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Khalid EL Morabethi

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Khalid-EL-Morabethi

Khalid El Morabethi est né le 10 juillet 1994 à Oujda au Maroc. Il a commencé à écrire dès l’âge de 12 ans. Après avoir obtenu son baccalauréat, il décide de faire des études en littérature française à la Faculté de Lettres Mohamed1 de Oujda.
Il aime écrire. Il lui arrive d’utiliser les mêmes phrases, les mêmes mots mais jamais les mêmes sentiments. C’est à chaque fois un message au monde, lancé avec un stylo d’or, une force, une voix, cette muse du ciel…

*

Alzheimer

Alzheimer fait le tour de la table
Entièrement nu et avant de se laver le visage,
Car il hait sa nature, ses vêtements et les anniversaires, il ne voudrait pas savoir son âge,
Alzheimer veut être piano,
Non pas un vieil homme méchant mais piano,
Non pas un grand-père qui attend son petit déjeuner mais piano,
Non pas un grand-père qui attend un coup de fil de sa fille mais piano,
Non pas le chaos mais piano,
Juste pour savoir ce qui se passera quand monsieur noir jouera la première note,
Juste pour savoir si la mort l’aime,
Juste pour savoir s’il est proche de l’idéal,
Juste pour savoir s’il peut encore avoir mal.
Alzheimer fait le tour de la table,
Sa femme lui dit qu’elle peut le laisser comme un sac,
Qu’elle peut le jeter comme une pierre au bord du lac,
Si elle le tue, elle serait seule, pensait-elle,
Si elle se tue, il serait seul, pensait-elle.
Les sourires tombent,
Les regards tombent,
Les mots tombent,
La pluie tombe
Étrangement,
Lentement,
La mémoire tombe,
La salive tombe,
Une idée tombe,
Une autre feuille d’un arbre tombe
Étrangement,
Lentement,
Avec une telle beauté,
Alzheimer pense que s’il devient piano, le temps va s’arrêter,
Il pense que s’il devient piano, les cris de sa ténébreuse vont s’arrêter,
S’il devient entièrement piano, la douleur du cancer va s’arrêter,
Les battements inutiles vont s’arrêter,
Maudit cœur…
Maudite fleur,
Belle mais angoissante,
Elle est belle mais elle donne ce sentiment de haine, ce sentiment de honte,
Maudit cœur…
Maudite fleur,
Maudit miroir,
Sale tête, disait-il,
Il veut avoir une nouvelle tête,
Il veut être piano protégé par une bête
Maudite image,
Maudit stylo, maudites pages.
Alzheimer fait le tour de lui-même
Il dit : ‘’ Je ne veux pas m’enfermer dans une tombe et qu’on annonce ma mort’’
Il veut être piano, bien caché tout au fond de la mer, comme un trésor.

*

Quand je ferme les yeux

Quand je ferme les yeux,
Je le vois au milieu,
Toujours au milieu,
Un monsieur d’un seul œil,
Qui me regarde sévèrement en écrivant sur une feuille,
Il me parle, il me juge, il me condamne et il me frappe,
J’entends sa respiration, ses battements et je sens la douleur,
J’entends ses insultes, les coups-de-poing et de pied et je sens la douleur,
Même dans son jardin il me frappe, j’ai pris l’habitude de sentir aussi les fleurs,
Mélangées avec la douleur,
Mélangées avec ses frappes qui bloquent la lueur,
Qui bloquent l’eau de passer au cœur,
‘’Ayez pitié de lui. ‘’ Disent les fleurs.
‘’ Il est innocent !’’ dit le spectateur,
‘’ N’aie pas peur. ‘’ Dit la mère, la sirène, puis elle part en mer,
C’est beau la mer,
Il paraît que c’est immense et bleu,
Je rêve de devenir un marin, sage, bon et vieux.
Et aller sur l’île aux deux soleils,
C’est beau ce rêve,
C’est beau la mer.
Quand je ferme les yeux,
Je perds mon vocabulaire,
Je ne peux pas me défendre, je ne sais pas que faire,
Monsieur me jette par terre,
Monsieur m’écrase,
La douleur me chuchote ‘’ Patience ami. ‘’
Je sens l’odeur de la mer d’ici,
Ya Rab ! Crie-je.
Quand je ferme les yeux,
Je le vois,
Toujours en face de moi.

*

Monsieur Noir

Monsieur noir,
Ouvre la porte, monte l’escalier, passe dans un couloir,
C’est un homme,
C’est un loup,
Les contours de son visage se découpent de l’ombre,
Et enfin il entre dans la chambre,
D’un absent,
Innocent !
Un sens assis et qui colore son sang,
Un sens conscient de sa maladie,
Conscient de ce qu’il écrit,
Un message pour lui-même,
Un message pour ses poèmes,
Un message pour sa mort et l’homme qui enterre,
Un autre petit message pour les vers de terre,
Et au questionneur sans prénom ni odeur.
Au questionneur habillé en blanc et qui porte une fleur,
Sans couleur,
Sans parfum,
Sans le mot de la fin,
Sans sens.
Sans un rythme,
Sans …
Juste absence, absence.
Le visiteur noir,
Grogne,
Respire,
Il lance un petit sourire,
Et quand l’horloge indique neuf heures et demie,
Quand l’horloge indique que le cœur de la lune a arrêté de battre,
Que c’est bientôt fini,
Quand l’horloge indique que le soldat sans numéro a arrêté de se battre,
Que c’est fini,
Noir crie
Magnifiquement crie
Et fait partie entièrement de lui,
De moi,
C’est un homme,
C’est un loup,
Une raison, une passion, une foi,
Je l’entends parler,
Je m’entends parler et répondre,
A mes questions.
Monsieur noir,
Me dit que mon refuge est mon cri.

*

Entre parenthèses

Entre parenthèses,
Entre une table et une chaise,
Le bon sauvage dessine à l’aide d’un bout d’allumette des personnages,
Le sage, le sauvage et la rage,
Ils ont la même couleur de peau, le même nom, le même âge,
La même marche, les mêmes discours et la même tournure dramatique des pages.
Le bon sauvage dessine des héros,
Il dessine des bébés singes et des zéros,
Il dessine une forme, une figure hypnotisée et l’inapprochable pomme,
Une forme, un parapluie et un sourire près d’un malheureux fantôme.
Fantôme, fantôme qui pense,
Et qui cherche le bon sens,
Et qui montre le ciel du doigt,
Ensuite, il s’en va, laissant derrière la radio, sa petite voix,
Il s’en va, laissant dans son bureau, un cœur qui bat.
Entre parenthèses,
Un papillon de passage,
Insouciant et qui part à l’abordage,
Pendant que les mimes sont dans l’attente,
Et les sirènes chantent,
Pendant que le diable vert sort du vacarme,
Et la pudeur vend son âme,
Elle qui pleure sous le voile diaphane.
Entre le soleil et son sang rouge,
Il y a du vent et un poids qui bouge,
Et toujours L’idée de la fonte et les sanglots du sirocco.
L’idée de la fonte et un silence criard,
L’idée de la fonte et un chant qui vient du tartare.
Entre les doigts d’un cannibale et ses yeux ouverts,
Les vers qui se créent par le bruit du tonnerre
Avale, avale tout, lentement,
Avale tout, brusquement,
Pour que tout aille dans la grande gorge,
Sans peines
Pour qu’il ne reste aucune trace, aucune archive, aucun souvenir, aucune mémoire,
Pour que tout devienne noir,
Comme avant,
Bien avant l’air de Mozart,
Avant la création du misérable miroir,
Avant qu’un pommier pousse, merveilleusement,
Et le premier péché commis,
Malheureusement.
Entre parenthèses,
Entre le royaume des araignées et la poussière,
Le bon à genoux voué aux vicissitudes à sa très chère,
Et les murs disent qu’il ne faut rien faire et vaut mieux se taire.
Entre les cris de la voisine et la porte,
Entre le piano et toutes les voix mortes,
Les personnes lentes et les tombes,
Les personnes qui partagent et les mangeurs de pierres qui tombent,
Entre toutes ces misères,
Le bon sauvage dessine en souriant une colombe,
Ensuite, il tombe.

*

Grace à un singe, A cause d’un singe
Grâce à un singe, une lâche réalité est venue à l’existence,
A cause d’un singe, les éboueurs écrivent des lettres d’absence,
Grâce à un singe, la ligne passagère a trouvé un sens,
A cause d’un singe, les étoiles de l’autre côté de la mémoire, perdent leur puissance,
A cause d’un singe, les battements du tableau vide perdent leur présence,
A cause d’un singe, ont eu lieu de nouvelles naissances,
La naissance des pères qui mangent leurs fils pour être des dieux forts
La naissance des menteurs qui ont des papiers qui prouvent que l’autre avait tort,
Que le chat ne marche pas à quatre pattes,
Que la terre est plate,
Que les étoiles n’existent pas, ce ne sont que des envahisseurs qui se préparent à une attaque,
Que l’homme pigeon sera mangé par un titan en fuite, à cause d’un maudit singe insomniaque,
A cause d’un singe, l’homme à cent têtes prend ce qu’il a offert,
Et Caïn tue à nouveau son frère,
Et l’homme corbeau tristement l’enterre,
Puis, l’homme dans le miroir cache l’indenté meurtrière.
Minable singe, minable monsieur à cigare,
Minable singe, minable monsieur sans mouchoir
Minable singe, minable dame enfermée dans sa cuisine,
Minable singe, minable dame en colère qui se libère et qui commit son crime.
A cause…
Grâce à… à cause…
A cause d’une fausse cause…
A cause d’un point, à cause d’une pause…
Grâce à une rose,
Offerte.
La chaise part et la porte d’en face est enfin ouverte,
Mais l’homme aux yeux crevés sait qu’il a tué il y a longtemps l’espoir,
Que la rose n’est qu’une utopie, qu’un beau cauchemar.
Grâce à un singe, une lâche réalité est venue à l’existence,
A cause d’un singe, le mangeur de foie humain, brûle les réponses,
Le mangeur d’âmes, de foi, d’os et de cœurs, brûle tout avec virulence,
Et l’oncle augmente le volume de la télévision,
L’oncle ne voudrait pas écouter son neveu, il ne voudrait ni voir son dessin ni sa vision.
Un mensonge est venu à l’existence,
Pendant que l’ombre d’un absent est flippé d’être seule avec sa conscience,
A cause d’un singe, l’oncle assit sur un canapé, mange ses vices,
Pendant que son neveu plante des cailloux,
Et la mémoire masquée n’est qu’une observatrice.

*

C’est beau dans la tombe

C’est beau dans la tombe,
Le calme absolu, le repos,
Ailleurs, je l’entends chanter, c’est beau,
Un chant doux, envoutant,
Cette voix, durera plus longtemps… En savoir plus…

 

Oublier,
Il a oublié
Que ses yeux étaient bleus,
Le ciel aussi,
La mer,
Il a oublié le sourire de sa grand-mère,
Et ses histoires qui le faisaient dormir… En savoir plus…

 

Point à la ligne

Point à la ligne,
À l’entrée,
Une femme parle des messages et des signes,
Elle parle de sa maladie presque délicieuse,
Qui a créé la poésie,
De son départ qui a fait souffrir ses amants,
Qui les a rendus silencieux, assis  et sans battement… En savoir plus…

 

A, accent grave

A, accent grave,
À côté, deux hommes de noir vêtus disent qu’ils savent,
Que ce n’est pas grave,
S’ils peuvent dire des mensonges,
Si leur nom de famille est Ange,
Si leur stylo bleu voulait écrire une nouvelle genèse,
Une nouvelle hypothèse,
Et oser écrire en rouge la vérité entre parenthèses… En savoir plus…

 

La chaise d’en face

La chaise d’en face,
Isolée, observatrice,
D’un vide qui danse au rythme de son fils,
Une chorégraphie qui fait couler les larmes du plafond,
De grosses gouttes visqueuses s’écrasent au sol et se noient tout au fond… En savoir plus…

 

En Silence

Un rideau qui s’agite,
Un autre coucher de soleil,
Une horloge qui marche à l’envers
Un morceau de pain par terre,
Une terre pleine de poussière.
Qui attend… En savoir plus…

 *

Coeur blanc, coeur palestinien

Cœur rouge
Cœur blanc
Cœur bleu
Cœur jaune
Cœur palestinien résiste
L’enfant soldat marche
Palestine en toute force fait la guerre
Seul
Avec les pierres

Une fleur venue au monde
Ces chansons tristes veulent purifier la terre
Fleur veut enseigner la foi, la joie et l’amour
Une goute d’eau tombée du ciel
Venue en ce monde cruel

Un ange qui a perdu ses pouvoirs a tout vu
Tout vu
Sa fierté éliminée
Son cœur brutalisé
Son honneur et sa valeur violée
Sa liberté emprisonnée
Ses yeux bleus, verts, roses brulés
Sa parole égorgée

Un vieil homme incapable voulait écrire ce qu’il a pu supporter
Lui et son fils
Un vieil homme triste voulait dessiner le cannibalisme
Qui a tué son fils
Un vieil homme voulait nous faire voir le vampirisme
Mais il fut tué
Par notre silence
Par notre indifférence

Mais
Mais grâce à son stylo encore vivant
L’âme du vieil homme vous a posé une dernière question

Comment pourriez-vous enlever les mouchoirs noirs
De vos cœurs, de vos mémoires.

Khalid EL Morabethi, tous droits réservés

 

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