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Souad Hajri

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diploma Souad

 La belle SélèneSouad Hajri
Du temps où la belle Sélène
Respirait encore la vie
Elle marchait la tête hautaine
Les cheveux dans le vent
S’abreuvant d’hydromel
Elle regardait droit
Dans les yeux des Dieux
Depuis qu’elle a égaré l’âme
Notre Dame pose l’échine courbée
Ses yeux diffusent la lumière
Son corps de noir caché

Tous droits réservés, Souad Hajri

 *

Souad Hajri – Toi comme Moi

Que tu fasses ta prière à genoux
Que je la fasse assise ou bien debout
L’on s’adresse toi et moi, mon frère
A un seul et même Dieu

Lire plus…

*

Souad Hajri – Viens…

Le temps défile et file telle la parade du vent
viens mon ami, viens…
Avant que nos cœurs ne s’écument les regrets
Viens, allons déjouer les sulfureux aquilons
Avant que le temps ne s’envole par l’abîme-baie…

Lire plus…

*

Kényan – Souad Hajri

je te pleure toi que des fous furieux
ont cueilli à la fleur de l’âge
pour éparpiller tes douces pétales
sur ta terre natale sans honte et sans raison

En savoir plus…

*

Souad Hajri – La planète bleue

Il y a ceux qui s’imposent et qui brillent et ceux qui se cachent comme des anguilles
Il y a ceux qui donnent tout en partage et ceux qui mettent leur honneur à l’étalage
Il y a ceux qui donnent à manger aux creux de leurs mains et ceux qui refusent de concéder un brin … En savoir plus…

*

 A l’école de la vie

A l’école de la vie, J’ai appris mes leçons
Sans cahiers ni livres, sans tableaux ni crayons
Pour tracer mes lignes et dessiner mes contours
Point besoin de règles ni compas pour mes cours
 
J’ai appris à compter sur l’effort de mes mains
Par chœur j’ai appris à ne tabler que sur moi
En bonne élève avertie, j’ai pris tous les soins
Pour m’exercer à la vie en m’initiant sur le tas
 
Sur les bancs de la vie, j’ai conjugué mon temps
Pour faire de mon présent un plus-que-parfait
J’ai essayé de souffler pour repousser le vent
Quoiqu’impuissante, j’ai dû tout abandonner
 
Sur les bancs de l’école, j’ai calculé mes pas
Pour éviter les critiques, les que dira-t-on ?
J’ai réprimandé mes yeux sans fautes ni raisons
Pour éviter qu’ils voient ailleurs qu’ici-bas
 
Bien que j’ai appris à toujours baisser le ton
A faire attention à tous mes faits et gestes
Je n’ai pas pu éviter les rixes, les affronts
Ni empêcher les gens de se nourrir de mes restes
 
A l’école de la vie, je suis mon propre maître
J’ai rempli mes pages à l’envers comme à l’endroit
En apprenant à lire dans les cerveaux des êtres
J’ai réussi des fois et échoué moult fois
 
Etant le cobaye de toutes mes expériences
Au laboratoire de ma vie, je veux m’offrir demain
Formée et enrichie, embrassant l’assurance
Je saurai fouler du pied les imprévus du destin
 
Étant le sujet de toutes mes simples phrases
Je m’octroie le droit de toujours me tromper
Et si l’oubli se charge de blanchir mes cases
Je n’omets pas d’en faire pour le laisser corriger
 
S’il m’arrive de faillir face à un problème
Je sens bouillir en moi, une bien vive douleur
Et si je laisse mes larmes exprimer ma peine
Je n’empêche pas mes mains de leur servir de buvard
 
A l’école de la vie, où je suis la seule élève
Je m’applique pour être parmi les meilleurs
Sans jamais abandonner un bout de mes rêves
Je continue ma marche vers les sentiers du bonheur

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 J’aime la nuit

J’aime la nuit et ses secrets
J’aime son flou pendulaire
Qui donne aux objets
Une autre dimension

J’aime la nuit et
la lueur de son réverbère
qui ouvre La voie des rêves et
Eloigne de la triste réalité

J’aime la nuit et sa lune claire
Qui rend tous les chats noirs et
Tous les hommes gris souris

J’aime ce moment sans mouvements
Quand  le bruit  s’adoucit
Quand les lieux se vident et
Que tout devient voluptueux

J’aime la nuit et ses illusions
Quand les images se projettent
Sur des murs presqu’inexistants

J’aime la nuit et ses décors
J’aime quand  tout l’monde dort
Quand l’homme devient
Maître de son corps

J’aime la nuit et ses étoiles
clouées aux cieux
Ce moment propice
Où les bougies dansent
Pour fêter les amoureux

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

L’islam est un art !

Dois-je hurler ou bien me taire
Refondre mon cœur de sang, le remodeler en pierres
Ou me saouler d’oraison et de prières
Pour éviter de lire des jugements mensongers ?
L’homme, s’il en est un, qui se croit poète
A fait preuve de haine, de mépris car il est bête
Il doit avoir le cœur cimenté autant que la tête
Pour oser juger ma religion et son prophète
Que sait-il des sourates, de la parole divine
Que sait-il de la vie de Mohamed
Des versets, des hadiths de la Mecque ou de Médine
Que sait-il cet ignorant pour parler de discipline ?
Parler de la femme musulmane, la partisane
Faire de son voile, de sa tenue unsocio drame
Pour exposer une prétendue belle âme
Alors que le fond du fond vise à détruire l’islam
Gare à vos mots, poète ignare !
Qui interprétez le livre saint sans unvrai savoir
Même s’il est libre à vous de croire ou nepas croire
Sachez que l’islam, se fout de vos écarts
L’islam est amour, paix et tolérance
L’islam ne connaît aucune déficience
Arrêtez donc de l’attaquer de toutes parts
Que vous le vouliez ou non… l’islam est un art

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 La Moissonneuse robot

Faucheuse de bonheur qui œuvre dans le silence
Semeuse de douleur qui joue de l’impuissance
Faneuse de sourires qui vient sans prédire
Cueillir nos larmes de chagrin et de noir nous vêtir

Dis-moi, dis-moi de quoi tu es faite ?

N’entends-tu pas les gémissements des moineaux
Perchés sur les rameaux des arbres
N’entends-tu pas les jérémiades des passereaux
Indisposés, à genoux, devant ces pierres en marbre

Dis-moi faucheuse de quoi tu es faite ?

N’as-tu pas de compassions pour ces mères
Qui glissent sur leurs plaies mortuaires
N’as-tu pas pitié pour ces pères
Accrochés aux cendres de leurs rosiers réduits en poussière

Dis-moi, dis-moi insoucieuse, de quoi tu es faite ?

Ne vois-tu pas ces amants fous
Qui conversent avec leurs photos souvenirs
Et ces gamins aux larmes brûlant leurs tendres joues
Qui posent ce pourquoi (?) qui les fait tant souffrir

Oiseaux de malheur, faucheuse robot
je voudrais déposer au pied de ton tombeau
mes fleurs de chrysanthèmes
sans lire un profundis ou réciter un requiem

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 

 La plaidoire

Le jeune avocat s’avance à la barre… Il sait que sa tâche est plus que rude et que le crime commis par son client est lourd de conséquence. Il en est bien conscient et en avocat averti, il n’ignore pas non plus que pour plaider une peine alternative en faveur de son client , il doit faire appel à tout son savoir de juriste pour trouver les paroles appropriées et essentielles afin d’influencer les jurés et susciter leur bienveillance. Mais comment va-t-il s’y prendre face à une audience déchaînée et un avocat général qui va tambour battant acclamer la plus lourde des peines ?

Le voilà habillé de sa robe noire au col tout blanc, s’avançant d’un pas lent mais assuré dans le prétoire. Il sait que dans de telles circonstances, sa notoriété de maître zen joue en sa faveur. Il s’avance en plongeant ses yeux tantôt dans ceux de son client, tantôt dans l’assistance ; qu’on l’aurait cru au bout d’un instant, acteur dans le rôle d’un moine exhortant un ordre religieux. Ses mains jointes derrière le dos battent la cadence avec ses pieds. Une façon pour imposer son souffle, ordonner le silence et capter toute l’attention du public … soudain et au moment où l’on ne s’y attend le moins, il se lance, sans retenue, dans sa plaidoirie :

Monsieur le Président, Monsieur l’Avocat Général, Mesdames et Messieurs les jurés

Il va sans dire que si nous sommes aujourd’hui réunis c’est pour condamner Ali Ben Ahmed dit l’ermite pour le forfait qu’il a commis à l’encontre de mère Bahia. Cette maman qui, à aucun moment de sa vie, n’a fauté pour mériter son terrible sort et si je suis là à vous parler d’elle et non de mon client c’est pour lui rendre un dernier hommage et par la même rendre hommage à toutes les mamans qui, comme elle, ont saigné du sang pour épargner leurs progénitures d’éventuels imprévus et mère Bahia plus que toutes les autres, a saigné au sens figuré comme au sens propre du terme en y laissant sa vie pour sauver celle de sa fille. Comment ne pas souligner sa bravoure et sa témérité face à la violence du viol subi et des coups encaissés ? Mère Bahia, fierté de ses enfants qui a toujours travaillé d’arrache-pied dans cette usine de plâtre pour une modique somme qui subvient juste aux besoins de sa famille – que l’on voit, par tous les temps, qu’il vente ou qu’il neige dès l’aube, traverser la ville, traînant à ses pieds ses bottes en caoutchouc, avec sur ses épaules, son petit manteau gris effiloché qui cache mal ses rondeurs et sa paire de gants en laine tout aussi usées qu’elle.

Monsieur le Président, Monsieur l’Avocat Général, Mesdames et Messieurs les jurés

C’est cet exemple de mère qu’aurait aimé avoir Ali, son assassin. Lui, que la vie n’a jamais gâté. Lui, qui a fait le deuil de ses parents avant même d’atteindre neuf ans, avec un père absent et une mère démissionnaire. Lui… et c’est encore lui, qui s’est trouvé livré à lui-même, vivant sans ressources mais vivant quand même aux dépends d’honnêtes personnes, en délinquant fugitif.

Ali c’est l’exemple même de l’enfant né par une nuit sans étoiles, à l’heure où le destin a fermé les portes de la félicité. Son existence est désormais livrée aux jeux du hasard qui n’a voulu lui accorder jusqu’alors qu’une existence dénuée de tendresse et d’amour.

Ali a détesté sa vie le jour où avant de refermer la porte dernière elle , il a entendu sa maman lui dire « Ali mon petit , merci de rester sage. Je m’absente un tout petit peu et je reviens. Ne pleure pas mon chéri, reste sage stp, je ne tarde pas , je te le promets” et depuis, il ne l’a plus revu… il ne l’a plus entendu. Il n’a plus de souvenirs des traits de son visage.

Ali est victime de ses parents, victime de la société et parce qu’il est victime de notre société, je dis honte à elle, honte à nous d’avoir fait de lui le maupiteux vicieux qu’il est devenu et l’escroc acerbe dont on se plaint. Cette société qui, au lieu d’être pour lui, le berceau au sein duquel, il aurait dû goûter à sa part de bonheur s’est contenté aujourd’hui de le poursuivre en oubliant qu’elle est aussi fautive que lui. La société qui lui reproche ce geste ignoble, doit savoir que s’il a bifurqué du droit chemin , c’est en partie à cause d’elle parce qu’elle a de tout temps inscrit l’insertion de ce jeune délinquant comme bien d’autres dans un programme qui n’a connu à chaque fois que l’ajournement.

Je vous rappelle mesdames, messieurs, qu’Ali est un enfant du pays, un enfant de la société qui n’a reçu aucune éducation pour éviter de commettre les pires bêtises et que s’il avait trouvé l’aide et le soutien moral nécessaires, il n’aurait jamais vécu comme un zombie, courant à chaque fois à sa perte en commettant ses forfaits. Je vous demande humblement de poser sur lui un regard humain, de lui accorder le pardon en allégeant sa peine et qui sait… peut être retrouvera-t-il un jour son équilibre et pourra-t-il à son tour pardonner à ses parents, à la société qui a fait de lui un ermite vivant hors de la marge.

Un regard compatissant de votre part, pour cet enfant aux rêves évanescents qui n’a plus vraiment toute sa tête , comme le confirme le rapport des psy, à force d’avoir inhaler la silicone dans sa poudrerie de malheur. Vous pourrez faire de ce coquelicot sauvage qui a poussé et passé ses instants de vie seul dans des champs imberbes et qui a vu ses écorces éventés par le soleil, un gai-luron heureux d’apprendre et de vivre.

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 Ne meurt pas

Celui qui est fait dans la glaise des grands
Celui qui risque sa vie pour les autres à chaque instant
 
Celui qui écrit son histoire en lettre d’or
Celui qui rit de ses plaies imprimées sur son corps
 
Celui dont le coeur ne connaît pas la haine
Celui qui pardonne tout en dépit des peines
 
Celui qui malgré sa faiblesse reste digne et fort
Celui qui glorifie ses pairs en occultant les maux de son propre corps
 
Celui qui inscrit la générosité sur son emblème
Celui qui reste humble malgré sa grandeur d’âme
 
Celui qui lutte pour faire régner la paix dans les cœurs
Celui qui donne sa vie pour gommer les malheurs
 
Celui qui fait carrière dans les goulets des prisons,
Celui qui offre la liberté et l’amour à ses opposants
 
Celui qui donne de son sang pour gommer les maux
Celui qui aime son peuple plus qu’il n’aime son égo

Celui qui porte jusqu’au bout son idéal
Celui qui œuvre sa vie entière pour semer la démocratie multiraciale
 
Celui qui combat l’agressivité de ses adversaires
En apprenant leurs langues, leur poésie pour en faire son oraison, sa prière
 
Mandela n’est plus mais il est toujours là
Son œuvre parle pour lui – il ne connaîtra désormais jamais le glas
 

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

La tolérance fait des amis

La tolérance veut que chacun taille sa vie selon ses convenances sans vouloir imposer aux uns et aux autres ce qu’ils ne sont pas prêts d’accepter.

Si la gouvernance du monde m’était donné, je démolirais les murs et les frontières pour permettre à tout un chacun d’aller , de venir, de vivre selon ses souhaits… Qu’à celui qui veut habiller sa vie de piété soit libre de le faire sans exiger de l’autre d’en faire autant, prétextant détenir toute la vérité. Si l’un veut lui draper les contours d’oraison qu’il le fasse mais qu’il laisse à son voisin le libre choix pour l’habiller en comptines et chants et s’il veut lui draper le dos de versets de prières ou semer son sol de grains de chapelets qu’il ait la grandeur d’âme pour laisser son frère lui orner le buste de mousseline et lui cacher les seins par de la dentelle brodée et s’il décide un jour de dissimuler ses matins sous une nuit de niqab pourquoi vouloir empêcher son voisin de vouloir les dévêtir si par envie il aime voir le soleil briller sur ses midis . Que chacun soit libre de bronzer ou offrir la blancheur à ses galbes si tel est son vœu, son souhait. Que celui qui veut lui faire porter une robe longue pour lui tenir les jambes cachés, qu’il accepte que l’autre l’habille de micro-jupe soit-elle échancrée. Vivre en paix c’est consentir la liberté à chacun, tant que l’un n’empiète sur le terrain de l’autre pour que tout l’monde puisse vivre en totale affinité. Ni imposer ses idées et ordres ni essuyer colère et rejet.

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 Pour un regard…

Je te donne et mon corps et mon âme
Je te donne mes jours, leurs printemps
Je te donne mon précieux sésame
Pour donner à ma vie une raison

Je te donne les clés de mon cœur
Je te donne la litanie des fleurs
Je te donne l’arc en ciel, ses couleurs
Pour vivre un instant de bonheur

Je te donne ce qu’il y a de plus rare
Je te donne mes nuits, mes matins
Je te donne ma poésie, mon art
Pour ancrer ton regard dans mes miroirs

Je te donne mes chauds baisers
je te donne mes saisons d’étés
je te donne la flamme qu’est en moi
Pour m’offrir ce bout de toi

Je te donne mes sourires, leurs éclats
Je te donne la force de mes bras
Je te donne mes plus beaux souvenirs
Le sable, les dunes et mes fous délires

Je te donne les mirages, l’éphémère
Je te donne l’océan, les rivières
Je te donne les étoiles de mes yeux
Les astres, la lune dans les cieux

Je te donne les musiques, les romances
Je te donne les minutes de mon existence
Je te donne le secret des silences
Pour te voir me concéder un seul regard

Tous droits réservés, Souad Hajri

*

 Un monde sans larmes

Si je pouvais supprimer le conditionnel pour le remplacer par l’évident, je ferais de ma vie une œuvre de charité pour guérir la détresse des gens. Pour cela, j’inventerais un monde où il serait interdit de pleurer ou de soupirer.

Pour faire de ce monde, un monde heureux, j’offrirais à ses locataires le plus beau des panoramas en peignant les contours de leur vie aux couleurs chaudes de mon continent.

Pour exalter leurs cœurs roidis, je tremperais ma plume dans mon sang méditerranéen pour raviver leurs couleurs blêmes dues à l’isolement et pour les voir rayonnants, j’accrocherais un beau soleil lumineux sur leurs balcons.

Pour leur offrir une ambiance festive, je prendrais ma guitare et mon violon en vue de mettre en musique tous les mots doux et captivant avant de les inviter à faire quelques pas de danse accrochés à mes bras.

Et enfin , j’inviterais mes pairs à embarquer dans mon arche de solidarité construit pour l’occasion pour aller faire la guerre à la famine et sarcler la pauvreté là où elle s’étend.

Tous droits réservés, Souad Hajri

 

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