau et les Bourgoint

C'est à l'hôtel Welcome12 à Villefranche-sur-Mer où il réside que Jean Cocteau lie connaissance avec la famille Bourgoint ; ils se sont connus à travers un ami commun, Christian Bérard, un peintre qui réalisa les décors des pièces de théâtre de Cocteau. Les Bourgoint avaient trois enfants, les jumeaux Maxime et Jeanne, et le cadet Jean.

Jeanne et Jean Bourgoint revirent Cocteau en 1925. Jean Cocteau rencontre à Meudon, le 15 juin 1925 chez les Maritain13, Charles Henrion. Ce disciple de Charles de Foucauld, vêtu d'un burnous blanc orné du Sacré-Cœur rouge, fait une grande impression sur Cocteau, qui se convertit. Le 19 octobre, Jean Cocteau communie, entouré de Jean Bourgoint et de Maurice Sachs. Ils se fréquentent jusqu'en 1929, date à laquelle Jeanne se suicide, laissant son frère démuni. La vie de Jeanne et de Jean Bourgoint impressionne tant Cocteau qu'il se met presque aussitôt à écrire leur histoire qui deviendra Les Enfants terribles.
Maturité
Jean Marais en 1947

Dans les années 1930, Cocteau aurait eu une liaison avec la princesse Nathalie Paley, fille morganatique d'un grand duc de Russie, elle-même modiste, actrice ou modèle et ancienne épouse du couturier Lucien Lelong. Elle aurait été enceinte, mais la grossesse n'a pu être menée à son terme, ce qui plongea Cocteau et la jeune femme dans un profond désarroi. Cocteau évoque la fausse couche de Nathalie dans Le passé défini, et dit que cet avortement serait la conséquence d'une scène violente avec Marie-Laure de Noailles : « Elle est responsable de l'avortement de Nathalie ». Cependant, Cocteau ayant initié la princesse à l'opium, il se peut qu'il y ait eu des répercussions dues à cette drogue sur la grossesse.

Vers 1933, Cocteau fait la connaissance de Marcel Khill qui devient son compagnon et joue, à sa création, le rôle du messager de Corinthe dans La Machine Infernale. Ils feront ensemble, en 1936, un tour du monde en 80 jours relaté par Jean Cocteau dans Mon Premier Voyage (Éditions Gallimard).

Cocteau entretient ensuite une relation de longue durée avec deux acteurs français, Jean Marais et Édouard Dermit, ce dernier officiellement adopté par Cocteau. Il aurait entretenu une relation avec Panama Al Brown, un boxeur dont il prend en charge la carrière à un moment donné.

En 1940, Le Bel Indifférent, une pièce de Cocteau écrite pour Édith Piaf, est un énorme succès. Il travaille également avec Picasso et Coco Chanel sur plusieurs projets, est l'ami de la majeure partie de la communauté européenne des artistes, et lutte contre son penchant pour l'opium durant la plus grande partie de sa vie d'adulte. Alors qu'il est ouvertement homosexuel, il a quelques aventures brèves et compliquées avec des femmes. Son travail recèle de nombreuses critiques envers l'homophobie.

Jean Cocteau joue un rôle ambigu durant la Seconde Guerre mondiale, les résistants l'accusent de collaboration avec les Allemands, une partie de son passé (1939-1944) reste mystérieuse14. Jean Cocteau écrira dès le début de l’Occupation dans l’hebdomadaire collaborationniste « La Gerbe » créé par le célèbre écrivain breton Alphonse de Châteaubriant. En décembre 1940 il y lance une « adresse aux jeunes écrivains », sorte de message pour les jeunes Français les appelant à prendre part au « Nouvel Ordre européen ».[réf. nécessaire]
La maison Jean Cocteau à Milly-la-Forêt.
Chapelle Sainte-Blaise des Simples de Milly-la-Forêt, où est enterré Jean Cocteau.
Akos Biro et Jean Cocteau.

Cocteau est d'ordinaire assez réservé quant à l'affirmation de son engagement politique. Pendant l'Occupation, il fait preuve d'un certain pacifisme (« L'honneur de la France, écrit-il dans son Journal du 5 mai 1942, sera peut-être, un jour, d'avoir refusé de se battre »), mais surtout, il n'hésite pas à accueillir Arno Breker, sculpteur officiel du troisième Reich, lors de son exposition à Paris, pendant l'été 1942. Leni Riefenstahl bénéficie de sa protection après la guerre pendant sept ans.

    « L'Allemagne nazie n'est pas non plus sans le séduire, surtout son chef, dont il se fait une représentation qu'il faut placer au musée des Hitler imaginaires. […] Il est fasciné par l'idée du chef-artiste, politique tout-puissant en même temps que mécène et protecteur des arts, à la fois Napoléon et poète (« Chez Hitler, c'est le poète qui échappait à ces âmes de pions », écrit-il en parlant des dirigeants français de l'avant-guerre). »

— Philippe Burrin, La France à l'heure allemande, Seuil, 1995, p. 352

En 1941, la décision du Préfet de police d'interdire sa Machine à écrire est annulée par la Propaganda Abteilung, soucieuse de ne pas trop museler la muse française. Reste qu'à la Libération, il est rapidement acquitté par le Comité national du cinéma et le Comité national des écrivains devant lequel il ne se présente pas, comités d'épuration devant lesquels il comparaît pour collaboration15.

Quelques immenses succès firent passer Cocteau à la postérité : Les Enfants terribles, Les Parents terribles de 1938, La Belle et la Bête. Devenu une référence cinématographique, il préside le Festival de Cannes de 1953, puis celui de 1954. Au printemps 1950, Jean Cocteau est invité par Francine Weisweiller, l'épouse d'Alec Weisweiller, le riche héritier de la société Shell, à venir passer une semaine de vacances dans leur villa Santo Sospir, à la pointe de Saint-Jean-Cap-Ferrat. L'artiste commence bientôt par dessiner sur les murs blancs un Apollon au-dessus de la cheminée du salon ; encouragé par Matisse, il entreprend de décorer tout le reste de la maison où il se plaît tellement qu'il y reviendra pendant onze ans ; et de proche en proche, il décore ainsi entièrement la villa de fresques a tempera, de mosaïques et d'une tapisserie sur des thèmes de la mythologie grecque ou de la Bible16, utilisant la couleur pour la première fois. Il y fait venir par la suite un grand nombre de célébrités, entre autres Picasso, Charlie Chaplin et Jean Marais qui s'initie à la peinture à l'huile. C'est par amitié pour Jean Cocteau que Francine Weisweiller baptise son yacht Orphée II17.

En 1960, l'artiste tourne Le Testament d'Orphée avec le soutien financier de François Truffaut.

En octobre 1963, apprenant le décès de son amie Édith Piaf, Jean Cocteau est pris d'une crise d'étouffement et succombe quelques heures plus tard d’une crise cardiaque dans sa demeure de Milly-la-Forêt, le 11 octobre 1963 à l'âge de 74 ans18. Cependant, Jean Marais déclare dans un entretien télévisé le 12 octobre 1963 : « Il est mort d'un œdème du poumon, son cœur a flanché. Il aimait beaucoup Édith mais je ne pense pas que ce soit la mort d'Édith qui ait provoqué la mort de Jean. »19.

Jean Cocteau vécut longtemps au Palais-Royal, 36 rue de Montpensier. Sa maison de Milly-la-Forêt, la Maison Cocteau, est devenue un musée, inauguré le 22 juin 2010.

Il est enterré dans la Chapelle Saint-Blaise-des-Simples à Milly-la-Forêt (Essonne). Sur sa tombe, cette épitaphe : Je reste avec vous.
Article détaillé : Maison Jean Cocteau.
Œuvres

La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds Jean Cocteau composé de manuscrits, correspondances ou encore photographies acquises en trois temps : l'achat d'une partie des manuscrits entre 1990 et 2002, l'achat de la bibliothèque de Cocteau à partir de 1995 et la donation Pierre Bergé en 2006. Pierre Bergé est l'ayant droit moral des œuvres de l'écrivain et président de la fondation Cocteau.
Œuvres littéraires

Poésie

    1909 : La Lampe d'Aladin
    1910 : Le Prince frivole
    1912 : La Danse de Sophocle
    1919 : Ode à Picasso – Le Cap de Bonne-Espérance
    1920 : Escale – Poésies (1917-1920)
    1922 : Vocabulaire
    1923 : La Rose de François – Plain-Chant
    1925 : Cri écrit
    1926 : L'Ange Heurtebise
    1927 : Opéra
    1934 : Mythologie
    1939 : Énigmes
    1941 : Allégories
    1945 : Léone
    1946 : La Crucifixion
    1948 : Poèmes
    1952 : Le Chiffre sept – La Nappe du Catalan (en collaboration avec Georges Hugnet)
    1953 : Dentelles d'éternité – Appoggiatures
    1954 : Clair-obscur
    1958 : Paraprosodies
    1961 : Cérémonial espagnol du Phénix – La Partie d'échecs
    1962 : Le Requiem
    1968 : Faire-Part (posthume)

Romans et récits

    1919 : Le Potomak (édition définitive 1924)
    1923 : Le Grand Écart – Thomas l'imposteur (roman)
    1928 : Le Livre blanc
    1929 : Les Enfants terribles
    1940 : La Fin du Potomak
    2012 : La Croisière aux émeraudes (posthume)

Théâtre, musique et ballet

    1912 : Le Dieu bleu, musique de Reynaldo Hahn, chorégraphie de Michel Fokine, décors et costumes de Léon Bakst
    1917 : Parade, musique d'Erik Satie, chorégraphie de Léonide Massine, décors et costumes de Pablo Picasso
    1921 : Les Mariés de la tour Eiffel, musique de Georges Auric, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre
    1921 : Le Gendarme incompris critique bouffe de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, musique Francis Poulenc, mise en scène Pierre Bertin, Théâtre Michel
    1922 : Antigone
    1924 : Les Biches, musique de Francis Poulenc, chorégraphie de Bronislava Nijinska, décors et costumes de Marie Laurencin
    1924 : Roméo et Juliette
    1926 : Orphée
    1930 : La Voix humaine
    1934 : La Machine infernale
    Avril 1936 : L'École des veuves A.B.C.
    1937 : Œdipe-roi. Les Chevaliers de la Table ronde20
    1938 : Les Parents terribles
    1940 : Les Monstres sacrés
    1940 : Le Bel Indifférent
    1941 : La Machine à écrire
    1943 : Renaud et Armide. L'Épouse injustement soupçonnée
    1944 : L'Aigle à deux têtes
    1946 : Le Jeune Homme et la Mort, ballet de Roland Petit
    1948 : Théâtre I et II
    1951 : Bacchus
    1960 : Nouveau théâtre de poche
    1962 : L'Impromptu du Palais-Royal
    1971 : Le Gendarme incompris (posthume, en collaboration avec Raymond Radiguet)

Poésie et critique

    1913 : Notes sur les ballets de Jean Cocteau in Arsène Alexandre, L'Art décoratif de Léon Bakst
    1918 : Le Coq et l'Arlequin
    1920 : Carte blanche
    1922 : Le Secret professionnel
    1926 : Le Rappel à l'ordre – Lettre à Jacques Maritain
    1930 : Opium
    1932 : Essai de critique indirecte
    1935 : Portraits-Souvenir
    1937 : Mon Premier voyage (Tour du monde en 80 jours)
    1943 : Le Greco
    1947 : Le Foyer des artistes – La Difficulté d'être
    1949 : Lettres aux Américains – Reines de la France
    1951 : Jean Marais – Entretiens autour du cinématographe (avec André Fraigneau)
    1951 : Jean Marais par Jean Cocteau, Calmann-Lévy
    1952 : Gide vivant
    1953 : Journal d'un inconnu. Démarche d'un poète
    1955 : Colette (discours de réception à l'Académie royale de Belgique) – Discours de réception à l'Académie française
    1956 : Discours d'Oxford
    1957 : Entretiens sur le musée de Dresde (avec Louis Aragon) – La Corrida du 1er mai
    1959 : Poésie critique I
    1960 : Poésie critique II
    1962 : Le Cordon ombilical
    1963 : La Comtesse de Noailles, oui et non
    1964 : Portrait souvenir (posthume ; entretien avec Roger Stéphane)
    1965 : Entretiens avec André Fraigneau (posthume)
    1973 : Jean Cocteau par Jean Cocteau (posthume ; entretiens avec William Fielfield)
    1973 : Du cinématographe (posthume). Entretiens sur le cinématographe (posthume)
    Poésie de journalisme 1935-1938 (posthume)

Scénario (découpage technique)

    1983 : Le Testament d'Orphée (posthume). Editions du Rocher (ISBN 2268 04757 1)

Œuvres cinématographiques
Réalisateur

Courts métrages

    1925 : Jean Cocteau fait du cinéma
    1950 : Coriolan
    1951 : La Villa Santo-Sospir
    1957 : 8 X 8: A Chess Sonata in 8 Movements
    1960 : Voyage au pays de l'Insolite
    1962 : Jean Cocteau s'adresse à l'an 2000

Longs métrages

    1930 : Le Sang d'un poète
    1946 : La Belle et la Bête
    1948 : L'Aigle à deux têtes
    1948 : Les Parents terribles
    1950 : Orphée
    1960 : Le Testament d'Orphée

Scénariste

    1943 : L'Éternel Retour réalisé par Jean Delannoy
    1948 : Ruy Blas réalisé par Pierre Billon
    1950 : Les Enfants terribles réalisé par Jean-Pierre Melville, scénario de Jean Cocteau d'après son roman
    1961 : La Princesse de Clèves réalisé par Jean Delannoy
    1965 : Thomas l'imposteur réalisé par Georges Franju, scénario de Jean Cocteau d'après son roman

Dialoguiste

    1942 : Le Baron fantôme réalisé par Serge de Poligny
    1945 : Les Dames du bois de Boulogne réalisé par Robert Bresson
    1961 : La Princesse de Clèves réalisé par Jean Delannoy
    1965 : Thomas l'imposteur réalisé par Georges Franju

Directeur de la photographie

    1950 : Un chant d'amour réalisé par Jean Genet

Acteur

    1942 : Le Baron fantôme réalisé par Serge de Poligny
    1943 : La Malibran réalisé par Sacha Guitry
    1957 : 8 X 8: A Chess Sonata in 8 Movements coréalisé par Jean Cocteau – Hans Richter
    1960 : Le Testament d'Orphée

Poésies graphiques

    1924 : Dessins
    1925 : Le Mystère de Jean l'oiseleur (Illustrations et commentaires sur cette œuvre.)
    1926 : Maison de santé
    1929 : 25 dessins d'un dormeur
    1935 : Soixante dessins pour [Les Enfants terribles]
    1941 : Dessins en marge du texte des Chevaliers de la Table ronde
    1948 : Drôle de ménage
    1957 : La Chapelle Saint-Pierre, Villefranche-sur-Mer
    1958 : La Salle des mariages, hôtel de ville de Menton – La Chapelle Saint-Pierre (lithographies)
    1959 : Gondol des morts
    1960 : Chapelle Saint-Blaise-des-Simples, Milly-la-Forêt
    Années 1960 : vitraux de l’église Saint-Maximin de Metz

Céramiques (1957-1963)

Dans l'atelier de Madeleine Jolly et Philippe Madeline à Villefranche-sur-Mer, il crée plus de 300 céramiques et des bijoux. Durant la même période il dessine des poèmes-objets21.

Il travaille sur engobe (mélange de barbotine et d'oxydes métalliques disposés sur les fonds) et invente le crayon d'oxyde pour donner à ses décors un aspect pastel.

Le catalogue raisonné d'Annie Guédras présente des photos couleurs et noir et blanc des céramiques créées par Jean Cocteau22.

Durant la même période, il dessine des bijoux, parures et sculptures.
Dessins et tableaux

    1938, Rêverie d'opium, dessin
    1952, Autoportrait à la veste jaune, huile sur toile

Enregistrements discographiques

    Colette par Jean Cocteau, discours de réception à l'Académie Royale de Belgique, Ducretet-Thomson 300 V 078 St.
    Les Mariés de la Tour Eiffel et Portraits-Souvenir, La Voix de l'Auteur LVA 13
    16 septembre 1963 : Derniers propos à bâtons rompus avec Jean Cocteau, enregistrés à Milly-la-Forêt, Bel Air 311035
    1971 : Plain-chant par Jean Marais, extraits des pièces Orphée par Jean-Pierre Aumont, Michel Bouquet, Monique Mélinand, Les Parents terribles par Yvonne de Bray et Jean Marais, L'Aigle à deux têtes par Edwige Feuillère et Jean Marais, L'Encyclopédie Sonore 320 E 874
    1984 : Coffret 3 vinyles Jean Cocteau comprenant La Voix humaine par Simone Signoret, 18 chansons composées par Louis Bessières par Bee Michelin et Renaud Marx, au double-piano Paul Castanier, Le Discours de réception à l'Académie Française, Jacques Canetti JC1
    1989 : Hommage à Jean Cocteau, mélodies d'Henri Sauguet, Arthur Honegger, Louis Durey, Darius Milhaud, Erik Satie, Jean Wiener, Max Jacob, Francis Poulenc, Maurice Delage, Georges Auric, Guy Sacre, par Jean-François Gardeil (baryton) et Billy Eidi (piano), CD Adda 581177
    1992 : Les Enfants terribles version radio, avec Jean Marais, Josette Day, Silvia Monfort et Jean Cocteau, 1 CD Phonurgia Nova/INA (ISBN 2908325071)
    1997 : Anthologie, 4 CD comprenant nombreux poèmes et textes dits par l'auteur, Anna la bonne, La Dame de Monte-Carlo et Mes sœurs, n'aimez pas les marins par Marianne Oswald, Le Bel indifférent par Édith Piaf, La Voix humaine par Berthe Bovy, Les Mariés de la Tour Eiffel avec Jean Le Poulain, Jacques Charon et Jean Cocteau, le discours de réception à l'Académie Française, des extraits des pièces Les Parents terribles, La Machine infernale, des pièces de Parade au piano à quatre mains par Georges Auric et Francis Poulenc, Frémeaux & Associés FA 064
    1997 : Poèmes de Jean Cocteau dits par l'auteur, CD EMI 8551082
    1998 : Le Testament d'Orphée, journal sonore, par Roger Pillaudin, 2 CD INA / Radio France 211788

Journaux

    1936 Mon Premier Voyage, Tour du monde en 80 jours
    1946 La Belle et la Bête (journal du film)
    1949 Maalesh, journal d'une tournée de théâtre
    1983 Le Passé défini (posthume) – rééd. 2012
    1989 Journal, 1942-1945

Timbre postal

    Marianne de Cocteau, 1960

Récompenses et distinctions

En 1955, Cocteau était membre de l'Académie française et de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Dans sa vie, Cocteau fut commandeur de la Légion d'honneur, membre de l'Académie Mallarmé, de l'Académie allemande, de l'American Academy, de la Mark Twain Academy, président d'honneur du Festival du film de Cannes, président d'honneur de l'Association France-Hongrie, Président de l'Académie du jazz et de l'Académie du Disque.

En 1989, à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance, il fut commandé au sculpteur Cyril de La Patellière un buste en bronze le représentant. Placé sur le haut d'une ancienne pierre taillée en guise de socle et provenant de la citadelle de Villefranche, ce buste fut inauguré le 5 juillet 1989 (anniversaire jour pour jour de sa naissance) en présence du sculpteur, d'Edouard Dermit, de Jean Marais, de Charles Minetti (commanditaire du projet), du directeur de l'hôtel Welcome. Sur la base est écrit cette phrase du poète : « Quand je vois Villefranche, je revois ma jeunesse, fasse les hommes qu'elle ne change jamais ». Un tiré à part de ce buste se trouve au Musée Cocteau de Menton (le Bastion).
Ouvrages sur Jean Cocteau

    Claude Arnaud, Jean Cocteau
    René Gilson, Jean Cocteau cinéaste, L'avant-scène théâtre, 1998
    Marie Jemma-Jejcic, Jean Cocteau ou l'énigme du désir. Ce que le poète apprend au psychanalyste, Éditions Eres, 2006, 304p.  – (ISBN 2-7492-0615-4)
    Monique Lange, Cocteau Prince sans royaume
    André Fraigneau, Cocteau
    Jean Marais, Histoires de ma vie
    Jean Marais, l'Inconcevable Jean Cocteau
    Bertrand Meyer-Stabley, Cocteau-Marais, les amants terribles, éditions Pygmalion
    Nicole Vaillant Dubus, À toi, Jean Cocteau : poète de l'Europe. Colomars : Mélis éditeur, coll. « Lettre à… », 2003. 32 pages, 21 cm. – (ISBN 2-914333-51-X)
    Ahmed Youssef, Cocteau l'Égyptien, La tentation orientale de Jean Cocteau, Monaco, Éditions du Rocher, 2001, 192 pages
    Carole Weisweiller, Jean Cocteau, les années Francine, 1950- 1963, Seuil, 2003 (ISBN 978-2020614023)
    Christian Soleil, Jean Cocteau, le bonheur fabriqué, t.1, Profils d'anges, préface de Jean Marais, Action Graphique éditeur, 1993, 188 pages
    Christian Soleil, Raconte-moi Jean Cocteau, éd. Ancre et Encre, 2003, 120 pages
    Christian Soleil, Fils de Cocteau, Edilivre, 2010, 240 pages
    Christian Soleil, Dans les pas de Jean Cocteau, entretiens avec Edouard Dermit, Edilivre, 2010, 240 pages
    Christian Soleil, Jean Cocteau, le bonheur fabriqué, t.2, Le pluriel et le singulier, préface de Juan Carlos Jurado, Action Graphique éditeur, 1994, 188 pages
    Christian Soleil, Jean Cocteau, le bonheur fabriqué, t.3, Le revers de la médaille, Action Graphique éditeur, 1995, 188 pages
    Jean Jacques Kihm, Elizabeth Sprigge & Henri C. Beha Jean Cocteau, l'homme et les miroirs, La table ronde les perpendiculaires, 477 pages, 1965
    Hugues de La Touche, Sur les pas de Jean Cocteau, éditions Rom, 1998, 190 pages
    Christian Schmitt, Je décalque l'invisible. Les vitraux de Jean Cocteau. Église Saint-Maximin de Metz, éditions des Paraiges, 2012, 128 pages
    Dominique Marny (petite nièce de Cocteau), Jean Cocteau ou le roman d'un funambule, éd. du Rocher, 2013, 224 pages

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