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Jean Yves Métellus

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Jean Yves Métellus

Jean Yves Métellus

Jean Yves Métellus

Canada

L’écho des meurtrissures
 
J’épouse l’infinité
de tes rires avortés
ou de tes ruines profondes.
A des années-lumière, avant que l’être humain
ait sa peau de chagrin, mon rêve était déjà irréel.
Il n’est de lieu ou lâcher un plein rire,
nulle nécropole pour enterrer mes morts,
pas d’histoire pour transcender la mienne…
De toute éternité, je ne suis qu’illusion.
Je porte au front l’arbre des déracinés,
ma tête est une planète,
mon cœur, un gouffre et mon souffle, un volcan.
Quelle contrée idyllique
peut faire danser mon ombre tel un astre enchanté…
Je suis mille hommes en un,
semblable au diable et aux dieux.
Je chante des galaxies perdues,
des ères inconnues,
toutes les couleurs confondues
n’arrivent pas à me dépeindre.

J’ai volé comme Icare dans des cieux arides,
marché sur des pleines lunes sans laisser de trace
et j’ai goûté au flot d’affreuses écumes
à fendre l’horizon.
L’infini est une cage ou mes rêves s’effritent.
Ma meute est décimée,
je suis derrière autour devant et au-delà.
Je suis fou d’aubes écarlates
mais si vierge de certitudes.
Les mots de toutes les langues
me sont aphones
et mon cri dense annihile les miroirs.
Pourtant quel feu intense dans le regard de l’autre
quels artifices ma croix
ma douce folie…
Ah, je voudrais tant t’aimer
toi qui passe mes dérives
mais j’aime comme on laboure une terre,
comme on arrache une dent,
comme on crève de manques.
Des continents marins et des siècles de servitude
s’ouvrent béants à mes moindres soupirs.
Au moindre mot lancé
je fais la guerre de toi.
Je ne suis qu’un songe
un chien de garde
un simple hybride parmi d’autres hybrides.
A ces propos,
j’offre mon cœur en pâture
aux émanations du néant.

Jean Yves Métellus, tous droits réservés

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