Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Ovide

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...


Ovid

 

Les Métamorphoses (Ovide)
Les Amours Élégies 1 à 15 (Ovide) Livre audio
L’Art d’aimer (Ovide) Livre audio
Ovide & La Fontaine – Philémon et Baucis  Livre audio

 

Ovide, en latin Publius Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C. à Sulmone (en italien Sulmona) dans le centre de l’Italie et mort en 17 ou 18 ap. J.-C., en exil à Tomis (l’actuelle Constanţa en Roumanie), est un poète latin qui vécut durant la période qui vit la naissance de l’Empire romain. Son surnom Naso lui vient de son nez proéminent. Il naît un an après l’assassinat de Jules César, est adolescent lorsque Auguste s’empare du pouvoir pour transformer la République en Empire, et meurt trois ans après ce premier empereur.

Issu d’une famille aisée appartenant à l’ordre équestre, Ovide est doté d’une grande fortune. Il étudie la rhétorique à Rome. À l’âge de dix-huit ans, son père lui permet d’aller voyager à Athènes, voyage qui le marquera et exercera une influence sur ses œuvres, notamment Les Métamorphoses. Après ce long voyage en Grèce, il entre dans la carrière judiciaire pour complaire à son père, siégeant parfois au tribunal des décemvirs où, selon son propre témoignage, il sait toujours « sans malversations décider de la fortune des accusés » ; choisi comme arbitre de leurs contestations par des particuliers, il est de même loué par la partie déboutée pour son impartialité. Mais délaissant très tôt les carrières juridique et administrative, il est attiré par la poésie, sa véritable vocation ; artiste mondain, sensible et spirituel, il fréquente les poètes Horace, Tibulle et Properce, et inaugure sa carrière littéraire à vingt-quatre ans, avec les Amours (19 av. J.-C.) ; ce recueil d’élégies développe tous les thèmes érotiques en une sorte de roman d’amour autour d’une certaine Corinne, une hétaïre sous le pseudonyme de laquelle Ovide a dissimulé l’identité de son amante. Il connaît bientôt la célébrité grâce à trois autres recueils de poèmes, les Héroïdes, lettres fictives prêtées à des héroïnes de la mythologie, l’Art d’aimer (1 av. J.-C.) sur la théorie de la séduction, et les Remèdes à l’amour (2 apr. J.-C.). Cette inspiration, jusque-là d’un badinage grivois, change ensuite notablement d’orientation si l’on excepte l’épithalame consacré en 11 av. J.-C. aux noces de Paullus Fabius Maximus et une élégie sur la mort du grand orateur Marcus Valerius Messalla Corvinus2. Renonçant en grande partie aux distiques de sa poésie amoureuse, il adopte l’hexamètre dactylique dans un poème astronomique, les Phénomènes, où, au témoignage de Valerius Probus, il décrit la marche des astres sur le firmament, évoquant Persée et les Pléiades. À partir de 3 apr. J.-C. il s’applique à un calendrier national, les Fastes, où il parcourt, mois par mois, le cycle annuel des fêtes religieuses romaines. Après l’âge de quarante ans, il abandonne la poésie érotique pour écrire les Métamorphoses, poème de 12 000 hexamètres dactyliques répartis en quinze livres et reprenant les récits de la mythologie grecque et romaine. Le lien qui unit ces œuvres, malgré le caractère apparemment disparate de leurs sujets, pourrait bien être la doctrine astrologique qu’Ovide professe en maints passages de ses œuvres, et qui est le reflet de sa conversion aux croyances néopythagoriciennes.

Ovide avait perdu son père et sa mère ; sa famille se composait d’une fille prénommée Pérille5 issue des secondes noces du poète et mariée au sénateur Cornelius Fidus ; elle résidait en Libye avec son époux et leurs enfants6. Par son troisième mariage avec Fabia, la sœur de Paullus Fabius Maximus, Ovide est entré dans une branche de l’aristocratie romaine apparentée à Jules César et à l’empereur Auguste lui-même, ce qui lui aurait permis, s’il l’avait voulu, de faire une brillante carrière dans les magistratures ; mais comme Asinius Pollion, comme le grand juriste Antistius Labéon ou Messala Corvinus, Ovide refusa d’être le complice d’un régime impérial abhorré qui avait fait disparaître toutes les libertés politiques et individuelles, en dédaignant les faveurs qui pouvaient lui être offertes. Il a cependant joui de l’amitié des plus hautes personnalités romaines de son temps. Parmi ses intimes les plus proches, on compte, outre Paullus Fabius Maximus chez qui il est souvent convié pour des dîners, le consul et sénateur Cotta Maximus, le préfet de la bibliothèque impériale d’Apollon, Hygin, et le petit-fils adoptif d’Auguste, Germanicus en personne.
La relégation à Tomis
Les faits
Au nord de Constanța (l’antique Tomis), l’île portant le nom d’Ovide conserve les ruines d’une villa romaine où l’on suppose que le poète a vécu et est mort.

À l’automne de l’an 8 ap. J.-C., sur un simple édit d’Auguste, Ovide est assigné à résidence en Scythie, sur les bords du Pont-Euxin (aujourd’hui la mer Noire), à Tomis où vit une population composée de Gètes et d’une minorité de Grecs10. La promulgation d’un simple édit, sans autre forme de procès, permettait d’éviter tout débat judiciaire et de ne pas ébruiter l’affaire. Ovide n’est ni banni dans une île, ni déporté, il est relégué, relegatus : alors que la déportation entraînait la perte de la citoyenneté romaine et une confiscation totale des biens du condamné, la rélégation laissait à Ovide sa personnalité de citoyen, elle ne touchait pas à sa fortune et n’entamait pas sa liberté de poursuivre sa carrière d’écrivain et de communiquer avec sa femme et ses amis. C’est avec ses biens et ses esclaves qu’Ovide arriva à Tomis au printemps de l’an 9 ap. J.-C. et c’est dans ce lieu éloigné de Rome, sur une île proche de la côte (mais qui se trouve aujourd’hui dans une lagune au nord de Constanţa) qu’il bâtit sa villa et qu’il passa les dernières années de sa vie. La relégation d’Ovide était temporaire, ad tempus, et non pas perpétuelle, et sur le motif de cette sanction, Ovide fut soumis à l’obligation du silence. Par le poète lui-même, nous savons que durant ces années d’exil, il apprit la langue des Gètes et des Sarmates, noua des relations avec le roi Cotys VIII de la Thrace voisine, et au lendemain de la mort d’Auguste, lut devant les Gètes réunis sur le forum de Tomis, le poème qu’il avait composé en leur langue à la gloire de l’empereur et reçut d’eux des marques d’enthousiasme. Il écrivit à Tomes ses ultimes vers, les Tristes et les Pontiques, qui contiennent des confidences pleines de mélancolie où s’expriment sa nostalgie, sa douleur et sa détresse d’exilé. Mais à partir de la relégation, aucune de ses œuvres n’entra plus dans les bibliothèques publiques. Ovide tenta en vain de revenir à Rome. Il écrivit pour son amusement un traité sur la Pêche dont la tradition nous a transmis 136 vers, un pamphlet intitulé Ibis, où il couvre de malédictions l’infidélité d’un faux ami, ainsi que quelques descriptions des Thraces vivant autour de Tomis. Après sa mort, malgré son souhait, sa famille ne put rapatrier son corps et il fut, selon toute vraisemblance, enseveli à Tomis ; on n’a néanmoins trouvé aucune tombe dans l’île qui porte son nom, mais il est vrai que cette île s’est modifiée depuis l’époque où une villa romaine s’y trouvait, il y a deux mille ans.
Les hypothèses

Sur les motifs qui expliquent cette relégation, diverses hypothèses ont été émises. De son propre aveu, Ovide fut condamné sous deux chefs d’accusation distincts : « Deux chefs d’accusation ont causé ma perte, mon poème et une erreur16. » Le poème (carmen) qui lui valut la sévérité de l’empereur, c’est L’Art d’aimer17. Ce recueil de poèmes avait entaché la réputation d’Ovide et fait de lui un « professeur de l’obscène adultère », comme il l’écrit lui-même : « Arguor obsceni doctor adulterii18 » ; or, au même moment, Auguste se faisait le restaurateur de la moralité, et les Romains étaient contraints de vivre dans une atmosphère de conformisme et de bigoterie, comme en témoigne la promulgation des Lois Iuliae19. Sur l’erreur qui lui fut fatale, Ovide a affirmé n’avoir été qu’un spectateur :

    « Je n’ai rien dit, ma langue n’a proféré nul outrage ; des mots coupables ne m’ont pas échappé dans les fumées du vin : c’est uniquement parce que mes regards, sans le savoir d’avance, ont vu un crime, que je suis frappé. Ma faute est d’avoir eu des yeux »

— Tristes, III, 5, 47-50.

Gaston Boissier, dans son étude consacrée à l’exil d’Ovide, a supposé qu’une relation amoureuse entre la fille d’Auguste — Julie — et le poète aurait déplu à l’empereur. Mais la chronologie s’oppose absolument à cette hypothèse : depuis qu’Auguste avait découvert les déportements de sa fille, c’est-à-dire entre 5 et 2 av. J.-C.20, il la fit surveiller étroitement, l’exila sur l’île de Pandataria puis à partir de 5 ap. J.-C., à Rhegium de Calabre où nul ne pouvait l’approcher, et il est impossible qu’une intrigue ait pu alors se nouer entre Ovide et elle21. De nombreuses hypothèses ont encore été avancées, les unes hautement improbables22, les autres mettant en cause Julia23 ou encore imaginant Ovide dans quelque cérémonie consacrée au culte de la déesse égyptienne Isis ou de la Bonne Déesse.
Les deux hypothèses les plus solidement étayées à la fois sur des faits précis, sur les textes d’Ovide et sur des indices concordants sont celles du grand érudit et helléniste Salomon Reinach25 et de Jérôme Carcopino. Ces deux hypothèses reposent sur le constat que le catalogue juridique des Romains détaillant les chefs d’accusation pour relégation ad tempus ne permet de retenir, dans le cas d’Ovide, que la pratique de l’art divinatoire des astrologues et mathématiciens adeptes du néopythagorisme. Et justement, en fidèle admirateur de Pythagore26, Ovide avoue avoir pratiqué la divination : or, la divination était illégale, elle usurpait une des prérogatives essentielles de l’empereur, et César comme Auguste ont sévi avec la dernière sévérité contre les néopythagoriciens et leurs pratiques divinatoires. La culpabilité d’Ovide aurait pu être aggravée du fait que cette séance de mantique se serait déroulée dans sa propre maison, ce qui explique que le poète ait pu être dénoncé par « le sacrilège de ses camarades et la trahison de ses serviteurs », comme il l’écrit lui-même28. Jérôme Carcopino a émis l’hypothèse que la question posée dans cette séance de divination a peut-être concerné l’éventualité de la mort de l’empereur, ou bien l’éventualité d’une victoire de Germanicus29. Dans l’une et l’autre de ces hypothèses, la séance de divination néopythagoricienne était doublement attentatoire à la puissance d’Auguste qui était fondé à y voir une révolte larvée ; celui-ci ne manquera d’ailleurs pas dès l’année suivante, en 9 ap. J.-C., d’interdire sévèrement la divination privée.
Genres littéraires pratiqués
Ovide. Fresque de Luca Signorelli, chapelle Saint-Brice, cathédrale d’Orvieto, XVe siècle.

    Poésie didactique : poésie dont la fonction est d’enseigner : L’Art d’aimer, les Fastes.
Poésie élégiaque : poésie où l’on exprime des sentiments plaintifs : les Tristes, les Pontiques.
Poésie épique : les Métamorphoses. Les Métamorphoses, comme l’Énéide de Virgile, sont une épopée, genre qui se caractérise par un contenu noble et, au niveau de la forme, par l’utilisation de l’hexamètre dactylique ; ces deux caractéristiques signalent l’expression sublime. Par tous les genres, Ovide se distingue par son goût pour le thème « érotique ».

Œuvres
Ovide comparant l’univers à un œuf, enluminure pour Les Métamorphoses, Flandre, XVe siècle.

    Les Amours
Les Héroïdes
L’Art d’aimer
Les Fards ou Soins du visage
Les remèdes à l’amour
Les Métamorphoses
Les Fastes
Les Tristes
Les Pontiques
Épîtres
Médée (tragédie perdue)
Les Halieutiques
Consolation à Livie Augusta
L’Ibis
Le Noyer
Épigrammes sur les Amours et les Métamorphoses

Consulter la liste des éditions des œuvres de cet auteur liste des éditions
Postérité

Les œuvres d’Ovide ont continué à être lues bien après sa mort. Au moyen-âge, ses textes exercent une forte influence sur les auteurs de poésie et de romans. Des critiques pour évoquer cette influence n’ont pas hésité à qualifier les XIIIe siècle et XIVe siècle d’âge d’Ovide (aetas Ovidiana). Cette prégnance sur la littérature médiévale commence dès la période carolingienne et se poursuit jusqu’à la Renaissance

Publié par

 

A ne pas manquer :

  • EuripideEuripide         Médée (Euripide) Livre audio     Euripide (en grec ancien Εὐριπίδης / Euripídês), né à Salamine vers 480 av. J.-C., mort en Macédoine en 406 […]
  • Les Amours (Ovide)Les Amours (Ovide)   Ovide   Les Amours, Élégies 1 à 15 - Poèmes audio (extrait) ÉLÉGIE PREMIÈRE. J’allais chanter, sur un rythme grave, les armes et les combats […]
  • PlatonPlaton PLATON - Phèdre- Livre audio Apologie de Socrate (Platon) Livre audio Gorgias, ou De la rhétorique (Platon) Livre audio La République (Platon) Livre audio PLATON – Cratyle, […]
  • AristoteAristote      La Métaphysique - Aristote- Livre audio Les Catégories -Aristote- Livre audio ARISTOTE – La Grande Morale- Livre audio ARISTOTE - Physique  - Livre audio ARISTOTE […]
  • L’Art d’aimer (Ovide) Poème audioL’Art d’aimer (Ovide) Poème audio     Ovide * Livre I (extrait) Si parmi vous, Romains, quelqu’un ignore l’art d’aimer, qu’il lise mes vers ; qu’il s’instruise en les lisant, et qu’il […]
  • HomèreHomère   L'Iliade (Homère) - Livre audio Odyssée (Homère) - Livre audio  HOMÈRE – La Batrachomyomachie - Livre audio ***     Homère (en grec ancien Ὅμηρος / […]

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: