Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Quand je pouvais me plaindre en l’amoureux tourment..(Philippe Desportes)

| 0 Comentarii

Read similar posts recommended for you
Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

EN: Frédéric NIETZSCHE, Beyond Good and Evil (EN) Friedrich Nietzsche, Thus Spake Zarathustra: A Book for All and None (EN) Friedrich Nietzsche, Ecce ...

En savoir plus...

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

Marcel Proust, A la recherche du temps perdu

Marcel Proust À la recherche du temps perdu - Litterature audio.com    L'Œuvre Intégrale / Durée : 145 heures Du Côté De Chez ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...


Philippe Desportes

Philippe Desportes

 

 

 

Philippe Desportes

 

Quand je pouvais me plaindre en l’amoureux tourment,
Donnant air à la flamme en ma poitrine enclose,
Je vivais trop heureux; las ! maintenant je n’ose
Alléger ma douleur d’un soupir seulement.

C’est me poursuivre, Amour, trop rigoureusement !
J’aime, et je suis contraint de feindre une autre chose,
Au fort de mes travaux je dis que je repose,
Et montre en mes ennuis un vrai contentement.

Ô supplice muet, que ta force est terrible !
Mais je me plains à tort de ma gêne invisible,
Vu qu’un si beau désir fait naître mes douleurs.

Puis j’ai ce réconfort en mon cruel martyre
Que j’écris toute nuit ce que je n’ose dire,
Et quand l’encre me faut je me sers de mes pleurs.

A ne pas manquer :

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: