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Pervers narcissique

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pervers narcissique

Comment le reconnaître ?
Extraits du Confessions d’une sociopathe

Je suis une juriste accomplie, professeur de droit, une jeune femme ayant fait de bonnes études, respectée, qui publie régulièrement des articles dans les revues juridiques et a suggéré plusieurs théories légales. Je fais don de 10% de mes revenus à des organismes caritatifs, j’enseigne le catéchisme tous les dimanches. J’ai un cercle familial et amical rapproché que j’aime, et réciproquement.
L’un des aspects les plus frappants de ma confiance en moi est peut-être ma capacité à soutenir les regards. D’aucuns appellent cela „le regard du prédateur”, et il semble que la plupart d’entre nous [les sociopathes] en soient dotés. Ce regard pouvant trahir l’hostilité, on recommande aux visiteurs des zoos de ne pas fixer les gorilles, qui risquent de l’interpréter comme un signe d’agression.  

La majorité des gens ont l’air de penser la même chose, sinon les défier du regard ne serait pas un tel jeu pour nous. Les sociopathes diffèrent du reste de la population. Un contact visuel prolongé ne nous perturbe en rien. Notre inaptitude à poliment détourner les yeux est en général perçue comme de l’aplomb, de l’agressivité, de la séduction ou de la prédation. Elle désarçonne, mais d’une façon souvent excitante.

C’est du fait de la manipulation que la sociopathie est mal perçue. Je ne vois pas pourquoi. Il s’agit juste d’un échange de bons procédés. Une personne souhaite quelque chose de particulier – vous plaire, se sentir désirée ou utile, être vue comme quelqu’un de bien -, et la manipulation n’est pour elle qu’un moyen rapide et pas très net de se satisfaire et de faire plaisir. On pourrait tout aussi bien parler de séduction.
Il n’existe pas un sociopathe qui ne soit avide de pouvoir. De toute ma vie, je n’ai jamais pensé qu’à lui – le pouvoir d’être désirée ou admirée, celui de détruire, le savoir, l’influence occulte. J’aime les gens. Je les aime tant que je veux les toucher, les modeler ou les démolir comme bon me semble. Non parce que le résultat m’intéresse forcément, mais parce que j’ai envie d’exercer mon pouvoir. Son acquisition, sa rétention et son exploitation sont ce qui motive les sociopathes. Aucun doute là-dessus.

Qu’entends-je par démolir? En matière de pouvoir, comme en matière de nourriture ou de sexualité, tous les goûts sont dans la nature. Mon truc, c’est avoir l’impression que mes idées façonnent le monde qui m’entoure . C’est mon pain quotidien, qui m’empêche de mourir de faim. Mais lorsque je me fais plaisir – que j’opte pour la tranche de foie gras -, c’est pour m’introduire dans la psyché de quelqu’un et y flanquer en douce le plus grand bazar possible.  

Je fais le mal. Je terrorise l’âme d’une personne sans avoir pour autant quelque chose contre elle. C’est un plaisir d’échafauder, d’assister à l’accomplissement de mon oeuvre; mais c’en est un, aussi, de détruire, d’observer la dévastation que vous avez élaborée, pareil à celui qu’on ressent quand on balance une hache pour l’abattre nonchalamment sur une porte en bois mise au rebut.  

D’aucuns pourraient croire qu’à force de manipuler et de „détruire” les gens, je passe ma vie à violer le concept du „ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu’ils me fassent”. Sauf que je n’ai aucun problème avec l’idée que les autres essaient de me „démolir” à leur tour. Pour moi, ça n’a rien de personnel, c’est ainsi que va le monde. Tous, nous luttons pour affirmer notre primauté. Serais-je mécontente si je tenais une sandwicherie et que quelqu’un en ouvrait une de l’autre côté de la rue? Ça m’agacerait sûrement, pour autant je n’y verrais rien de personnel. Je n’ai pas de haine dans mon coeur contre les personnes qui agissent ainsi.  

Si je leur souhaite du mal, ce n’est pas parce que je ne les aime pas. Simplement, elles jouent dans ma cour, et la domination d’autrui est ma manière de valider l’estime que j’ai de moi. On m’objectera qu’en essayant de contrôler les autres je les prive de leurs propres pouvoirs, de leur dignité et de leur indépendance. Je ne considère pas cela comme un problème moral. Les gens ont toujours le choix de se soumettre à moi ou de se préparer à affronter les conséquences de leur résistance.

La vérité, c’est que je suis entièrement dénuée de ce que les gens appellent une conscience ou des remords. Le concept de moralité – entendu comme une appréhension émotionnelle de ce qui est bien ou mal – me passe complètement au-dessus de la tête, comme une bonne blague qui m’échapperait. Du coup, je n’y porte qu’un intérêt mitigé.  

A mes yeux, rien n’est fondamentalement mauvais. Mais, plus important encore, je ne me sens jamais obligée de ne pas faire quoi que ce soit sous prétexte que ce serait mal ; si je me pose des interdits, c’est uniquement à cause d’éventuelles retombées indésirables. Ainsi, le mal n’a pas de sens concret pour moi. Il ne recèle aucun mystère. Il s’agit d’un mot qui décrit une sensation que je n’éprouve pas.

Extraits du Confessions d’une sociopathe. Dans la tête d’une manipulatrice, de M. E. Thomas (lexpress.fr)

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