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Mebkhout Beghdad

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Beghdad

 E-book Mebkhout Beghdad – lire en ligne

***

La steppe de mon père
****
Regarde, disait mon père
Cette traînante monotonie de nos plaines
D’alfa qui épouse l’immensité de nos terres.
L’horizon est si loin que nos yeux ont peine
A saisir sa ligne qui se perd

Lire plus…

***

Au pays de mes rêves

++++
Laissez-moi partir au pays,
Où les coeurs offrent leur source,
Et retiennent leurs épines.
Aux temps où la tendresse jaillit,
En flots ne cessant leur course;
L’espoir se cristallise en lames fines.
++++
Là où…
Les larmes sont une pluie de joie,
Les mains ont des caresses amie,
L’épaule se redresse en aide.
J’aime rêvé et je vois,
Un lieu où les hommes bénis,
Planter l’amour sur pente raide.
++++
Là où…
La vie se teinte en arc-en-ciel,
Ses couleurs ont peau sur les êtres,
En mélange des racines diverses.
Leur parole respire la cire et le miel,
La haine ne trouve plus de prêtre,
La fraternité en vagues se déverse.
++++
Là où…
La solitude égare sa saveur,
Au ruisseau de murmures des âmes,
L’amitié est une douce compagne,
Qui adoucit les rigueurs du coeur,
Ses rires fusent et s’enflamment,
Pour soulever des montagnes.
++++
Là où…
L’effort tient ses promesses,
La misère n’a point de maison,
Le bonheur est pour le nombre ,
Le savoir se fait sagesse,
L’esprit loge dans la raison,
Sa clarté chasse toutes les ombres.
++++
C’est le pays de mes voeux,
Mes prières sont en éveil,
Dans le feu de ce désir,
Le coeur et l’ame y sont les deux.
Aidez moi à construire cette merveille,
Notre volonté peux se payer cet avenir.
++++
Beghdad Mebkhout, mon plus beau rêve

***

Chaque soir

Chaque soir ,ma mie tes douleurs généreuses
Viennent me rappeler tes doux sourires.
Je les caresse aux plis de mon âme silencieuse
Où le cœur se donne pour délicatement les nourrir.
****
Chaque soir, ton beau regard à l’ombre douce,
Me parle de ton amour qui subsiste encore
Non dans ton cœur qui a perdu sa mousse
Mais dans le mien où il se love dans le décor.
****
Chaque soir, ma plume court ton royaume
Cherche les lettres les plus tendres
Ecrit ses quatrains qui te nomment
Dessine ton image en traits sur ma cendre.
****
Chaque soir tu es là belle, souriante
J’oublie tes écarts, ton amer départ
Garde le chaud de tes mains accueillantes
Le nœud de nos doigts avant qu’ils se séparent.
****
Chaque soir, un de mes poèmes t’habille
En princesse qui règne sur mon cœur
Il te dorlote tel un enfant qui babille
Te donne la tétée au lait de mes pleurs
****
Doux souvenirs en ombres fantômes
Vous hantez mes soirs au clair de lune
Le temps prête sa patine à vos formes
Je vous adore en icone de ma douce brune

***

Douleur africaine : la Somalie

Peau sur les os, pas chancelant, yeux hagards,
Ils s’en vont vers des horizons incertains,
La soif les a décimés, la faim se lit dans leur regard,
Les lendemains sont absents ;aujourd’hui n’est pas leur gain.

Peuple nomade qui ne trouve plus son pain,
La terre l’a renié et ses frères sont sourds,
A l’appel de la vie; il trouve le silence des matins,
Hommes damnés, femmes délaissant leur fruit d’amour.

Le sein n’a plus rien à donner,
Le nourrisson ne reçoit que des larmes,
Silhouettes sans ombre abandonnées,
Que blanchit le soleil de ses avides flammes.

Terre sans rires où réside la douleur,
La sécheresse en a fait son nid perfide,
Chaulant le vivant d’une seule couleur,
Ocre aux souffles acres d’une mort acide

Les arbres pleurent de leur bois sec,
La faune a déserté les lieux,
Le ciel lui a cloué le bec,
Et l’homme meurt avant d’être vieux.

Somaliens l’aube tarde à venir,
Ceux qui ne finissent pas dans l’oubli,
Les balles se chargent de les cueillir,
Le monde satisfait regarde sans fléchir.

Ventres pleins, cœurs insensibles,
Avez -vous oublié le lien,
D’une fraternité longtemps accessible,
Effacé les valeurs de la solidarité du bien?

Buvez, mangez, riez, rien ne vous touche,
Tant que vos aises ne sont pas menacées,
Mais ne dites pas que vous êtes farouches
Au mal qui danse sous vos yeux embarrassés.

***

Le chant des touaregs

Abreuvés à la coupe vermeille du soleil,
Nos visages ont pris les teintes de l’ombre,
Nos gestes sont des paraboles en éveil,
Qui ornent nos chants légers ou sombres.

Nos horizons ouverts où l’oeil se perd,
Nous enivrent de l’envie d’aller ailleurs;
Nomades au hasard des chemins divers,
Et fiers chameliers au gré de notre ferveur

Touaregs bleus sous le ciel de nos prières,
Le désert est océan où se pèchent nos amours.
L’oasis est faite de nos rêves de rivière,
L’ame s’y allège des lourdeurs des jours.

Nos danses sont combat au rythme de nos airs,
la vaillance se négocie à l’étouffement de nos peurs.
Les caravanes sont héritage de nos pères,
Les étoiles sont guides dans leurs lueurs.

Nos gazelles nous connaissent ,l’une farouche,
L’autre éprise de nos bras et nos coeurs;
Elle est le pilier de nos tentes et la souche,
De nos racines et nos branches en fleurs

Gardienne de l’âtre et de la parole ancienne,
Mère de nos us et nos plus dans nos errances,
Elle coud nos âmes à la déchirure de leurs veines,
Et étanche notre soif au bout de nos absences .

Nous poursuivons l’onde du ciel,
Dans une chasse où elle fleurit en herbe,
Sur nos dromadaires avides du miel,
De la tendre pousse et nos chants du verbe

Touaregs hommes bleus de nulle part,
Nous habitons nos êtres et nos dires,
Dans une liberté du temps et des lieux épars,
Nous sommes là au hasard de nos désirs.

***

Les cœurs

****
Il y a des cœurs éphémères
Qui laissent de persistants sillages.
Leurs écumes larges chaudes ou légères
Suscitent nos larmes au sec de nos âges.
****
Il y a des cœurs qui oublient
Vite le temps de changer de peau.
Leur horizon est changeant et se plie
Au gré d’une errance sans repos
****
Il y a d’autres qui partent
Et reviennent encore
Ne pouvant effacer leurs cartes
Tel un voilier qui retrouve toujours son port
****
Il y a des cœurs souvent en prière
Leurs souffles égrènent le chapelet des jours
Au delà de l’acre du doux et de l’amer
Ils vivent l’instant dans un toujours
****
Il y a des cœurs abeilles, papillons
Ils s’en vont là où sont les fleurs
Le nectar leur sert de liant
Pour leur miel qui coule en ferveur
****
Il y a des cœurs résidents
Dans une fidélité sans faille
Les saisons les trouvent ardents
A l’âtre où leur feu n’est point de paille
****
Il y a des cœurs sans cœur
La rigidité est leur sévère mère
Ils s’appuient sur leur ombre sans sueur
Et prêchent le moi dans ses sphères
****
Il y a des cœurs aimants
L’amour est leur chemin qui s’en vat
Vers d’autres lieux de serment
D’aimer dans l’espoir d’ici et de là-bas.

***

Ma perle noire

Ma belle et chère perle noire,
Fait des envieux chez les avares,
Qui usent de mille ruses de renard,
Pour un instant dans leur bourse.

Elle a l’ivresse du musc et de l’ambre,
Qui fertilise les cœurs sombres,
A son arome leur tristesse se cambre,
Sous l’assaut de la joie en course.

Ses rires sont en cascades
D’une eau pure qui guérit en rasade,
Comble les fissures du cœur malade,
Et des blessures rétives dans leur source.

Talisman contre tous mes maux,
Une épée au beau pommeau
Enveloppée dans le cuir des chameaux
Qui me préserve des razzias en brousse.

Elle est mon unique lecture
De son corps aux formes mures
Que je feuillette d’une main sure
Quand se pointe la grande ourse.

Elle m’appelle et je viens
Brisant le nœud de mes liens
Pour assouvir mes faims
Du fruit de sa gousse.

Jolie perle noire
Qui orne mon écritoire
Servant de muse le soir
Où je m’étanche à ta source

Quand tes fonds je touche,
Je meurs dans tes cerceaux
Mon esprit égaré se couche,
Tête perdue sur ton échafaud.

***

Nomadisme

Je suis de nature nomade,
J’erre à la quête des terres fleuries,
A la suite des pluies en rasades,
Qui soulèvent les senteurs de l’herbe guérie,
Ma bédouine est la seule oasis où je réside.

Ma steppe a des horizons larges,
Mes coursiers; leur robe couleur du ciel ;
Ils s’abreuvent des vents et frôlent les nuages,
Quand la poudre chante le dur réel,
A l’honneur la mort est un choix qui se décide.

L’odeur de chaque terre me parle de son „lieu dit”;
Dont le mythe habille son roc sculpté par les vents
L’oralité en tisse un conte béni ou maudit,
Que l’homme autour du feu narre aux esprits rêvants,
Dans une langue aux mille tournures miel et acide.

J’ai dans le ciel des amies en rivière lactée,
Que je nomme des plus beaux des noms,
Elles m’indiquent le chemin des horizons empreintés,
Ou m’émerveillent de leurs éclats de cristal de renom,
Et me chantent la mélodie de l’immensité du vide.

Ma tente est ouverte à tout venu,
Il y trouve le gite et le pain ami,
Qu’importe d’où il vient, son secret tenu
Tous les hommes sont d’une même famille;
Ève en est la mère; Adam est son seul Cid

La nostalgie habite mes chants des jours,
A chaque marque des anciens campements;
Je reconnais les traces éparses et les alentours,
Le murmure des belles s’entend furtivement
Quand, abusée la mémoire se déride.

Dès l’aube d’une barbe,
La poésie devient maîtresse,
Me donne l’imagination en arbre
Où s ‘épanouissent mes rimes en liesse;
Mon carquois de ses flèches ne se vide.

***

Poésie

****
Une belle amie, souvent,
Vient dans mes nuits
M’offrir son lit au vent
J’y pose mon cœur vêtu d’ennui
****
Le silence trouve sa niche
A mon écoute et chante muet
Tous les „non dits „cachés par triche
Le jour où la pudeur est à saluer.
****
Je m’ouvre alors à ses mots
Câlins ou canailles au choix de l’envie
Pour récolter la sève de mes maux
Et en abreuver mes rameaux de vie
****
Son souffle invite mon esprit à voler
Au firmament d’un monde à naitre
De mes maux à peau décollée
La joie et les larmes y sont prêtres
****
L’amour et la tendresse en sosies
Dansent aussi sur mes feuilles blanches
Ma belle amie; la poésie
En rythme les pas sur mes planches
****
J’écris, je ris
J’écris , je pleure
Entre les deux
Le doute de mes peurs
D’être aigri du cœur
Sur les chemins de l’incurie
La vie planque ses leurres
Au hasard de mes creux
Marque mon front
De sa raideur.
J’écris à l’encre de mes fonds
Pour exorciser mes frayeurs
Bannir mes pâleurs
Aux gouttes de mon sang
Quand le mot se fait sa raison,
Donne à sa folie en rançon
D’être le revendeur
Des rêvés
Des quêtes
Des regards en soupçon
De naitre dans l’esprit et l’humeur
du temps
****

Terrible silence

****
Il y a un silence qu’on feuillette
Comme des pages blanches sans lignes
L’esprit dans son désarroi s’échine
A se lire égarant sa quête
****
Les alentours se vêtent dans le flou
L’œil sombre dans un nul part
Seul le cœur bat dans son mou
Pour maintenir toutes ses parts
****
Ton absence est ce terrible état
Où je végète dans mes souffles
Hébété, figé dans mes pas
Mes pensées avant d’être , s’essoufflent
****
Je ne m’accroche plus à l’instant
Les moments passent sans me frôler
Je perds pied dans le cours du temps
Grain jeté à la volée
****
Je sens le vide me remplir
Je m’éparpille de tous cotés
Je suis là , ailleurs sans désir
Feu follet au but avorté
****
Soudain le temps pèse sur mes épaules
L’espace se referme sur ma présence
Une douleur en moi nait et s’affole
Je hurle et déchire ce terrible silence

***

Âme Sœur

Ame sœur tes pleurs
Sont des larmes dans mes yeux
Quand l’orage sévit à ton cœur
Sa foudre tombe sur mes lieux
****
Tes chants j’en ai fait
Les refrains et toi les rimes
De voix en voix tu limes
L’harmonie qui se forme et se refait
****
Tu affirmes ce que je crois
Je bois ton vin à mon verre
Tu es ce qui pare ma foi
Je prie à l’amer de tes revers
****
Les lettres dont tu me nommes
Sont des arabesques de mon être
Je t’appelle et tu me sommes
D’écrire nos page à l’amour maitre
****
Âme sœur qu’importe la forme
Le fond nourrit notre sève
Tes rameaux sont mon „home”
Et fleurissent mes nuits de tes rêves.
****

Mebkhout Beghdad, Tous droits réservés,

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