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Jean-François Joubert

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planeta-apaJean-François Joubert

Né à Brest en 1969, M. Joubert a baigné depuis l’enfance dans les histoires d’îles bretonnes. Ouessant, Molène et la mer s’invite souvent dans ses rêveries. Pour lui, l’océan est à la fois une source d’inspiration et une source de revenus, en effet, cet auteur a enseigné la voile dans différents clubs nautiques. C’est dans cette vie marquée par l’océan, les voyages et les amours que Jean-François Joubert puise son inspiration pour produire ses romans aux airs surréalistes. En effet, c’est à grand renforts d’images et de métaphores que cet écrivain français s’exprime, on peut même qualifier ses livres de romans métaphoriques.
  • Le petit marchand de sourires – octobre 2015′ – Editions secrètes
  • Le mage du Rumorvan – septembre 2015′ – Editions secrètes
  • Le naufrage de rose – 2013 – Mon Petit Editeur
  • Parafer ordinaire – 2012 – Kirographaire éditions
  • Divagations d’un loup solitaire – 2010 – auto-édition
  • Désirs d’îles – 2010 – Edilivre
  • La petite sirène de Koort – 2010 – De l’écrit au livre

Retrouvez également d’autres textes de Jean-François Joubert sur Welovewords.

Poésie:

  • Bleu terre, Balade poétique & insulaire – 2010 – Les Penchants du roseau

*

Que vais-je voir sur cette planète ?

Oui, que vais-je voir, si les Poissons quittent l’eau empoisonnée, que les Bonobos n’ont plus de forêts, que le tigre chasse mur et presque mort le moustique, que l’Eléphant n’a plus de cimetière pour protéger sa défense….

Que vais-je voir, le parc de ma bande-dessiné, Astérix ?

Que vais-je voir, une vielle tour même pas Belle, à la lettre Capital, votre Majuscule !

Où irais-je promener mon regard et sa main, demain ?

Celle de son fils, ou du mien, que vais-je lui montrer, le trou à crevette ?

Où votre usine qui ferme !

Que reste-t’il à voir puisque vous achetez les Paradis, et en faites de l’exil fiscal, je cale à terre sac à main perdu, je ne veux même plus voir le phoque et le dauphin… Jeune, on commençait à montrer du doigt les femmes comme maman qui rêvaient de fourrure, moi, je rêvais de Greenpeace déjà quand au salon le regard allumé et suffisant elle me montrait son cadeau, ce dernier qui nous ruinait et elle en or, quelle Bêtise !

Et, je suis vieux, un médium, pas voyant, ni Rimbaud, seulement parfois Arc-en-ciel, un peu plus de quarante ans et rien de rugissant, plutôt rougissant, quand son regard s’éclaire sur un bout de Terre, un horizon de lune, une dune, une fleur, je suis fier, mais que va-t’elle offrir à son bout de chou, le petit de sa vie, comme monde ?

L’Univers est porte close, et vous le savez-bien !

L’enfer né, là sous nos yeux, oiseau de pacotille, nous vivons tous sous l’office virtuelle, le début de la naissance du vice, et des blessures de l’Ego, Qui suis-je moi pour porter la plume haut, je ne vole, je sais pas le faire, je voyage immobile sur le sourire de ses lèvres, je ne vote plus, mais demande à le faire, démocrate si, au pouvoir assassin, vous tuez la faune et la fleur de nos cités par cécité, par afflux d’affluence vos affluents sont démences, il me reste un diplôme de la nation France, le dernier fait sur ma pomme, Fou certifier par L’ETAT !

Mais du haut de ma folie que vois-je chaque jour, la Terre qui tourne maboule, elle tourne plus rond, et pourquoi, car on se cache le soir pour envisager un futur !

Né époque « No Futur », je ne comprenais pas le dicton, cette volonté farouche de ne pas continuer le chemin, la route, vraie, ou fausse commune, d’insister sur le cap à venir, avenir et y voir un destin !

Et là ce midi, l’information circule et je me trouve ridicule à vouloir construire un projet, écrire une chanson, ou trouver un zeste de raison de survivre, quand je vois les dégâts de ma génération sur le facteur Humain, nous avons tout, des jeux de la joie, en taxe offerte ou payante, nous avons tout : un toit, des amis, une famille, des enfants parfois, une sirène, où un vieux con abandonné à sauver, nous avons de la richesse plein le neurone, pas Deux neurones mais un pour l’utiliser en corolle et créer une couronne magique de retour en arrière, à quelle date le retour, je sais pas en soixante, ce serait bien , non ?

La déflation, la croissance, mais moi vers mes dix-huit ans j’ai cessé de croître et vous pensez quoi que la Terre est plus qu’une unité, Elle est pleine et maturité tel une fraise des bois c’est imploser qu’elle va faire ! Alors consommons, et tuons les petits de nos chats ! Alors abusons des ressources et nous serons les chiens de la planète qui nous a vu naître ! Vous voulez quoi au juste, moi, comme vous, je sais un sûr sot d’espoir, une réflexion collective, et pas d’Histoire de guerre et de pays, de nations et d’intérêt la dessus nous sommes déjà servie, créons ensemble un projet !

jean-françois joubert

*

Si je pouvais inventer la Terre

Si je pouvais inventer la Terre, j’aimerais voler une boule bleu

Dessus des poissons-volants, des feuilles,vertes, ou violettes
Oublier l’essence des fusilles, je, balles qui ornent la planète

Des arbres couleur fleuve, sonne la couleuvre, arrose le Dieu

Docile la mer calme les enfants qui doreraient sans armes, grises
Une armure de nuages pâtissiers, une larme de joie, des jeux,
Des meringues aux murs tapissier, qui dévoilerait leurs yeux,
Un sentiment de plaisir de respirer la Nature née, vent, une brise

Raie-manta et l’Homme, il marcherait éolienne ce serait l’odeur de la Paix

La dune resterait jaune sable, et les chevaux dans les près de boue, d’herbe

Courseraient, bonheur, ressentir la force de vitesse, sans le sens de l’épée

Facile d’imaginer un monde serin, où le colibri serine
Ce rien est un champ, ce rien est un chant, une note
De musique, l’art de l’esquive de l’Orange sanguine

Jean-Francois Joubert

*

Le peuple des étoiles

L’Afrique est notre mère à tous, Abou y est né, dans le désert du Sahara. Ici pas de dessert, tout y fond tant le soleil brille. Une marche longue pénible l’attend tous les matins, c’est son école de la vie, imaginez qu’avant que la robe de l’aube lève son voile et brûle votre peau des pieds au visage, il enfile sa tunique qui le protège comme cette huile à l’indice solaire de plus de cinquante. Pendant cette marche toujours le même refrain, non il ne connaît pas le jazz de ses voisins Africain, et encore moins celui du film de Jim Jarmusch « Brookeen flower’s » et sa bande son culte, celle d’un musicien Ẻthiopien Monsieur Mulatu Astatke, il marche sous un soleil chaud, très chaud, plus chaud qu’une frite. sa petite pensée en vadrouille dans son univers que le titre abstrait « Yekermo Sew » aussi virtuose qu’improbable venu d’un pays célèbre pour ses crèves la faim, et pourtant une musique somptueuse qui rendrait le pas de danse d’Abou lorsqu’il se déplace sur le sable plus léger encore que la brillante caisse claire de ce groupe improbable, qui illustrerait bien le confort mental de ce jeune seigneur du Sahara. Mais  n’oubliez pas que cet enfant du désert, fils du ciel et de sa poésie cultivé à la fois comme un jardin unique par les marins et les Touaregs ne connaît pas le cinéma,  Alors lui pour oublier les difficultés du désert, il pense à la mer qu’il n’a jamais vue, et s’invite dans les Histoires que son oncle Féhed, un grand voyageur, rapporte et colporte au vent des oreilles attentives de l’adolescence. Un gentil petit bonhomme, à l’esprit vif et curieux qui est né dans le monde des rêves sur notre Terre, un quinze avril 2003. Son père lui a dit un jour, il s’en souvient : Tu es né sous le signe des étoiles, notre peuple se guide par la carte du ciel, et toi mon fils, tu es né sur Neptune et tu es un poisson, le ciel me l’a dit, le Tropique du Cancer. Abou n’avait rien compris. Ce souvenir était vague telles les dunes qu’il parcourait avant la rocaille et la récompense de s’asseoir sous un arbre à l’oasis où il s’arrêtait pour l’eau et l’ombre aussi douce que le son d’un oiseau où l’éclaire de génie d’un être lunaire face cachée et solaire parfois ce Monsieur « Chet Baker » et son jeu de trompette qui flirte avec la mort. Tiens ! Une brebis manque à l’appel. Il les compte. Comme ce conte sur le peuple des étoiles, Abou a ses secrets. Ce jeune garçonnet n’a pas de montre. Midi, le zénith, le regard levé vers le soleil, sans lunettes noires, Abou sait qu’il est l’heure de trouver un palmier. Il marche là où il trouve de l’ombre, cherche la très célèbre oasis de Timimoun, un arc-en-ciel de fraîcheur dans l’Algérie, ce grand pays. Ici l’ombre d’un arbre vaut de l’or, un cours d’eau de l’argent, des brebis, du lait, et du sang froid, et Abou lorsqu’il va promener le troupeau pense Océan. Pourquoi ? Parce que Féhed, le frère de son père, raconte ses périples et lui explique les mondes, muni de ce regard bleu/vert et de l’étincelle belle et cruelle de ceux qui voyagent. Avant, les anciens Humains marchaient aussi… D’ailleurs les livres se sont écrits comme cela, certains s’occupaient de leurs champs, d’autres sur de gros bateaux naviguaient, d’autres s’occupaient des bêtes, et pour rêver, il y avait les colporteurs, des gens qui risquaient de rencontrer des pirates, des bandits sur leurs routes, et quand la lune prenait son vol, on allumait le feu. Si le toit du ciel s’allumait d’étoiles, le voyageur racontait son journal. Hier, Féhed, son oncle, lui avait parlé des tempêtes du Sud, de ces vagues plus hautes que des géants de pierre, de ces albatros aux gros ventres qui jouent en altitude, des vents ascendants et descendants, sans jamais se poser, ni se reposer. Ici, le soleil brûle les yeux ; là-bas, c’est le froid qui fait mal. Abou rêve encore de ce moment magique. Devant lui, l’immensité est ocre jaune-rouge, les dunes sont des vagues et il sait qu’ailleurs c’est l’outremer, un bleu, vert, gris, qui domine. Assis au pied d’un figuier de barbarie, un arbre immense au tronc usé, Abou n’écoute plus le son des serpents qui se cachent au cœur du sable où jouent les dromadaires. D’habitude, il ne se lasse pas de cette musique sauvage. Face à lui, chèvres et brebis boivent ce liquide rare, l’eau. L’ombre de l’arbre le protège des rayons assassins mais pas de son imagination. Abou se transporte sur l’océan, dans sa main une barre à roue qu’il tourne lui permet de diriger un trois-mâts : « Le tyrannosaure ».
N’oubliez pas où il vit, je vais tenter d’expliquer sa vie. Chaque matin, Abou marche dans le sable rouge, couleur de la planète Mars, qui est un aspect particulier de son pays (l’Algérie côté Sud), la carte du monde nous le raconte, et moi je veux conter son histoire. Qui est-il ? Abou, notre petit Héros, regarde les astres qui éclairent sa route et le toit de la Terre ; se dit que ce sont des cailloux qui bougent dans les cieux. Son peuple est celui des étoiles, ils sont les seuls capables d’aller dans le désert d’Afrique faire le commerce du sel. Ses yeux sont brillants, et bouillants de curiosité, tant il est intelligent, si curieux de tout, qu’il en oublie la fatigue de l’aube, il enfile sa tunique de la couleur de ses jeunes yeux, bleue.
En Algérie, le sable est si singulier, puisqu’il n’est pas blond « vénitien », comme les cheveux de l’anglaise « malade » qui il le sait a kidnappé Papa Pongwa, son grand-père sorcier guérisseur. Cela l’intrigue cette disparition de son grand-père, heureusement que son oncle Féhed lui raconte son passé. D’ailleurs, il a quel âge Abou ? L’enfant a douze ans. Né sous le soleil, cela vous commencez à le savoir, son histoire pourrait être simple, Abou  marche sur ce sable aussi chaud qu’une frite, pas nu-pieds, patate, c’est impossible ! De petites sandales en toile spéciale en peau de bête, pas bête l’animal ! Abou compte les étoiles, son foulard, noir, méticuleusement, il l’entoure autour de sa tête pour se protéger des coups de soleil et du froid glacial, version Ours ou étoile polaire. Où chercher des gorilles dans le ciel de cette jungle de sable brûlant ? Impossible de le croire, mais au Sahara le thermomètre descend de plus de quarante-cinq à moins d’une suite de zéros, de quoi estourbir un étourdi qui oublie son couvre-chef telle une volée d’étourneaux perdus sur l’Atlas, autre nom de la carte du monde, par un violent coup de vent, ou n’importe quel vieux chameau de touriste égaré dans ce vaste océan peuplé de légendes, et berceau de la Terre. Tous les Hommes y sont nés ! Abou aurait tant aimé connaître les personnages des histoires que l’on raconte devant le feu qui crépite accentuant les étincelles sauvages. La nuit venant aux veillées, assis parmi les grands, il écoute des contes ou des histoires, l’équivalent d’un journal, ou d’un grand livre, et Abou apprend les traditions de son grand désert qu’est le Sahara, si grand. Cinq mille kilomètres qui vont de l’Atlantique à la Mer rouge, cette steppe, autre nom du désert, n’a nulle frontière en son centre, les anglophones, ceux qui parlent l’anglais appellent cela un no man’s land. Prenons, un peu de hauteur les enfants, et les grands qui oublient la géographie : savez-vous les noms des pays qui l’entourent, oui, non ? Dix pays, aux noms exotiques et fantastiques. Pour nous, francophones, de A à Z, il s’agit de l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Tchad, la Tunisie, et le Soudan. Le Sahara n’est pas que l’endroit où l’on a inventé la harissa, c’est aussi grand et vaste que le drapeau surnommé Stars and Stripes des Etats-Unis. Je m’explique : ce désert d’Afrique est aussi grand que les treize bandes et les cinquante étoiles de la confédération d’Amérique du Nord. Et le Sahara, lui, si on veut l’entrevoir sous une forme géométrique pour dessiner sa forme, il faut imaginer et tracer un trait, une diagonale, de terre sèche qui part d’un fleuve, celui du Sénégal, jusqu’en, écoutez bien, la Mongolie. Eh, oui, cette terre d’un peuple libre, de célèbres barbares des livres ouverts sur l’Histoire, quand nous les Humains nous cherchions encore nos territoires et les limites de la planète qui nous supporte, au propre comme au figuré, la Terre. Les Mongols, vous savez, ce sont ceux qui ont des chevaux et les cheveux au vent dans leur grand pays. Abou, lui, connaît plus les chevreaux. Lui, il ne connaît que la chevelure de Bérénice, à gauche de la tête de Lion, pas les animaux, mais sa carte pour se situer. Son GPS à lui se sont les étoiles, la carte au menu lors de soupers au toit ouvert sur le cosmos. Abou sait, comme les marins qui naviguent à l’estime, se diriger en positionnant les étoiles, les constellations, les amas d’étoiles. La toile, le tableau du ciel, porte des noms souvent d’animaux : le Petit chien et le Grand, le Cygne, et l’imaginaire et fantasque Licorne. Au moyen âge déjà, les étoiles parlaient aux Hommes. Amusez-vous à lire une carte du ciel : quatre horizons, ça bouge le temps d’une révolution solaire. Dans l’œil de l’univers, notre toit qui bouge c’est le ciel et si votre montre donne l’heure c’est que nos planètes tournent et dansent, comme un tourne disque et  l’erreur  ce bout de peau qui se détache des lèvres du géant « Miles Davis «  dans l’ascenseur sous l’échafaud » du maître des salles obscures Monsieur Louis malle. Aussi ignorant en jazz et cinéma, Abou lève le regard et lit à  livre ouvert toutes les informations des saisons, de l’heure, du temps, et des tempêtes comme un tourne-vent que j’invente, une sorte de barre à roue de la carte du ciel, d’instinct les touaregs savent que la planète tourne toujours dans le même sens, tenir compte des tempêtes capitaine ! Oh, cet marque de respect sur un bateau, celui qui a le dernier mot, le dernier choix et le droit de sombrer. Mais oublions ce danger de couler, et acceptons le simple fait que cet aspect régulier du système solaire fait qu’en France cette question de régularité circulaire dans l’espace fabrique la notion de temps et sa force est elle aussi juste que ce tourbillon qui ne se pose pas de question, la reine de la Nature. Le temps ne se pose pas de point « dingo » comme cet animal des terres australes, ni de point d’interrogation… Le temps, c’est l’aiguille de votre montre, Abou ne le compte pas tant il est le maître de l’école buissonnière, et nous qui sommes en Occident, peut-être par accident, la loi de régulation des planètes de notre système solaire, Jupiter, Vénus, Saturne, Lune, Terre, Mars, Mercure, nous permet de poser des saisons : l’hiver, le printemps, l’automne et l’été. Rêvons sur le sol : la jungle, les animaux du berceau de l’univers, l’Afrique donnait des noms poétiques aux constellations ou des repères pour les navigateurs sur les mers ou ceux du désert, comme la célèbre Orion. Au Nord de l’Équateur, ceux du froid polaire, souvent les navigateurs cherchent l’Étoile la plus basse celle de la Grande Ourse, et ce chariot à l’envers qui forme la Petite Ourse, sa petite sœur d’étoiles. D’autres noms rigolos hantent les cieux pour le plaisir de l’évocation de jolis paysages, mais regardez le toit du monde, l’univers si vaste, on y trouvera dans des livres les positions du roi de la jungle, le lion, le long cou de la girafe, ou les légendes venues des airs de baladins, tels la licorne, ou le dragon et son feu, si célèbre dans l’astrologie Chinoise. Les enfants, vous, moi, regardez le ciel, le toit du monde, le toit de la Terre, vous verrez qu’il bouge et s’    allume comme ce slow magique de Led Zeppelin qui rend tous les cœurs joyeux, une musique aussi douce que le cœur d’un cactus. Donc, suivant les saisons, vous verrez que certaines étoiles forment des images, le petit chien et son traîneau, la célèbre croix du Sud, bien plus au Sud de l’Équateur, que tous les marins du monde connaissent pour diriger leurs bateaux, ou encore le cygne, pas ce canard qui vole, mais bel et bien un ensemble de cailloux qui lévitent et que l’on évite de justesse parfois. Au pays d’Abou, il pleut des météorites, et la pluie est si rare que les zones humides sont là pour jardiner, mais revenons à nos moutons qui d’ailleurs sont des brebis. Abou ne sait pas que la vie est délicate sous la chape de plomb qui nappe le désert du Sahara, il ne connaît pas les glaces au chocolat, ni la mousse, lui, Abou, il doit aller à l’Oasis chercher de l’ombre face à cette lumière qui rend aveugle et y trouver de l’eau pour ses bêtes et aussi pour sa famille, sa maman, qui reste dans son petit village. Originaire du pays des Maures, là où les vaches sont sacrées, d’après ce que racontent sa maman et son oncle Féhed, colporteur d’Histoires. Abou est déjà un petit garçon responsable du trésor de sa famille : les brebis. D’ailleurs, elles bêlent, belles sous le soleil, comme d’habitude ça brille, la chaleur revient dès qu’il s’élève à l’Est des montagnes et de la rocaille qui surplombe le plateau où vit sa petite famille. Son papa, lui, il lui fait confiance pour lui confier son seul chameau vers la source d’eau, et parfois Abou sur sa route croise des étoiles et des dromadaires et cette silhouette familière de son père, son foulard sans couleur offert au vent souriant sur l’un deux, car son père, évidemment, est fier de son fils. Lui part quatre jours vendre du sel. Abou le suit du regard, et reprend sa marche. Ce sont des Touaregs, des berbères, ils aiment chanter quand la nuit arrive des poésies arabes, leurs instruments, les flûtes de roseau, de curieux tambours, et leurs mains rocailleuses tel des tailleurs de pierre de granit celtes, tapent sur la peau des tbals et ripaillent : jouer, chanter, danser et taper sur les tambours, n’animent pas le bourg, ils animent le bal improvisé du soir et allument les étoiles. La carte du ciel frissonne, ses cils se plissent, la peur des serpents à plume ou non s’éloigne du camp, tant la joie résonne dans ce long désert où la pluie ne rigole pas. Je rigole de chez-moi, moi qui narre cette aventure. Je suis un Celte, et chez moi elle pleure la pluie. Abou chez lui, c’est si peu, très peu de centimètres par an.
Mais cessons les métaphores, Abou est, certes, jeune et fort, et il ne connaît pas la chanson du sable chaud «  le légionnaire » de serges Gainsbourg, ni les îles de l’Océan Pacifique, pas plus que celles du ponant, mer d’Iroise,  pas plus que celles de la grande et de la petite Bretagne ! Dès que l’aube lève son voile, Abou enfile sa tunique bleue, et file dès l’aube chercher le troupeau, très jeune berger du Sahara. Très vite le soleil se lève, et la vie devient pénible, ici, dans le désert, partie Sud de cette gigantesque plage sans eau de mer qu’est ce phénoménal désert d’Afrique recouvrant plusieurs pays. La liste des pays qui l’entourent est si longue qu’il vaut mieux se taire, depuis si longtemps elle sans zèle a quitté son lit, et devenu un lieu sans eau, et trop de sel, ou presque. Trêve de digression… Nous sommes mercredi, vous n’avez pas classe l’après-midi. Abou marche tous les matins, ce jeune berger accompagnant le troupeau de brebis de son père à la source d’eau la plus proche de sa maison, pieds nus, c’est un endroit qui est en terre cuite et rouge comme sa terre natale en tourbe, rectangle ou carré, sans toit et comme la Lune, on peut marcher dessus, mais même pas de paille pour se désaltérer, on dirait qu’elles sont fabriquées main, faites de bouts de ficelle, le génie de nous les Humains construire des abris et ici c’est du ciel, car il ne tombe pas de cordes, mais les tempêtes du désert sans fin… Revenons aux brebis de l’eau de mer, l’univers de ce garçon est très beau, mais aussi très difficile pour ceux qui, comme toi, n’y sont pas nés. Lors de sa marche ce sont de belles maisons traditionnelles ici qu’il croise avant de s’arrêter accompagné de son maigre troupeau. Abou passe devant des endroits, oh que c’est beau, ce vert végétal, des jardins suspendus entre terre de sang et ciel ! Par magie, des gens ont des jardins bien verts, adaptés comme lui au climat, car dans ce pays, il ne pleut pas, et Abou pleure peu. Ce fils du désert habitué à croiser des châteaux fantômes détruits par le temps semblable à un sablier que l’on renverse, grain par grain, ses joyaux d’un âge moyen s’éteignent, juste témoins aujourd’hui d’un glorieux passé, ce n’est pas cela qu’il regarde, Abou, mais le ciel au bleu de Klein. Ce monsieur est l’inventeur d’un bleu mystère comme ce ciel sans nuages, et il reste un second mystère à éclairer, la fameuse histoire de la disparition de papa Pongwa, et qui est cette jeune fille « malade ». Le bateau imaginaire d’Abou, petit voyageur immobile, est fabuleux, un Trois mâts que les anciens appellent galion. Du haut de ses douze ans dans son for intérieur, Abou rigole, ici en Afrique du Nord, son Algérie où l’on connaît le roi de la jungle que de nom, le fabuleux et si dangereux Lion d’or, savez-vous, roi de la savane, pas de vos coup pompes, est fatigué, que ce sont ses compagnes les lionnes qui chassent tuent le gibier pour leur tribu. Allez hop, on se gare, on ne se perd pas, on respire et la source de l’oasis est là, Abou dort que d’un œil car ses parents le gronderaient fortement s’il perdait une pièce de son troupeau de brebis. Un peu de verdure, pas du gazon de Wimbledon, le célèbre terrain de tennis et son tournoi magistral, non juste de l’herbe, du frais de l’herbe, bien verte car l’eau stagne ici, une sorte de lac, et pas de flamand rose ; de la luzerne, vous connaissez, une sorte de bouton d’or si sauvage qui provient justement d’Afrique, celle de nos champs, est sa cousine. Quant aux flamands, ils volent au Kenya eux, et leur rose panthère du dessin animé qu’enfant je regardais en souriant de ses multiples bêtises, le portent en parure comme en Europe certains portent fourrure et diamants. Je dérive. Pendant ce temps, notre singulier petit personnage ferme un œil, reste oie de lynx, ou d’oie tu sauras pourquoi plus tard ! et évite de dormir en rêvant de chimère. Abou aussi le ne regarde pas le grand soleil de son pays droit, et pas de lunettes aux verres teintés que vous connaissez, la plupart du temps ses yeux clignent, et justement, derrière son foulard noir du matin au soir, vous savez pourquoi, comme ce chaud est froid est régulier au Sahara, Abou ne cesse de cligner les yeux, bleu gris Océan. Son fabuleux regard s’éclaire car Abou est riche d’un monde qu’on lui raconte au son du feu qui crépite pépite du diamand du sillon d’un tourne-disque inventez votre bande-son ! Les flammes et le ciel enrichissent son imaginaire. N’oubliez jamais, les enfants que nous sommes tous, que les marins et les Hommes du désert ont un point commun de l’âge-moyen, pas dix ans, ou vingt ans, depuis que l’on compte les millénaires : au moyen âge il y a eu beaucoup de découvertes, et les mathématiques, oh il y en a qui tiquent, cette science de l’observation il est nécessaire qu’elle conserve de l’humilité, car le danger est là, ce que l’on sait aujourd’hui, on le doit au temps perdu par certains à observer, calculer, et inventer pour l’eau de mer par exemple un engin qui se nomme le sextant, il calcul l’angle d’une étoile, vers l’horizon, et définit ta position par un calcul d’angle, les touareg aussi savent se diriger en observant les formes et le placement des étoiles grâce à un livre d’or inscrit comme un diadème magnétique dans leurs têtes. Comprends-tu que deux peuples aux antipodes l’un de l’autre, ceux qui bravent la mer et ceux qui cheminent dans le désert, ce sont les anciens qui, par l’observation, la naissance de la science qui nous sert aujourd’hui, ont créé ce livre au nom barbare, les Éphémérides. Ou pour Abou le livre du secret de la danse des étoiles, ce que l’on lui conte aux veillées. Pas besoin de ride pour comprendre que l’amas de lumière, la toile d’étoile qui orne notre plafond, le ciel, et grâce à des calculs magiques et triangulaires, place exactement la position du dessin des constellations, comme la petite casserole, et l’étoile du nord, pointe extrême de la grande casserole, bon, je vous bassine là avec cette science donc silence. Où est Abou ? Dans le désert, et il sait que le sel que vend son papa vient de la mer, oh, il raconte n’importe quoi celui-là ! Et, il s’imagine sur la mer, fier tenant la barre à roue du tyrannosaure, drapeau dromadaire levé, la bordée armée, prêt à tirer l’âme Capitaine sur les voleurs des secrets du grand livre des plantes de papa Pongwa, si célèbre sorcier que des anglais on fait escale au Sénégal, on remonté un fleuve, lutté, contre la faim, la soif, pour kidnapper son grand-père. Alors Abou imagine qu’un jour il le délivrera, mais cette tempête rouspète et pète un des trois mâts, tout ce vacarme sur son navire fantôme, comme ces châteaux qui ornent la fantastique histoire des peuples de Terre, et Abou regarde l’horizon aux quatre coins de ses veines et il sait que la mer, l’Océan était ce désert, le Sahara, que d’évolution, puisque le sel que la caravane de son père, et de ses amis marchands, part vendre pas au célèbre marché de Katmandou, trop loin, eux partent de Timmoun chercher du sel, des plaques que porte le dromadaire, des dattes, du fromages sec, enfin le nécessaire vital pour qu’une famille mange à sa faim. Abou assis à l’ombre de son arbre sait cela, qu’ailleurs, il vient d’ailleurs, il vient de là, de l’Océan. Sa majesté terre du silence, le bassin aux phoques, chut, je dis une bêtise, terre des mystères et des légendes. Pays d’Ys, la ville engloutie et de son roi Gradlon ! Abou se voyait autre, voyageur de l’espace-temps, il n’arrête pas de penser… Et cette violente tempête sur l’eau s’invitait dans ses rêveries, chahutée par la cruauté de l’océan pacifique, nous allions droit au naufrage. Pourtant le bateau se comportait en héros, acceptant d’être presqu’à sec de toile, il accélérait sur chaque descente de vague, en survitesse totale. Sa proue fendait l’eau turquoise. Le bateau avançait à nu. L’allure du tyrannosaure ne faiblissait pas pour autant, et le bateau pourchassé allait plus vite. Assis au sein du carré, là où le capitaine respire et conspire pour tirer les cartes et les salves sur la bordée de canon de tribords ou de bâbords, Abou vit le hublot exploser. De suite, il comprit que le bateau sombrait, ne pas se noyer dans cette pièce obscure. Partir, sortir, aller au dehors, sentir, respirer la nature une dernière fois chanter « la mémoire et la mer » de Léo Férré. Puis, une poutre s’écrasa sur sa tête… étrange ! avant de tomber à l’eau. Abou ne reprit conscience de lui-même qu’en sentant tout à coup sous ses pieds une résistance inattendue. L’oncle Fehed s’assoit à côté de lui, et il se pique les fesses sur un cactus aux fleurs oranges. Joli réveil !
– Aie !
Abou rigole.
– Dis-moi, tu ne devais pas veiller les bêtes ?
– Si.
– Je te dérange ?
– Oh, non oncle Fehed.
– Alors pourquoi tu dormais ?
– Je voulais aider papa Pongwa.
– Et comment ?
– En le délivrant des méchants qui lui ont volé la vie.
Fehed grimace. Et lui dit :
– Tu ne devrais pas penser à cela.
– Je ne vois pas pourquoi.
– Que sais-tu de cette histoire ?
– Papa Pongwa était un sorcier, et grâce à ses pouvoirs il guérissait les gens.
– C’est vrai. Un jour, des étrangers sont venus le chercher. Ces hommes voulaient que papa Pongwa quitte les siens pour guérir une petite fille malade, dans son pays l’Angleterre. Alors mon père refusa de partir. Il voulait bien les aider mais un si long voyage, jamais il ne pourrait le supporter car il se sentait trop vieux, sa vigueur l’abandonnait, eux utilisèrent la force.
– Et moi, je veux le délivrer papa Pongwa.
– Tu es brave, Abou, sache cependant qu’il est impossible de revenir en arrière.
– Si, en arrêtant le temps.
– La bonne idée, tu comptes t’y prendre comment ?
Abou ne sait pas, il désire connaître son grand-père autrement qu’en paroles ou en image sur ces vieilles photographies marquées par le temps.
– Je trouverai.
– J’ai compris, en attendant je vois que tu voyages dans ton esprit. C’est bien, les songes n’ont pas de frontières mais Abou permets-moi de te donner un conseil d’adulte.
Le visage du petit n’arrive pas à masquer l’impatience de savoir, ses yeux sondent le silence.
– Fais attention à ne pas quitter la réalité, certaines portes sont dangereuses à ouvrir.
– Oh, aucun risque !
Fehed surpris :
– Je te trouve bien sûr.
Abou hausse les épaules :
– Nos maisons n’ont ni portes, ni fenêtres.
Son oncle se lève, scrute le ciel d’un air mystérieux, et lui dit :
– Ce soir, si tu es d’accord je te parlerais d’une drôle d’aventure qu’il m’est arrivé en traversant la grande île de la Terre de feu.
– Fehed, raconte !
– Je dois m’en aller mais là-bas j’ai rencontré un ami.
– Ah.
– Et c’était un perroquet farceur.
– Il parlait ?
– Petit curieux, patience, je te raconterai cette histoire ce soir.
La longue silhouette de Fehed s’éloigne, bientôt elle ne sera plus qu’un petit point à l’horizon. Le désert c’est un océan de sable, peu de fleurs, quelques cailloux, et cette chaleur quasi insupportable. Abou y est né. Ces conditions climatiques difficiles, son corps les supporte mais sa tête, elle, est ailleurs. Papa Pongwa occupe son esprit, bien qu’il ne l’ait jamais vu en chair et en os. Tout ce qu’il sait c’est ce que l’on a bien voulu lui dire, Abou comble ce manque en inventant la suite de l’histoire. Sorcier et guérisseur, son grand-père possédait des pouvoirs qui impressionnaient ou faisaient peur. Certaines personnes parlaient de lui sans masquer leur frayeur à cause de cette faculté de communiquer avec les morts, les ancêtres, les sages, enfin nos racines. Il paraît qu’un feu de bois brûlait, la nuit, près de sa case, et que papa Pongwa parlait à haute voix, en transe, la fièvre au corps, le cœur ouvert, il écoutait les conseils de ceux qui savent ce que l’on trouve après la vie, les esprits célestes gardiens des couloirs du temps. Il quittait le sol, son esprit voyageait à travers l’espace. Abou pensait que ce devait être curieux à voir un homme qui parle tout seul, change de voix, d’intonation, de langues, et tremble comme une poule mouillée. Papa Pongwa n’avait nul besoin de sacrifice d’animaux, pas de cervelle de singe, de bave de crapaud ou de cou de coq, non juste une incantation, un chant venu de l’intérieur, un chant plus profond que le centre de l’univers, un son rauque qui capture les failles et s’immisce dans les sens, ensorcelant ceux qui l’écoutent. Le vieil homme guérissait, sa vertu se déguisait en chien de mer, et Abou savait par les ondes de l’air des mystères que la nuit ne laissait pas deviner ; ainsi il connaît l’histoire que Fehed conte, celle de ce lopin de terre situé sur les Cinquantièmes Hurlants, l’archipel des Kerguelen est un territoire presque vierge, peuplé par quelques scientifiques et d’une foule de pétrels et d’albatros, d’otaries, de phoques et d’éléphants de mer, de manchots royaux ou papous. Pas un arbre n’y pousse et un glacier surplombe des plaines de mousses et d’herbes folles qui enchâssent des fjords balayés par des brises glaciales tout au long de l’année. Bref, un territoire de désolation comme l’avait surnommé le Chevalier Yves Joseph de Kerguelen en 1772… Fehed parlait bien de la vie de Papa Pongwa, il le suivait sur son chemin, sa route pavée d’embûches et d’esprit saint ou guerrier. Abou dansait au firmament des étoiles chancelantes au son de sa voix, et il rêvait d’aller là où le soleil ne brûle pas, amant défunt de l’aventure, le vent absent en toiture, le petit rêvait d’aller voir l’Angleterre, cet angle sous la terre, et d’y mener des vaches sacrées dans les prés… Mais il rêvait ! Son quotidien le marquait dans la sueur de son front, son âme volait vers l’inconnu à la recherche de l’absolue vérité, une main pour demain, et des ancêtres pour aligner du sens au sang de la vie. Son oncle le savait que la désolation parfois est de partir, d’oser sortir du rang et de se retrouver seul. Ici, sur un tronc, il comptait sa toile de mouton, rose ou doré, il ne s’ennuyait jamais. Et vous ?

 

Joubert Jean François

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Un comentariu

  1. I)

    La Vilaine blèse ses méandres je bèche.
    Au creux de cet hiver l’Oust ses blessures lèche.
    Le grain joint avec bruit, mille rais du soleil
    Sur un bosquet du val, pare son teint vermeil.

    Le parapet du pont enjambe son clair cours
    Dont les éclats d’azur resteront mes en-cours.
    Ton souvenir y gît sur duvets d’édredon.
    Ils frisent sur les monts qui surplombent Redon.

    Le train ténu du temps, en mon cœur, s’est fâché.
    Un soldat allemand, au loin s’est détaché.
    L’ombre du vert de gris redit l’encerclement :
    Des sous-marins nazis rompent ce flot dément !

    Le « jacobin » scrute le duché de Bretagne
    Contestant tout octroi, pour Valois qui te gagne.
    Protégeant ses sujets que suppute la France
    La duchesse combat chevalier à la lance.

    Lutèce te désire, te lorgnant de sa loupe
    Dépêchant ses canons et ses monceaux de troupe.
    Ton minois florissant, ton bien plaît aux Valois.
    Le royaume français veut contourner tes lois.

    Terrain du Raz-de-sein messire te convoite.
    Tes châteaux près d’arpents entourent ta benoite.
    Voici les deux hymens, le lys avec l’hermine.
    Si le hussard te nargue, ta langue vaut dauphine.

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