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Le jardin d’Éros (Oscar Wilde)

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Oscar Wilde

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Nous voici en plein printemps, au coeur de juin ;
pas encore les travailleurs hâlés ne se hâtent sur les
prairies des hauteurs, où l’opulent automne, saison
usurière, ne vient que trop tôt offrir aux arbres l’or
qu’il a mis de côté, trésor qu’il verra disperser par
la folle prodigalité de la brise.
Il est bien tôt, vraiment ! l’asphodèle, enfant
chérie du Printemps, s’attarde pour piquer la jalousie
de la rose ; la campanule, elle aussi, tient
déployé son pavillon d’azur. Et, pareil à un fêtard
égaré, perdu, que ses frères ont laissé là, pour
s’enfuir des bosquets, d’où les a chassés la grive,
messagère de juin,
seul, un pâle narcisse reste là, tout apeuré, tapi
dans un coin d’ombre, où des violettes, presque inquiètes
de leur propre beauté, se refusent à regarder
face à face l’or du soleil, par effroi d’une trop forte
splendeur. Ah ! c’est bien là, ce me semble,
—que viendraient se poser les pieds de Perséphoné,
quand elle est lasse des prairies sans fleurs
de Pluton,—là que danseraient les adolescents
arcadiens, là qu’un homme pourrait trouver le mystère
secret de l’éternelle volupté, ce secret que les
Grecs ont connu.

Ah ! vous et moi, nous pourrions
le découvrir ici, pour peu que l’Amour et le sommeil
y consentent.
Ce sont là les fleurs qu’Héraklèsen deuiisema sur
la tombe d’Hylas, l’ancolie, avec toutes ses blanches
colombes agitées d’un frisson, quand la brise les a
froissées d’un baiser trop rude, la mignonne chélidoine
qui, dans son jupon jaune, chante le crépuscule
du soir, et le lilas en robe de grande dame,—mais
laissons-les fleurir à l’écart, laissons
là-bas, les spirales de la rose trémière, aux rouges
dentelures, agiter sans bruit leurs clochettes, sans
quoi l’abeille, son petit carillonneur, irait chercher
plus loin quelque autre divertissement ; l’anémone
qui pleure dès l’aube, comme une jolie fillette devant
son galant, et ne laisse, qu’à grand’peine les
papillons ouvrir toutes grandes, auprès d’elle,
leurs ailes bigarrées, laissons-la languir dans la
pâle virginité, La neige hivernale lui plaira mieux
que des lèvres comme les tiennes, dont la brûlure
ne saurait que la flétrir. Va-t-en plutôt cueillir cette
fleur amoureuse qui s’épanouit solitaire, et que le
vent, entremetteur, poudre de baisers savoureux
qui ne sont pas de lui.
Les liserons aux fleurs en forme de trompette, et
qu’aiment tant les jeunes filles ;

la reine des prés,
à la teinte de crème, plus blanche que la gorge de
Junon, odorante autant que l’Arabie entière ; l’hyacinthe,
que les pieds de Diane chasseresse hésiteraient
à fouler, même à la poursuite du plus beau des
daims tachetés, la marjolaine en bouton, dont un
seul baiser suffirait à embaumer les lèvres de la
déesse de Cythère, et rendre jaloux Adonis,—cela,
c’est pour ton front,—et pour te faire une
ceinture,—voici ce flexible rameau de clématite pourpre,
dont la couleur somptueuse efface de son éclat le
roi de Tyr,—et ces digitales aux corolles
retombantes,—mais pour cet unique narcisse, que
laissa tomber de sa robe la saison printanière, lorsqu’elle
entendit avec effarement, dans les bois où
elle régnait, résonner le chant ardent, orageux de
l’oiseau d’été.
Ah ! qu’il te soit un souvenir subtil de ces jours
charmants de pluie et de soleil, alors qu’avril riait
a travers ses larmes, en voyant la précoce primevère
quitter d’un pied furtif les racines tortueuses des
chênes, et envahir la forêt, au point que malgré ses
feuilles jaunies et froissées, elle se couvrait d’un or
étincelant.
Non, lu peux le cueillir aussi.

Il n’a pas même
la moitié de ton charme, ô toi l’idole de mon âme,
et quand tes pieds seront las, les anchuses tisseront
leurs tapis les plus brillants ; pour toi, les chèvrefeuilles
oublieront leur orgueil et voileront leur lacis
confus, et tu marcheras sur les pensées bariolées.
Et je couperai un roseau dans le ruisseau de là-bas,
et je rendrai jaloux les dieux des bois ; le vieux
Pan se demandera quel est ce jeune intrus qui
s’enhardit à chanter dans ces retraites plus creuses
où jamais homme ne devrait risquer un pied le
soir, par crainte de surprendre Artémis et sa troupe
aux corps de marbre.
Et je te coulerai pourquoi la jacinthe se revêt
d’une aussi morne parure de gémissements plaintifs ;
pourquoi l’infortuné rossignol s’interdit de
lancer son chant eh plein jour, et préfère pleurer
seul, alors que dort la rapide hirondelle et que les
riches font la fête ; et pourquoi le laurier tremble
en voyant des lueurs d’éclair à l’Orient.
Et je chanterai comment la triste Proserpine fut
mariée à un grave, à un sombre maître et seigneur.
Des prairies infernales semées de lotus j’évoquerai
Hélène aux seins d’argent, et aussi tu verras cette
beauté fatale, pour qui deux puissantes armées se
heurtèrent d’un choc terrible,

dans l’abîme de la guerre.
Puis je te chanterai ce conte grec où Cynthia
s’éprend du jeune Endymion, et s’enveloppant d’un
voile gris de brouillards, se bute vers les cimes du
Latmos, dès que le soleil quitte son lit de l’Océan,
pour s’élancer à la poursuite de ces pieds pâles et
légers qui se fondent sous son étreinte.
Et si ma flûte est capable de verser une douce
mélodie, nous pourrons voir face à face celle qui, en
des temps bien lointains, habita parmi les hommes,
près de la mer Égée, et dont la triste demeure au
portique ravagé, au mur dépouillé de sa frise, aux
colonnes croulées, domine les ruines de cette cité
charmante, ceinte de violettes.
Esprit de beauté, reste encore un peu : ils ne sont
pas tous morts, tes adorateurs de jadis ; il en vit
encore un petit nombre, de ceux pour qui le rayonnement
de ton sourire est préférable à des milliers
de victoires, dussent les nobles victimes tombées à
Waterloo se redresser furieuses contre eux ; reste
encore, il en survit quelques-uns,
qui pour toi donneraient leur part d’humanité, et
te consacreraient leur existence.

Moi, du moins, j’ai agi ainsi. J’ai fait de tes lèvres ma nourriture de
tous les jours, et dans tes temples j’ai trouvé un
festin somptueux, tel que n’eût pu me le donner ce
siècle affamé, en dépit de ses doctrines toutes
neuves, où tant de scepticisme s’offre sous une
forme si dogmatique.
Là, ne coule aucun Cephise, aucun Ilissus ; là ne
se retrouvent point les bois du blanc Colonos. Jamais
sur nos blêmes collines ne croit l’olivier, jamais
un pâtre simple ne fait gravir à son taureau
mugissant les hautes marches de marbre ; on ne
voit point par la ville les rieuses jeunes filles t’apporter
la robe brodée de crocus.
Pourtant, reste encore. Car l’enfant qui t’aima le
mieux, dont le seul nom devrait être un souvenir
capable de te retenir, dort dans un repos silencieux,
au pied des murs de Rome, et la mélodie
pleure d’avoir perdu sa lyre la plus douce ; nul ne
saurait manier le luth d’Adonais, et le chant est
mort sur ses lèvres.
Non, à la mort de Keats, il restait encore aux
Muses une voix argentine pour chanter sa thrénodie,
mais hélas ! nous la perdîmes trop tôt, en cette nuit
déchirée par la foudre, en cette mer rageuse, Panthéa

vint réclamer comme son bien celui qui l’avait
chantée, et fermer la bouche qui l’avait louée [Shelley.] ;
depuis lors, nous allons dans la solitude, nous
n’avons plus que ce coeur ardent, cette étoile matinale de
l’Angleterre ressuscitée, dont le clair regard, derrière
notre trône croulant, et les ruines de la guerre,
vit les grandes formes grecques de la jeune Démocratie
surgir dans leur puissance comme Hespérus,
et amener la grande République

A lui du moins tu as enseigné le chant.
Et il t’a accompagné en Thessalie, et il a vu la
blanche Atalante, aux pieds légers, à la virginité
impassible et sauvage, chasser le sanglier armé de
défenses. Son luth, aussi doux que le miel, a ouvert
la caverne dans la colline creuse, et Vénus rit de
savoir qu’un genou fléchira encore devant elle.
Et il a baisé les lèvres de Proserpine et chanté
le requiem du Galiléen. Ce front meurtri, taché
de sang et de vin, il l’a découronné. Les Dieux de
jadis ont trouvé en lui leur dernier, leur plus ardent
adorateur, et le signe nouveau s’efface et pâlit devant
son vainqueur.
Esprit de Beauté, reste encore avec nous.

Elle n’est point encore éteinte, la torche de la poésie.
L’étoile qui surgit par-dessus les hauteurs de
l’Orient défend invinciblement ses armoiries argentées,
contre les ténèbres qui s’épaississent, contre
la fureur des ennemis. Oh ! reste encore avec nous,
car, au cours de la nuit longue et monotone,
l’aimable héritier des pipeaux mélodieux de Spencer,
a souvent charmé par ses tendres airs champêtres
l’âme humaine en ses besoins et ses détresses,
et des champs de glace, lointains et dénudés, a
rapporté assez de belles fleurs pour faire ensemble
un paradis terrestre.
Nous les connaissons tous, Gudrun, la fiancée
des hommes forts, et Aslaug, et Olfason, nous les
connaissons tous, et comment combattait le géant
Grettir, et comment mourut Sigurd, et quel enchantement
tenait le roi captif, quand Brynhild
luttait avec les puissances qui déclarent la guerre à
toute passion. Ah ! que de fois, pendant les heures
d’été, les longues heures monotones, alors que le midi,
s’amourachant d’une rose de Damas, oublie de reprendre
sa marche vers l’Ouest, si bien que la lune,

pâle usurpatrice, élargissant sa tache, change son
mince croissant en un disque d’argent, et réprimande
son char paresseux,—que de fois, dans
l’herbe fraîche et drue,
bien loin du jeu de cricket et des bruyants canotiers,
à Bagley, où les campanules devancent un
peu l’époque de l’accouplement pour les merles et
s’attardent à attendre l’hirondelle, où le bourdonnement
d’innombrables abeilles vibre dans la
feuillée, je suis resté à m’abandonner aux contes
rêveurs que tisse sa fantaisie.
Et à travers leurs infortunes imaginaires, et
leurs douleurs fictives, j’ai pleuré sur moi-même,
puis retrouvé la bonne humeur dans une simple
gaîté, en voyageant sur cette mer aux mille teintes.
Je sentais en moi la force et la splendeur de la
tempête, sans avoir à en subir les désastres, car le
chanteur est divin.
Le petit rire que fait entendre l’eau en tombant,
n’est point aussi musical, et l’or liquide qui s’accumule
en piles serrées dans la mignonne cité de cire
n’a pas tant de douceur. Les vieux roseaux à demi
desséchés qui se balançaient en Arcadie, dès que
ses lèvres les touchent, exhalent une harmonie toute
nouvelle.
Esprit de beauté, attarde-toi encore un peu, bien
que les marchands trompeurs du commerce profanent
de leurs routes de fer notre île charmante, et
qu’ils rompent les membres de l’Art sur des
roues tournoyantes, hélas ! bien que les usines
bondées propagent l’ignorance, ver rongeur qui tue
l’âme, oh ! reste encore.
Car il est au moins un homme,—il tire son
nom de Dante et du séraphin Gabriel, et son double
laurier brûle d’une flamme impérissable pour
éclairer ton autel. Celui-là t’aime bien, qui vit le
vieux Merlin se prendre au piège de Viviane, et les
anges aux pieds blancs descendre les marches
d’or [Gabriel Dante Rosetti.].
Il t’aime si bien que l’univers doit se couvrir de
vêtements aux couleurs somptueuses, et le Chagrin
prendre un diadème de pourpre, ou, sans cela, il
cesserait d’être le Chagrin ; et le Désespoir devrait
dorer ses cornes, et la Douleur, pareille à Adon, serait
belle même dans son excès. Tel est l’empire
qu’exercent les Peintres, tel est l’héritage que
possède notre solennel Esprit, car avec toute sa
pitié, son amour, sa lassitude, il est un miroir plus
fidèle de son siècle que ne le sont les Peintres dont
le talent ne peut prétendre à un but plus haut que
la copie des banalités, incapable qu’il est de représenter
l’âme avec ses terribles problèmes.
Mais ils sont en petit nombre, et tout romanesque

s’est dissipé. Les hommes peuvent faire des
prophéties au sujet du soleil, des leçons sur les taches,
enseigner comment les atomes sans âme parcourent
isolément un vide infini, comme de chaque arbre
a fui la nymphe éplorée, pourquoi nulle naïade ne
montre plus sa tête parmi les roseaux d’Angleterre.
A mon gré, ces modernes Actéons se vantent
trop tôt d’avoir surpris les secrets de la Beauté :
faut-il, parce que nous avons analysé l’arc-en-ciel
et dépouillé la lune de son mystère le plus ancien,
le plus chaste, que moi, le dernier Endymion, je
perde tout espoir, parce que des yeux impertinents
ont lorgné ma maîtresse à travers un télescope ?
A quoi nous sert-il que ce siècle scientifique ait
fait irruption par nos portes avec tout son cortège
de miracles modernes ? Peut-il apaiser un amant au
coeur brisé ? Peut-il, en toute sa durée, faire quoi
que ce soit pour rendre une existence plus belle,
la faire plus divine un seul jour ? Mais maintenant
le siècle d’argile reparaît, ramené par un cycle horrible : la Terre
a engendré une nouvelle et bruyante progéniture
de Titans ignorants, que leur origine impure lance
encore une fois contre l’auguste hiérarchie qui siégeait
sur l’Olympe.

Ils ont fait appel à la Poussière,
et c’est de cet arbitre infécond qu’ils doivent attendre
la sentence. Qu’ils tâchent, s’ils en sont capables,
de faire sortir de la lutte naturelle et du hasard
sans raison la nouvelle règle de l’idéal pour
l’homme ! Il me semble que ce n’était point là mon
héritage, car j’avais été nourri d’une façon tout
opposée. Mon âme va des hauteurs suprêmes de
la vie vers un but plus élevé.
Vois, pendant que nous parlions, la Terre a détourné
du Dieu sa face, et la barque d’Hécate a surgi
avec sa charge argentée, jusqu’à ce qu’enfin le jour
jaloux en éteignît toutes les torches. Je n’ai point
remarqué la fuite des heures ; pour les jeunes Endymions,
les doigts paralysés du Temps égrènent en
vain son rosaire de soleils.
Regardez comme l’iris jaune penche languissamment
sa gorge en arrière, pour appeler le baiser de
son page perfide, la libellule, alors que celle-ci,
pareille à une veine bleue sur le poignet blanc d’une
jeune fille, dort sur la primevère neigeuse qui est née
cette nuit et qui commence à s’enflammer du rouge
ardent de la honte, et va mourir en pleine lumière.
Allons-nous-en.

Déjà se profilent sur le pâle bouclier
du ciel décoloré les brillantes fleurs de l’amandier.
Le râle des prés, tapi dans l’herbe encore respectée
de la faux, répond à l’appel de sa compagne ;
les courlis réveillés en sursaut franchissent d’un vol
irrégulier le ruisseau couvert de brouillards, et
dans son lit de roseaux, l’alouette, joyeuse de voir
poindre le jour, éparpille dans l’herbe les perles de la rosée, et
toute tremblante d’extase, va saluer le Soleil, qui
bientôt, sous sa complète armure d’or, va sortir de
cette tente couleur orangée, que voici dressée là-bas
vers l’Orient en feu. Vois, la frange rouge apparaît
sur les hauteurs attentives. Voici le Dieu, et
dans son amour pour lui, la bruyante alouette est déjà hors de vue et
remplit de ses chants cette vallée de silence. Ah !
il y a dans le vol de cet oiseau plus d’une chose
qu’on ne saurait apprendre dans une cornue. Mais
l’air fraîchit. Partons, car bientôt les bûcherons seront
ici. Quelle nuit de juin nous avons vécue !

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