Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

L’Obsession de Soi – Pensées sur les Typologies du Jeu Social

| 1 Comentariu

Read similar posts recommended for you
E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...


L'Obsession de Soi

L’Obsession de Soi


Les idéaux révolutionnaires du 21e siècle étaient de changer la face du monde en utilisant les réseaux sociaux : augmenter la dignité, l’amitié et la fraternité à travers le monde. On constate qu’ils se sont perdus dans une obsessionnelle image de soi, construite dans le massif partage de l’inculture.

Surveillance, géolocalisation, moquerie, harcèlement, ceux qui écrivent pour se lire eux-mêmes, et ceux qui n’écrivent pas, de dégoût d’être lus par les autres…

Tout est image sur les réseaux sociaux, où le plaisir ou la douleur reçus permettent de sentir que l’on existe et le jeu social c’est passer le temps à admirer les images des autres.
Il s’agit surtout d’une obsession d’image, grace aux publicitaires, les premiers qui nous ont dit qu’il faut acheter une chose pour êtes intelligent, beau ou sage. „Je veux la meilleure” c’est devenir „bien” en possédant quelque chose de grand ou de cher. Peu d’entre nous n’ont pas besoin de cela, pour avoir une bonne image de soi.
Notre image c’est le produit de notre culture, car on ne peut pas voir ce qu’on ne connaît pas.
Pour construire une haute image de soi, il y a ceux qui achètent des choses chères, pour ajouter ainsi de la valeur à leur image.
Sur les réseaux sociaux, ce sont ceux qui attirent des „amis” de succès, ou bien un grand nombre d’amis; c’est la valeur qualitative, ou quantitative.

On demande parfois l'”amitié” des personnes qui semblent avoir nos qualités, pour prendre conscience de nous et pour nous en faire une image.
Les amis font partie de l’image de soi. Il y a ceux qui par leur culture et affection nous permettent de nous connaitre et nous définir, et il y a ceux qui nous apportent la confusion qui nous vide de toute utilité et beauté.
Les plus appréciés ne sont pas les meilleurs, mais ceux qui permettent aux autres de s’identifier.

On construit la personnalité en interaction avec les autres et notre look est l’image que nous avons pour la propre personne.
Séduire c’est donner l’envie à l’autre de recevoir une nouvelle image pour l’ajouter à la sienne. Mais la comparaison sera faite entre les deux images et si la sienne sera moins bien, il va rejeter la nouvelle, celle du séduisant.
Également, si un „ami” vous a accepté dans son image de lui-même, il sera blessé d’apprendre qu’il a été menti avec une fausse image qui laissera un vide dans sa „photo”; c’est à compromettre l’image de soi d’une personne.

Parfois, on découvre l’image de soi dans un autre; c’est le coup de foudre. Après, on sera déçu ou enrichi. On sent la passion quand on veut ajouter à notre image l’image de l’autre, pour qu’il fasse partie de nous. D’ailleurs, on sent en même temps que son image nous appartient, car autrement nous n’aurions pas pu la reconnaître. Le rejet, la réciproque de la passion, dénote qu’on se sent sale à l’intérieur de soi-même.

L’amour d’image est irréel, car chaque personne est complexe et ne correspond pas à l’image. Pour cela, il tourne dans l’indifférence ou dans la haine.

Les pathologies de l’image de soi sont l’orgueil, la vanité, l’arrogance.

Sur les photos : l’émotion des images photographiques qui remplissent les murs est perdue par le fait du partage. Pour la garder, il faudra l’assimiler en soi. Apprendre à connaître une personne est développer en nous son image, qu’elle retrouva toujours en nous, mais cela suppose aussi associer cette image de l’autre à notre image. Parfois, surtout après avoir perdu un cher, on continue de vivre en son image, pour continuer sa présence dont on a besoin.

Le hautain – celui qui semble ne pas chercher l’admiration ou l’approbation des autres – est admiré par les faibles d’esprit, car ils pensent qu’il a une très bonne opinion de lui, ce qui n’est pas du tout vrai, car cette personne est en fait creuse.

Il y a aussi le dépressif, celui qui juge avoir raté sa vie. Resté sans espoir, il tourne les reproches pour soi-même envers les autres, en accusant le monde qui va mal, car fait ou pensée ne servent à rien devant son échec devenu universel. La punition qu’il demande pour cela est en fait envers lui-même, car on condamne les personnes coupables pour les fautes que l’on se reproche.

La peur rend peur et elle s’adresse à ce qu’on ne comprend pas.

Sur l’art de la douceur et de l’horreur il faut dire qu’ils sont également nécessaires : l’horreur du quotidien devient une consolation, et reconnaître l’existence des problèmes peut aider à les bouger, avec les inhérentes pulsions de destruction.

Il y a des personnes qui essaient de redessiner la réalité, pour correspondre à une image meilleure, mais parfois des personnes se construisent en détruisant les autres. On vous félicite et puis on vous critique, et on considère que tout le monde doit comprendre et adopter ce mode d’expression, pour que vous deveniez une machine à leur rendre services.
La recette d’agressivité est de subir de la douleur chaque fois qu’on ne fait pas les choses comme il le demande, pour finir par faire comme il le veut. La tactique en contre est de refuser les compliments au départ.

On peut détruire une personnalité en se moquant régulièrement de ce qui est important pour elle, car toute chose peut être tournée en ridicule ou être relativisée.

Il y a des personnes qui veulent dominer les autres, de les influencer ou manipuler, même en les encourageant à se croire doué de talents que l’on n’a pas.
Pour parler des trucs, on obtient un service d’un ami en lui disant qu’on pourrait également le recevoir d’un autre; cela le fera prêt à faire n’importe quoi, pour garder l’image de soi, mais s’il connaît le truc, il se sentira manipulé et va refuser.

On peut changer ?  On change l’image de soi avec courage, quand on l’accepte, ou avec inconscience. On change quand la douleur de ce qu’on est devient supérieure à la douleur de changer.

Confucius voit le respect des autres dans le manque de la critique et la gentillesse universelle. Mais sans critiques, personne ne peut évoluer.

Offrir une chose c’est s’offrir soi-même. Mais on ne sait jamais quelle partie est acceptée – amour, amie, collaboration de travail. Sauf la mafia, où les cadeaux sont codifiés.

Jouer avec les images d’autrui est un art.

Mais on est libre et donc on a les moyens de sculpter lui-même son image de soi.

Ainsi finissent les idéaux révolutionnaires du 21e siècle.

Publié par

A ne pas manquer :

  • La Caresse du DiableLa Caresse du Diable Malgré notre capacité de maîtriser les impulsions, on est attiré par les grands narcissiques, qui sont des personnalités toxiques. Dans le siècle des Lumières, les hommes […]
  • PsychologiePsychologie La caresse du diable Malgré notre capacité de maîtriser les impulsions, on est attiré par les grands narcissiques, qui sont des […]
  • Aux enfants d’Afrique- Patrice MerelleAux enfants d’Afrique- Patrice Merelle   Patrice Merelle     Aux enfants d'Afrique Il n'est point aisé d'écrire sur la souffrance, celle que l'on ne côtoie guère ; Celle que nous n'avons pas […]
  • De l’Esprit (Claude-Adrien Helvétius)De l’Esprit (Claude-Adrien Helvétius)       Claude-Adrien Helvétius   Préface [p. I] L’objet que je me propose d’examiner dans cet ouvrage est intéressant ; il est même neuf. L’on […]
  • Écoutez, canailles… (Vladimir Maïakovski)Écoutez, canailles… (Vladimir Maïakovski)       Vladimir Maïakovski   (Сволочи) 1922 Traduction anonyme parue dans Clarté, n°66, 1924. * Cloués par ces lignes, ● Restez muets […]
  • Le profiteur, Edmond MichonLe profiteur, Edmond Michon Edmond Michon - chronique Le profiteur, l’être cynique, le criminel contre l’humanité éprouve-t-il du plaisir, voire une certaine jouissance dans le regard de ses victimes ? Y […]

Un comentariu

  1. Un texte très intéressant, qui met en mots certains ressentis. (dont cette idée d’image, et que la séduction consiste à montrer une image que l’autre voudra ajouter à la sienne)
    Merci pour la lecture!

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: