Poesis

Art Classique et Contemporain, Livres Audio, Science, Mystère, Android

Samia Lamine

| 2 Comentarii

Read similar posts recommended for you

Le Livre d'Or des Enfants de la Terre

  Le Livre d’Or des Enfants de la Terre, édité par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix France/Suisse, le ...

En savoir plus...

E-book Ludewic

Ludewic Mac Kwin De Davy - Poèmes, livre audio, e-book

* Ludewic Mac Kwin De Davy * Aphorismes, Pensées, Philosophie   * Lire la plus belle collection de citations,  culture et sagesse classique • ...

En savoir plus...

Beethoven

Beethoven

       « Je ne connais pas d’autres marques de supériorité que la bonté.  » Moonlight Sonata by Beethoven Ludwig van Beethoven ...

En savoir plus...

Fiodor Dostoievski – L’Idiot

Fiodor Dostoievski - L'Idiot

  Fiodor Dostoievski   Lecture : Pomme L'Idiot - Livre 1   L'Idiot - Livre 2   L'Idiot - Livre 3   L'Idiot - Livre 4   Publié par online-litterature  

En savoir plus...

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra - Livre audio Ecce homo Gloire et éternité L'Antéchrist - Livre audio Le Crépuscule Des Idoles - Livre audio Morale d’étoiles NIETZSCHE ...

En savoir plus...

Concours

Concours

 Projets, concours et événements culturels en cours Concours International "Un Poème pour la Planète" Pendant une année, jusqu’au 22 avril 2016, nous ...

En savoir plus...

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

A la recherche du temps perdu (Marcel Proust)

À la recherche du temps perdu, Œuvre Intégrale de Marcel Proust 1. Du côté de chez Swann - Marcel Proust 2. Deuxième ...

En savoir plus...


Samia

Samia Lamine

 

La Volonté de Vivre – Abou Kacem Chebbi

Traduction Samia Lamine

 

 Espace funèbre – Samia Lamine

1
Dans ma petite maison
Dorment des rêves
Et un petit oiseau
Qui ne chante plus

2
Dans un petit coin
Près de la cheminée
Je regarde des gouttes
Sur la vitre
Qui pleure l’étoile du matin…
Absente

3
Au bout du boulevard
Les murs nagent dans le brouillard
Et les passants… tout gris  
                         
Baillent sous la pluie

4
Au centre de la ville
Des enseignes dansent
Des boutiques désertées
Et des clients sur les trottoirs muets

5
Sur la corniche
La mer appelle le secours
Du rivage sourd
Puis
Elle s’épuise dans le silence
De la nuit
Et…
Elle s’évanouit

6
Sur l’autoroute
Un chauffard ferme les yeux
… … …
Il n’arrive pas à destination
Et ne revoit plus ses enfants

7
Dans le désert sans sable,
Un voyageur sans bosse
Marche vers l’horizon inouï
De longues journées et des nuits
… … …
Assoiffé,
Il plonge dans l’inconnu infini

8
Dans le ciel de la ville
Résonne la voix de l’imam
Il appelle à la prière du vendredi
… … …
La prière de l’absent suit :
A dieu nous sommes et à lui nous retournons

9
Là-bas
Me regardent une tombe…
Vide…
Impatiente…
Un corbillard
Et un croque mort

(Dabka jusqu’à l’aube. 2013 – p 31)

***

 L’aube de Sidi Bouzid – Samia Lamine

Qui aurait cru que
Tel un phénix, elle étale ses ailes
Et s’envole dans le ciel ?

Qui aurait cru que
Celle qui
Avait les yeux crevés  le ventre vidé
Et les poumons asphyxiés
Jette ses cendres avant l’envolée illuminée ?

Bouzidi… aujourd’hui,
Ton étincelle a ressuscite les momies
Et a  redonné aux morts la vie
Aujourd’hui, Bouzidi,
Tu es la multitude  embrasée
Elle est ton âme immolée
Elle est ton dos qui ne sait se courber
Elle est  ton genou qui ne sait se plier

Bouzidi, désormais,
Tu es Sidi Bouzid
Tu es tout le sud

Bouzidi …
Désormais tu es Nous…
Tu es le Je et tu es la multitude
Et aujourd’hui,
Dans la multitude des jeux
Le jeu est à nous

Oh!  Bouzidi
Oh ! Toi martyr de la dignité
Aujourd’hui,
La flamme de ton âme rebelle
Est l’étincelle de notre aube nouvelle !

***

 Les oubliés au bord du rien – Samia Lamine

Les oubliés au bord du rien.
Toi moi et le roi
Dans nos lits
Nous grelottons de froid…

Tandis que là- bas…..

Dans le houch sans bois sans toit sans lendemain
Les regards angoissés les ventres vides les coeurs pleins
Pleurent
Et…
Etreignent le rien…

 

Samia Lamine, tous droits réservés

Publié par

A ne pas manquer :

  • Edmond MichonEdmond Michon Edmond Michon, Chroniqueur de France ***  Lire en ligne E-book ici * Cauchemar. De cette terre remuée, ressortait une natte, Et les murs noircis, noircis au […]
  • Djafer NourineDjafer Nourine    Ô mon rêve!  Djafer Nourine Ô mon rêve! Plutôt mon cauchemar? Vague sur vague, Vogue sur vogue, Et les vagues me submergent, Et le vogues […]
  • Maissa BouticheMaissa Boutiche Lire E-book en ligne ici Dédicace (en commentaire au concours "Mon plus beau rêve") Heureuse d'avoir participer à ce beau rêve et plus heureuse de partager mon […]
  • Mebkhout BeghdadMebkhout Beghdad  E-book Mebkhout Beghdad - lire en ligne *** La steppe de mon père **** Regarde, disait mon père Cette traînante monotonie de nos plaines D’alfa qui épouse l’immensité […]
  • Ouarda Baziz CherifiOuarda Baziz Cherifi  Ouarda Baziz Cherifi      Lire E-book ici   * Si le pouvoir de changer mon monde m'était conté, Si j'avais , en ma possession , un pouvoir pour […]
  • Santiago Mora SoterasSantiago Mora Soteras Nuits de denses plaisirs 2009-recueil de 50 poèmes (Santiago Mora Soteras) 1. LA PLUIE DU VIN Nous sommes ensemble dans nos bras. Pleins de cris abyssaux et le lit […]

2 Comentarii

  1. EN présence de l’absence

    Tu n’es pas là…
    Loin…
    Mais…
    Je te vois

    Entre
    Un livre
    Une rose
    Et
    Le violon
    De
    Mon sang

    Je te vois
    Et…
    Je me vois
    Et …
    Je la vois
    Ici et là

    Dans
    Les parfums
    Menthe… Basilic… Jasmin…
    Et
    Thym…

    Dans
    Le sel de la mer
    La lueur de l’aube
    La lutte du crépuscule
    Et
    La bosse du dromadaire…

    Dans
    Les déchirures des amants
    Les blessures de mon sang
    Les cendres au pays de Canaan
    Et
    La folie des printemps d’Oman à Tétouan

    Dans
    Le luth de Jouini
    „Le printemps de Farid”
    Et dans la voix de Saliha
    „Oh ! Beauté du sahara”

    Tu n’es pas là
    Mais je te sens
    Comme je me sens
    Comme je la sens

    Emportée
    Comme les nuages des orages
    Brisée
    Comme les écumes sur l’écueil du long rivage
    Perdue
    Comme le grain de sable dans le désert
    Lasse
    Comme la lune sans miroir
    Silencieuse
    Comme mes lèvres dans le vacarme sans charme
    Comme d’un palmier suspendu… les palmes

    Tu n’es pas là
    Mais je te vois
    Las
    Ici et là…
    Et… je te sens
    Comme je me sens
    Comme je la sens
    Comme je nous sens

    Tous
    Emportés par le vent
    Dans le vide…
    Absents…

    Et…
    J’attends…
    J’attends
    Que tournent
    Les soleils de nos vents

    SAMIA LAMINE. (31- 08- 2014)

  2. Titre: EN présence de l’absence.

Lasă un răspuns

Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *.


Blue Captcha Image Refresh

*

Follow

Get every new post on this website delivered to your Inbox.

Join other followers: