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Violinne

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 Ballade (Violinne)

La nuit tombe des cieux,
le vent se perd par des coins du désir,
les étoiles doubles se promènent deux par deux,
dans de longues chaînes de soupirs.

La pluie danse en cercles concentriques,
l’un, des flammes des bougies en vol de condor,
d’autres, en cercles de Saturne et des oiseaux érotiques,
des hommes se promènent habillés, mais sans corps.

Sur les ombres des montagnes s’en vont
des ombres de blancs et orageux chevaux,
le vent dissout les papillons sur mon front
et roule le miroir des grandes eaux.

Ma maison est tissée des pétales jaunes de rose,
la lune étrange rêve sur ma fenêtre altaïque,
quelques armes pleurnichent sur un lointain qui explose,
près de quelques feux des volcans concentriques.

L’herbe du silence pousse sur mes ruines,
le vert cheval de ma folie se tait…
Amour aux beaux yeux noirs qui m’enracinent,
pourquoi m’as tu tué ?

 

 

 Chanson tard (Violinne)

Tu es venu des lointains,
Une danse aux étoiles bleues et sauvages,
En creusant sur les froides étendues de mon ermitage,
Une troublante vague, océanienne.

J’ai siroté ton âme en effleurant
Des sauvages lotus sur le vert gravier,
Surprise de l’infini de ton esprit fier,
Ignorant la perte, en te perdant.

Ça c’est passé. Il m’est resté, après t’avoir perdu,
Un charme que tu m’as tout le temps caché,
Me sont restés bords nus et, assoiffée,
Ma peine de ne t’avoir jamais connu…

 

 

 Combien il y a, encore, de soirées… (Violinne)

J’aime, de plus en plus, les soirées,
Parmi les sapins jeunes et purs,
Mes pensées par les neiges d’hiver entourées,
En rêvant qu’il y a encore des futurs…

J’aime, les soirs, sur le bord de la mer,
L’effondrement des étoiles dans les eaux,
Les regards venus d’une époque solitaire,
Loin des noires étincelles du monde et son fléau…

J’aime les sources, les légendes, les aigles en vol,
J’attends, parmi les moulins, Don Quichotte,
J’aime beaucoup les soirées de ski à Tyrol,
Et les ours descendus des constellations, dans les grottes…

J’aime, de plus en plus, les soirées,
Même si, dans mon coeur, rien ne resonne…
Ils sont restés, mes souvenirs fiancés
À la poussière, dans le temps de personne.

C’est moi Sancho Panza, Chevalier de l’illusion,
Resté sur le bord du monde, à payer le coût,
Crucifié sur mes questions, vers l’expiation,
Je veille aux moulins du temps, seul coupable pour tout…

 

 Il y aurait… (Violinne)

Il y aurait encore à dire un mot,
Lumière, ombre, espoir,
Automne, pluie, ou pavot,
Comme un souvenir caché, dans un tiroir…

Paroles abandonnées sur des chemins,
Aux monastères perdues dans des déserts,
Comme quelques rêves, en bas d’un parchemin,
Quand on dit: pas la peine, à quoi ça sert…

Il y aurait encore à dire un mot,
Partir, vouloir, rejoindre ou aimer,
Mais dans le vaste crépuscule noir, aussitôt,
Les vieilles paroles nous en restent étrangères.

On ôte les mots comme les vêtements,
Qui porteront l’odeur de notre âme,
Quittés dans quelques coins du temps volent,
Comme de vieilles amphores, en bleu cérame.

On quitte les mots, on perd leurs sens, on tue
Son amertume, dans leur murmure fané,
Laissant une dernière trace de vertu,
Sur le sauvage du coeur, substituer…

Il y aurait encore à dire un mot,
Comme tous les cœurs liés aiment bavarder,
Amour, espoir, vie, rêve, ou mort,
Il y aurait…

 

 Je rêve encore (Violinne)

Je rêve encore que nous, comme deux dauphins, nageons,
dans un immense océan d’amas qu’on conquiert,
après avoir tombé nos murs de Jéricho,
aux chansons de nos coeurs, dans leur marche en désert…

Je rêve encore, à lampe de la Lune, que je tisse
des tapis de nuit en velours des étoiles,
attendant mon errant éternel, mon Ulysse,
pour couvrir ses noirs cieux, comme un voile..

Je rêve encore des prophètes dans des temples vidés,
long cortège, commençant le rituel des torches,
dans une cérémonie en moi-même agenouillé,
Ô cœur, tu, seul, peux rêver encore, aux vieilles neiges…

 

 Je t’aime… (Violinne)

je t’aime comme le vent aime les feuilles qu’il caresse,
et la reine de la nuit aime les coeurs en détresse,
comme le vieux roi Soleil, qui éclate en poème,
je pleure, et je ris, et je rêve, et je t’aime…

comme l’aube qui réveille les montagnes et les mers,
et la vie, qui n’est qu’aventure et chimère,
comme la terre aime la pluie, dans sa belle danse suprême,
avec la folie des ténèbres, je t’aime…

avec tous mes cris de pudeur et de peur,
avec toute la joie, avec doute la douleur,
je t’aime comme personne n’a jamais su aimer,
je t’aime, bel amour interdit à jamais…

 

 Je voudrais (Violinne)

Je voudrais m’envisager
dans les rêves d’explorateurs
pour pouvoir eu t’apporter
l’âme d’une fleur
comme personne n’a vu jamais,
comme Dieu n’a pas créé,
et de mes petites pétales
au parfum de conte de fée,
t’embrasser,
dans un tourbillon d’amas d’étoiles…
je voudrais que je sois chant
des sirènes,
qui t’amène dans mon arène
de vampirique affolant,
je voudrais sans une parole
apporter sur ton épaule
une caresse qui puisse faire
Saints trembler en monastère,
je voudrais, dès bouts des doigts,
dessiner l’éternité,
mille fois,
sur ton âme bien aimée,
je voudrais, surtout, t’offrir
dans l’océan des galaxies
une jolie et petite île
de l’espoir d’une nouvelle vie,
le mystère d’un monde nouveau…
mais je ne suis qu’une ombre
d’un écho
dans une pénombre
et mon âme toute entière
est pareille
à une petite étoile qui veut offrir de la lumière
même au soleil..

 

 Mélancolie (Violinne)

À tout pas, des amours banals et vicieux,
Crient ennuyant de leur colère,
La Grande Ourse grogne sur les cieux,
Moi seule, j’hésite entre les hémisphères…

Les arbres qui m’abritent se penchent, couverts de neige,
Mon chemin de fume serpente un peu vers l’Ouest,
Puis retourne, comme un bizarre manège,
Dans ce perdu, universel inceste.

Les fleurs sont fades en formes et en couleurs,
Et les esprits rebelles, aventureux, perdus,
Mon corps d’argile a mal de toute erreur,
Ce que j’ai eu, et je n’ai jamais eu.

Mon plus fidèle ami est mon ancienne douleur,
Je n’en veux rien de plus, je sais que quelques vers
De mes rêves maladroits, aussi tout comme mon cœur,
Se promènent, éternels, sur les rues d’univers.

Parmi tout, guerre, amour, haine et ce tourbillon
De désespoir et des rêves d’autres temps,
Je me demande parfois, tout comme François Villon,
Où se sont envolés, les neiges d’antan…

 

 Ton nom… (Violinne)

De la mer blue, la lune naquit,
Mon ancien, fidèle, témoin.
Je murmure ton nom dans la nuit,
L’écho le porte, de plus en plus, loin…

Mes pensées te regagnent, avides,
Toi, ma tribu et mon idiome,
Viens, au jardin d’éphémérides,
Pour manger ensemble la pomme…

De ton baiser, je ferai mes cieux,
Au parfum des forêts et du vert,
Me baigner au noir de tes yeux,
Fata Morgana, de mon désert…

L’abîme de tes bras viendra m’enfermer,
Ta voix sera lumière dans la mort,
Ta peau, mon serain océan planétaire,
En cet instant d’arrêt aux pieds du sort.

À l’aube, mon âme pleine de nuit
Partira vers d’autres lointains…
Cette chanson murmura sur les plaines,
Ton nom, mon amour interdit…

 

 Un signe… (Violinne)

Donne-moi un signe que tu existes encore,
Le vrai, entre les mots et l’ombre !
Je vais tirer la Voie Lactée, d’ichor,
Et je vais faire trembler les vieilles terres sombres…

Ma main, comme une caresse, réussira
Te ramener de ce hier très fort,
Et de ma crypte de rêves, se lèvera
Le mot qui peut dissoudre même la mort.

Alors, je vais sourire encore une fois,
Au malaxeur des temps et des trésors,
Du monde et son immense tourbillon d’effroi.
Donne-moi un signe, que tu existes encore…

Maintenant, quand le contour de ton visage
Se perd parmi les ombres du désir,
J’allumerai tes dunes d’amarrage,
Donne-moi un signe, que tu veux revenir.

Je vais illuminer tes voies cirées,
De cette profonde et éternelle éclipse,
Et nous allons ensemble, cheminer,
Dans une immense, suave, apocalypse…

 

 Vers l’automne… (Violinne)

Les feuilles des peupliers jaunissent et tombent,
La terre frémit d’automne sur son navire,
Et sur le carnaval tacheté du monde,
Tombe le brouillard, en effaçant les rires.

J’attends une douce saison pour me purifier,
Une sainte saison avec de bons conseils,
Mais qui pourra vraiment m’enseigner,
Tombée en moi-même, comme dans un cercueil?

Ces anges, alléchants, séduisants,
Ils sont partis. C’est tard. Pour eux, la cloche douanière
Sur les chemins d’été toujours errants,
Frappe, d’un beau temps, aux profondeurs de terre.

Comment trouver les vieux chemins d’automne,
Quand je connais juste les errances d’été?
Je n’ai jamais eu la peur qui cantonne,
Et ma jeunesse était mon unique fée.

Mon ombre s’agrandit vers minuit.
Aux portes d’hiver je pense au dernier mot,
Que j’avais à te dire, mais le froid s’épanouît,
Et c’est trop loin mon âme, solitaire pavot.

Je prie d’avoir une dernière audace,
Me regarder, moi, vrai bastard du sort,
L’éternité sera ma dernière glace,
Tous les chemins vont toujours vers la mort.

Seules, mes pensées, vont regagner la grace,
Toujours jeunes, libres, sans jamais oublier,
Et mon baiser, qui embrassera la trace
De ton pied, par les chemins d’été…

 

 À la lampe de l’amour… (Violinne)

Tu te demandes pourquoi je suis si pâle
Et mes yeux ont de très longs cernes sombres,
Pourquoi mon vert regard troublé s’affale,
Quand le vent de la nuit tourbillonne les pénombres…

Pourquoi je tue mon chant de baladeur,
Et tous les rêves que je ne sais plus suivre,
Pourquoi mon front couvert de lourde sueur,
Se penche chaque soir sur une grosse pile de livres…

Pourquoi j’écris ces lignes, comme un envol
Des ailes du triste Icare dans le carrefour…

C’est pour toi, mon étrange rossignol,
Pour les lire chaque soir, à la lampe de l’amour…

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