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Virginia Woolf

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Virginia Woolf

 

 

 

Virginia Woolf (25 janvier 1882 – 28 mars 1941) est une femme de lettres anglaise et une féministe1. Pendant l'entre-deux-guerres, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre du Bloomsbury Group.
Adeline Virginia Alexandra Stephen est née à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Stephen Duckworth (dite aussi Julia Prinsep – née Julia Jackson : 1846–1895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société.

Les parents de Virginia étaient tous deux veufs lorsqu’ils se marièrent : ainsi leur maison regroupait les enfants de trois mariages différents. Les enfants de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth : George Duckworth (1868–1934) ; Stella Duckworth (1869–1897) ; et Gerald Duckworth (1870–1937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray, Laura Makepeace Stephen, qui fut diagnostiquée handicapée mentale et vécut avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa (1879–1961) ; Thoby (1880–1906) ; Virginia et Adrian (1883–1948).
Portrait de Julia Jackson (Stephen), par Cameron (1867).

Sir Leslie Stephen, écrivain, éditeur et alpiniste, était veuf de la fille aînée du romancier William Makepeace Thackeray. Julia Stephen était, quant à elle, descendante d’une famille (les sœurs Pattle) déjà connue pour son implication dans la vie intellectuelle de la société victorienne, comme le salon2 tenu au milieu du XIXe siècle par sa tante Sarah Prinsep (mère du peintre préraphaélite Val Princep). D'ailleurs la mère de Virginia posa comme modèle, dès son plus jeune âge, pour des artistes de l'époque (comme plusieurs membres féminins de la famille). Ainsi Henry James, George Henry Lewes, Julia Margaret Cameron (une autre tante célèbre de Julia3 morte en 1879) et James Russell Lowell (le parrain de Virginia) faisaient entre autres partie des connaissances de ses parents.

Outre cette atmosphère culturelle, Virginia avait libre accès à la vaste bibliothèque de son domicile du 22, Hyde Park Gate, qui lui permit de découvrir les classiques et la littérature anglaise (à la différence de ses frères qui suivirent une éducation traditionnelle).

Dans ses mémoires, ses souvenirs d’enfance les plus vifs ne sont pourtant pas à Londres, mais à St Ives en Cornouailles où sa famille passait tous ses étés jusqu’en 1895. Les souvenirs de vacances en famille, les impressions laissées par le paysage et le phare Godevry (Godrevy Lighthouse), furent des sources d’inspiration notables de ses romans, en particulier Voyage au Phare (To the Lighthouse).
Virginia Woolf et son père, Leslie Stephen, par George Charles Beresford (1902)

La mort de sa mère, décédée de la grippe, et celle de sa demi-sœur Stella deux ans plus tard, entraînèrent Virginia dans sa première dépression nerveuse. La mort de son père en 1904 provoqua son effondrement le plus inquiétant. Elle fut brièvement internée.

Après la mort de leur père, Virginia, Vanessa et Adrian vendirent le 22 Hyde Park Gate et achetèrent une maison au 46, Gordon Square dans Bloomsbury. Ils y firent alors la connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Saxon Sydney-Turner, Duncan Grant et Leonard Woolf (un ancien étudiant de Cambridge, membre des Cambridge Apostles tout comme Strachey). Ils formèrent ensemble le noyau du cercle d'intellectuels connu sous le nom de Bloomsbury Group.

Virginia Woolf était bisexuelle4. Virginia épousa l'écrivain Leonard Woolf (1880–1969) en 1912. Elle le surnommait durant leurs fiançailles « le Juif sans le sou ». Cependant, les époux avaient des liens très forts, et en 1937 Virginia Woolf décrivait dans son journal le fait d'être une épouse comme un grand plaisir, son mariage étant complet. Ils travaillaient ensemble en tant qu'éditeurs et fondèrent en 1917 la Hogarth Press qui publia la plupart des œuvres de Virginia Woolf.
Virginia Woolf par Roger Fry

L'ambiance du groupe de Bloomsbury encourageait les rencontres et les liaisons, et en 1922, Virginia Woolf rencontra Vita Sackville-West, bisexuelle, tout comme elle4. Après un essai, elles entamèrent une liaison qui dura tout au long des années 1920. En 1928, Virginia Woolf s'inspira de Vita Sackville-West pour créer Orlando, une biographie fantastique dans laquelle le héros éponyme traverse les siècles et change de sexe. Nigel Nicolson, fils de Vita Sackville-West, l'a appelé « la plus longue et la plus charmante lettre d'amour de la littérature »5. Après leur liaison, les deux femmes restèrent amies.

Parmi ses plus grandes amies, on compte Madge Vaughn (la fille de John Addington Symonds, qui inspira le personnage Sally Seton dans Mrs. Dalloway), Violet Dickinson, et la compositrice Ethel Smyth. Elle était aussi très proche de sa sœur Vanessa Bell.

Virginia Woolf se suicide en 1941. Elle remplit ses poches de pierres et se jette dans la rivière Ouse, près de Monk's House, sa maison de Rodmell. Elle laisse une note à son mari : « J'ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m'as donné le plus grand bonheur possible… Je ne peux plus lutter, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. […] »6. Son corps sera retrouvé trois semaines plus tard, le 18 avril. Leonard Woolf enterrera ses cendres dans le jardin de Monk's House. « Virginia a pris sa décision en toute conscience », dira la musicienne et poète Patti Smith dans un dossier du Magazine littéraire consacré à Virginia Woolf, « elle ne s'est pas précipitée vers la rivière Ouse, elle y est entrée résolue. Elle a choisi de mettre fin à sa vie comme elle l'avait menée, en esprit libre et indépendant. »7

L'étude de sa vie et de ses œuvres par les psychiatres contemporains conduit à penser qu'elle présentait tous les signes de ce qu'on nomme aujourd'hui « trouble bipolaire » (anciennement psychose maniaco-dépressive), maladie mentale alternant des épisodes de dépression et d'excitation, souvent associée avec une grande créativité mais conduisant bien des personnes au suicide8.
Œuvre

Elle commence l'écriture comme activité professionnelle en 1905, initialement pour le supplément littéraire du Times. En 1912, elle épouse Leonard Woolf, fonctionnaire et théoricien politique. Son premier roman, The Voyage Out (La Traversée des apparences, traduit aussi par "Traversées"), est publié en 1915. Elle continue à publier des romans et des essais en tant qu'intellectuelle, qui rencontrent un succès aussi bien auprès de la critique que du grand public. La plupart de ses œuvres seront publiées à compte d'auteur à la Hogarth Press. Elle est considérée comme l'une des plus grandes romancières du XXe siècle et des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. Dans ses œuvres qui délaissent l'intrigue et la progression dramatique, elle expérimente avec acuité les motifs sous-jacents de ses personnages, aussi bien psychologiques qu'émotifs (rêveries, états d'âme, pensées contradictoires ou sans lien logique), ainsi que de multiples possibilités de narration dans une chronologie diffractée ou morcelée. Selon Edward Morgan Forster, elle a poussé la langue anglaise « un peu plus contre les ténèbres » ; l'influence de ses réalisations littéraires et de sa créativité est encore sensible aujourd'hui.
Travaux récents

Récemment, des études sur Virginia Woolf se sont concentrées sur les thèmes féministes et lesbiens dans son travail, comme dans l'anthologie d'essais critiques publiée en 1997 Virginia Woolf: Lesbian Readings (Virginia Woolf : Lectures lesbiennes), publiée par Eileen Barrett et Patricia Cramer. Louise A. DeSalvo propose un traitement de l'abus sexuel incestueux que subit V. Woolf quand elle était jeune dans Virginia Woolf: The Impact of Childhood Sexual Abuse on her Life and World (Virginia Woolf : L'impact des abus sexuels subis pendant son enfance sur sa vie et son monde). Son imaginaire est aussi étudié pour sa profondeur de vue dans des thèmes comme le syndrome commotionnel, la guerre, les classes et la société britannique moderne. Les plus connues de ses œuvres non romanesques, notamment Une chambre à soi et Trois Guinées, traitent de l'avenir de l'éducation féminine et du rôle des femmes auteurs dans les canons littéraires occidentaux.

En 1982, chargée de célébrer le centenaire de la naissance de Virginia Woolf, Viviane Forrester joue et fait jouer sa pièce Freshwater à Paris (elle choisit pour metteur en scène Simone Benmussa) (représentations également à New York, London et Spoleto), interprétée par des écrivains dont Eugène Ionesco, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Viviane Forrester, etc.

En 2002, The Hours, un film fondé sur la vie de Virginia Woolf et sur l'effet de son roman Mrs. Dalloway, a été nommé pour l'Academy Award du meilleur film. Celui-ci était adapté du roman de Michael Cunningham, publié en 1998 et prix Pulitzer. The Hours était le titre provisoire de V. Woolf pour Mrs. Dalloway. Beaucoup de spécialistes de V. Woolf sont hautement critiques sur la peinture que donne le film de V. Woolf et de ses œuvres. Selon eux, ni le roman, ni le film ne sauraient être considérés comme un exposé correct ou une critique littéraire de Mrs. Dalloway.

Enfin, de nombreuses chansons ont été dédiées à Virginia Woolf. Notamment la chanson Dans les rues de Londres (2005) de Mylène Farmer, "What the Water Gave Me" et "Never Let Me Go" du groupe anglais Florence and The Machine, ainsi que la chanson Virginia (2008) de la chanteuse finlandaise Vuokko Hovatta.

En 2011, l'ouvrage Virginia Woolf : L'écriture refuge contre la folie, collectif dirigé par Stella Harrison, avant propos de Jacques Aubert avec Nicolas Pierre Boileau, Luc Garcia, Monique Harlin, Stella Harrison, Sophie Marret, Ginette Michaux, Pierre Naveau et Michèle Rivoire, Éditions Michèles, collection Je est un autre, Paris 2011.

En 2012, une nouvelle traduction des œuvres romanesques de Virginia Woolf est parue dans la Pléiade, ainsi qu'un recueil de nouvelles, Lundi ou Mardi encore jamais traduit en français. Virginia Woolf est donc la neuvième femme de lettres à entrer dans la Pléiade9.
Liste des œuvres
Romans

    The Voyage Out (1915)
    Publié en français sous le titre La Traversée des apparences, trad. L. Savitzky, Paris, Le Cahier gris, 1948 ; rééditions : Flammarion, 1977 ; Le Livre de poche, 1982 ; Garnier-Flammarion, 1985.
    Publié en français dans une nouvelle traduction d'Armel Guerne sous le titre Croisière, Robert Marin, 1952.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Jacques Aubert sous le titre Traversées, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    Night and Day (1919
    Publié en français sous le titre Nuit et Jour, trad. de Maurice Bec, Catalogne, 1933.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Catherine Orsot-Naveau sous le titre Nuit et Jour, Flammarion, 1984 ; réédition, Seuil/Points. Signatures no P2604, 2011
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Françoise Pellan sous le titre Nuit et Jour, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    Jacob's Room (1922)
    Publié en français sous le titre La Chambre de Jacob, trad. Jean Talva, Stock, 1942 ; rééditions : Plon, 1958 ; Le Livre de poche, 1984.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Magalie Merle sous le titre La Chambre de Jacob, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; réédition, Le Livre de poche/Biblio no 3049, 2005.
    Publié en français dans une nouvelle traduction d'Agnès Desarthes sous le titre La Chambre de Jacob, Stock, 2008.
    Publié en français dans une nouvelle traduction d'Adolphe Haberer sous le titre La Chambre de Jacob, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012 ; réédition, Folio no 5501, 2012.
    Mrs. Dalloway (1925)
    Publié en français sous le titre Mrs. Dalloway, trad. Simone David, Stock, 1929 ; rééditions : Stock, 1958 et 1973 ; Éditions Rencontre, 1969 ; Le Livre de poche, 1984.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Pascale Michon sous le titre Mrs. Dalloway, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; réédition, Le Livre de poche/Biblio no 3012, 2000.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Marie-Claire Pasquier sous le titre Mrs. Dalloway, Gallimard, Folio no 2643, 1994 ; réédition de cette traduction corrigée dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    To the Lighthouse10 (1927)
    Publié en français sous le titre La Promenade au phare, trad. Maurice Lanoire, Stock, 1929, 1958, 1973, 1979 ; rééditions : Le Livre de Poche, 1974 et 1983.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Magalie Merle sous le titre Voyage au phare, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; réédition, Le Livre de poche/Biblio, 2013.
    Publié en français dans une nouvelle traduction d'Anne Wicke sous le titre Au phare, Stock, 2009.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Françoise Pellan sous le titre Vers le phare, Gallimard, Folio no 2816, 1996 ; réédition de cette traduction corrigée dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    Orlando, a biography (1928)
    Publié en français sous le titre Orlando, trad. Charles Mauron, Delamain et Boutelleau, 1948 et 1957 ; rééditions : Stock, 1974 ; Le Livre de Poche, 1982.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Catherine Pappo-Musard sous le titre Orlando, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; réédition, Le Livre de poche/Biblio no 3002, 2002.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Jacques Aubert sous le titre Orlando, dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012 ; réédition, Folio no 5501, 2012.
    The Waves (1931)
    Publié en français sous le titre Les Vagues, trad. Marguerite Yourcenar, Delamain et Boutelleau/Stock, 1937 ; rééditions : Plon, 1957 ; Stock, 1974 ; LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; Le Livre de Poche/Biblio no 3011, 1982 et 2000.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Cécile Wajsbrot sous le titre Les Vagues, Callmann-Lévy, 1993 ; réédition, C. Bourgois, 2008.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Michel Cusin, en collaboration avec Adolphe Haberer sous le titre Les Vagues, dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012 ; réédition, Folio no 5385, 2012.
    Flush, a biography (1933)
    Publié en français sous le titre Flush : une biographie, trad. Charles Mauron, Delamain et Boutelleau, 1935 ; rééditions Stock, 1979 ; LGF, Le Livre de Poche/Biblio no 3069, 1987 ; Le Bruit du temps, 2010.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Josiane Paccaud-Huguet sous le titre Flush, dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    The Years (1937)
    Publié en français sous le titre Années, trad. Germaine Delamain, Delamain et Boutelleau, 1938 ; réédition, Stock, 1979 ; Le Livre de Poche/Biblio no 3057, 1985 ; rééditions de cette traduction révisée par Colette-Marie Huet sous le titre Les Années : Mercure de France, 2004 ; Folio no 4651, 2008.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de André Topia sous le titre Les Années, dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    Between The Acts (1941)
    Publié en français sous le titre Entre les actes, trad. Yvonne Genova, Éditions Charlot, 1944
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Charles Cestre sous le titre Entre les actes, Delamain et Boutelleau, 1947 ; Le Livre de Poche/Biblio no 3068, 1986 ; LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Michèle Rivoire sous le titre Entre les actes, dans Œuvres romanesques, tome II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.

Recueils de nouvelles

    Kew Gardens (1919)
    Publié en français sous le titre Kew Gardens, trad. Pierre Nordon, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993 ; réédion : LGF, Le livre de poche bilingue. Série anglaise no 8767, 1993.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Michèle Rivoire sous le titre Kew Gardens, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    Monday or Tuesday (1921)
    Publié en français sous le titre Lundi ou Mardi, trad. Pierre Nordon, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Michèle Rivoire sous le titre Lundi ou Mardi, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    A Haunted House and Other Stories (1943)
    Publié en français sous le titre La Maison hantée, trad. Hélène Bokanowski, Charlot, 1946.
    Mrs. Dalloway's Party (1973)
    Publié en français sous le titre Mrs. Dalloway dans Bond Street, trad. Pierre Nordon, LGF, Le Livre de Poche/La Pochothèque, 1993.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Michèle Rivoire sous le titre Autour de Mrs. Dalloway, dans Œuvres romanesques, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    The Complete Shorter Fiction (1985)
    Publié en français sous le titre La Fascination de l'étang, trad. Josée Kamoun, Seuil, 1990 ; réédition : Seuil, Points no 484, 1991 ; Seuil, Point/Nouvelles no 1145, 2003.
    Carlyle's House and Other Skeches (2003)
    Publié en français sous le titre La Maison de Carlyle et autres esquisses, trad. Agnès Desarthe, Mercure de France, 2004.

Autres textes

    Modern Fiction (1919)
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre L'Art du roman, trad, Rose Celli, Seuil, 1963 et 1991 ; réédition : Seuil, Point/Signatures no P2084, 2009.
    Freshwater (1923), une pièce de théâtre écrite pour les proches de l'auteur.
    Publié en français sous le titre Freshwater, trad. Élisabeth Janvier, Des Femmes, 1981.
    The Common Reader (1925)
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre Essais, trad, Claudine Jardin, Seghers, 1976.
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre Beau Brummel, trad, de Guillaume Villeneuve, Obsidiane, 1985.
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre Entre les livres, trad, de Jean Pavans, La Différence, 1990.
    Publié en français dans une version intégrale incluant The Second Common Reader sous le titre Le Commun des lecteurs, trad. Céline Candiard, L'Arche, 2004.
    Victorian Photographs of Famous Men and Fair Women (1926) – introduction de la première monographie sur la photographe Julia Margaret Cameron, dont elle était la petite-nièce.
    Time Passes (1926)
    Publié en français sous le titre Le temps passe, édition bilingue, trad. Charles Mauron, postface James M. Haule, Le Bruit du temps, 2010.
    A Room of One's Own (1929)
    Publié en français sous le titre Une chambre à soi, trad. Clara Malraux, Gonthier, 1965 ; rééditions : Denoël, 1977 ; 10/18 no 2801, 1996.
    Publié en français dans une nouvelle traduction d'Élise Argaud sous le titre Une pièce bien à soi, Payot & Rivages, Rivages poche. Petite bibliothèque no 733, 2011.
    On Being Ill (1930)
    Publié en français sous le titre De la maladie, trad. Élise Argaud, Payot & Rivages, Rivages poche. Petite bibliothèque no 562, 2007.
    The London Scene (1931)
    Publié en français sous le titre La Scène londonienne, trad. Pierre Alien, C Bourgois, 1984 et 2006.
    A Letter to a Young Poet (1932)
    Publié en français sous le titre Lettre à un jeune poète, trad, de Jacqueline Délia, Arléa, 1996.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Guillaume Villeneuve sous le titre À John Lehmann, lettre à un jeune poète, Mille et Une Nuits, Petite collection no 203, 1998.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Maxime Rovere sous le titre Lettre à un jeune poète, Payot & Rivages, Rivages poche. Petite bibliothèque no 785, 2013.
    The Second Common Reader (1933)
    Publié en français dans une version intégrale incluant The Common Reader sous le titre Le Commun des lecteurs, L'Arche, 2004
    Three Guinees (1938)
    Publié en français sous le titre Trois guinées, trad. Viviane Forrester, Des Femmes, 1977 ; réédition : 10/18 no 3451, 2002.
    Publié en français dans une nouvelle traduction de Léa Gauthier sous le titre Trois guinées, Blackjack éditeur, 2012.
    Roger Fry: a Biography (1940)
    Publié en français sous le titre La Vie de Roger Fry, trad. Jean Pavans, Payot, 1999 ; réédition : Payot & Rivages, Rivages poche no 397, 2002.
    Thoughts on Peace in an Air Raid (1940)
    Publié en français sous le titre Pensées sur la paix dans un raid aérien, essai traduit de l'anglais par David Leblanc, Liberté, n° 278 (novembre 2007), p. 106-110.
    The Death of the Moth and Other Essays (1942)
    Publié en français sous le titre La Mort de la phalène, trad. Hélène Bokanowski, Seuil, 1968 ; rééditions : Seuil, Points/Roman no 59, 1982 ; Seuil, Points/Nouvelles no 1193, 2004.
    Publié en français sous le titre La Mort de la phalène, trad. Marie Picard, Sillage, 2012.
    Publié en français sous le titre La Mort de la phalène, dans Œuvres romanesques, tome I et II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
    The Moment and Other Essays (1948)
    The Captain's Death Bed And Other Essays (1950)
    A Writer's Diary (1953), extraits du Journal de l'auteur.
    Publié en français sous le titre Journal d'un écrivain, trad. Germaine Beaumont, Éditions du Rocher, 1958 ; rééditions : 10/18, (2 vol.) no 1138-1139, 1977 et 2000 ; C. Bourgois, 1984.
    Granite and Rainbow (1958)
    Moments of Being (1976)
    Publié en français sous le titre Instants de vie, trad. Colette-Marie Huet, Stock, 1977; réédition : Le livre de poche/Biblio no 3090, 1988 ; nouvelle édition : Stock, 2006.
    Books and Portraits (1978)
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre Elles, trad. Maxime Rovere, Payot & Rivages, Rivages poche. Petite bibliothèque no 759, 2012.
    Women and Writing (1979)
    Publié en français sous le titre Les Fruits étranges et brillants de l'art, trad. Sylvie Durastanti, Des Femmes, 1983.
    The Diary of Virginia Woolf (1979)
    Publié en français sous le titre Journal, trad. Colette-Marie Huet, (8 vol.), Stock, 1981.
    The Letters of Virginia Woolf (1975-1980)
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre Lettres, trad. Claude Demanuelli, Seuil, 1993 ; réédition sous le titre Ce que je suis en réalité demeure inconnu : lettres, 1901-1941, Seuil, Points no P2314, 2010.
    Publié en français dans un autre choix de textes sous le titre Correspondance Virginia Woolf – Lytton Strachey, trad. Lionel Leforestier, Le Promeneur, 2009.
    The Letters of Vita Sackville-West to Virginia Woolf (1984)
    Publié en français sous le titre Correspondance 1923-1941, avec Vita Sackville-West, trad. Raymond Las Vergnas, Stock, 1986 et nouvelle édition 2010 ; réédition : Le Livre de poche/Biblio no 32989, 2013.
    Collected Essays (2009)
    Publié en français dans un choix de textes sous le titre L'Écrivain ou la Vie, trad. Élise Argaud, Payot & Rivages, Rivages poche. Petite bibliothèque no 600, 2008.
    Publié en français dans un autre choix de textes sous le titre Lectures intimes, trad. Florence Herbulot et Claudine Jardin, Robert Laffont, 2013.

Notes et références

    ↑ Voir ses essais, comme (en) Four Figures [archive] (Quatre personnalités), portant sur Mary Wollstonecraft (1932).
    ↑ Réseau d'intellectuels dit aussi cercle de Little Holland House à Kensington (Londres). Voir aussi la pièce de théâtre Freshwater : A Comedy de Virginia Woolf (rédigée avant 1923, puis revue en 1935) imaginant la vie culturelle à la résidence de sa tante Julia Margaret Cameron et prélude du Bloomsbury Group.
    ↑ Julia Stephen (J.P.S.) rédigea la biographie de sa tante Julia Margaret Cameron, dans la première édition du (en) Dictionary of National Biography [archive] (vol. 8, 1886, p. 300).
    ↑ a et b (en) Lorna Sage (en), Germaine Greer, Elaine Showalter, The Cambridge guide to women's writing in English, Cambridge University Press, 1999, p. 550
    ↑ (en) Virginia Woolf [archive], Famous GLTB People (Personnalités célèbres lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).
    ↑ (en)Lettre de suicide de V.W. à son mari [archive]
    ↑ Patti Smith, « La rivière de Virginia » [archive], in Le Magazine littéraire nº 518
    ↑ The Flight of the Mind: Virginia Woolf's Art and Manic-depressive Illness (Le vol de la pensée : art de Virgina Woolf et maladie maniaco-dépressive) de TC Caramagno.
    Il faut aussi prendre en considération, comme origine possible de ses troubles, les abus sexuels dont elle et sa sœur Vanessa auraient été victimes de la part de leur père ou de leurs demi-frères George et Gerald.
    ↑ Virginie Desplentes, Virginia Woolf, le souffle vif [archive], Le Monde des Livres, 12 avril 2012
    ↑ Pierre Bourdieu a fait une analyse de cette œuvre dans son ouvrage La Domination masculine.

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  1. C’est l’amour
    La rivière est sans voix, le ciel sans éclat
    Deux cœurs viennent de s’unir
    C’est l’amour qui est derrière tout ça
    De loin on entend le murmure des désirs
    L’écho des passions qui s’épanouissent
    C’est l’amour le déclencheur
    Sur le sommet, il hisse
    Pour palper les seins de la douceur

    La nature s’est figée, le soleil évanoui
    Deux cœurs jubilent dans la nuit
    C’est l’amour le rédempteur
    De loin on entend la chorale des je t’aime
    Le bruissement des lèvres lors du baptême
    C’est l’amour le sauveur
    Il faut l’acclamer
    Et se prosterner

    Les planètes rougissent, les oiseaux stupéfaits
    Deux cœurs s’embrassent
    C’est l’amour dans leur reflet
    De loin on entend les soupirs qui trépassent
    La cadence des reins affolés
    C’est l’amour le bonheur
    Il faut le cultiver
    L’entretenir pour l’éternité

  2. Pourquoi se complaire dans la résignation
    Pourquoi se complaire dans la résignation
    Quand la vie a plus d’un tour dans son sac
    Quand la nature n’attend que notre imagination
    Pour fendre tous les lacs
    Un homme résigné est un cadavre sans vie
    Dévoré par les soucis jour et nuit
    Dont la putréfaction pollue la joie
    Sur des kilomètres
    C’est un cœur qui a foi
    Dans le tombeau pour paître

    Pourquoi se complaire dans la résignation
    Quand la nuit a une armée d’étoile
    Pour protéger les rêves des abominations
    Qui secouent notre voile
    Un homme résigné est un taureau sans cornes
    Qui suit les principes de la misère
    Qui charge tout le monde avec ses colères
    Qui oublie que la ténacité n’a pas de borne
    Il renonce sans avoir essayé
    Le ciel lui permet de s’accommoder

    Pourquoi se complaire dans la résignation
    Quand toutes les forces nous soutiennent
    Quand tout se joue entre les convictions
    Il n’y a pas d’hors jeu dans la lutte humaine
    Un homme résigné n’a pas l’appuie du soleil
    Il perd le goût des âges
    Et se refugie dans les bouteilles
    Pour fuir sa rage
    Il attend son entrevue avec la mort
    Et le cercueil pour qu’il s’endort

  3. L’ailleurs
    Quand il n’y a plus d’espoir
    La mer est une aubaine
    Quand la prière perd ses pouvoirs
    Son pays est trop léger pour les peines
    Il reste toujours les vagues
    Les promesses de traverser la frontière
    Ils sont nombreux à emporter leur bague
    À la mémoire de ceux qui sont derrière
    Comment pouvait-on savoir
    Que l’horizon a ses revers
    Comment pouvait-on savoir
    Qu’on retrouve l’ailleurs dans sa vielle terre

    Les gens viennent de partout, déplorant leur misère
    Liquidant leur vie pour suivre la mer
    Et l’oiseau s’en va sans ses ailes
    Emportant les voix de ses fils qui le hèlent

    Là-bas c’est la canne et l’humiliation
    Les machettes pour la tête des clandestins
    Un sauve qui peut avant la fin
    La grande désillusion
    Il reste encore le chemin du retour
    Si on parvient à défier les balles
    Comment réparer le mal
    Quand les autorités pensent à leur tour
    La terre s’éteint
    Non parce qu’elle est stérile
    Mais à cause de la faim
    Qui pousse à chercher son salut dans l’exil

    Les gens viennent de partout, déplorant leur misère
    Liquidant leur vie pour suivre la mer
    Et l’oiseau s’en va sans ses ailes
    Emportant les voix de ses fils qui le hèlent

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