Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Le voyage dans le temps : l’expérience de Philadelphie

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...


L'expérience de Philadelphie

L’expérience de Philadelphie

Le temps n’est pas ce qu’il semble être. Il ne s’écoule pas simplement dans une seule direction, et le futur existe simultanément avec le passé. » Albert Einstein.

Bergson définit le temps comme « une donnée immédiate de la conscience ». Il distingue le temps homogène du physicien, qui constitue la réalité objective du temps, de la durée psychologique, celle qui est éprouvée par la conscience.
Dans un passage célèbre de ses Confessions, Saint Augustin donne deux définitions du temps :
* le temps tend à n’être plus : « le temps a l’être seulement parce qu’il tend au néant » ;
* l’être du temps n’existe que dans notre âme, dans notre pensée. Autrement dit, il relève de notre idéalité (par opposition à la réalité). Le passé, le présent et le futur (les trois temps) n’existent que parce que nous sommes capables de les penser. Pour les physiciens, au contraire, le temps a une réalité objective (voir la théorie de la relativité d’Einstein).
Dans le présent, grâce à la mémoire, je peux penser une réalité passée. Mais le souvenir ne correspond jamais exactement à l’événement tel que je l’ai vécu. Nos souvenirs sont toujours des interprétations, des reconstructions.
Nous sommes constitués par notre mémoire : nous ne pouvons faire table rase de notre passé. En revanche, l’homme est libre en ce qu’il interprète librement son passé. Il peut toujours décider d’en faire un appui positif. Cette conservation du passé par la mémoire, aussi subjective soit-elle, nous constitue. Cela signifie aussi accepter la complexité de la vie : il n’existe pas de vérité une et stable, la valeur d’un événement, le sens qu’il prend peuvent évoluer au cours de notre vie.
Le propre de la conscience humaine est de se projeter vers le futur. Or, la conscience de notre mortalité se pose comme une limite à nos projections dans le futur. La conséquence de cette prise de conscience, selon Heidegger, c’est le souci, autrement dit la préoccupation quant au sens que je vais donner à mon existence. C’est ce souci qui nous fait pleinement humains (les animaux n’ont pas ce souci du sens qu’ils vont donner à leur existence).

L’expérience de Philadelphie (parfois désignée sous le nom de Project Rainbow) est une expérience militaire américaine qui aurait eu lieu dans les chantiers navals de Philadelphie aux alentours du 23 octobre 1943. Elle aurait consisté à rendre invisible pendant un bref moment le navire USS Eldridge.
Selon un survivant de l’expérience de Philadelphie le destroyer USS Eldridge a été rendu invisible et fut téléporté aller-retour entre Philadelphie et Norfolk (Virginie). L’expérience se serait mal déroulée. Certains membres d’équipage seraient devenus fous, invisibles ou partiellement fusionnés avec le bateau lors de la dématérialisation de ce dernier. Ces conséquences auraient convaincu la Marine d’abandonner le projet.
Morris Ketchum Jessup commença à s’intéresser à l’Expérience, mais le dossier est disparu dans après son suicide.
C’était le premier voyage dans le temps ? Non…

La première mention d’un voyage dans le temps serait le personnage de Merlin l’Enchanteur dans le cycle arthurien des Chevaliers de la Table ronde, qui visitait les temps passés. Les Celtes croyaient en la possibilité de voyager dans le temps et dans un monde parallèle, à partir des tombes, des tertres ou de certains lieux. Mais le problème du voyage dans le temps est assez lié à celle de l’oracle, qui existait déjà chez les Grecs et pouvait entraîner les mêmes paradoxes.

Les physiciens et les philosophes, tout autant que les auteurs de science-fiction, s’intéressent au voyage dans le temps, aux effets théoriques des voyages à la vitesse de la lumière et aux paradoxes logiques qui naîtraient d’un voyage dans le temps.
La théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein et, par extension, celle de la relativité générale, autorisent explicitement certaines dilatations du temps, ce qui ressemble à un « voyage dans le temps ». Par exemple, un voyageur se déplaçant dans l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière ne verrait s’écouler que quelques heures dont la durée, sur Terre, correspondrait en fait à plusieurs années, le temps s’écoulant plus lentement (vu de la Terre) dans le vaisseau spatial à grande vitesse.

Les Grecs ne concevaient l’avenir que comme l’accomplissement du destin, connu des dieux seuls. Il n’y avait donc pas de « monde futur » ou de « temps à venir » tels que nous le comprenons. Ce sont des notions indissolublement liées à l’idée d’évolution et de progrès. Idées parfaitement étrangères aux anciens et au Moyen Âge.

Le voyage rétrograde dans le temps semble a priori hautement improbable. Il faudrait pour cela abandonner le postulat de causalité qui veut que l’effet ait obligatoirement lieu après la cause. Il faudrait alors admettre que le passé existe encore, et qu’il n’est donc pas réellement passé.
Stephen Hawking a suggéré que certaines portes temporelles pourraient être construites, mais ne conduiraient pas le voyageur à une date antérieure à la création de la porte.
Kurt Gödel a démontré que dans un univers en rotation et sans expansion, la relativité générale indique qu’un long voyage spatial peut conduire à revenir au point de départ à une date antérieure à celle du départ. Le résultat troubla Albert Einstein, qui n’imaginait pas que la relativité générale laissât la porte entrouverte à la possibilité de remonter le temps (la relativité restreinte l’interdisait).
Depuis Einstein, nous savons que l’espace et le temps forment quatre dimensions continues. Cela signifie, par exemple, que si un corps comme une planète, ou une étoile, déforme le continuum espace-temps, ce phénomène altère aussi la géométrie de l’espace et le temps pour un observateur extérieur. Ainsi nous savons que la Terre déforme le tissu de l’espace-temps forçant la lune à tourner en cercle autour de la Terre. À échelle microscopique, la physique quantique montre que l’interaction gravitationnelle est à l’origine de cette attraction, généré par l’échange de particules élémentaires. La théorie de la relativité et la quantique décrivent ainsi un moyen de déformer l’espace-temps à échelle microscopique et permettre à une personne de voyager dans le temps. Si l’on peut déformer l’espace-temps, comme le fait n’importe quel corps, cela peut aussi signifier que le temps peut se plier avec l’espace, ce qui est l’un des fondements de la recherche sur les voyages dans le temps.
Cela ne contredit pas l’argument de Stephen Hawking selon lequel le voyage temporel ne se fera pas car on aurait alors eu des visites de nos descendants : une boucle temporelle ne permettrait de remonter dans le temps que jusqu’à sa création, autrement dit, créée en 2300 et utilisée en 3000, elle ne permettrait de revenir qu’en l’an 2300 et pas avant.
Principes métapsychologiques
Le libre arbitre et la connaissance sont les deux principes métapsychologiques qui règlent nos actions et nos pensées. Nous possédons à la fois le libre arbitre et la connaissance uniquement au temps présent. D’une part, la connaissance est formée des informations sensorielles que nous fournit l’environnement et des informations réfléchies, soit celles que nous pouvons établir en « connaissance de cause ». D’autre part, le libre arbitre est inhérent, car personne n’agit dans le même contexte de connaissance de cause que nous le faisons nous-mêmes. Le voyage dans le temps entraîne le paradoxe métapsychologique suivant : un individu voyageant dans le passé n’aurait accès qu’à la connaissance, dans la mesure où il la connaît, et est privé de son libre arbitre, car une autre personne a déjà agi en connaissance de cause pour le temps T-1 et la position X. Le voyageur serait infiniment contraint dans ses actions, ce serait un humain-machine. D’autre part, un individu voyageant dans le futur ne posséderait que son libre arbitre, mais n’aurait pas accès à la connaissance, car celle-ci n’existerait pas encore dans la noosphère. Toute action serait alors futile, car le libre arbitre ne s’effectue pas sans connaissance de cause. Nous avons démontré le paradoxe métapsychologique selon lequel le libre arbitre et la connaissance ne sont disponibles et vérifiables qu’au temps présent et disparaissent de manière inhérente aux temps T-1 et T+1 respectivement.
Se rencontrer soi-même en voyageant dans le temps est une possibilité théorique (si le voyage dans le sens rétrograde est possible) qui n’est pas un paradoxe en soi. Cependant plusieurs auteurs ont souligné l’aspect déroutant que cela aurait pour les personnages, et aussi à quel point une telle situation est fascinante.
En science-fiction, on ne cherche pas forcément à résoudre les paradoxes temporels, mais on peut le faire en faisant intervenir un univers parallèle, en donnant aux voyageurs la responsabilité d’éviter de telles situations (et puisqu’ils sont dans cette situations c’est qu’ils ont réussi à s’en sortir en faisant ce qu’il faut, ce qui rejoint la position de Descartes sur Dieu qui ne se contredit pas lui-même), ou encore en postulant que l’histoire est figée, ce qui impose de maintenir une histoire globale cohérente (absence de situations autocontradictoires, il n’y a que des situations autoréalisatrices – mais qui peuvent avoir plusieurs solutions différentes dans des univers parallèles).

Publié par

 

A ne pas manquer :

  • Albert EinsteinAlbert Einstein "Le non-mathématicien est saisi d'un frisson mystique quand il entend parler de "quatre dimensions"... Et pourtant, rien n'est plus banal que l'affirmation que le monde dans […]
  • Illusion du temps et de la mortIllusion du temps et de la mort Einstein a dit que «la distinction entre le passé, le présent et le futur n'est qu'une têtue illusion persistante », et Platon appelait le temps " une image mobile de l'éternité […]
  • Les troux noirs – l’HologrammeLes troux noirs – l’Hologramme  Représentation d'artiste de la conjecture de Maldacena, encore appelée correspondance AdS/CFT. Elle relie la théorie des cordes dans un espace-temps anti-de Sitter à cinq […]
  • Les Mystères de la Bible -6 : l’Arche de NoéLes Mystères de la Bible -6 : l’Arche de Noé Au fil du temps, les gens ont toujours cherché l'Arche de Noé. D'après la Bible, c'est un navire construit sur l'ordre de Dieu afin de sauver Noé, sa famille et toutes les […]
  • Mémoire quantique – stocker la lumièreMémoire quantique – stocker la lumière Les chercheurs de l'Université technique de Darmstadt en Allemagne ont réussi une expérience incroyable : le stockage des photons pour l'informatique quantique, dans un cristal […]
  • Les ondes gravitationnelles du Big Bang enfin découvertesLes ondes gravitationnelles du Big Bang enfin découvertes En physique, les ondes gravitationnelles sont des oscillations de la courbure de l'espace-temps. Albert Einstein en a prédit l'existence en 1918 en se basant sur sa théorie de la […]

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: