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La journée de l’enfant africain

16 juin : la journée de l’enfant africain

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Photo-de-Sam-Nzima-Hector-Peterson-16-juin-1976

Photo-de-Sam-Nzima-Hector-Peterson-16-juin-1976


Le 16 Juin 1976, en Afrique du Sud à Soweto, sous le régime de l’apartheid et avec le soutien du mouvement de la Conscience noire, des milliers d’enfants et d’étudiants sont descendus dans les rues pour réclamer leur droit à une éducation de qualité. Les autorités ont ouvert le feu sur la foule désarmée et des centaines d’enfants ont été tués. Bon nombre de victimes furent touchées de balles dans le dos. Hector Pieterson, un jeune garçon de 12 ans, devint le symbole de la répression aveugle du régime et la photo prise par Sam Nzima sur laquelle il est porté par un camarade de classe, Mbuyisa Makhubo, fit le tour du monde.
Dans les semaines qui ont suivi la journée du 16 Juin, des émeutes se propagèrent dans tous les townships du pays contre le régime de l’apartheid : plus d’un millier de personnes ont été blessées, presque une centaine ont été tués.
Depuis 1991, la journée de l’enfant africain est organisée chaque année le 16 juin sur tout le continent africain, en souvenir du massacre des enfants à Soweto.
***

A cette occasion, on réunit quelques textes sélectionnés du Concours International de Poésie organisé par le Cercle Littéraire multilingue et multiculturel Poesis en marge de la Journée Mondiale de l’Afrique, berceau de l’humanité, des civilisations, des sciences et des religions – 50 ans d’indépendance le 25 mai 2013,
des poèmes écrits pour le Concours de poésie pour le 30e anniversaire du Festival Vues d’Afrique, organisé par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – Canada,
des dessins des enfants de l’Association Catholique Humanitaire des Jeunes Chrétiens dans le Monde J.C.M. Togo,
l’article „Les démocraticides africaines”  publié par Ludewic Mac Kwin De Davy le 12/06/2008,
et des jeunes membres du Cercle Littéraire multilingue et multiculturel, collaborateurs du site Poesis.

*

Marcellin


Omar, Tunisie

 

Godwin

Sojoud, Tunisie

Donatien

 

Mohamed, Tunisie

Kokou

 

Tanzanie

Celestine


Mali


Ismael


 

L'Orphelinat de Togo

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JCM Togo

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L’association JCM Togo propose des missions et projets humanitaires aux volontaires qui souhaiteront bien donner de leur temps et leur compétences en Afrique. Nous avons des missions et projets dans les domaines suivants: Education, dans notre orphelinat ” Le bon Samaritain” , Santé et dans les actions humanitaires et tous le monde peut bien participer à ses projets et missions sans avoir forcement de compétences dans ses domaines. Mais dans notre association nous exigions une volonté et motivation afin de participer à nos actions humanitaire pour redonner la joie et le sourire aux enfants démunis et personnes en difficultés.  Les missions sont programmées sur des durées de 2 semaines à 2 mois selon la disponibilité des volontaires durant l’année 2013. Alors sans plus tarder, faites vos réservations des billets, vos vaccins, avoir votre visa pour nous rejoindre pour de très belle aventure plein d’amour et de partage.

” L’Afrique se vit, elle ne se raconte pas ”

*

Les démocraticides africaines

Article rédigé par Ludewic Mac Kwin De Davy le 12/06/2008

Plus de quarante années après les independances fetées dans l’allegresse des promesses de liberté et de souveraineté, les desillusions ont accompagné l’appauvrissemement du continent, avec et toujours le même goût amer.

Durant des décennies, l’Afrique n’a été que l’ombre d’elle-même, déchirée par les influences occidentales, emprisonnée dans la spirale des luttes fratricides au nom souvent de cette liberté que l’on s’empresse de bâillonner au contact de cet opium qu’est le pouvoir.

Ils s’appellent Wilfried et Ferdinand. Personne ne se souvient d’eux aujourd’hui, pourtant cela fait cinq mois seulement qu’ils sont tombés dans les rues de Douala, fauchés par les balles des forces de l’ordre. Des noms de jeunes qui sont allés mourir dans l’anonymat comme ceux de ces héros nationaux enterrés loin de la splendeur des palais de marbre où se maintiennent les pires tyrans africains. Plus de quarante années après les indépendances fêtées dans l’allégresse des promesses de liberté et de souveraineté, les désillusions ont accompagné l’appauvrissemement du continent, avec et toujours le même goût amer. Le néocolonialisme, couvert par des noms d’emprunt tels que la coopération, la françafrique et l’amitié, a fait et défait les rois africains au gré de nombreux intérêts, piétinant au passage avec mépris les volontés des peuples. Durant des décennies, l’Afrique n’a été que l’ombre d’elle-même, déchirée par les influences occidentales, emprisonnée dans la spirale des luttes fratricides au nom souvent de cette liberté que l’on s’empresse de bâillonner au contact de cet opium qu’est le pouvoir.

En marchant du côté de Douala, il est étonnant de remarquer que les rues sont hantées par les « fantômes des autres », de ces personnages venus d’ailleurs et qui furent pour la plupart les fossoyeurs de ce continent. « Avenue Charles-de-Gaulle », « Boulevard Sarvognan-de-Brazza », « Rue Foch », « Avenue Kennedy »[1], tous ces noms prestigieux qui ont mis l’Afrique à feu et à sang avec le résultat que l’on connaît : liberticides et génocides. Le drame africain n’est pas celui dénoncé à Dakar, c’est celui d’avoir continué son assimilation au-delà de la colonisation. D’avoir cru se libérer des chaînes de l’aliénation pour mieux s’engluer dans une mentalité cannibale qui égoïstement a fragmenté la société africaine en strates d’individualisme où l’on ne veut pas voir son frère atteindre le même bonheur que l’on s’offre à soi-même. Quand les balles ont fusé ce mois de février dans les ruelles de Douala, criblant les poitrines de jeunes manifestants contre la pauvreté et criant leur angoisse, c’est l’espoir de toute une nation que l’on a tué. Et ce sang qui a souillé cette terre déjà rougeâtre, est allé nourrir les frustrations des nouvelles générations. Qu’importent les discours de rupture de la bouche de ceux-là qui vont rendre ensuite hommage aux dinausores africains, dans les beignetariats de New-Bell où se réunissent les jeunes des quartiers populaires, autour d’une bouillie infecte qui donne malgré tout plaisir à boire, l’on ne se soucie plus guère de cette macabre comédie dont les meilleures représentations se font dans les conférences internationales.

Les années succèdent aux années, tandis que les marchés de Douala deviennent de vraies porcheries à l’image de toute la ville, les mêmes dirigeants se succèdent à eux-mêmes lors de consultations électorales qu’ils organisent à l’africaine[2] selon le bon mot d’un Pascal Lissouba à son firmament à l’époque. Une tradition bien ancrée dans les mœurs et ce depuis les années de guerre froide jusqu’à l’avènement du multipartisme dès 1990. Imposé par le sommet de la Baule, le multipartisme n’est venu multiplier que la misère des peuples, mais aussi le nombre d’affamés, pseudo politiciens, faussement légitimes qui exploitent la faim des populations pour assouvir leurs ambitions. Au travers d’incessants tripatouillages constitutionnels, les pères de la nation et autres démagogues se sont offert l’éternité et la démesure. Une démesure qui défile indécemment dans les avenues de Douala au volant des voitures les plus onéreuses, dévalisant les magasins de luxe et s’offrant des séjours paradisiaques dans ces pays où viennent être brûlés les pensions de retraites de milliers de Camerounais.

Douala est une ville magnifique avec sa pollution sauvage et son insalubrité grandissante. Pétillante et vivante, la nuit ici les chats deviennent gris, et elle s’impose comme le carrefour des folies africaines. Rebelle à l’ordre, à l’autorité mais aussi au changement, Douala aspire à un statu quo qui plaît aux plus fortunés, aux oligarques, aux détrousseurs de vies et autres imposteurs. Pour cette écrasante population asphyxiée par le dénuement matériel le plus impressionnant et parquée dans ces quartiers populaires où se conjugue douloureusement le présent, Douala est un vaste cimetière ouvert dont la puanteur incarne parfaitement tout l’état de décomposition des sociétés africaines. Lorsque à Bonanjo on dira que le vie est belle, à Bonamoussadi on répondra « ah bon ? laquelle ? », c’est dire que la fracture sociale est immense et l’injustice monnaie courante. La liberté a un prix, trop souvent élevé pour les troubadours des grands idéaux. Comme partout en Afrique, on y massacre les journalistes sérieux[3], et on laisse pour sauver les apparences quelques serfs qui propagent la parole divine gouvernementale, souvent en distrayant les masses par des exclusivités[4] tirées du caniveau.

Ils s’appellent Wilfried et Ferdinand. Ils étaient descendus dans la rue pour exiger la fin de la précarité et la revalorisation de leurs conditions de vie. Ils sont partis définitivement, eux qui se considéraient comme la jeunesse africaine sacrifiée, victimes parmi tant d’autres de la cruelle perversité des démocraticides africaines. Ils sont partis anonymement un jour de février, à Akwa, loin des flashs et de la lumière des caméras. Sans fleurs ni couronnes.

[1] A Yaoundé

[2] « On organise pas les élections pour les perdre. »

[3] Il y a quelques jours, des journalistes étaient arbitrairement écroués pour s’être mêlés un peu trop à une affaire de corruption, une de plus, aux ramifications multiples : l’affaire Albatros.

[4] Les listes des présumés homosexuels du Cameroun (ndlr : l’homosexualité est interdite par la législation sous peine de prison ferme et d’amende).

 


 

Avec la participation de l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes – Canada, l’Association Catholique Humanitaire des Jeunes Chrétiens dans le Monde J.C.M. Togo, les membres du Cercle Littéraire multilingue et multiculturel, collaborateurs du site Poesis.

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Un comentariu

  1. Le cri du coeur !

    Je ne cire pas les bottes
    Je suis moi
    Une âme libre, de Ma noble Afrique
    Malgré les chaines et les menottes
    De nos coutumes et uses et toutes les lois
    J’assume et je respecte fort
    Ma vie de femme, qui a foi

    Mer, Terre et Mère nourricière
    Que j’aime et que je vénère
    J’ai appris à ’être modeste
    Fière et n’être que moi!
    Dans mon errance et ma solitude
    Je chante mon identité
    Mon continent, cette brune Afrique

    De moi à moi et de cœur à cœur
    Ma mère ne m’a pas enfanté sans douleur
    Mon premier cri était liberté
    J’aime la couleur de ma peau, J’aime ma tête
    Je panse mes blessures, tant que je peux
    Je baume mes écorchures
    Quand à mes bleus
    Ils sont, douleur et douceur
    Mais,
    Quand on me marche sur les pieds
    Et qu’on me fait tomber
    Je deviens cette algérienne combattante
    Qui se relève de sa chute, encore plus forte

    Je suis le fruit, de la noble tribu
    Je suis le respect, de ces algériennes
    Drapées de leurs modesties
    Le pas silencieux
    Feutrés
    Au nez d’acier

    Je suis la mère, épouse et la fille
    De la vie, j’ai beaucoup appris
    J’aime les mots
    J’aime combattre
    Et pour arriver
    Je sèmerai sur les landes de mon pays
    Mes mots en épis

    Je n’aime pas qu’on me marche sur les pieds
    Et la hogra, dans le temps
    A foré en moi des blessures
    Et depuis, je ne peux supporter
    Qu’on me cache le soleil derrière un tamis

    De mes odes et rimes
    Mon cœur, je dessine
    Mon amour que j’offre
    Entre mes lignes

    Frustrée,
    Je continuerai, seule dans mon errance
    A l’ombre de mes arbres centenaires
    Je m’assis, le cœur en écharpe
    Je m’évanoui dans le temps
    Oubliant l’ingratitude
    Et je vais, de ce pas
    A petit pas
    Visiter mon berceau
    Humer l’odeur de ma terre
    Et revenir sur mes pas
    Errer à l’ombre du temps
    Dans ma grande ville
    Maissa Boutiche, Ain Bénian, Alger, Algérie, le 10/06/2014
    Tous droits réservés

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